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62-001-XIB
Indice des prix à la consommation
Mars 2002


Points saillants de l'indice national


Variation sur douze mois de l'IPC, en pourcentage : +1,8 %

Variation sur douze mois de l'IPC sans l'énergie, en pourcentage : +2,5 %

En mars 2002, les consommateurs canadiens ont payé 1,8 % de plus qu'en mars 2001 pour les biens et les services qui font partie de l'indice des prix à la consommation (IPC). Cette variation sur 12 mois a constamment progressé depuis le mois de janvier, passant successivement de 1,3 % à 1,5 % en février, puis à 1,8 % en mars. En mars, l'indice (117,7) a dépassé pour la première fois son sommet de juin 2001 (117,5). Ceci nous indique que les prix à la consommation, quoique comparables, étaient dans l'ensemble un peu plus élevés en mars 2002 qu'en juin 2001. Les prix de l'énergie ont exercé un rôle modérateur sur l'indice d'ensemble puisque l'IPC sans l'énergie a progressé de 2,5 % de mars 2001 à mars 2002.

En effet, les prix de l'énergie ont reculé de 3,3 % comparativement à mars 2001. À l'exception de l'électricité, les prix de tous les éléments de la composante énergétique ont reculé sensiblement. Les contributions les plus importantes provenaient toutefois des baisses des prix du gaz naturel (-16,9 %) et de l'essence qui restaient, malgré les hausses récentes, inférieurs de 5,3 % à ceux d'il y a un an. Environ la moitié de la chute de l'indice des prix du gaz naturel par rapport à l'an dernier est dû au marché ontarien alors qu'un autre tiers est dû au paiement alloué par une compagnie de gaz à ses clients du nord de l'Alberta (voir encadré).

La montée des prix des aliments, des produits du tabac et de l'électricité a été le facteur ayant le plus contribué à l'augmentation sur 12 mois de l'IPC en mars. Les prix des aliments ont augmenté de 3,3 %, en raison surtout des prix des repas pris au restaurant, des légumes frais et des fruits frais. Cette hausse sur 12 mois du prix des aliments est toutefois la plus faible augmentation observée depuis décembre 2001. La majoration de 27,7 % des prix des cigarettes est principalement attribuable à des hausses de taxes. Les prix de l'électricité (+14,4 %) ont aussi exercé une pression à la hausse non négligeable sur l'IPC d'ensemble. Plus du tiers de cette augmentation s'explique par le fait qu'une partie du crédit de 200 $ consenti par le gouvernement de la Colombie-Britannique en février 2001 a été reportée en mars 2001, augmentant ainsi l'écart entre les prix de mars 2001 et ceux de mars 2002. Notons enfin que dans une moindre mesure, les loyers, le coût de remplacement par le propriétaire et les primes d'assurance automobile ont aussi joué un rôle dans la hausse de l'IPC.

Variation mensuelle de l'IPC, en pourcentage : +0,7 %

L'indice d'ensemble des prix à la consommation a augmenté pour un quatrième mois consécutif. La hausse de 0,7 % entre février et mars 2002 a été principalement alimentée par la hausse des prix de l'essence (+9,2 %). Les autres facteurs ayant contribué à la hausse sont l'électricité, la laitue, les voyages organisés et les cigarettes. La baisse des prix du gaz naturel a atténué ces augmentations.

La majoration de 9,2 % des prix de l'essence enregistrée entre février et mars 2002 est la progression mensuelle la plus importante depuis juin 1983. On peut lui attribuer au moins la moitié de la hausse mensuelle de l'indice d'ensemble. Bien que les prix aient augmenté partout au Canada, les provinces des Prairies et la Colombie-Britannique ont été les plus touchées. Ces hausses de prix reflètent l'augmentation constante du prix du pétrole brut depuis le début de l'année. En effet, le prix du baril de pétrole brut qui tournait autour des 30 $ en janvier, a presque atteint son niveau de mars 2001 (41 $) puisque le prix moyen en mars 2002 était de 38 $.

La progression de 2,8 % de l'indice de l'électricité au niveau national est entièrement imputable à la hausse moyenne des prix de 8,0 % observée en Ontario. Les nouveaux tarifs d'électricité approuvés par la Commission de l'énergie de l'Ontario sont entrés en vigueur le 1er mars dans la plupart des régions de cette province.

Le froid et le gel ont affecté les récoltes de laitue en Arizona et en Californie, faisant augmenter les prix de 41,8 % pour l'ensemble du Canada. Des hausses de prix importantes ont été mesurées partout au Canada, allant même jusqu'à une hausse de 73,7 % au Manitoba.

Les prix des voyages organisés ont augmenté de 7,4 % entre février et mars 2002. L'augmentation de 7,1 % observée en 2002 pour l'ensemble des trois premiers mois de l'année, qui correspondent à la saison forte des voyages organisés, est comparable à celle de 2001 (7,0 %).

La progression de 2,5 % des prix des cigarettes est principalement due à des augmentations de taxes de vente provinciales. Ces hausses se sont surtout fait sentir en Alberta (+17,2 %) et en Colombie-Britannique (+9,9 %), bien que les gouvernements de la Saskatchewan, de Terre-Neuve et de l'Île-du-Prince-Édouard aient aussi augmenté leurs taxes de vente sur les cigarettes.

