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62-001-XIB
Indice des prix à la consommation
Mai 2004

Faits saillants


Les prix de l’essence poussent à la hausse l’inflation touchant les consommateurs

La forte montée des prix de l’essence est le principal facteur ayant eu une incidence sur la hausse sur 12 mois de l’Indice des prix à la consommation (IPC), qui est passée de 1,6 % en avril à 2,5 % en mai. En moyenne, les prix de l’essence en mai 2004 étaient supérieurs de 30,3 % à ceux de mai 2003. Au cours du dernier mois seulement, ils ont augmenté de 13,6 %.

Si l’on exclut les prix de l’énergie, la variation sur 12 mois en mai a été de 1,3 %, une hausse légère par rapport à celles de 1,2 % enregistrées en mars et avril.

Taux de variation par rapport au mois correspondant de l'année précédente, Canada

L’IPC d’ensemble sans huit composantes volatiles telles que définies par la Banque du Canada a augmenté de 1,5 % de mai 2003 à mai 2004, ce qui est inférieur à la hausse de 1,8 % enregistrée en avril. Le bond sur 12 mois de l’indice de l’électricité, causé dans une large mesure par les remboursements versés l’an dernier aux consommateurs de l’Ontario, a influé sur l'augmentation d'avril. Toutefois, cela n’a pas eu d’incidence en mai. Cet indice inclut les tarifs de l’électricité, mais exclut les prix de l’essence.

Entre avril et mai, l’IPC a augmenté de 0,9 %, la hausse mensuelle la plus importante depuis mai 2001. Ici encore, les prix de l’essence ont été de loin le facteur ayant exercé la plus forte pression à la hausse sur l’indice.

Variation sur 12 mois de l’IPC, en pourcentage : +2,5 %
Variation sur 12 mois de l’IPC sans l’énergie, en pourcentage : +1,3 %

En mai, les consommateurs ont payé 2,5 % de plus pour les biens et services compris dans le panier de l’Indice des prix à la consommation qu’en mai de l’an dernier. Bien que les prix de l’essence aient été de loin le facteur principal ayant influé sur l’augmentation sur 12 mois de l’IPC, une pression à la hausse a aussi été exercée par l’augmentation du coût de remplacement par le propriétaire, des prix des cigarettes, des frais de scolarité et des primes d’assurance de propriétaire.

Les prix plus faibles du matériel et des fournitures informatiques, des véhicules automobiles et des légumes frais ont modéré quelque peu cette hausse.

En moyenne, les prix de l’essence en mai 2004 étaient supérieurs de 30,3 % à ceux de mai 2003. Il s’agit de la hausse la plus importante sur 12 mois depuis février 2003. Les augmentations étaient comprises entre 17,2 % et l’Île-du-Prince-Édouard à 34,1 % en Nouvelle-Écosse. Les résidents de l’Ontario, du Québec et du Manitoba ont tous connu des hausses supérieures à 30 %.

Le coût de remplacement par le propriétaire, qui représente la portion usée de la structure des logements et qui est estimé à partir des prix des maisons neuves (excluant le terrain), a monté de 6,5 %, en raison principalement des prix plus élevés des maisons en Ontario, en Colombie-Britannique et au Québec.

Les prix des cigarettes ont été supérieurs de 7,3 % à leur niveau de mai 2003. Cette hausse est principalement attribuable à la majoration des taxes sur le tabac au cours des 12 derniers mois, dans la plupart des provinces.

En moyenne, les frais de scolarité ont augmenté de 8,1 %. Bien qu’ils ne soient recueillis qu’une fois par année, en septembre, ils demeurent l’un des facteurs importants qui influent sur la variation sur 12 mois de l’IPC.

Les primes d’assurance de propriétaire ont connu une hausse de 12,5 %, en partie en raison des taux de renouvellement plus élevés en Ontario.

