Statistiques sur le logement au Canada
Expériences en matière de logement au Canada : les membres inscrits des Premières Nations en 2016
par Jeff Randle et Zachary Thurston
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La série de feuillets d’information Expériences en matière de logement au Canada vise à rendre compte de la diversité des situations vécues par les Canadiens au chapitre du logement.

Description de la figure 1
Fait saillants du Recensement de 2016 : Population inscrite des Premières Nations
Le présent feuillet d’information porte sur les membres inscrits des Premières Nations qui vivent dans un logement privé.Note 1 Les statistiques ci-dessous sont tirées du Recensement de 2016. Aux fins de la présente analyse, les membres inscrits des Premières Nations ont été identifiés en fonction des réponses aux questions sur l’identité autochtone du questionnaire détaillé.Note 2 Seules les personnes qui ont déclaré une seule identité autochtone des Premières Nations sont incluses dans l’analyse.Note 3 Comme le présent feuillet d’information porte sur les membres inscrits des Premières Nations qui vivent dans des logements privés, ceux qui vivent dans des logements collectifs comme les refuges ne sont pas inclus dans les données.Note 4 D’autres feuillets d’information sont offerts sur la page de la série des Expériences en matière de logement au Canada.
Aux termes de la Loi sur la stratégie nationale sur le logement (2019), « le droit à un logement suffisant est un droit fondamental de la personne confirmé par le droit international ». Ce droit est réaffirmé dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) en tant qu’élément important du droit à la vie et à la dignité des peuples autochtones. La DNUDPA reconnaît les liens importants entre le droit au logement et le droit à l’autodétermination, les droits liés aux terres, aux ressources et aux territoires, les droits sociaux et économiques et les droits relatifs à la non-discrimination. La déclaration souligne également l’importance du droit des peuples autochtones au développement, y compris le droit de déterminer leurs propres institutions, programmes et politiques en matière de logement.
Selon le droit international, un logement adéquat est un logement qui offre un mode d’occupation sûr, qui est abordable, qui est habitable, qui donne accès à l’infrastructure de base, qui est situé près de l’emploi, des services et des commodités, qui est accessible aux personnes de toutes capacités et qui est adapté sur le plan culturel.
Le présent feuillet d’information porte sur l’expérience des membres inscrits des Premières Nations vivant dans des logements privés, présentant les indicateurs suivants recueillis et produits par Statistique Canada : mode d’occupation du logement du ménage, taille convenable du logement, situation des particuliers dans le ménage, état, frais et abordabilité du logement, besoins impérieux en matière de logement. Même si l’ensemble de ces indicateurs ne mesurent pas parfaitement le caractère adéquat du logement tel qu’il est défini dans le droit international, ou la compréhension des autochtones d’un logement adéquat, ils servent néanmoins de données de substitution utiles à la compréhension des expériences en matière de logement des personnes vivant au Canada.
Étant donné que les membres des Premières Nations vivent dans les réserves et hors réserve, le feuillet d’information établira une distinction entre ces deux régions afin de souligner les différences dans les besoins en matière de logement. Pour préciser davantage, une distinction sera également faite plus tard entre les régions urbaines et rurales pour discuter des différences dans les besoins en matière de logement entre les personnes vivant en milieu urbain et ceux vivant en milieu rural. On compare ces différences pour les membres inscrits des Premières Nations avec l’ensemble de la population pour déterminer si le fait de vivre dans des régions rurales a une incidence semblable sur l’expérience en matière de logement des membres inscrits des Premières Nations.
Statut de mode d’occupation de ménage
Le statut de mode d’occupation de ménage indique si le ménage est propriétaire ou locataire de son logement privéNote 5 . La propriété du logement est un aspect important dans la société canadienne et peut influer sur les résultats pour de nombreux indicateurs du logement. C’est pourquoi les ménages propriétaires et locataires sont souvent considérés séparément dans les analyses du logement. Dans de nombreux cas, les chercheurs poussent l’examen pour déterminer si les ménages dans des logements occupés par leur propriétaire ont des hypothèques sur leur logement et si les ménages locataires paient un loyer subventionné.
