Avertissement Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

62-001-XIB
Indice des prix à la consommation
Juillet 2001


Points saillants de l'indice national


Variation sur douze mois de l’IPC, en pourcentage : +2,6 %

Variation sur douze mois de l’IPC sans l’énergie, en pourcentage : +2,7 %

Les prix des biens et services compris dans l’IPC ont augmenté de 2,6 % de juillet 2000 à juillet 2001, ce qui constitue un ralentissement par rapport aux taux de 3,3 % et de 3,9 % observés en juin et en mai. Si l’augmentation a été moindre, c’est essentiellement parce que les prix de l’énergie ont fléchi (d’où le rétrécissement de l’écart entre l’IPC d’ensemble et l’IPC sans l’énergie). L’IPC sans l’énergie a progressé de 2,7 % depuis juillet 2000, comparativement au taux de 2,5 % observé en juin, mais quand même un peu moins qu'en avril (+2,8 %).

Une chute de 6,1 % des prix de l’énergie entre juin et juillet 2001 a limité la progression de l’indice de l’énergie entre juillet 2000 et juillet 2001 à 2,8 %. Ce mouvement annuel est le plus faible enregistré depuis juin 1999 et représente un dixième de l’augmentation de l’IPC d’ensemble. Dans les trois mois précédents, les prix de l’énergie sont intervenus pour environ le tiers de cette augmentation, les hausses sur 12 mois se situant dans la fourchette de 10,4 % à 16,0 %.

Le gros de l’effet d’entraînement que les prix de l’énergie ont exercé en juillet était le fait d’une hausse de 37,5 % des prix du gaz naturel, qui restait cependant loin de celle de 62,0 % survenue en juin. Une majoration de 5,0 % des prix de l’électricité a aussi poussé l’indice, tandis qu’une baisse de 8,5 % du prix de l’essence a ralenti l’indice de l’énergie.

Les prix des aliments, par ailleurs, ont continué d’avoir un effet important sur l’IPC d’ensemble en juillet, représentant près du tiers de l’augmentation sur 12 mois. Les prix des aliments ont monté de 4,6 %, soit autant qu’en juin, la hausse des prix des repas au restaurant, du bœuf et des fruits frais ayant continué de jouer un rôle dominant. L’accroissement des coûts des aliments, et surtout de la viande, a contribué à une progression de 3,5 % du prix des repas au restaurant. Deux baisses mensuelles consécutives des prix du bœuf ont ramené à 14,0 % la hausse sur 12 mois de l’indice du bœuf, comparativement au record des 21 années précédentes atteint en mai (+19,2 %). Alors que l’arrivée de certains produits locaux a provoqué un léger repli du prix des fruits frais pour le mois, les prix demeuraient 10,5 % plus hauts qu’en juillet 2000. Cette augmentation sur 12 mois reflète l’effet prolongé du mauvais temps de l'hiver dernier et la hausse des coûts du transport.

En dehors des catégories des aliments et de l’énergie, les prix des cigarettes, le coût de l’intérêt hypothécaire, les loyers et les prix des véhicules automobiles ont contribué à la progression de l’IPC d’ensemble, tandis que la baisse des prix du matériel et des fournitures informatiques a eu un effet compensateur.

Variation mensuelle de l’IPC, en pourcentage : -0,3 %

Pour la première fois depuis janvier 2001, l’IPC mensuel a perdu du terrain, reculant de 0,3 % de juin à juillet. L’effet de ralentissement de loin le plus considérable est venu du secteur de l’énergie, reflet de l’affaiblissement des prix de l’essence et du gaz naturel. Cet effet a été partiellement compensé par la hausse des prix du transport aérien et de l’hébergement pour voyageurs.

Dans le sillage de la baisse de 4,3 % survenue en juin, les prix de l’essence ont chuté d’encore 9,6 % en juillet, à la faveur de guerres de prix locales et d'indications de stocks considérables. Ce repli avait été précédé d’une baisse de 1,2 % des prix du pétrole brut en juin.

Les prix du gaz naturel ont fléchi de 8,4 % de juin à juillet, soit la diminution mensuelle la plus importante depuis avril 1997. Le gros de cette diminution est imputable à une chute de 35,5 % en Alberta, provoquée par une baisse des prix de gros. Les diminutions ont été moins fortes au Québec et en Ontario, tandis que les prix sont demeurés inchangés au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique.

Les prix pour le transport aérien ont monté de 12,3 % de juin à juillet. Les vols intérieurs et transpacifiques sont ceux qui ont eu l’effet le plus marqué sur l’indice, reflétant la saison de pointe des voyageurs.

