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Le ralentissement économique mondial survenu en 2008 a influé sur la croissance économique du Canada, en particulier pendant le dernier trimestre de l’année. Après une croissance de 1,2 % pendant la première moitié de 2008, le PIB réel n’a connu qu’une très légère augmentation de 0,4 % à la fin de l’année, comparativement au taux de croissance de 2,7 % observé en 2007 1 . Caractérisée au début de l’année par des prix des marchandises et par un excédent commercial élevé, l’économie canadienne a commencé à reculer à la fin de l’été avec la baisse soudaine des exportations et le fléchissement des prix des marchandises. De plus, le Canada n’a pas été en mesure d’échapper à la crise mondiale attribuable aux marchés financiers.
La chute du prix des marchandises au cours du quatrième trimestre de 2008 n’a pas atténué l’augmentation des activités commerciales puisque le commerce des marchandises a atteint 932,8 milliards de dollars en 2008, une augmentation de 6,2 % attribuable à la fois à la hausse des importations et des exportations 2 . Malgré le fléchissement de l’économie américaine pendant la deuxième moitié de l’année, les difficultés du secteur financier et l’appréciation du dollar canadien, le commerce des marchandises avec les États-Unis a atteint 650,7 milliards de dollars, en hausse de 4,0 % par la fin de l’année.
Malgré la stabilisation relative du prix de la plupart des biens et services, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,3 % en 2008, dépassant légèrement l’augmentation de 2,2 % observée en 2007 3 . Les prix plus élevés de divers produits énergétiques et alimentaires ainsi que les taux d’intérêt hypothécaires ont principalement contribué à l’augmentation des prix à la consommation en 2008.
Enfin, la croissance de l’emploi a ralenti par la fin de 2008 puisque plus de 173 000 emplois à temps plein ont été créés comparativement à plus de 293 000 emplois à temps plein en 2007 4 . Cette diminution a fait passer le taux de chômage de 6,0 % en 2007 à 6,1 % en 2008.
En 2008, l’industrie ferroviaire et l’économie du Canada ont connu une performance pratiquement identique. L’industrie a en effet enregistré des gains financiers pendant la majeure partie de l’année avant de ralentir vers la fin de l’année en raison de la crise financière mondiale amorcée en octobre 2008. Vous trouverez ci-dessous une description des attributs relatifs aux finances, aux activités et aux marchandises de l’industrie.
Les recettes d’exploitation totales de l’industrie ferroviaire canadienne ont atteint 11,0 milliards de dollars en 2008 au terme d’une hausse de 4,5 % et d’une dixième augmentation annuelle consécutive. Cette hausse était principalement attribuable à l’augmentation de 4,7 % des recettes provenant du transport des marchandises, qui sont passées à 9,9 milliards de dollars. Durant les cinq années 2004 à 2008, les recettes d’exploitation totales sont passées de 8,9 milliards à 11,0 milliards de dollars (voir le tableau explicatif 1).
Dans l’industrie du transport ferroviaire, le transport de marchandises représente continuellement la plus grande source de recettes. L’année 2008 n’a pas fait exception à la règle, le transport des marchandises ayant généré des recettes de 9,9 milliards de dollars, soit 4,7 % de plus qu’en 2007, ce qui représentait 89,8 % des recettes d’exploitation totales de l’industrie. Cet accroissement des recettes provenant du transport de marchandises est attribuable à l’augmentation des tarifs des marchandises et des suppléments pour le carburant causée par la montée des prix du carburant.
L’augmentation des recettes provenant du transport des marchandises a été contrebalancée en partie par la baisse de 2,3 % des recettes des transporteurs régionaux dans ce domaine et par le ralentissement de l’économie vers la fin de l’année. Malgré ce repli, les recettes liées au transport des marchandises ont augmenté de 25,4 % durant les cinq années 2004 à 2008.
Les recettes provenant des services de transport des voyageurs et les subventions gouvernementales sont également des sources de revenu clés pour l’industrie. En 2008, les recettes provenant du transport de voyageurs sont passées de 291,8 millions de dollars en 2007 à 304,1 millions de dollars, soit une augmentation de 4,2 %. Au cours de la période de cinq ans allant de 2004 à 2008, les recettes liées au transport de voyageurs ont augmenté de 14,7 %.