La propriété du logement est un aspect important dans la société canadienne et peut influer sur les résultats pour de nombreux indicateurs du logement. C’est pourquoi les ménages propriétaires et locataires sont souvent considérés séparément dans les analyses du logement. Dans de nombreux cas, les chercheurs poussent l’examen pour déterminer si les ménages dans des logements occupés par leur propriétaire ont des hypothèques sur leur logement et si les ménages locataires paient un loyer subventionné.
Selon le Recensement de 2016, la majorité des membres inscrits des Premières Nations vivaient hors réserve. Parmi les 744 855 membres inscrits des Premières Nations au Canada, 329 345 personnes (44,2 %) vivaient dans les réserves et 415 510 personnes (55,8 %) vivaient hors réserve.Note 6 Pour les membres inscrits des Premières Nations qui vivent dans les réserves, le logement de bande était la catégorie d’occupation la plus courante, 63,5 % des personnes y vivant.
Les membres inscrits des Premières Nations qui vivent hors réserve peuvent être répartis entre les 184 065 personnes (44,3 %) qui vivaient dans un logement privé appartenant à un membre de leur ménage en 2016 et les 228 885 personnes (55,1 %) qui vivaient dans des logements loués. La proportion de ceux vivant dans un logement occupé par le propriétaire était inférieure de près de 30 points de pourcentage à la proportion de la population totale (71,6 %)Note 7 .
Les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve qui étaient propriétaires de leur logement ou qui vivaient avec le propriétaire de leur logement peuvent être répartis entre les 132 035 personnes (31,8 %) qui vivaient dans un logement avec hypothèque et les 50 540 personnes (12,2 %) qui vivaient dans un logement sans hypothèque. Les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve étaient moins susceptibles de vivre dans un logement occupé par le propriétaire sans hypothèque que la population totale (23,3 %).
Les membres inscrits des Premières Nations qui vivaient hors réserve dans un logement loué peuvent être répartis entre les 68 080 personnes (16,4 %) vivant dans un logement subventionné et les 160 715 personnes (38,7 %) n’y vivant pas. Les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve étaient cinq fois plus susceptibles de vivre dans des logements subventionnés que l’ensemble de la population (3,3 %).
| Membres inscrits des Premières Nations | Population totale | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Vivant dans une réserve | Vivant hors réserve | |||||
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, mode d’occupation | 329 345 | 100,0 | 415 510 | 100,0 | 34 460 065 | 100,0 |
| Propriétaire | 85 085 | 25,8 | 184 065 | 44,3 | 24 683 880 | 71,6 |
| Avec hypothèque | 24 100 | 7,3 | 132 035 | 31,8 | 16 670 675 | 48,4 |
| Sans hypothèque | 60 935 | 18,5 | 50 540 | 12,2 | 8 013 205 | 23,3 |
| Locataire | 34 995 | 10,6 | 228 855 | 55,1 | 9 164 150 | 26,6 |
| Logement subventionné | 11 750 | 3,6 | 68 080 | 16,4 | 1 135 275 | 3,3 |
| Logement non subventionné | 23 245 | 7,1 | 160 715 | 38,7 | 8 028 875 | 23,3 |
| Logement fourni par le gouvernement local, la Première Nation ou la bande indienne | 209 260 | 63,5 | 0 | 0,0 | 220 375 | 0,6 |
|
Note : Le total des chiffres peut ne pas correspondre à 100 % en raison de l’arrondissement Source : Recensement de la population de 2016 |
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Accès au financement pour le logement dans les réserves
En raison de l’application de la Loi sur les Indiens sur les réserves, il peut être difficile pour les communautés des Premières Nations d’obtenir du financement pour acheter, construire ou rénover des logements. En vertu de l’article 89 de la Loi sur les Indiens, il est interdit aux prêteurs de saisir des biens immeubles et personnels dans les réservesNote 8 . Bien que cette clause soit importante pour la protection des terres des collectivités des Premières Nations, elle empêche également l’utilisation de ces terres en garantie dans un accord de prêt, ce qui est normalement requis pour les hypothèques et les marges de crédit hypothécaire. Pour cette raison, les collectivités des Premières Nations doivent souvent chercher d’autres moyens de financement pour répondre à leurs besoins en matière de logement.