Pendant que se poursuit la saison touristique estivale, les voyageurs ont vu leurs coûts d’hébergement croître d’encore 7,4 %, pour une quatrième augmentation mensuelle consécutive. Malgré les hausses des derniers mois, l’indice de l’hébergement pour voyageurs est demeuré 2,3 % en deçà des niveaux de juillet 2000.

L’IPC désaisonnalisé a aussi reculé de 0.2 % entre juin 2001 à juillet 2001

Après correction des influences saisonnières, l’IPC d’ensemble a glissé de 0,2 % de juin à juillet 2001. Le recul des indices désaisonnalisés pour les catégories des transports (-1,1 %), du logement (-0,4 %) et des loisirs, de la formation et de la lecture (-0,1 %) a ralenti l’indice d’ensemble. L’augmentation des indices pour l’habillement et les chaussures (+0,9 %), les aliments (+0,3 %), les boissons alcoolisées et les produits du tabac (+0,5 %) et la santé et les soins personnels (+0,1 %) a fait en partie contrepoids à ces effets. Après désaisonnalisation, l'indice des dépenses et de l’équipement du ménage est demeuré inchangé.

Agrégats spéciaux

Énergie

En juillet, les prix de l’énergie ont progressé à leur cadence annuelle la plus lente (+2,8 %) en plus de deux ans, ralentis par la diminution des prix de l’essence (-8,5 %). Les prix du gaz naturel, de l’électricité et du mazout ont tous augmenté, mais c’est le gaz naturel qui a exercé le plus fort effet d’entraînement sur l’indice de l’énergie. Malgré son influence, l’augmentation de 37,5 % des prix du gaz naturel est restée bien inférieure à celle de 62,0 % enregistrée en juin.

Dans le sillage du recul de 1,3 % survenu en juin, l’indice de l’énergie a fléchi d’encore 6,1 % d’un mois à l’autre. La plupart des indices de ses composantes ont faibli de juin à juillet, mais l’effet le plus marqué est venu d’une baisse de 9,6 % des prix de l’essence et d’une chute de 8,4 % des prix du gaz naturel. Tandis que la chute des prix de l’essence était généralisée à travers le Canada, celle des prix du gaz naturel était concentrée en Alberta, où les prix ont dégringolé de 35,5 %. Les prix de l’électricité ont progressé, en moyenne, de 0,3 % pour le Canada.

Biens et services

Les prix des biens ont progressé de 2,8 % de juillet 2000 à juillet 2001, augmentant à une cadence plus lente qu’au cours des trois mois précédents. Cette hausse était presque entièrement attribuable à la catégorie des biens non durables, pour laquelle les prix ont augmenté de 4,4 % par rapport à juillet 2000. Les majorations des prix pour le gaz naturel, les cigarettes et le boeuf ont poussé l'indice des biens non durables à la hausse alors que la baisse des prix de l'essence a partiellement modéré cette progression. Dans la catégorie des biens semi-durables, le gros de l’augmentation de 1,0 % est venu de la catégorie des vêtements pour femmes, où la plupart des composantes ont connu une augmentation. L’indice des biens durables est demeuré inchangé de juillet 2000 à juillet 2001, surtout à cause du repli des prix du matériel et des fournitures informatiques et du matériel vidéo, qui a fait contrepoids à l’effet de la majoration des prix pour l’achat des véhicules automobiles.

Par contraste avec le tableau annuel, les prix des biens ont reculé de 1,1 % entre juin et juillet, reflétant des baisses dans toutes les catégories sauf celle des biens semi-durables. Les prix des biens non durables, comme groupe, ont reculé de 1,8 %, infléchis par la baisse des prix de l’essence et du gaz naturel. Les prix des biens durables se sont repliés de 0,8 % en juillet, la baisse des prix pour l’achat des véhicules automobiles éclipsant l’augmentation de ceux des pièces et du matériel pour véhicules automobiles. Par contre, l’indice des biens semi-durables a progressé (+0,8 %), sous la poussée d’augmentations dans la plupart des composantes des catégories de l’habillement.

Dans le secteur des services, les prix ont subi une hausse de 2,6 % de juillet 2000 à juillet 2001, suite à des augmentations généralisées. Un grand nombre des hausses ont été concentrées dans le secteur du logement en propriété, tandis que l’hébergement pour voyageurs a exercé le gros de l’effet de ralentissement sur l’indice.

D’un mois à l’autre, le coût des services s’est accru de 0,6 % de juin à juillet, sous la poussée de l’augmentation du coût du transport aérien, de l’hébergement pour voyageurs et de la réparation et de l’entretien pour véhicules automobiles.


Top of Page



[ Menu principal | Faits saillants | Tableaux et graphiques | Notes techniques | Informations aux utilisateurs | Produits et services | Communiquez avec nous | English]

Tous droits réservés Statistique Canada
>