Avertissement Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

62-001-XIB
Indice des prix à la consommation
Juin 2001


Points saillants de l'indice national


Variation sur douze mois de l'IPC, en pourcentage : +3,3 %

Variation sur douze mois de l'IPC sans l'énergie, en pourcentage : +2,5 %

Entre juin 2000 et juin 2001, le taux d'augmentation des prix des biens et services faisant partie du panier de l'Indice des prix à la consommation (IPC) a ralenti à 3,3 %. Cette augmentation sur 12 mois est moindre que les taux de 3,9 % observé en mai et de 3,6 % enregistré en avril.

Malgré une baisse significative des prix de l'énergie entre mai et juin 2001 (-1.3%), l'augmentation sur 12 mois de l'indice d'ensemble est encore considérablement influencée par les prix de l'énergie qui représentent plus du quart de la hausse de l'indice d'ensemble. Les prix de l'énergie ont progressé de 10,4 % par rapport à juin 2000, soit en deçà du taux de 16,0 % en mai et de 11,6 % en avril. On constate que le taux d'augmentation des prix de l'énergie a ralenti en juin comparativement à mai, principalement sous l'influence des prix de l'essence. La variation sur 12 mois de l'indice de l'essence est tombé de 12,0 % en mai à 0,9 % en juin, puisque qu'on compare une période de hausse des prix entre mai et juin 2000 à une période de baisse des prix entre mai et juin 2001. Les prix du gaz naturel (+62,0 %) se situaient au premier plan de l'augmentation de juin, suivis des prix de l'électricité (+4,8 %). L'effet d'entraînement sur l'indice de l'électricité a été concentré en Ontario (+9,1 %) et en Alberta (+21,3 %).

Si l'on exclut l'influence de la composante de l'énergie, l'IPC a monté de 2,5 % sur les 12 mois se terminant en juin 2001. Cette progression est moindre que celles qui ont été observées en mai (+2,7 %) et en avril (+2,8 %), mais elle est supérieure à la hausse de 2,3 % enregistrée en mars.

La hausse des prix des aliments était également au cœur de la progression de l'indice d'ensemble, étant intervenue pour plus du quart de la variation. Les hausses des prix de la viande, des repas au restaurant et des fruits frais ont contribué à un accroissement annuel de 4,6 % des prix des aliments. Les prix de la viande étaient de 10,0 % supérieurs à leur niveau de juin 2000, reflet d'augmentations généralisées. Parmi les augmentations, ce sont celles des prix du bœuf qui ont eu la plus forte incidence. Les prix du bœuf ont augmenté tout au long de l'année 2001, étant 17,9 % plus élevés qu'en juin 2000. Les prix des aliments achetés au restaurant ont enregistré une hausse de 3,1 %, ce qui reflète la croissance des coûts d'exploitation. L'effet prolongé du mauvais temps de l'hiver dernier et la majoration des coûts du transport ont mené à une augmentation de 14,3 % des prix des fruits frais.

La hausse des prix des cigarettes, du coût de l'intérêt hypothécaire et des frais des services téléphoniques ont aussi été d'importants facteurs qui ont contribué à la progression de l'IPC d'ensemble. Ces hausses ont été quelque peu atténuées par la baisse des prix du matériel et des fournitures informatiques ainsi que de l'hébergement pour voyageurs.

Variation mensuelle de l'IPC, en pourcentage : +0,1 %

L'IPC a monté de 0,1 % entre mai et juin 2001, le cinquième mois consécutif où des augmentations sont observées. La plus forte pression à la hausse sur l'indice de juin est venue de l'accroissement des prix de l'électricité, de l'hébergement pour voyageurs, du transport aérien, des vêtements pour femmes et des repas achetés au restaurant. La baisse des prix de l'essence et des vêtements pour hommes a partiellement fait contrepoids à ces effets.