Les revenus provenant des subventions gouvernementales ont atteint 362,9 millions de dollars en 2008, soit une augmentation de 3,7 %, nettement inférieure à l’augmentation de 12,9 % observée en 2007.
En 2008, les recettes d’exploitation du CN ont augmenté de 6,5 % pour atteindre 5,7 milliards de dollars. Les recettes provenant du transport de marchandises, qui représentaient 93,7 % du total des recettes réalisées, ont augmenté de 6,7 % pour s’établir à 5,4 milliards de dollars. Cette hausse, qui contraste fortement avec la baisse de 0,4 % de l’année précédente, est due en partie à l’augmentation du volume de certains groupes de marchandises tels que les métaux et minéraux, le charbon, et à l’intensification des activités de transport intermodal. La faiblesse du secteur forestier et du secteur de l’automobile, la force du dollar canadien et le mauvais temps au début de l’année figurent parmi les facteurs qui ont contrebalancé la croissance.
Le CP a fait état de recettes d’exploitation de 4,2 milliards de dollars, ce qui est 3,0 % plus élevé qu’en 2007. Un peu comme pour le CN, les recettes du CP provenant du transport de marchandises représentaient la majorité (96,6 %) de toutes les recettes réalisées. En 2008, ces recettes se sont accrues de 3,1 % pour atteindre 4,0 milliards de dollars. Cette croissance était principalement attribuable à la hausse du tarif des marchandises et des suppléments pour le carburant, ainsi qu’à l’augmentation du volume global des produits industriels, des produits de consommation et du charbon. Le ralentissement économique et la faiblesse des produits forestiers ressentis tout au long de l’année ont, dans une certaine mesure, compensé la croissance des recettes.
Contrairement au CN et au CP, VIA Rail tire la majeure partie de ses recettes d’exploitation de deux sources : le transport de voyageurs et les subventions gouvernementales. En 2008, les recettes d’exploitation de Via Rail ont augmenté de 5,8 % pour atteindre 502,5 millions de dollars en raison de la croissance des recettes provenant du transport de voyageurs et des subventions gouvernementales. Les recettes liées aux subventions gouvernementales sont passées à 214,0 millions de dollars, en hausse de 6,8 % par rapport à 2007. Les recettes provenant du transport de voyageurs ont augmenté de 5,2 % pour atteindre 283,5 millions de dollars. L’augmentation des recettes provenant du transport de voyageurs, qui représentaient 56,4 % des recettes de VIA Rail, pourrait être principalement attribuable aux promotions touristiques offertes par VIA Rail, à la diminution de la distance moyenne parcourue par les passagers (voir le tableau 9 à la section « Tableaux statistiques ») et à la combinaison du mauvais temps et de la hausse des prix du carburant qui peuvent avoir incité les voyageurs à modifier légèrement leurs habitudes de transport en faveur du train. Les recettes liées au transport de voyageurs ont été partiellement contrebalancées par l’affaiblissement de la demande pendant la deuxième moitié de l’année.
Les transporteurs régionaux et sur courtes distances ont réalisé ensemble les 5,7 % restant des recettes totales de l’industrie. Pour l’année, leurs recettes d’exploitation ont diminué de 3,2 % pour s’établir à 624,3 millions de dollars. Cette baisse résulte surtout de l’acquisition de transporteurs régionaux et sur courtes distances par des transporteurs sur ligne principale et ne témoigne pas nécessairement d’une baisse des activités des autres compagnies.
En 2008, les dépenses d’exploitation totales de l’industrie ferroviaire canadienne ont augmenté de 8,0 % pour atteindre 8,6 milliards de dollars (voir le tableau explicatif 2). Ensemble, le CN et le CP ont réalisé 87,6 % des dépenses d’exploitation de l’industrie, tandis que les transporteurs régionaux et sur courtes distances en a réalisé 6,9 % et VIA Rail, 5,5 %.