Pour aider les collectivités des Premières Nations à répondre à leurs besoins en matière de logement, l’administration fédérale a introduit la Garantie d’emprunt ministérielle et le Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières Nations. Dans le cas de la Garantie d’emprunt ministérielle, le gouvernement du Canada garantit le prêt afin de réduire au minimum le risque pour le prêteur. Parmi les exigences pour obtenir cette garantie se trouvent une saine gestion financière par la communauté et la conformité aux exigences en matière de rapports financiers. De même, le Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières Nations offre également un soutien financier aux communautés des Premières Nations qui cherchent à obtenir du financement une fois que certaines exigences sont satisfaites.
Leur efficacité varie d’une communauté à l’autre. En raison des exigences de la Garantie d’emprunt ministérielle, certaines communautés des Premières Nations pourraient ne pas y être admissibles.
Taille convenable du logement
La taille convenable du logement indique si un ménage privé vit dans des locaux de taille convenable selon la Norme nationale d’occupation (NNO), à savoir si le logement comporte suffisamment de chambres à coucher pour la taille et la composition du ménage. L’indicateur sert à évaluer le nombre de chambres à coucher requis pour un ménage, compte tenu de l’âge et du sexe des membres du ménage, ainsi que des relations entre eux.
Selon le Recensement de 2016, 121 140 membres inscrits des Premières Nations vivant dans une réserve (36,8 %) vivaient dans un logement de taille non convenable, ce qui signifie qu’il n’y avait pas suffisamment de chambres à coucher dans le logement pour combler les besoins du ménage, selon la Norme nationale d’occupation. Ce taux était environ quatre fois plus élevé que celui de la population totale qui vivent dans des logements de taille non convenable (8,9 %). Cette différence était encore plus prononcée pour les membres inscrits des Premières Nations vivant dans des logements de bande, où on estime que 43,1 % des personnes vivaient dans des logements de taille non convenable.
Les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve ont également connu un taux de logements de taille non convenable plus élevé que l’ensemble de la population. Parmi les membres inscrits des Premières Nations qui vivaient hors réserve, 18,5 % vivaient dans un logement de taille non convenable, comparativement à 8,9 % pour l’ensemble de la population.
Lorsque les logements occupés par le propriétaire peuvent être différenciés selon la présence d’une hypothèque, le taux de membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve qui habitent dans un logement avec hypothèque (9,4 %) était plus élevé que celui de la population totale qui habite dans un logement avec hypothèque (6,4 %). Le taux de logements de taille non convenable était également plus élevé pour les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans un ménage sans hypothèque, où 13,3 % des personnes vivaient dans des logements de taille non convenable comparativement à 3,4 % pour l’ensemble de la population.
Les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des ménages locataires bénéficiant d’une subvention (24,0 %) affichaient un taux de logements de taille non convenable plus élevé que l’ensemble de la population bénéficiant d’une subvention (19,2 %). Le taux de logements de taille non convenable pour les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des ménages locataires sans subvention (25,1 %) était également plus élevé que celui de la population totale vivant dans des ménages locataires sans subvention (17,6 %).
| Membres inscrits des Premières Nations | Population totale | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Vivant dans une réserve | Vivant hors réserve | |||||
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, taille convenable du logement | 329 345 | 100,0 | 415 510 | 100,0 | 34 460 065 | 100,0 |
| Taille non convenable | 121 140 | 36,8 | 77 050 | 18,5 | 3 081 315 | 8,9 |
| Propriétaire | 19 365 | 22,8 | 19 265 | 10,5 | 1 335 345 | 5,4 |
| Avec hypothèque | 4 585 | 19,0 | 12 460 | 9,4 | 1 062 985 | 6,4 |
| Sans hypothèque | 14 785 | 24,3 | 6 710 | 13,3 | 272 365 | 3,4 |
| Locataire | 11 590 | 33,1 | 56 705 | 24,8 | 1 631 845 | 17,8 |
| Logement subventionné | 4 640 | 39,5 | 16 320 | 24,0 | 218 130 | 19,2 |
| Logement non subventionné | 6 955 | 29,9 | 40 370 | 25,1 | 1 413 720 | 17,6 |
| Logement fourni par le gouvernement local, la Première Nation ou la bande indienne | 90 185 | 43,1 | 0 | 0,0 | 93 815 | 42,6 |
| Source : Recensement de la population de 2016 | ||||||
État du logement
Les données sur l’état du logement permettent de donner un aperçu de l’habitabilité du logement. Les logements peuvent être classés en trois groupes selon leur état : entretien régulier requis seulement, réparations mineures requises et réparations majeures requises. Les logements nécessitant des réparations majeures sont considérés comme inadéquats. Parmi les exemples de logement nécessitant des réparations majeures figurent ceux dont la plomberie ou le câblage électrique est défectueux et ceux qui ont besoin de réparations structurelles des murs, des planchers ou des plafonds.