Les prix du matériel et des fournitures informatiques ont reculé de 15,5 %, des baisses ayant été enregistrées à la fois pour les ordinateurs de bureau et les ordinateurs portatifs comparativement à mai 2003.

Les prix des véhicules automobiles ont diminué de 1,2 % en mai par rapport à la même période l’an dernier, à la suite des programmes incitatifs offerts par des fabricants pour contrer l'affaiblissement de la demande. Selon les rapports de l’industrie, les prix élevés de l’essence et des primes d’assurance seraient parmi les facteurs responsables.

Dans l’ensemble, les prix des légumes frais ont diminué de 7,8 % comparativement à mai 2003. Les baisses ont été particulièrement marquées dans le cas des pommes de terre (-29,0 %), en raison des récoltes importantes de l’automne dernier, et de la laitue (-18,5 %), en raison des stocks plus importants que l’an dernier. Par contre, les prix des tomates ont augmenté (+16,6 %).

Variation mensuelle de l’IPC, en pourcentage :  +0,9 %
Variation mensuelle de l’IPC sans l’énergie, en pourcentage : +0,3 %

Entre avril et mai de cette année, l’IPC a crû de 0,9 %, après une hausse de 0,2 % le mois précédent. L’augmentation de mai est la plus forte depuis mai 2001. Les prix de l’essence plus élevés ont de loin été le facteur le plus important de cette hausse. L’hébergement pour voyageurs, le transport aérien et les fruits frais ont aussi exercé des pressions à la hausse sur l’IPC, mais dans une mesure beaucoup moindre.

Par ailleurs, les consommateurs ont vu les prix des vêtements pour femmes, ainsi que ceux des semences, des plantes et des fleurs coupées diminuer.

Si l’on exclut l’effet des prix de l’énergie, l’IPC a augmenté de 0,3 %.

Les prix de l’essence ont monté en flèche, une hausse moyenne de 13,6 % ayant été enregistrée au Canada entre avril et mai. Il s’agit de l’augmentation mensuelle la plus importante depuis juin 1983 (+19,1 %). Des hausses ont été observées dans toutes les provinces et se situaient entre 3,6 % à l’Île-du-Prince-Édouard, où les prix sont réglementés, et 17,5 % au Manitoba.

Les prix plus élevés du pétrole brut, la vigueur de la demande et les incertitudes concernant l’offre pour l’avenir ont fait monter les prix à la pompe.

Les prix de l’hébergement pour voyageurs étaient en hausse de 7,9 %, de nombreux exploitants d’hôtels ayant commencé à appliquer leurs tarifs d’été. Cette hausse fait contraste avec l’augmentation moyenne de 9,9 % enregistrée pour le mois de mai au cours des six dernières années.

Les prix du transport aérien ont progressé de 5,7 %. Cela s’explique en partie par des changements saisonniers de tarifs et par l’augmentation des coûts du carburant, qui a été refilée aux consommateurs sous forme d’augmentation des tarifs pour certains trajets.

Les hausses de prix pour certains fruits frais ont contribué à la pression à la hausse sur l’IPC mensuel. Les augmentations ont été attribuables au mauvais temps qui a sévi dans les régions agricoles des pays producteurs.

Après avoir diminué de 2,6 % en avril, l’indice des prix des vêtements pour femmes a reculé de 3,3 % en mai. Cette diminution est due aux ventes généralisées dans la plupart des catégories de vêtements pour femmes. Les baisses de prix de cette ampleur sont courantes pour les vêtements pour femmes à cette période de l’année.

L'indice des semences, des plantes et des fleurs coupées a diminué de 4,0 %, des rabais généralisés ayant été notés pour de nombreuses catégories.

L’IPC désaisonnalisé a augmenté de 0,6 % entre avril et mai 2004

Après désaisonnalisation, l’IPC a augmenté de 0,6 % entre avril et mai.