Chez les transporteurs sur ligne principale, le CN a vu ses dépenses d’exploitation augmenter de 8,5 % et totaliser 4,0 milliards de dollars. Le CP a également enregistré une augmentation de 7,4 % de ses dépenses d’exploitation, qui ont atteint 3,6 milliards de dollars, alors que celles de VIA Rail ont grimpé de 9,1 % pour se hisser à 478,0 millions de dollars.
Au chapitre de la répartition des catégories de dépenses d’exploitation de l’industrie, les dépenses d’exploitation ferroviaire sont généralement les plus élevées. En 2008, ces dépenses (qui incluent l’exploitation des trains, des gares de triage, des gares terminus, etc.) ont augmenté de 16,3 % pour atteindre 4,2 milliards de dollars. Tous les transporteurs sur ligne principale ont accru leurs dépenses dans cette catégorie, réalisant ensemble 94,7 % des dépenses d’exploitation ferroviaire de l’industrie.
Les dépenses liées aux voies et aux ouvrages représentaient la deuxième plus grande catégorie de dépenses de l'industrie, soit 1,6 milliard de dollars. Cette catégorie comprend l’entretien et l’amortissement des voies, des chemins de roulement, des bâtiments, des signaux, des installations de communication et d’électricité, des terminaux et des postes de carburant. Le CN et le CP ont enregistrés des augmentations de dépenses de 12,6 % et de 11,8 % respectivement par rapport à l’année précédente dans la catégorie des voies et ouvrages, alors que VIA Rail a diminué de 5,6 %.
Parmi les catégories de dépenses de l’industrie, les dépenses d’équipement sont arrivées au troisième rang, alors que les dépenses générales ont occupé le quatrième rang. En 2008, les dépenses liées à l’équipement ont diminué de 6,2% pour s’établir à 1,4 milliard de dollars, et les dépenses générales ont connu une baisse de 1,4 % pour s’établir à 1,4 milliard de dollars.
Conjuguées, les variations des recettes et des dépenses se sont soldées par un revenu d’exploitation net de 2,4 milliards de dollars en 2008, ce qui représente une baisse de 6,5 % par rapport à 2007. Après correction en fonction des impôts et des postes extraordinaires, le revenu net a connu une importante baisse de 78,8 % qui l’a amené à 442,3 millions de dollars. Il s’agit de la plus forte baisse du revenu net pendant la période de cinq ans comprise entre 2004 et 2008. Le ralentissement économique survenu à la fin de 2008 est l’un des facteurs qui ont contribué à la baisse du revenu net de l’industrie.
L’actif total des sociétés ferroviaires canadiennes était de 21,4 milliards de dollars en 2008 (voir le tableau explicatif 3). Parmi les transporteurs sur ligne principale, le CN détenait 52,1 % de l’actif total de l’industrie, soit 11,2 milliards de dollars, tandis que le CP en possédait 38,1 %, soit 8,2 milliards de dollars, et que VIA Rail en avait 4,4%, soit 932,3 millions de dollars. Les transporteurs régionaux et sur courtes distances détenaient le dernier 5,5 % du total des actifs de l’industrie, avec 1,2 milliard de dollars. Durant les cinq années 2004 et 2008, l’actif total de l’industrie ferroviaire s’est accru de 16,3 %.
La plupart des soldes des comptes d’immobilisations de fin d’exercice ont présenté des hausses en 2008 (voir le tableau explicatif 4). Le solde en fin d’exercice des terrains était de 540,9 millions de dollars, ce qui représentait une hausse de 3,1 % par rapport à 2007. En outre, le solde en fin d’exercice des voies et ouvrages s’est accru de 3,0 % pour atteindre 18,4 millions de dollars, tandis que celui de l’équipement a diminué de 0,3 % pour s’établir à 7,6 milliards de dollars. Le recul observé du côté de l’équipement était partiellement attribuable à la mise hors service d’équipement durant l’année.
En 2008, le CN détenait 55,9 % des postes liés aux voies et aux ouvrages, tandis que le CP en avait 35,2%. VIA Rail et les transporteurs régionaux et sur courtes distances détenaient respectivement 3,3 % et 5,6 % de ces postes. Le CN détenait également la plus forte part des postes de l’industrie liée à l’équipement en 2008, avec 45,4 %, suivi du CP qui en détenait 40,6 %.