Selon le Recensement de 2016, 44,2 % de tous les membres inscrits des Premières Nations vivant dans une réserve vivaient dans des logements privés nécessitant des réparations majeures. Cela est plus de six fois supérieur au taux de la population totale qui vivait dans des logements nécessitant des réparations majeures (6,7 %). Le taux des membres inscrits des Premières Nations qui vivent dans des logements de bande situés dans des réserves et qui vivaient dans des logements nécessitant des réparations majeures était encore plus élevé (49,4 %), indiquant un besoin important d’entretien de l’infrastructure de logement dans les réserves.
Les membres inscrits des Premières Nations et vivant hors réserve étaient également plus susceptibles de vivre dans des logements nécessitant des réparations majeures comparativement à l’ensemble de la population. Parmi les membres inscrits des Premières Nations et vivant hors réserve, 14,2 % vivaient dans des logements nécessitant des réparations majeures, comparativement à 6,7 % pour l’ensemble de la population.
Le taux des membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des logements occupés par le propriétaire (12,9 %) nécessitant des réparations majeures est plus élevé que celui de la population totale vivant dans des logements occupés par le propriétaire (5,5 %). Cette différence était également présente chez les ménages locataires, au sein desquels les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve (14,8 %) étaient plus susceptibles de vivre dans un logement nécessitant des réparations majeures que les locataires dans la population totale (8,8 %).
Parmi les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des ménages locataires bénéficiant d’une subvention, 15,5 % vivaient dans des logements nécessitant des réparations majeures, comparativement à 11,6 % des ménages locataires bénéficiant d’une subvention pour l’ensemble de la population. Le taux de membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des ménages locataires sans subvention (14,4 %) qui vivaient dans des logements nécessitant des réparations majeures était plus élevé que celui des ménages locataire ne bénéficiant pas de subvention dans la population totale (8,4 %).
| Membres inscrits des Premières Nations | Population totale | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Vivant dans une réserve | Vivant hors réserve | |||||
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, état du logement | 329 345 | 100,0 | 415 515 | 100,0 | 34 460 065 | 100,0 |
| Logement nécessitant des réparations majeures | 145 545 | 44,2 | 58 885 | 14,2 | 2 298 760 | 6,7 |
| Propriétaire | 30 260 | 35,6 | 23 810 | 12,9 | 1 351 740 | 5,5 |
| Avec hypothèque | 5 780 | 24,0 | 14 610 | 11,1 | 956 105 | 5,7 |
| Sans hypothèque | 24 465 | 40,1 | 8 965 | 17,7 | 395 640 | 4,9 |
| Locataire | 11 910 | 34,0 | 33 775 | 14,8 | 807 125 | 8,8 |
| Logement subventionné | 4 400 | 37,4 | 10 545 | 15,5 | 131 670 | 11,6 |
| Logement non subventionné | 7 515 | 32,3 | 23 220 | 14,4 | 675 460 | 8,4 |
| Logement fourni par le gouvernement local, la Première Nation ou la bande indienne | 103 380 | 49,4 | 0 | 0,0 | 108 165 | 49,1 |
| Source : Recensement de la population de 2016 | ||||||
Frais de logement
Les frais de logement désignent les dépenses mensuelles liées au logement et payées par les ménages, y compris l’hypothèque ou le loyer. Pour les ménages propriétaires, les frais de logement englobent, s’il y a lieu, les paiements hypothécaires, l’impôt foncier et les charges de copropriété, ainsi que les coûts d’électricité, de chauffage, d’eau et des autres services municipaux. Pour les ménages locataires, les frais de logement comprennent, s’il y a lieu, le loyer et les coûts d’électricité, de chauffage, d’eau et des autres services municipaux. Pour le Recensement de 2016, les frais de logement n’étaient pas diffusés pour les logements de bande, les logements situés dans les réserves et les logements se trouvant sur le site d’une exploitation agricole exploitée par un membre du ménageNote 9 .
