Cadre de la statistique de l'énergie au Canada
Chapitre 3 Priorités stratégiques pour la statistique de l’énergie
Consulter la version la plus récente.
Information archivée dans le Web
L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.
Voici une liste des priorités stratégiques liées au système de la statistique énergétique du Canada. Ces priorités stratégiques représentent les sujets ou les dossiers stratégiques que les intervenants jugent de la plus haute importance, où des statistiques de qualité sur l’énergie sont nécessairesNote 1. Ces priorités stratégiques orienteront les efforts futurs liés au système canadien de la statistique énergétique, y compris l’élaboration d’un plan stratégique pour le PSE de StatCan.
- L’énergie et l’économie : Le secteur de l’énergie contribue grandement à l’économie canadienne tant du point de vue de l’offre que du côté de la demande et il a des incidences sur la compétitivité et le bien-être de tous les Canadiens. Un certain nombre d’indicateurs économiques clés (p. ex., le PIB mensuel, les tableaux d’entrées-sorties, les prix, les importations et les exportations, les investissements, l’emploi, la consommation, l’efficacité énergétique, etc.) servent à traduire l’importance économique du secteur de l’énergie pour l’économie canadienne. Les données sur l’énergie compilées et recueillies par le PSE de StatCan sont des éléments clés servant à l’élaboration de ces indicateurs économiques. Ces indicateurs économiques sont utiles à un vaste éventail de ministères fédéraux (p. ex., Finances Canada [FC], RNCan, EC), à divers organismes gouvernementaux (p. ex., la Banque du Canada [BC]), ministères et organismes de réglementation provinciaux, associations sectorielles, entreprises, établissements d’enseignement et organismes internationaux, ainsi qu’aux médias et au grand public. Par exemple, FC utilise ces indicateurs économiques pour l’énergie en tant que mesures des activités économiques au Canada, en tant que déterminant des politiques fiscales et budgétaires du gouvernement et à l’appui de la formulation des ententes de partage fiscal entre les gouvernements fédéral et provinciaux. Ces indicateurs servent aussi à éclairer les décisions sur la croissance industrielle, les investissements des entreprises, ainsi que l’élaboration et l’amélioration des politiques publiques, des lois, des règlements, des programmes et d’autres interventions.
- Le BDEE au Canada : Le BDEE est le produit phare du PSE de StatCan. Il représente les bilans énergétiques du Canada. Il est compilé à partir des données provenant de nombreuses enquêtes d’apport et sources de données administratives, tant du côté de la production que du côté de la consommation, pour tous les types d’énergie. Les données du BDEE sont utilisées par divers intervenants, dont : RNCan, pour la production d’indicateurs de l’efficacité énergétique et pour la présentation des données énergétiques nécessaires au respect des obligations internationales du Canada en matière de rapports sur l’énergie; EC, pour le calcul des émissions de GES et pour les obligations internationales en matière de rapports sur l’environnement; enfin, l’ONE, pour la préparation de ses rapports sur les perspectives énergétiques.
- L’énergie et l’environnement : Le secteur de l’énergie a un important impact environnemental au Canada, du point de vue des émissions de GES, des polluants atmosphériques, de l’utilisation de l’eau et de l’utilisation des terres. Des données sont nécessaires à la surveillance de ces impacts au Canada.
- Efficacité énergétique : Il est essentiel de mesurer et de comprendre les résultats en matière d’efficacité énergétique dans l’économie pour comprendre la compétitivité canadienne et le bien-être économique des Canadiens.
- Sécurité énergétique : La planification d’un approvisionnement sûr et durable en énergie pour l’avenir constitue un important aspect de la gestion des ressources énergétiques du Canada. Des données sont requises sur les volets suivants :
- Réserves d’énergie : assurer un suivi de l’approvisionnement en énergie pour répondre aux besoins futurs du Canada;
- Innovation : trouvé de nouvelles façons novatrices de rendre les ressources économiquement viables, d’accroître la production, d’atténuer les impacts sur l’environnement et de réduire la consommation;
- Préparation aux urgences : assurer la gestion efficace des ressources énergétiques du Canada en période de perturbations de l’approvisionnement mondial, quelle qu’en soit la raison (p. ex., catastrophe naturelle, acte de terrorisme, instabilité politique, etc.).
