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Une question qui est constamment soulevée au cours des discussions sur l’utilisation d’Internet et l’emploi du temps est celle de l’effet des habitudes de navigation (aussi bien que du temps passé en ligne) sur les médias classiques. Les Canadiens passent pas mal de temps devant la télévision (environ deux heures en moyenne au cours du jour de référence1), et il est utile de se demander dans quelle mesure Internet — aussi bien en tant que ressource informationnelle qu’en tant que source de divertissement — est capable de limiter le temps consacré à ce passe-temps courant.

La présente étude permet de conclure que les utilisateurs et les non-utilisateurs d’Internet diffèrent peu sous l’aspect de leur temps d’écoute de la télévision (tableau 6). S’il est vrai que les utilisateurs modérés avaient tendance à passer un peu moins de temps que les autres groupes à regarder la télévision (la différence était d’un peu plus de 13 minutes le jour de référence en comparaison des non-utilisateurs), l’écart n’est plus significatif lorsqu’on tient compte de l’effet de facteurs sociaux et démographiques. Fait intéressant entre tous, les grands utilisateurs différaient peu des non-utilisateurs à ce chapitre. Bien que la source de données ne permette pas de constater si les répondants ont diminué leur temps d’écoute progressivement, les résultats indiquent que les grands utilisateurs sont en fait des téléspectateurs normaux qui trouvent le moyen de consacrer du temps au média classique que constitue la télévision malgré qu’ils choisissent de passer du temps en ligne. De plus, même si les grands utilisateurs avaient tendance, plus que les utilisateurs modérés et les non-utilisateurs, à télécharger de la musique sur Internet, ils passaient également plus de temps à écouter de la musique sur des supports classiques tels que les disques compacts, les cassettes et les disques vinyle2.

Tableau 6
Comparaison de l’utilisation faite des médias

Une question qui présente de l‘importance pour l’industrie des médias aussi bien que pour les éducateurs et d’autres intéressés est celle de savoir si les utilisateurs d’Internet consacrent moins de temps à la lecture sur support classique. Comme il a été parfois constaté ailleurs (voir, par exemple, Cole et Robinson, 2002a; Pronovost, 2002), le contraire s’est avéré. En fait, les utilisateurs d’Internet étaient portés à passer plus de temps à lire des livres que les non-utilisateurs. Près de la moitié (48,1 %) des grands utilisateurs d’Internet, jugés tels le jour de référence, ont fait savoir que, le plus souvent, ils lisaient au moins un livre par mois à des fins récréatives, tandis que 44,1 % des utilisateurs modérés et 38,6 % des non-utilisateurs ont dit faire de même3.

Dans la même optique, l’utilisation d’Internet ne semblait pas empêcher les utilisateurs de faire usage d’autres médias imprimés. Les utilisateurs et les non-utilisateurs passaient plus ou moins le même temps à lire des journaux et des magazines. Pour tout dire, les utilisateurs modérés avaient tendance à passer un peu plus de temps que les non-utilisateurs à lire des journaux.


1. La durée moyenne des heures d’écoute de la télévision pendant le jour de référence que les répondants ont déclarée est peut-être inférieure aux estimations tirées d’autres sources, par exemple la Base de données sur l’écoute de la télévision de Statistique Canada. La base de données susmentionnée est alimentée de données recueillies par BBM, entreprise privée qui recueille des données sur l’auditoire pour le compte de l’industrie canadienne des médias. Les estimations peuvent varier pour diverses raisons, y compris des périodes de collecte différentes; des unités de collecte différentes; des populations cibles différentes; des unités déclarantes différentes; des taux de réponse sensiblement plus faibles aux enquêtes BBM; des différences de codage des activités. Aux États-Unis, des distinctions comparables ont été constatées entre les estimations du temps d’écoute de la télévision telles que représentées par les données recueillies grâce au Time Use Survey du Bureau of Labor Statistics et celles que déclarent des services d’évaluation de la cote d’écoute comme Nielsen Media Research (Galbi, 2001). Le lecteur désireux de connaître les résultats que contient la Base de données sur l’écoute de la télévision de Statistique Canada est prié de consulter le document intitulé L’écoute de la télévision : tableaux de données, Statistique Canada, no 87F0006XIF au catalogue, disponible à www.statcan.ca.

2. Les activités d’écoute (particulièrement l’écoute de la radio) sont souvent des activités secondaires qui accompagnent d’autres tâches (Galbi, 2001). Comme le journal ne permettait de consigner qu’une activité à la fois, les données du tableau 6 ne comprennent pas le temps passé à écouter de la musique ou la radio au moment d’effectuer des activités principales (p. ex. conduire, faire des travaux domestiques).

3. Tant les utilisateurs modérés que les grands utilisateurs d’Internet différaient de manière significative des non-utilisateurs à ce chapitre, à un niveau de confiance de 95 % (p < 0,05).