Au Canada, les frais de logement médians payés par les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve étaient de 940 $ en 2016Note 10 . Ce montant est légèrement inférieur aux frais de logement médians de 1 020 $ de tous les ménages privés.
Les ménages des membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des logements occupés par le propriétaire avaient des frais de logement médians similaires à ceux de l’ensemble des ménages vivant dans des logements occupés par le propriétaire, tandis que les coûts étaient comparables pour les locataires. Les frais de logement médians payés par les ménages des membres inscrits des Premières Nations vivant dans un logement occupé par le propriétaire étaient de 1 150 $, comparativement à 1 130 $ pour l’ensemble des ménages. Pour les ménages de membres inscrits des Premières Nations vivant dans des logements loués, les frais de logement médians étaient de 880 $, comparativement à 910 $ pour l’ensemble des ménages.
Les frais de logement médians payés par les ménages vivant dans un logement occupé par le propriétaire sont généralement plus élevés s’il y a présence d’une hypothèque sur le logement, puisque cette dernière peut représenter une grande partie des frais de logement mensuels. Les ménages des membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve ayant une hypothèque sur leur logement (1 480 $) payaient moins par mois en frais de logement médians que l’ensemble des ménages vivant dans des logements occupés par le propriétaire avec hypothèque (1 620 $). Les frais de logement médians des membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve qui vivaient dans des logements occupés par le propriétaire sans hypothèque (452 $) étaient également inférieurs à ceux de l’ensemble des ménages (540 $).
Les frais de logement médians payés par les ménages locataires sont habituellement réduits considérablement lorsqu’une subvention au loyer est reçueNote 11 . Les ménages de membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans un logement loué bénéficiant d’une subvention (556 $) avaient des frais de logement mensuels médians semblables à ceux de l’ensemble des ménages locataires ayant reçu une subvention (524 $). Les frais de logement médians des ménages membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des logements loués sans subvention (990 $) étaient également comparables aux frais de logement de l’ensemble des ménages locataires sans subvention (960 $).
| Ménages inscrits des Premières Nations vivant hors réserve | Tous les ménages | |
|---|---|---|
| médiane (dollars) | ||
| Total, frais de logementTableau 4 Note 1 | 940 | 1 020 |
| Propriétaire | 1 150 | 1 130 |
| Avec hypothèque | 1 480 | 1 620 |
| Sans hypothèque | 452 | 540 |
| Locataire | 880 | 910 |
| Logement subventionné | 556 | 524 |
| Logement non subventionné | 990 | 960 |
|
||
Abordabilité du logement
L’abordabilité du logement est calculée à l’aide du rapport des frais de logement au revenu, qui fait référence à la proportion du revenu total moyen que les ménages consacrent aux frais de logement. On dit qu’un ménage a un logement abordable s’il consacre moins de 30 % de son revenu total aux frais de logementNote 12 . Pour le Recensement de 2016, le rapport des frais de logement au revenu n’était pas disponible pour les logements de bande, les logements situés dans les réserves et les logements se trouvant sur le site d’une exploitation agricole exploitée par un membre du ménage.
Selon le Recensement de 2016, 113 035 membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve (27,5 %) vivaient dans des ménages ayant consacrés plus de 30 % de leur revenu total au logement. Ce pourcentage était plus élevé que les 20,0 % de la population totale vivant dans un ménage privé qui consacrait plus de 30 % de son revenu total au logement.
Le taux de membres inscrits des Premières Nations et vivant hors réserve dans des logements occupés par le propriétaire (14,3 %) de logements inabordables était semblable à celui de la population totale vivant dans des logements occupés par le propriétaire (14,7 %). La situation était différente pour les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des logements loués (38,1 %), où le taux de logements inabordables était supérieur à celui de la population totale (34,5 %).