À la fin de 2008, le solde en fin d’exercice des comptes d’immobilisations principaux (incluant les terrains) totalisait 26,6 milliards de dollars. Au cours des cinq dernières années, ce total s’est accru de 6,7 %.
En 2008, le ratio d’exploitation 5 de l’industrie s’est accru de deux points de pourcentage pour atteindre 0,78. Cette augmentation découlait d’une hausse de 8,0 % des dépenses d’exploitation et d’un accroissement de 4,5 % des recettes d’exploitation. Dans l’ensemble, le ratio d’exploitation demeure faible comparativement à celui des dernières années.
Contrairement au ratio d’exploitation, qui a augmenté, le ratio d’autonomie financière 6 de l’industrie a connu une baisse de cinq points de pourcentage et s’est établi à 0,55 en 2008, ce qui laisse penser que les transporteurs ferroviaires ont vu diminuer la proportion de la dette utilisée pour financer leurs actifs.
Le ratio d’endettement 7 est une autre mesure utilisée pour examiner la solvabilité dans l’industrie ferroviaire. En 2008, ce ratio a baissé à 0,36, soit une diminution de deux points de pourcentage indiquant que l’actif de l’industrie a été financé à 36 % par des créanciers. Il s’agit d’une amélioration par rapport au ratio d’endettement de 0,40 enregistré en 2006.
À la fin de 2008, il y avait 2 910 locomotives en service au total, soit 2,9 % de moins que les 2 998 locomotives de 2007 (voir le tableau explicatif 6). Parmi les locomotives en service en 2008, 2 343 servaient au transport de marchandises, 87 au transport de passagers, 452 au triage, alors que les 28 restantes étaient classées comme du matériel connexe.
Le nombre total de wagons de marchandises en service en 2008 était de 82 423 et comprenait des wagons-trémies (42,1 %), des wagons plats (20,6 %) et des wagons couverts (19,2 %). Durant les cinq années 2004 et 2008, le nombre de wagons de marchandises a diminué de 15,5 %.
En 2008, le CN possédait 45,1 % de toutes les locomotives servant au transport de marchandises et 53,7 % de tous les wagons à marchandises. Pour sa part, le CP possédait 40,8 % de toutes les locomotives servant au transport de marchandises et 38,1 % de tous les wagons à marchandises. Au chapitre du transport de voyageurs, VIA Rail possédait 87,4 % de toutes les locomotives utilisées à cette fin et 77,2 % de toutes les voitures à voyageurs.
La longueur totale des voies exploitées par les transporteurs ferroviaires est passée à 70 784 kilomètres en 2008, soit une baisse de 1,3 % par rapport à l’année précédente. De ce nombre, 57 533 kilomètres de voies étaient exploités en propriété, tandis que les autres 13 250 kilomètres étaient exploités à bail, à contrat, en vertu de droits de circulation ou en copropriété (voir le tableau explicatif 7). Ensemble, le CN et le CP exploitaient 83,1 % de la longueur totale des voies (en propriété ou à bail) en 2008. (Pour des données détaillées sur la longueur des voies, voir les tableaux 4 et 5 à la section « Tableaux statistiques ».)
En 2008, les transporteurs ferroviaires ont consommé 2,1 milliards de litres de carburant diesel et ont dépensé 2,0 milliards de dollars à l’acquérir (voir le tableau explicatif 8). La consommation de carburant a diminué de 4,2 %, tandis que les coûts ont augmenté de 33,7 %. La baisse de consommation de diesel a toutefois été contrebalancée par les prix élevés de ce carburant en 2008. Pendant la majeure partie de l’année, le prix du litre de carburant a dépassé 100,0 cents et même atteint un sommet de 148,8 cents au mois de juillet 8 . Il a fallu attendre la fin de l’année pour que les prix du carburant retombent sous le dollar.
