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62-001-XIB
Indice des prix à la consommation
Mars 2001


Points saillants de l'indice national


Mars 2001

Variation sur 12 mois de l’IPC, en pourcentage : +2,5 %

Variation sur 12 mois de l’IPC sans l’énergie, en pourcentage : +2,3 %

Entre mars 2000 et mars 2001, les prix des biens et services compris dans le panier de l’Indice des prix à la consommation (IPC) ont monté de 2,5 %, en moyenne. Cette augmentation sur 12 mois est plus faible que celle de 2,9 % enregistrée en février, et la plus faible depuis août 2000. La majoration des prix des aliments et de l’énergie explique près de la moitié de la progression de l’IPC en mars; en outre, un peu plus d’un tiers de la variation annuelle vient de la hausse des prix des aliments. Si on omet l’influence des prix de l’énergie, l’IPC a augmenté de 2,3 % en mars, soit juste un peu moins que la progression de 2,4 % observée en février.

De nombreux aliments, et particulièrement les légumes frais, le bœuf et les repas au restaurant, ont coûté plus cher aux consommateurs en mars 2001 qu’il y a un an. La hausse annuelle de 23,5 % de l’indice des légumes frais vient en partie de la diminution des approvisionnements et de l’augmentation des coûts de transport. Les interruptions dans la disponibilité sont imputables au mauvais temps qui a sévi pendant l’hiver dans les régions de production du Sud-Ouest des États-Unis. Le resserrement des approvisionnements de boeuf sur le marché du détail, dû en partie à la reconstitution des troupeaux, a mené à une augmentation de 18,8 % de l’indice du bœuf au cours des 12 mois se terminant en mars 2001. Les prix des repas au restaurant ont augmenté de 2,4 %, l’impact le plus important provenant des restaurants à service aux tables.

Entre mars 2000 et mars 2001, l’indice de l’énergie a monté de 3,6 %. C’est la plus faible augmentation annuelle depuis juin 1999. L’effet le plus considérable est venu d’un bond de 49,1 % des prix du gaz naturel, soit une augmentation annuelle d’une ampleur encore jamais vue pour l’indice du gaz naturel. Le reste de la progression de l’indice est le fait d’une hausse de 4,2 % du prix du mazout. L’augmentation de l’indice de l’énergie a été ralentie par des baisses de prix pour l’essence et l’électricité. Pour la première fois depuis mars 1999, l’indice de l’essence a enregistré une baisse sur 12 mois. Le recul de 3,2 % est surtout attribuable à une régression de 6,5 % de l’indice pour l’Ontario. Il y a eu des diminutions dans toutes les provinces sauf à l’Île-du-Prince-Édouard et en Colombie-Britannique, ainsi qu’à Whitehorse et à Yellowknife. Le repli de l’indice de l’électricité était essentiellement imputable aux effets résiduels d’un crédit de 200 $ versé aux clients de BC Hydro en février (voir encadré ci-dessous).

Les progressions des indices du coût de l’intérêt hypothécaire, des services de voyage, des loyers et du coût de remplacement par le propriétaire sont au nombre des autres facteurs qui ont contribué à l’augmentation sur 12 mois de l’IPC d’ensemble en mars 2001. Par contraste, les indices pour le transport aérien, l’achat de véhicules automobiles, et le matériel et les fournitures informatiques ont exercé un effet de ralentissement sur l’IPC.

Variation mensuelle de l’IPC, en pourcentage : +0,3 %

L’IPC s’est accru de 0,3 % entre février et mars 2001, ce qui constitue une augmentation un peu moindre que la hausse de 0,4 % observée entre janvier et février. Le principal facteur de la progression a été l’accroissement des coûts du gaz naturel. La montée des prix de l’électricité, de l’habillement, de la viande et des voyages organisés a aussi exercé un effet d’entraînement sur le mouvement mensuel de l’IPC d’ensemble. Par ailleurs, ces progressions ont été ralenties par la diminution des prix de l’essence, du transport aérien et du mazout.