Pour ceux qui vivaient dans des logements occupés par leur propriétaire, le taux de logements inabordables différait selon l’existence d’une hypothèque. En fait, les membres inscrits des Premières Nations qui vivaient hors réserve dans des ménages ayant une hypothèque (17,5 %) étaient moins susceptibles de vivre dans des logements inabordables que la population totale vivant dans des ménages ayant une hypothèque (19,6 %), tandis que les taux étaient comparables pour ceux qui n’avaient pas d’hypothèque. La proportion de membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des ménages sans hypothèque et dans des logements inabordables était de 6,0 %, tandis que le taux équivalent pour l’ensemble des ménages n’ayant pas d’hypothèque dans la population était de 4,4 %.
Pour les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des ménages locataires avec subvention, le taux de logements inabordables était semblable à celui de la population totale avec subvention (32,1 % comparativement à 32,3 % pour l’ensemble de la population) et plus élevé pour ceux sans subvention (40,6 % comparativement à 34,8 % pour l’ensemble de la population).
| Membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, ratio des frais de logement et du revenuTableau 5 Note 1 | 410 850 | 100,0 | 33 642 820 | 100,0 |
| Consacre plus de 30 % de son revenu aux frais de logement | 113 035 | 27,5 | 6 742 050 | 20,0 |
| Propriétaire | 26 070 | 14,3 | 3 605 535 | 14,7 |
| Avec hypothèque | 23 030 | 17,5 | 3 257 230 | 19,6 |
| Sans hypothèque | 3 040 | 6,0 | 348 300 | 4,4 |
| Locataire | 86 965 | 38,1 | 3 136 520 | 34,5 |
| Logement subventionné | 21 815 | 32,1 | 361 270 | 32,3 |
| Logement non subventionné | 65 145 | 40,6 | 2 775 245 | 34,8 |
|
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Besoins impérieux en matière de logement
Les besoins impérieux en matière de logement touchent plusieurs éléments des droits de la personne en ce qui concerne l’habitation d’un logement adéquat. Ces droits concernent notamment la satisfaction des besoins du ménage sur le plan de l’abordabilité, de la taille convenable et de l’état du logement, ainsi que la disponibilité d’un logement locatif abordable si ces besoins ne sont pas comblés. On dit d’un ménage qu’il éprouve des besoins impérieux en matière de logement si ce dernier n’est pas conforme à au moins l’une des normes d’acceptabilité (abordabilité, taille et état) et si 30 % du revenu total avant impôt du ménage est insuffisant pour lui permettre de payer le loyer médian d’un logement similaire acceptable (répondant aux trois normes d’occupation) situé dans sa collectivité. Les besoins impérieux en matière de logement ne sont pas disponibles pour les logements de bande ou les ménages vivant dans les réserves.
Selon le Recensement de 2016, 25,4 % des membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve étaient dans des ménages ayant des besoins impérieux en matière de logement. Ce taux est plus de deux fois plus élevé que celui de la population totale ayant des besoins impérieux en matière de logement (10,6 %).
Le taux des membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des logements occupés par le propriétaire (9,9 %) était également plus élevé que celui de la population totale vivant dans des logements occupés par le propriétaire (5,4 %). Nous avons constaté une différence semblable chez les ménages locataires. La proportion de membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des logements loués ayant des besoins impérieux en matière de logement était de 38,1 %, tandis qu’elle était de 25,3 % pour la population totale vivant dans des logements loués.
L’incidence des besoins impérieux en matière de logement était plus faible pour les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des logements occupés par le propriétaire avec hypothèque (8,5 %) que pour ceux sans hypothèque (13,5 %). Le contraire était vrai pour la population totale, où les personnes vivant dans des logements occupés par le propriétaire avec hypothèque (6,0 %) avaient tendance à vivre dans des logements nécessitant des besoins impérieux en matière de logement à un taux plus élevé que les personnes sans hypothèque (4,3 %).