La baisse de la consommation de carburant en 2008 a reflété la diminution des activités de transport intermodal de marchandises et des tonnes-kilomètres qui, toutes deux, ont diminué de 3,8 %. (Pour plus de renseignements, voir le tableau explicatif 9 et les tableaux sur l’origine et la destination de marchandises transportées à la section « Tableaux statistiques »).
En 2008, 48,4 % de tout le carburant consommé par l’industrie l’a été par le CN. Le CP en a consommé 42,7 %, tandis que VIA Rail et les transporteurs régionaux et sur courtes distances ont consommé les 8,8 % restants. À l’échelle provinciale, il s’est consommé, à 651,0 millions de litres, plus de carburant diesel pour le transport ferroviaire en Ontario que partout ailleurs au Canada, une baisse de 4,4 % par rapport à 2007. (Pour des données sur les autres provinces, voir le tableau 7 à la section « Tableaux statistiques ».)
En 2008, il s’est transporté, en tonnage total 337,8 millions de tonnes de marchandises payantes, une baisse de 5,3 % par rapport à 2007 (voir le tableau explicatif 9). Durant les cinq années 2004 et 2008, le tonnage total a diminué de 6,6 %. Les tonnes-kilomètres ont aussi baissé de 3,8 % en 2008 pour s’établir à 344,9 milliards.
Le CN a transporté, en tonnage total, 40,2 % de toutes les marchandises payantes de l’industrie et enregistré 52,7 % de toutes les tonnes-kilomètres de celle-ci en 2008. Les marchandises payantes qui ont été transportées par le CP représentaient 32,9 % de tout le tonnage de l’industrie, et ses tonnes-kilomètres, 41,5 % de celles de l’industrie.
Le nombre de trains-kilomètres a diminué de 3,5 % de 2007 à 2008. Les wagons-kilomètres ont suivi une tendance semblable, ayant fléchi de 1,3 % par rapport à l’année précédente. Durant les cinq années 2004 à 2008, le nombre de trains-kilomètres ont diminué de 3,7 %, tandis que les wagons-kilomètres ont augmenté de 3,1 %.
La distance de remorquage moyenne s’est accrue de 1,6 % en 2008 pour atteindre un peu plus de 1 000 kilomètres (voir le tableau statistique 9). Durant les cinq années 2004 à 2008, la distance de remorquage moyenne s’est allongée de 9,0 %.
Le nombre moyen de wagons par train s’est aussi augmenté en 2008 pour atteindre 83 wagons, soit une hausse de 7,1 % par rapport à la moyenne de 77 wagons par train enregistré en 2004.
Le nombre total de voyageurs qui empruntent le train s’est accru en 2008 pour une deuxième année consécutive; l’augmentation de 9,6 % a fait passer le nombre total de passagers à 4,8 millions (voir le tableau explicatif 10). Cette hausse a été influencée par les promotions touristiques offertes aux Forces canadiennes par VIA Rail pendant le mois de juillet : le personnel militaire a ainsi pu voyager gratuitement, alors que les familles ont bénéficié de prix réduits. D’autres facteurs tels que l’amélioration des services dans le couloir Québec – Windsor, les mauvaises températures d’hiver et l’augmentation des prix du carburant ont également contribué à l’augmentation du nombre de voyageurs.
En 2008, le nombre total de passagers-kilomètres a augmenté de 9,0 % pour atteindre 1,6 milliard, alors que la distance moyenne du trajet par billet est passée à 331 kilomètres, soit une diminution de 0,6 % par rapport à la distance de 333 kilomètres parcourue par billet en 2007.
Les trains-kilomètres et les voitures-kilomètres ont suivi une tendance similaire en 2008, ayant augmenté de 1,1 % et de 3,0 % respectivement. Le nombre moyen de voitures de passagers par train s’est aussi augmenté de 1,5 % en 2008. Durant la période 2004-2008, le nombre moyen de voitures par train a varié quelque peu, ayant été d’en moyenne sept voitures par année.
L’emploi s’est accru dans l’industrie ferroviaire canadienne à la faveur d’une augmentation de 0,5 % en regard de l’année précédente du nombre d’employés, qui est ainsi passé à 34 440. Ce niveau d’emploi représente 3,2 % de moins du niveau de 35 591 employés qui avait été enregistré en 2004.