Les prix de l'électricité ont progressé de 2,6 %, conséquence en grande partie d'une hausse des prix en Ontario. La Commission de l'Énergie de l'Ontario a approuvé une augmentation des prix de gros à l'échelle de la province. Dans plusieurs cas, cette augmentation s'est traduite par des prix plus élevés pour les consommateurs, les prix de l'électricité étant dans l'ensemble 7,7 % plus élevés en juin par rapport à mai.

Les voyageurs ont dû faire face à une hausse des prix de 4,3 % pour l'hébergement en juin, après la progression de 7,3 % en mai. Cet accroissement est largement le résultat de la demande robuste associée à la saison touristique estivale. La plus forte incidence sur l'indice pour le Canada provient des augmentations respectives de 5,2% et 7,3% auxquelles ont dû faire face les résidents du Québec et de la Colombie-Britannique.

Entre mai et juin, les prix du transport aérien se sont accrus de 4,7 %, conséquence d'augmentations pour plusieurs vols sauf ceux vers le sud. La hausse de l'indice est principalement attribuable à la majoration des tarifs pour les vols transatlantiques, reflétant la saison de pointe des voyageurs. L'augmentation des prix pour les vols intérieurs est due à l'introduction d'une surtaxe compensant les coûts plus élevés du carburant et une augmentation des frais de service de NAV CANADA par les transporteurs aériens.

Les prix des vêtements pour femmes ont enregistré une hausse de 1,4 % entre mai et juin, car un grand nombre d'articles sont revenus au prix régulier après les soldes qui étaient en vigueur le mois dernier.

Le coût des aliments achetés au restaurant a monté de 0,5 %, en grande partie en raison d'une hausse de 0,8 % des prix des repas servis aux tables. Les prix ont connu une hausse car les restaurants ont fait face à des coûts d'exploitation plus élevés.

Entre mai et juin, les prix de l'essence ont chuté de 4,3 %, suite aux signaux d'une augmentation des approvisionnements. Cette baisse mensuelle est la plus importante depuis avril 2000.

Les prix des vêtements pour hommes ont reculé de 1,9 % en juin, reflet des baisses généralisées. Les soldes saisonniers ont compté pour la majorité des baisses, ce qui était évident presque partout au pays. Des reculs au cours des trois derniers mois ont aidé à maintenir les prix légèrement inférieurs (-0,5 %) à leurs niveaux de juin 2000.

L'IPC désaisonnalisé est demeuré inchangé entre mai 2001 et juin 2001

Après correction des influences saisonnières, l'IPC d'ensemble est demeuré stable entre mai et juin 2001. La hausse des indices désaisonnalisés du logement (+0,4 %), de la santé et des soins personnels (+0,5 %) et des dépenses et équipement du ménage (+0,2 %) a fait monter l'indice d'ensemble. Ces effets ont été compensés par des baisses du côté des transports (-0,7 %), des loisirs, de la formation et de la lecture (-0,2 %), des aliments (-0,1 %) et de l'habillement et des chaussures (-0,1 %). L'indice désaisonnalisé des boissons alcoolisées et des produits du tabac est demeuré inchangé.

Agrégats spéciaux

Indice d'ensemble sans les aliments et l'énergie

L'indice d'ensemble sans les aliments et l'énergie a progressé de 2,0 % entre juin 2000 et juin 2001, soit légèrement moins qu'en avril et en mai (+2,1 %). L'augmentation en juin est dans une large mesure attribuable à l'accroissement des prix des cigarettes, du coût de l'intérêt hypothécaire, des frais des services téléphoniques, ainsi qu'à des loyers et des coûts de remplacement du logement plus élevés. Le recul des prix du matériel et des fournitures informatiques, ainsi que de l'hébergement pour voyageurs a joué un rôle de premier plan dans les baisses.

D'un mois à l'autre, l'indice d'ensemble sans les aliments et l'énergie a progressé de 0,2 % en juin 2001. Cette augmentation tenait surtout au fait que la croissance des prix de l'hébergement pour voyageurs, des vêtements pour femmes et des services téléphoniques a plus que compensé la baisse des prix des vêtements pour hommes et des meubles.