Les hausses des indices désaisonnalisés des transports (+3,3 %), des aliments (+0,7 %), du logement (+0,2 %) ainsi que de l’habillement et des chaussures (+0,5 %) ont été contrebalancées en partie par la baisse de l'indice de la santé et des soins personnels (-0,2 %). Les indices désaisonnalisés des dépenses et de l’équipement du ménage, des loisirs, de la formation et de la lecture, ainsi que des boissons alcoolisées et des produits du tabac sont demeurés stables.

Agrégats spéciaux

Indice d’ensemble sans les huit composantes les plus volatiles (définition de la Banque du Canada)

L’indice d’ensemble sans huit composantes volatiles telles que définies par la Banque du Canada, a augmenté de 1,5 % en mai, ce qui est inférieur à la hausse de 1,8 % enregistrée en avril.

L’exclusion de l’effet de l’augmentation des prix de l’essence et des cigarettes explique la majeure partie de la différence entre la progression de 2,5 % de l’IPC d’ensemble et la hausse de 1,5 % de cet indice.

D’avril à mai 2004, l’indice d’ensemble sans huit composantes volatiles telles que définies par la Banque du Canada, a augmenté de 0,2 %. Les majorations des prix de l’hébergement pour voyageurs et du coût de remplacement par le propriétaire ont figuré parmi les facteurs principaux ayant exercé une pression à la hausse, que les baisses des prix des vêtements pour femmes sont venues contrebalancer en partie.

Énergie

La presque totalité de la hausse de 16,2 % de l’indice de l’énergie entre mai 2003 et mai 2004 est attribuable aux hausses des prix de l’essence (+30,3 %), avec une contribution beaucoup moindre de l’électricité (+3,8 %) et du mazout (+10,7 %). L’indice du gaz naturel a diminué légèrement (-0,5 %).

Les prix de l’essence ont monté en flèche partout au Canada, une hausse moyenne de 13,6 % ayant été enregistrée entre avril et mai. Cette augmentation record des 20 dernières années a été responsable de la presque totalité de la pression à la hausse sur l’indice de l’énergie (+6,8 %). Des pressions ont aussi été exercées par les prix plus élevés du mazout (+1,5 %), tandis que les prix de l’électricité sont demeurés inchangés. Les prix du gaz naturel ont affiché une baisse légère (-0,4 %) au cours de la même période.

Biens et services

De mai 2003 à mai 2004, les prix des biens ont augmenté de 2,5 %, après avoir affiché une hausse de 0,9 % en avril.

L’ensemble de la pression à la hausse est le fait de l’indice des biens non durables (+5,7 %), dont l’augmentation est attribuable principalement aux prix plus élevés de l’essence. Les biens semi-durables et durables ont affiché des diminutions. La baisse de 1,9 % de l’indice des biens durables a découlé des prix plus faibles du matériel et des fournitures informatiques ainsi que des véhicules automobiles. Le recul de l’indice des biens semi-durables (-0,9 %) est principalement le fait de la baisse des prix des vêtements pour femmes.

Environ la moitié de la pression à la hausse sur l’indice d’ensemble est venue du secteur des services.

Des hausses de prix généralisées ont fait monter l’indice des services de 2,4 % par rapport à mai 2003. Les prix de location à bail de véhicules automobiles figurent parmi les quelques facteurs qui ont exercé une influence à la baisse sur l’indice des services.

Entre avril et mai 2004, les prix des biens ont augmenté en moyenne de 1,4 %.

Les prix des biens non durables ont progressé de 2,5 %, principalement sous l’influence des prix plus élevés de l’essence. La montée de 0,3 % de l’indice des biens durables s’explique surtout par la progression des prix des véhicules automobiles. La baisse des prix des vêtements pour femmes explique la majeure partie de la baisse de 0,8 % de l’indice des biens semi-durables.

Les prix plus élevés de l’hébergement pour voyageurs (+7,9 %) sont responsables d’environ le quart de la hausse de 0,4 % de l’indice des services entre avril et mai 2004.



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Date de modification : 2008-11-24 Avis importants