En 2008, les 15 434 employés du CN en faisaient le plus important effectif de l’industrie. Le CP suivait de près avec 12 698 employés, tandis que VIA Rail et les transporteurs régionaux et sur courtes distances avait à leur service 3 215 et 3 093 employés respectivement.
Les employés de l’industrie du transport ferroviaire ont reçu une rémunération totale de 2,5 milliards de dollars en 2008, soit 2,8 % de plus qu’en 2007. À lui seul, le CN a payé près de la moitié (46,4 %) de la rémunération totale de l’industrie.
De 2007 à 2008, le salaire annuel moyen par employé s’est accru de 2,3 % pour passer à 73 704 dollars. Le personnel des services généraux touchait le salaire annuel moyen le plus élevé, soit 84 135 dollars, suivi par le personnel des services de transport qui touchait 78 670 dollars en moyenne. Les employés de l’entretien des voies et de l’entretien du matériel touchaient quant à eux des salaires moyens de 64 609 dollars et de 63 481 dollars respectivement.
En 2008, les employés de l’industrie ferroviaire ont reçu un salaire moyen de 32,40 dollars l’heure, soit 0,40 dollars de plus qu’en 2007. Le salaire horaire moyen le plus élevé de l’industrie était celui du groupe des services généraux qui s’est élevé à 39,90 dollars l’heure, soit 0,8 % de plus que le salaire de 39,60 dollars l’heure de 2007.
Les statistiques sur l’origine et la destination des marchandises sont basées sur les données du CN et du CP et sur les données sur le trafic des transporteurs régionaux et sur courtes distances. Pour obtenir plus de détails, consulter la section intitulée « Qualités des données, concepts et méthodologies –Qualité des données, concepts et méthodologie — Méthodologie d’enquête, champ d'enquête et limites des données.
Les termes « origine » et « destination » utilisés dans la présente publication font référence aux origines et aux destinations du transport ferroviaire et pas nécessairement à la véritable origine ou destination des marchandises. Certaines marchandises peuvent entrer au Canada ou en sortir par voie de transport maritime, terrestre ou aérien et y aller ou venir par train. Les points de transfert sont les origines ou les destinations dont il est question dans la présente publication.
En 2008, il s’est transporté, en tonnage total, 270,5 millions de tonnes métriques de marchandises vers, provenant et à l’intérieur du Canada (voir le tableau explicatif 12). Il s’agit d’une baisse de 3,8 % par rapport aux 281,2 millions de tonnes métriques de 2007. En 2008, les dix principales marchandises représentaient 58,4 % de toutes les marchandises transportées au Canada.
Les trois marchandises principales transportées au Canada en 2008 ont été le charbon, qui était la marchandise la plus transportée au Canada, à 34,5 millions de tonnes métriques, suivi des chargements mixtes ou fret non identifié à 25,9 millions de tonnes métriques, puis des minerais de fer et leurs concentrés à 19,9 millions de tonnes métriques.
Seules quatre des dix principales marchandises transportées ont connu une augmentation de leur tonnage par rapport à 2007. La plus forte croissance de 16,8 % en 2008 a concerné les graines de canola, suivie de celle des minerais de fer et leurs concentrés, du charbon et des autres grains céréaliers se situant respectivement à 8,9 %, 3,4 % et 2,6 %. Sans ces quatre marchandises, le tonnage total transporté par chemin de fer au Canada aurait chuté de 6,8 % en 2008 par rapport à l’année précédente.
Parmi les six autres marchandises principales, le bois d’oeuvre et le blé ont connu les baisses les plus marquées, égales à 24,6 % et 14,5 % respectivement. Alors que la baisse du blé a résulté principalement de l’épuisement des stocks, celle du bois d’oeuvre et des produits forestiers a été influencée en 2008 par plusieurs facteurs tels que l’affaiblissement du marché de l’habitation aux États-Unis, la fermeture d’usines et les réductions de production.