Les prix du gaz naturel ont affiché une augmentation mensuelle de 10,7 % de février à mars 2001. La pression à la hausse sur l’indice est venue d’une augmentation de 20,2 % des prix en Ontario, où certains distributeurs ont dû payer plus cher leur approvisionnement en gaz naturel. Les prix du gaz naturel sont demeurés inchangés dans toutes les autres provinces, sauf au Québec, où il y a eu une baisse de 6,6 %.

L’indice de l’électricité a progressé de 4,4 % en mars. Cette augmentation est entièrement attribuable à la reprise des paiements pour les abonnés de BC Hydro, alors que la partie inutilisée du crédit de 200 $ offert en février ne compense qu’une partie de leur facture en mars. (voir encadré ci-dessous).

  
Le gouvernement de la Colombie-Britannique (C.-B.) a consenti aux abonnés de BC Hydro un crédit de 200 $ sur leur facture d’électricité de février 2001. Si le montant de la facture était inférieur au crédit, la portion inutilisée du crédit a été appliquée à la prochaine facture. Comme la facture moyenne d’électricité pour février dans cette province s’élèvait à moins de 200 $, le consommateur moyen n’a rien eu à régler. Pour cette raison, l’indice de l’électricité est tombé à 0,0 pour la C.-B. en février. La série de l’indice, qui est basée sur la période de référence de 1992, est rétablie au niveau qui reflète la reprise des paiements en mars 2001. Il n’est cependant pas significatif de calculer une variation en pourcentage entre une période postérieure et l’indice de février 2001, puisque ceci implique une division par zéro.

  

Les prix de l’habillement ont crû, en moyenne, de 1,8 % entre février et mars 2001. Le lancement des nouvelles collections printemps-été s’est accompagné de majorations de prix pour certains articles de vêtements pour femmes et pour hommes. Les prix ont monté de 2,2 % dans le cas des vêtements pour femmes, et de 1,7 % dans celui des vêtements pour hommes.

Au mois de mars 2001, les prix de la viande ont progressé de 2,1 %, comparativement une hausse de 1,2 % en février 2001. C’est la plus forte augmentation des prix de la viande depuis juin 1990. La progression de 4,2 % des prix du bœuf, combinée à la hausse de 3,4 % des prix du porc, explique une bonne partie de la progression de l’indice de la viande en mars 2001.

Les prix des voyages organisés ont crû de 7,2 % en mars, après le sommet saisonnier de 11,8 % atteint en février. Cette augmentation recoupe les augmentations observées par le passé entre février et mars. Le mouvement de hausse des prix était principalement le fait de la tendance saisonnière à l’accroissement des taux pour les destinations floridiennes, toujours en grande demande en mars.

Après s’être accru de 0,7 % entre janvier et février 2001, l’indice des prix de l’essence est descendu de 2,3 % en mars. On a observé des reculs dans toutes les provinces sauf à Terre-Neuve, et à Yellowknife, où il n’y a eu aucune variation, et en Nouvelle-Écosse, où il y a eu une légère augmentation de 0,2 %.

Les prix du transport aérien ont reculé, en moyenne, de 10,7 % en mars 2001, après avoir progressé de 4,8 % en février. Ce recul est en partie attribuable à une plus grande disponibilité de soldes de sièges sur certaines routes intérieures et transfrontalières.

Pour le troisième mois consécutif, l’indice du mazout a fléchi. La diminution mensuelle de 3,8 % observée en mars 2001 était légèrement inférieure aux baisses enregistrées en février (-4,0 %) et en janvier (-4,1 %), et est dans une large mesure attribuable au fléchissement des prix de gros. Il y a eu des reculs de l’indice pour toutes les provinces sauf l’Île-du-Prince-Édouard, qui n'a affiché aucun mouvement de l’indice.

Hausse de 0,3 % de l’IPC désaisonnalisé entre février 2001 et mars 2001

Après correction des influences saisonnières, l’IPC d’ensemble a accusé en mars une croissance de 0,3 %, qui correspond à l’augmentation enregistrée pour février. Il y a eu des hausses désaisonnalisées des indices pour les aliments (+1,0 %), l’habillement (+0,5 %), la santé et les soins personnels (+0,4 %), les boissons alcoolisées et les produits du tabac (+0,3 %), les dépenses et l’équipement du ménage (+0,2 %), les loisirs, la formation et la lecture (+0,2 %), et les transports (+0,1 %). Il y a eu une diminution pour le logement (-0,1 %).

