Faits saillants
Note aux lecteurs
- Le total des revenus d'exploitation des
entreprises canadiennes1 a nettement
grimpé en 1999 alors que l'économie s'est remise du repli
temporaire de 2,1 % enregistré en 1998. Les revenus d'exploitation
ont augmenté de 17,1 %, pour atteindre 2,1 billions de dollars
en 1999. Après la récession de 1991 1992, les revenus
d'exploitation ont augmenté en moyenne de 7,6 % par année
entre 1993 et 1997, la progression variant entre 5,9 et 8,8 %. Le regain
de confiance des consommateurs de l'Amérique du Nord ayant contribué
à faire augmenter la demande intérieure et extérieure,
la croissance plus vive s'est propagée à l'ensemble de
l'économie en 1999. Les industries de la fabrication des véhicules
automobiles et de leurs pièces, de la construction, les autres
grossistes distributeurs, l'industrie du transport et de l'entreposage
et celle des activités bancaires et autres activités d'intermédiation
financière par le biais de dépôts en ont le plus
profité.
- Le total des bénéfices d'exploitation a progressé
de 22,7 % pour atteindre 161,6 milliards de dollars en 1999 alors que
les entreprises canadiennes ont augmenté la production pour répondre
à une demande croissante de biens et de services. Les bénéfices
d'exploitation ont repris leur progression après avoir reculé
de 3,2 % en 1998 dans la foulée de la récession. Entre
1993 et 1997, les bénéfices d'exploitation ont augmenté
de 19,8 % par année en moyenne. Les bénéfices d'exploitation
des industries non financières ont crû de 18,9 % en 1999
pour atteindre 117,5 milliards de dollars, alors que ceux des industries
de la finance et des assurances ont bondi de 34,3 % pour atteindre 44,1
milliards. En 1999, les industries affichant les bénéfices
d'exploitation les plus élevés comprenaient celles des
activités bancaires et autres activités d'intermédiation
financière par le biais de dépôts, des services
administratifs, des services de soutien, des services de gestion des
déchets et des services d'assainissement, des courtiers en prêts
et autres investissements financiers et activités connexes, des
services publics et de la fabrication des véhicules automobiles
et de leurs pièces.
- Les marges bénéficiaires d'exploitation des industries
de la finance et des assurances ont progressé de 2,5 points de
pourcentage pour atteindre 21,1 %, établissant un nouveau record
en 1999. En revanche, les marges bénéficiaires d'exploitation
des industries non financières n'ont augmenté que de 0,1
point pour s'établir à 6,4 %. Le total des marges bénéficiaires
d'exploitation a augmenté de 0,4 point, atteignant 7,9 %. Les
dix plus importantes industries à ce chapitre ont déclaré
des marges bénéficiaires d'exploitation moyennes de 21,8
%. Toutes les industries ont fait état de marges positives. Parmi
les industries à faible marge bénéficiaire d'exploitation,
citons celles des grossistes distributeurs de produits alimentaires,
de boissons et de tabac, des grossistes distributeurs de produits pétroliers,
des marchands de véhicules automobiles et de leurs pièces
et des services d'enseignement.
- Stimulé par des bénéfices plus importants, le
rendement des capitaux employés a augmenté de 0,8
point de pourcentage, sa plus forte hausse depuis 1995, pour atteindre
7,3 % en 1999. L'industrie des arts, spectacles et loisirs domine à
ce chapitre; viennent ensuite les magasins d'alimentation.
- L'actif total2
déclaré par les entreprises canadiennes en 1999 était
estimé à 3,7 billions de dollars. Il se répartit
également entre les industries de la finance et des assurances
et les industries non financières. Près de 60 % de l'actif
des industries de la finance et des assurances appartient à des
entreprises exerçant des activités bancaires et autres
activités d'intermédiation financière par le biais
de dépôts. Dans les industries non financières,
l'actif est réparti de manière plus uniforme, les secteurs
à forte utilisation de capital affichant, comme prévu,
un volume d'actifs plus important. À titre d'exemple de ces industries,
citons les services immobiliers, les services publics, l'extraction
du pétrole, du gaz et du charbon, le transport et l'entreposage,
de même que la construction.
- Au chapitre des bénéfices d'exploitation des
sous secteurs en 1999, celui des activités bancaires et
autres activités d'intermédiation financière par
le biais de dépôts a dominé l'industrie de la finance
et des assurances avec des bénéfices de 18 milliards de
dollars. Vient ensuite la fabrication de véhicules automobiles
et de leurs pièces, qui a dominé le secteur manufacturier
avec des bénéfices de 9 milliards de dollars. Les magasins
d'alimentation ont réalisé des bénéfices
de 5 milliards de dollars pour prendre la tête du secteur du commerce
de détail, tandis que les autres grossistes distributeurs et
les grossistes distributeurs de machines, de matériel de fournitures
ont dominé le secteur des grossistes distributeurs, réalisant
tous deux des bénéfices d'exploitation de 3 milliards
de dollars.
1 La gestion de sociétés
et d'entreprises n'est pas prise en compte dans l'analyse.
2 L'actif total de l'industrie de la
finance et des assurances est plus étroitement lié à
la valeur marchande courante puisque environ 90 % de cet actif total se
rapporte à des prêts, à des placements de portefeuille
et à des comptes interentreprises. Quant à l'actif total
du secteur non financier, il est davantage lié au coût historique
(ou d'acquisition) ajusté pour amortissement au titre des usines
et du matériel, puisque les immobilisations interviennent pour
quelque 50 % de l'actif total. Le tableau 9
donne la liste des cinq industries, financières et non financières,
dont l'actif est le plus élevé.
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