- Marchés énergétiques : Il est essentiel pour l’économie canadienne de veiller à ce que les produits énergétiques canadiens aient accès à des marchés diversifiés. Les marchés énergétiques sont maintenant plus dynamiques en raison d’un certain nombre de facteurs, dont la demande nouvelle et émergente d’énergie dans les économies en croissance rapide de l’Asie; l’évolution de l’offre due à l’arrivée de l’huile et du gaz de schiste; la production croissante des sables bitumineux qui fait augmenter les volumes destinés à être livrés aux marchés existants et nouveaux; enfin, l’instabilité des prix de l’énergie.
Afin de s’assurer des marchés stables pour leurs produits énergétiques, les industries énergétiques canadiennes cherchent à diversifier leurs marchés et à tirer parti de nouvelles occasions de vente. À cette fin, il faut une infrastructure souple et améliorée des transports pour s’adapter à l’évolution des tendances en matière de distribution. Il faut disposer de données exactes et actuelles pour prendre des décisions éclairées sur le mouvement des produits énergétiques par différents moyens de transport (pipelines; transport ferroviaire, maritime ou routier; transmission d’électricité). En outre, les possibles répercussions environnementales du transport d’énergie sont une préoccupation de plus en plus médiatisée (p. ex., les répercussions de la construction de pipelines, les risques associés au transport ferroviaire). Pour éclairer ces débats, il faut de plus amples données sur les types et les volumes d’énergie transportés selon le moyen de transport, y compris la destination des expéditions, les mouvements de produits, le transport des produits selon le moyen utilisé (p. ex., par rail, pipeline, navire, camion) et l’infrastructure des transports. - Obligations internationales en matière de rapports : Le Canada a des obligations découlant de traités visant des enjeux énergétiques et environnementaux mondiaux : il doit notamment déclarer des données sur l’offre et la consommation d’énergie à des organismes internationaux comme l’AIE. Ces données jouent un rôle essentiel à l’échelon international dans la stabilisation des prix de l’énergie sur les marchés mondiaux, en favorisant la transparence des marchés, en appuyant et en facilitant la planification et la prise de décisions sur les mouvements et les investissements, ainsi qu’en orientant la planification des mesures d’urgence. De plus, comme signataire de la CCNUCC et membre de la CEE-ONU, le Canada doit présenter chaque année un inventaire des émissions de GES et des principaux polluants atmosphériques aux organismes respectifs. L’amélioration de l’actualité, de la qualité et de la pertinence des rapports internationaux du Canada apportera une importante contribution à nos efforts à cet égard.
- Partenariats et collaboration entre les intervenants et les fournisseurs de données dans le domaine de l’énergie : Au Canada, il y a un grand nombre d’utilisateurs de données et de responsables de la collecte de celles-ci (p. ex., les organismes de réglementation fédéraux, provinciaux et territoriaux, les associations sectorielles). Il est important de forger des partenariats pour la mise en commun des données (c.‐à‐d. de façon à tirer parti des sources de données administratives et d’envergure) afin de réduire les coûts, de limiter le fardeau imposé aux répondants, d’améliorer la confrontation et la validation des données, etc. La création de nouveaux partenariats pourrait également faciliter l’échange de connaissances spécialisées et d’expertise industrielle, ce qui pourrait améliorer la qualité et l’analyse des données. En outre, il sera important d’établir et d’entretenir de nouveaux mécanismes ou réseaux pour déterminer les besoins de données et relever les possibilités de collaboration en fonction des priorités et des enjeux nouveaux ou émergents.
Il sera également important d’assurer une meilleure mise en commun des données et une collaboration accrue parmi les ministères fédéraux et à StatCan même. Par exemple, un certain nombre de divisions de StatCan recueillent des données sur l’énergie pour s’acquitter de leur mandat respectif (p. ex., transport, environnement, commerce international, etc.). Ces différentes sources de données pourraient être utilisées plus efficacement à l’appui de la validation et de l’analyse des données à StatCan. De plus, il peut y avoir des possibilités de collaborer à la collecte des données afin de réduire le fardeau de réponse, d’éviter tout chevauchement des efforts et d’accroître l’efficience. Cette collaboration aidera aussi à veiller à l’harmonisation des ensembles de données de StatCan et au rapprochement des éventuels ensembles de données contradictoires de l’organisme. Cette collaboration au sein de StatCan offrira aussi des occasions d’échanger des connaissances de l’industrie, des compétences spécialisées, des réseaux de relations et d’autres sources d’information pour améliorer la validation, la confrontation, l’analyse et la qualité des données. - Renseignements à l’intention du public : Les appels se multiplient pour des données sur l’énergie qui accroîtraient la conscience énergétique des Canadiens et leurs connaissances en matière d’énergie, afin qu’ils puissent mieux contribuer à la prise de décisions sur l’avenir énergétique du Canada.
- Date de modification :