De même, l’incidence des besoins impérieux en matière de logement variait pour les locataires selon la présence d’une subvention au loyer. Les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des ménages locataires avec (45,0 %) et sans (35,1 %) subvention étaient plus susceptibles d’avoir des besoins impérieux en matière de logement que la population totale dans des ménages locataires avec (39,9 %) et sans (23,2 %) subvention .
| Membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, besoins impérieux en matière de logementTableau 6 Note 1 | 397 995 | 100,0 | 32 803 125 | 100,0 |
| Ayant des besoins impérieux en matière de logement | 101 140 | 25,4 | 3 492 080 | 10,6 |
| Propriétaire | 17 725 | 9,9 | 1 307 620 | 5,4 |
| Avec hypothèque | 10 985 | 8,5 | 971 150 | 6,0 |
| Sans hypothèque | 6 745 | 13,5 | 336 470 | 4,3 |
| Locataire | 83 410 | 38,1 | 2 184 455 | 25,3 |
| Logement subventionné | 29 645 | 45,0 | 433 190 | 39,9 |
| Logement non subventionné | 53 765 | 35,1 | 1 751 265 | 23,2 |
|
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Situation des particuliers dans le ménage
La situation des particuliers dans le ménage sert à déterminer si une personne vit avec une ou plusieurs autres personnes et, le cas échéant, si elle est apparentée à cette personne ou à ces personnes. Les ménages peuvent être différenciés selon qu’il s’agit de ménages avec famille de recensement et de ménages sans famille de recensement. Les ménages avec famille de recensement comprennent au moins une famille de recensementNote 13 . Les ménages sans famille de recensement se composent soit d’une personne vivant seule, soit d’un groupe de deux personnes ou plus qui vivent ensemble, mais qui ne forment pas une famille de recensement (par exemple, des colocataires).
Selon le Recensement de 2016, environ 52,3 % des membres inscrits des Premières Nations vivant dans une réserve faisaient partie d’un ménage comptant un seul ménage de recensement. Ce taux était inférieur à celui pour la population totale (79,6 %). Les membres inscrits des Premières Nations vivant dans une réserve dans les ménages comptant un seul ménage de recensement étaient plus susceptibles de vivre dans une famille comptant un couple avec des enfants (32,1 %) que sans enfants (5,3 %). Il en allait de même pour la population totale : 45,7 % des personnes vivaient dans un seul ménage de recensement avec enfants et 22,4 % sans enfants. Les membres inscrits des Premières Nations vivant dans une réserve (15,0 %) étaient plus susceptibles de vivre dans un ménage monoparental que l’ensemble de la population (11,3 %).
Le fait de vivre dans un ménage comptant plusieurs familles de recensement était environ huit fois plus courant chez les membres inscrits des Premières Nations vivant dans une réserve (39,8 %) que dans la population totale (5,1 %). Il en allait de même pour les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve, où 21,5 % des personnes vivaient dans un ménage comptant plusieurs familles de recensement. La plus grande proportion de ménages comptant plusieurs familles de recensement est attribuable en partie à des ménages comptant plusieurs générationsNote 14 . Les préférences culturelles peuvent contribuer au taux plus élevé observé de ménages comptant plusieurs générations, mais la situation peut également être exacerbée par les pénuries de logements dans les régions éloignées qui mettent de la pression sur les familles quant à la combinaison des ménages qui souhaitent demeurer dans la même région.
Le fait de vivre dans un ménage sans famille de recensement était moins courant chez les membres inscrits des Premières Nations vivant dans une réserve (7,9 %) que dans la population totale (15,4 %). Cela s’explique par le fait qu’une faible proportion de membres inscrits des Premières Nations vivant dans une réserve vivaient seuls (5,4 %). En comparaison, 11,5 % de la population totale faisant partie d’un ménage privé au Canada vivait seule.
Les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve vivaient dans des ménages comptant une seule famille de recensement (64,2 %) à un taux plus faible que celui de l’ensemble de la population. Parmi les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve dans des ménages comptant une seule famille de recensement, 32,4 % vivaient dans des familles comptant un couple avec des enfants, 11,3 % sans enfants et 20,6 % dans des familles monoparentales.