Le tableau explicatif 13 présente le tonnage des trois principales marchandises par destination principale selon l’origine, le tonnage total entre ces origines et destinations, et le trafic total pour les origines. Ce tableau présente également la variation en pourcentage entre 2007 et 2008, la part de marché de chaque variable par rapport au tonnage total entre une origine et une destination et la part de marché de ces variables par rapport au trafic total selon l’origine. Le texte qui suit présente les faits saillants de ce tableau.
Les minerais de fer et leurs concentrés sont demeurés la principale marchandise transportée de la région de l’Atlantique vers les ports du Québec en 2008. Les 19,9 millions de tonnes de cette marchandise représentaient 96,1 % de toutes les marchandises transportées entre les deux régions. Il s’est transporté 27,7 millions de tonnes de marchandises de l’Atlantique vers toutes les destinations en 2008, ce qui représente une augmentation de 0,5 % par rapport à l’année précédente.
Le trafic de la province de Québec vers les États-Unis et le Mexique représentait 42,9 % de tout le trafic provenant du Québec. En 2008, les trois principales marchandises transportées du Québec vers les États-Unis et le Mexique ont été l’aluminium, formes primaires ou semi-fini, les chargements mixtes ou fret non identifié, ainsi que le papier et le carton, sauf les produits imprimés. Parmi ces produits, l’aluminium, formes primaires ou semi-fini, est la seule de ces marchandises dont on a transporté une plus grande quantité, soit 5,8 % de plus en 2008. Le papier et le carton, sauf les produits imprimés, et les chargements mixtes ou fret non identifié, ont connu respectivement une baisse de 13,0 % et de 4,6 % par rapport à 2007.
De 2007 à 2008, le trafic de l’Ontario vers les États-Unis et le Mexique a subi une baisse de 12,9 % pour descendre à 13,3 millions de tonnes. Le marché des États-Unis et du Mexique a représenté 39,9 % de tous les marchés de l’Ontario. La principale marchandise transportée de l’Ontario vers les États-Unis et le Mexique en 2008 a été le fer et l’acier, formes primaires ou semi-fini, qui a atteint 1,4 million de tonnes, en hausse de 8,1 %.
En 2008, la principale marchandise transportée du Manitoba vers les États-Unis et le Mexique a été le blé, à 621,9 milliers de tonnes, en baisse de 18,6 % par rapport à 2007. Cette marchandise a constitué 15,3 % du tonnage total de toutes les marchandises provenant du Manitoba et à destinations des États-Unis et du Mexique.
Les États-Unis et le Mexique ont été les principales destinations des marchandises provenant de la Saskatchewan en 2008 et ils ont constitué 38,9 % du trafic de la Saskatchewan. Les principales marchandises transportées de la Saskatchewan vers les États-Unis et le Mexique ont été la potasse (8,8 millions de tonnes), les autres grains céréaliers (1,5 million de tonnes) et le blé (854 300 tonnes).
En 2008 comme en 2007, la principale marchandise transportée de l’Alberta vers la Colombie-Britannique a resté le charbon, avec 5,8 millions de tonnes. Le blé et le soufre suivaient, à 4,5 millions et à 3,5 millions de tonnes respectivement.
Le charbon est demeuré de loin la principale marchandise transportée à l’intérieur de la Colombie-Britannique en 2008, les 23,0 millions de tonnes représentaient une baisse de 0,5 % par rapport à 2007. Le charbon a aussi compté pour 72,2 % du tonnage total transporté à l’inérieur de la province. La pâte de bois et les copeaux de bois suivaient de loin, à 2,3 millions de tonnes et 2,0 millions de tonnes, respectivement.
Les trois principales marchandises transportées des États-Unis et du Mexique vers l’Ontario en 2008 sont demeurées les mêmes qu’en 2007. Les autres produits chimiques de base, les matières plastiques et caoutchouc et les chargements mixtes ou fret non identifié ont représenté 33,4 % de tout le tonnage transporté entre l’Ontario et ces deux pays. Les autres produits chimiques de base occupaient la première place, à 980 800 tonnes, suivis des matières plastiques et caoutchouc et les chargements mixtes ou fret non identifié, à 858 000 tonnes et 598 900 tonnes respectivement.