Les prix du gaz naturel se sont repliés de 7,3 % de février à mars, soit la cinquième baisse mensuelle consécutive. Cette baisse est entièrement due au paiement reçu par certains consommateurs du nord de l'Alberta, qui a fait chuter l'indice de l'Alberta de 50,5 % (voir encadré). Une hausse de 0,5 % a été enregistrée au Québec, alors que les indices des autres provinces sont restés inchangés.

  

Suite à la vente d'un champ de gaz naturel, la compagnie ATCO Gas a remis une partie des recettes de cette vente à ses clients du nord de l'Alberta. Cette somme d'argent a pour but de compenser les bénéfices futurs dont auraient bénéficié ces clients (sous forme de prix moins élevés) si la compagnie n'avait pas vendu ce champ de gaz naturel. Le montant perçu par ces clients correspond à montant fixe (3,325 $) par gigajoule consommé en 2001. Le consommateur moyen recevra donc un paiement d'environ 500 $. À partir de mars 2002, la facture moyenne de gaz de ces clients servant au calcul de l'IPC sera donc ramenée à zéro ou réduite jusqu'à l'épuisement du paiement.

  

L'IPC désaisonnalisé a augmenté de 0,3 %
entre février 2002 et mars 2002

Après correction des influences saisonnières, l'IPC d'ensemble a augmenté de 0,3 % entre février et mars 2002. La hausse de l'indice désaisonnalisé pour le mois de mars est attribuable à l'accroissement des indices du transport (+1,4 %), des boissons alcoolisées et des produits du tabac (+1,1 %), des dépenses et de l'équipement du ménage (+0,2 %), de l'habillement et des chaussures (+0,2 %), ainsi que des loisirs, de la formation et de la lecture (+0,2 %). Ces augmentations ont été partiellement neutralisées par une baisse de l'indice désaisonnalisé des aliments (-0,3 %), alors que l'indice de la santé et des soins personnels ainsi que celui du logement demeuraient inchangés.

Agrégats spéciaux

Énergie

En mars 2002, les prix de l'énergie sont restés inférieurs (-3,3 %) à leur niveau d'un an plus tôt. Cette diminution est attribuable à la baisse des prix du gaz naturel (-16,9 %), de l'essence (-5,3 %) et du mazout (-18,3 %). Seul les prix de l'électricité (+14,4 %) affichaient une hausse par rapport à l'an dernier.

Les prix de l'énergie ont augmenté de 3,9 % de février à mars 2002. La hausse des prix de l'essence (+9,2 %) était en grande partie responsable de la hausse des prix de l'énergie. Seul l'indice du gaz naturel montrait une baisse (-7,3 %), conséquence du paiement accordé à certains consommateurs du nord de l'Alberta (voir encadré).

Biens et services

De mars 2001 à mars 2002, les prix pour le secteur des biens ont augmenté de 1,1 %. Cette progression est attribuable à l'indice des biens non durables (+2,2 %), poussé à la hausse principalement par l'augmentation des prix de l'électricité et des cigarettes. Les prix des biens durables ont fléchi de 0,5 % par rapport à leur niveau de mars 2001, alors que la diminution des prix du matériel et des fournitures informatiques et des véhicules neufs a été partiellement annulée par l'augmentation des prix des pièces et du matériel pour véhicules automobiles. La baisse pour la catégorie des biens semi-durables a été plus prononcée (-0,7 %), la hausse du prix du matériel de lecture et autres imprimés n'annulant qu'en partie la baisse des prix de l'habillement.

Alors que le plus gros de l'effet de ralentissement sur les prix était concentré dans le secteur des biens, les prix dans le secteur des services sont restés vigoureux. Des hausses généralisées ont fait grimper de 2,5 % l'indice des services par rapport à mars 2001. Le coût d'intérêt hypothécaire, les prix de l'hébergement pour voyageurs et de la location à bail des voitures ont exercé un faible effet de ralentissement sur l'indice.

Si l'on compare mars à février 2002, les prix pour la catégorie des biens ont progressé de 1,0 %. Les indices de toutes les composantes des biens étaient à la hausse. C'est toutefois l'indice des biens non durables qui a le plus contribué à cette montée, avec une augmentation de 1,1 %, faisant ainsi écho à la majoration des prix de l'essence. La baisse des prix du gaz naturel n'a que très partiellement annulé cette hausse. Les prix dans la catégorie des biens semi-durables ont augmenté de 1,7 % de février à mars 2002, reflétant ainsi la majoration généralisée des prix dans les catégories des vêtements et de la literie et autres articles ménagers en matière textile. L'indice des biens durables a progressé de 0,3 %, alors que la hausse des prix des outils ménagers et de jardinage et du matériel de sport et d'athlétisme a été partiellement neutralisée par la baisse des prix du matériel et des fournitures informatiques.

Toujours en mars 2002, le coût des services a augmenté de 0,3 %, en raison surtout de la hausse des prix des voyages organisés.


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