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À la suite du lancement de navigateurs Web de série au début des années 1990, Internet est devenu un phénomène social qui a transformé la vie de bon nombre de ses utilisateurs. À l’heure qu’il est, les gens font appel à Internet, notamment, pour communiquer par courriel, utiliser la fonction de messagerie instantanée, faire des achats, effectuer des recherches sur le Web, participer à des vidéoconférences, faire des rencontres amoureuses et se livrer à du « blogging ». La plupart des activités précitées sont interactives et diffèrent singulièrement des médias, en grande partie passifs, que sont la radio, la télévision et la presse écrite. Les utilisateurs peuvent adapter leur expérience Internet à leurs besoins particuliers et même faire paraître leur propre contenu. Jamais nous n’avons connu une telle liberté ni une telle envergure d’interaction, et il ne fait aucun doute que les gens — et leurs modes d’interaction — ont changé sous l’effet d’Internet. La question centrale est celle de savoir comment ils ont changé.
Selon l’étendue et la nature de l’utilisation qui en est faite, Internet peut modifier l’emploi du temps des personnes, leur façon de vivre, voire leur perception de leur santé, de leur bonheur et de leur stress. Le phénomène peut même toucher les non-utilisateurs, car ils baignent dans la société de l’information. On a raison de se demander si les changements qui se sont produits représentent une amélioration par rapport à la vie avant Internet, mais il est difficile d’apporter des réponses à la question.
La présente étude a pour objet d’examiner comment Internet a infléchi la vie quotidienne des Canadiens et d’explorer les répercussions des changements survenus. Tout particulièrement, elle décrit les distinctions entre les utilisateurs et les non-utilisateurs sous l’aspect de leurs caractéristiques sociodémographiques ainsi que de leur travail, de la vie de leur ménage et de leur vie personnelle. Elle est fondée sur des données tirées de l’Enquête sociale générale (ESG) de 2005 sur l’emploi du temps, qui constate l’activité des répondants au cours d’une période de 24 heures.
L’étude fait appel à un assortiment de méthodes analytiques pour constater que la majorité des personnes qui ont utilisé Internet pendant plus d’une heure au cours du jour de référence étaient de jeunes hommes. De plus, ces personnes ont passé beaucoup moins de temps que les autres à travailler, à dormir, à se détendre et à se reposer. Par ailleurs, les utilisateurs d’Internet ont consacré sensiblement moins de temps que les non-utilisateurs à l’activité sociale, les grands utilisateurs ayant même passé seuls environ deux heures de plus que les non-utilisateurs pendant la journée. Malgré cette constatation, les utilisateurs d’Internet ont interagi avec d’autres de diverses façons et ont pris plaisir, plus que les non-utilisateurs, à participer à l’activité de clubs et d’associations et à des manifestations sociales. D’après l’étude, bien qu’Internet rivalise potentiellement avec les sources classiques d’information et de divertissement, les cybernautes étaient en fait de grands consommateurs de télévision et de presse écrite.
La section qui suit passe en revue la recherche actuelle sur les rapports entre Internet et les profils d’emploi du temps et leur incidence sociale éventuelle. La troisième section propose une vue d’ensemble des profils d’emploi du temps fondée sur les données du jour de référence. Elle est suivie d’analyses détaillées d’activités, de comportements et d’attitudes choisis.