  

Agrégats spéciaux

Indice d’ensemble sans les aliments et l’énergie

L’indice d’ensemble sans les aliments et l’énergie s’est accru de 1,7 % entre mars 2000 et mars 2001. Cette majoration est plus faible que l’augmentation sur 12 mois de 2,0 % observée pour janvier et pour février. La hausse du coût de l’intérêt hypothécaire, des loyers et du coût de remplacement par le propriétaire a été le principal facteur de la progression de l’indice.

Entre février et mars 2001, l’indice d’ensemble sans les aliments et l’énergie a monté de 0,1 %, après s’être accru de 0,5 % en février. Des hausses de prix pour l’habillement, les voyages organisés et les primes d’assurance des propriétaires ont été tempérées par des baisses de prix pour le transport aérien et l’hébergement pour voyageurs.

Énergie

En mars 2001, les prix de l’énergie étaient 3,6 % plus hauts qu’un an plus tôt, ce qui constitue une augmentation moindre, sur 12 mois, que celle de 6,4 % enregistrée en février. Cette dernière hausse est la conséquence de majorations de prix du gaz naturel (+49,1 %) et du mazout (+4,2 %). Les diminutions des indices de l’essence (-3,2 %) et de l’électricité (-4,0 %) ont eu un certain effet de ralentissement.

L’indice de l’énergie a progressé de 1,3 % entre février et mars 2001, après un repli de 0,8 % en février. L’augmentation de mars était attribuable à des hausses des prix du gaz naturel (+10,7 %) et de l’électricité (+4,4 %). La progression a été tempérée par un repli de 2,3 % des prix de l’essence et une chute de 3,8 % des prix du mazout.

Biens et services

Depuis mars 2000, les prix des biens ont crû de 2,3 %, soit un peu moins que la progression de 2,8 % signalée en février. Cette augmentation est attribuable en grande partie à une progression des prix des biens non durables (+4,3 %). Les hausses des indices pour le gaz naturel, les légumes frais et le bœuf ont eu l’effet le plus marqué sur le mouvement des prix des biens non durables. Les prix des biens semi-durables ont augmenté de 1,8 %. Les majorations de prix des vêtements pour femmes, du matériel de lecture et des autres imprimés ainsi que des vêtements pour hommes ont contribué à cette hausse. Des baisses de prix pour l’achat de véhicules automobiles, le matériel et les fournitures informatiques et le matériel vidéo ont grandement contribué au fléchissement de 1,6 % de l’indice pour les biens durables.

L’indice des services a monté de 2,6 % entre mars 2000 et mars 2001, ce qui est moins que la progression de 2,9 % observée en février. C’est le coût de l’intérêt hypothécaire qui a eu la plus grande influence sur l’indice des services. L’accroissement des prix des aliments achetés au restaurant et des services de voyage, de même que la majoration des loyers, ont aussi eu un certain effet d’entraînement sur l’indice.

De février à mars 2001, l’indice des biens a monté de 0,7 %. Cette hausse est le fait d’accroissements des prix pour les biens non durables (+0,9 %) et des biens semi-durables (+1,6 %), pendant que l’indice pour les biens durables demeurait inchangé. Les augmentations de l’indice pour le gaz naturel, l’électricité et les légumes frais ont été les plus importants facteurs de la hausse de l’indice pour les biens non durables. Les hausses de prix des vêtements pour femmes et pour hommes ont été les principaux déterminants de la progression de l’indice pour les biens semi-durables. L’indice des biens durables est demeuré à son niveau de février, alors que les baisses de prix pour les outils et autre équipement ménager, et le matériel et les fournitures informatiques ont été contrebalancées principalement par les hausses de prix du matériel de sport et d’athlétisme.

L’indice des services n’a accusé aucune variation entre février et mars 2001, par suite d’un certain nombre de mouvements de prix qui se sont compensés les uns les autres. Une chute des prix du transport aérien et de l’hébergement pour voyageurs a complètement neutralisé les augmentations pour divers services, dont les voyages organisés et les primes d’assurance de propriétaire.

  

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