Énergie

Dans le sillage d'une augmentation de 16,0 % en mai, l'indice de l'énergie a progressé de 10,4 % entre juin 2000 et juin 2001. Toutes ses composantes ont gagné du terrain, mais la progression était principalement attribuable à la hausse très marquée des prix du gaz naturel (+62,0 %) et des prix de l'électricité (+4,8 %).

L'indice mensuel de l'énergie a chuté de 1,3 %, la première baisse depuis février 2001. Les prix de l'essence, qui se sont repliés de 4,3 %, ont été les principaux facteurs du recul de l'indice. Par opposition, les prix de l'électricité ont monté de 2,6 % en raison d'augmentations en Ontario et à l'Île-du-Prince-Édouard, alors que les prix du gaz naturel ont maintenu leur tendance à la hausse en affichant une augmentation de 1,0 %.

Biens et services

À l'intérieur de l'IPC, les prix ont augmenté plus rapidement dans le secteur des biens que dans le secteur des services. Les prix des biens ont monté de 4,0 % entre juin 2000 et juin 2001, sous la poussée de la catégorie des biens non durables. Les prix des biens non durables ont connu une hausse de 6,8 %, due surtout à la progression des prix du gaz naturel, des cigarettes, du bœuf et de l'électricité. Les prix des biens semi-durables ont cru de 0,3 %, les consommateurs payant davantage pour les vêtements pour femmes et les journaux. Cette croissance a été en partie compensée par le recul des prix des vêtements pour enfants et des chaussures. Par opposition aux deux autres catégories, l'indice des biens durables s'est replié de 0,3 % entre juin 2000 et juin 2001, en grande partie en raison des baisses des prix du matériel et des fournitures informatiques, des meubles et du matériel vidéo. Ces effets ont été en partie neutralisés par l'accroissement des prix d'achat des véhicules automobiles, des pièces et fournitures pour véhicules automobiles et des véhicules de loisirs.

Comme groupe, les prix des services se sont accrus de 2,6 % entre juin 2000 et juin 2001, sous la poussée de l'augmentation du coût de l'intérêt hypothécaire, des aliments achetés au restaurant, des services téléphoniques et des loyers. Les pressions à la baisse sur l'indice sont surtout attribuables à l'hébergement pour voyageurs et au transport aérien.

Par opposition à son évolution annuelle, l'indice des biens a régressé d'un mois à l'autre. Il a enregistré une baisse de 0,3 % par rapport à mai, le résultat de reculs dans les trois sous-composantes. Une chute de 0,3 % des prix des biens non durables a eu la plus forte incidence alors que la baisse des prix de l'essence, des légumes frais et des confiseries a plus que compensé la hausse des prix de l'électricité. Les prix des vêtements pour hommes et des chaussures pour femmes ont été au cœur de la chute de 0,5 % des prix des biens semi-durables, alors que la hausse des prix de la plupart des catégories de vêtements pour femmes a été la principale source de pression à la hausse sur l'indice. Les prix des biens durables se sont repliés de 0,2 %, sous l'influence de la baisse des prix des meubles. La hausse des prix des articles de climatisation et de réfrigération, des bandes audio et disques audionumériques, des appareils de blanchissage et lave-vaisselle a eu une incidence opposée sur la catégorie des biens durables.

L'indice des services a progressé de 0,4 % entre mai et juin 2001, reflétant l'augmentation des prix de l'hébergement pour voyageurs, des aliments achetés au restaurant et des services téléphoniques. La baisse mensuelle du coût de l'entretien et des réparations par le propriétaire a eu l'effet le plus prononcé de ralentissement sur l'indice.
Top of Page



[ Menu principal | Faits saillants | Tableaux et graphiques | Notes techniques | Informations aux utilisateurs | Produits et services | Communiquez avec nous | English]

Tous droits réservés Statistique Canada
>