Les ménages sans famille de recensement étaient presque aussi courants chez les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve (14,3 %) qu’au sein de la population totale (15,4 ). On a constaté une différence légèrement plus grande entre les ménages comptant une seule personne, où les membres inscrits des Premières Nations vivant hors réserve (8,9 %) étaient moins susceptibles de vivre dans ces ménages que l’ensemble de la population (11,5 %).
| Membres inscrits des Premières Nations | Population totale | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Vivant dans une réserve | Vivant hors réserve | |||||
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, type de ménage | 329 340 | 100,0 | 415 515 | 100,0 | 34 460 065 | 100,0 |
| Ménage comptant une seule famille de recensementTableau 7 Note 1 | 172 400 | 52,3 | 266 870 | 64,2 | 27 414 900 | 79,6 |
| Couple sans enfants | 17 385 | 5,3 | 46 815 | 11,3 | 7 761 355 | 22,5 |
| Couple avec enfants | 105 700 | 32,1 | 134 505 | 32,4 | 15 754 465 | 45,7 |
| Famille monoparentale | 49 315 | 15,0 | 85 545 | 20,6 | 3 899 085 | 11,3 |
| Ménage comptant plusieurs familles de recensementTableau 7 Note 1 | 131 010 | 39,8 | 89 360 | 21,5 | 1 746 110 | 5,1 |
| Ménage sans famille de recensement | 25 935 | 7,9 | 59 280 | 14,3 | 5 299 050 | 15,4 |
| Ménage composé d'une seule personne | 17 620 | 5,4 | 37 080 | 8,9 | 3 967 770 | 11,5 |
| Ménage sans famille de recensement, composé de deux personnes ou plus | 8 320 | 2,5 | 22 200 | 5,3 | 1 331 280 | 3,9 |
Source : Recensement de la population de 2016 |
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Expériences en matière de logement des hommes et des femmes inscrits des Premières Nations
En 1995, le gouvernement du Canada s’est engagé à utiliser l’ACS+ pour faire avancer l’égalité entre les sexes au Canada, dans le cadre de la ratification du Programme d’action de Beijing des Nations Unies.
Le principe de l’égalité entre les sexes est inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés, laquelle fait partie intégrante de la Constitution du Canada. Ce principe implique que toute personne, soit-elle femme, personne non binaire, est libre de participer à toutes les sphères de la vie canadienne et d’ainsi contribuer à l’édification d’une société ouverte et démocratique.
L’ACS+ est un processus analytique qui sert à évaluer les répercussions potentielles des politiques, des programmes ou des initiatives sur les femmes, les hommes et les personnes de diverses identités de genre. Le signe « plus » dans ACS+ ne se limite pas aux différences entre les personnes fondées sur le genre. Nous avons tous de multiples facteurs identitaires qui se recoupent et contribuent à faire de nous ce que nous sommes. L’ACS+ examine de nombreux autres facteurs identitaires comme la race, l’origine ethnique, le statut d’immigrant, la religion, l’âge, la présence d'une incapacité mentale ou physique et la façon dont leur interaction influence la manière dont nous pouvons ressentir les politiques et les initiatives gouvernementales.
Les données présentées ici soulignent les différences dans les expériences en matière de logement des hommes et des femmes inscrits des Premières Nations vivant dans les réserves et hors réserve. Comparativement aux hommes inscrits des Premières Nations vivant hors réserve, les femmes inscrits des Premières Nations vivant hors réserve étaient moins susceptibles de vivre dans des logements occupés par le propriétaire, plus susceptibles de vivre dans des logements de taille non convenable, de vivre dans des logements inabordables, et d’avoir des besoins impérieux en matière de logement.
| Hommes inscrits des Premières Nations | Femmes inscrites des Premières Nations | Hommes inscrits des Premières Nations | Femmes inscrites des Premières Nations | |
|---|---|---|---|---|
| Vivant dans une réserve | Vivant hors réserve | |||
| pourcentage | ||||
| Dans un logement occupé par le propriétaire | 26,0 | 25,7 | 45,7 | 43,0 |
| Dans un logement de taille non convenable | 36,2 | 37,4 | 18,3 | 21,6 |
| Dans un logement nécessitant des réparations majeures | 44,4 | 44,0 | 14,1 | 14,2 |
| Dans un ménage ayant consacré plus de 30 % de son revenu total au logementTableau 8 Note 1 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | 26,2 | 28,7 |
| Ayant des besoins impérieux en matière de logementTableau 8 Note 2 | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | Note ...: n'ayant pas lieu de figurer | 23,8 | 26,8 |
... n'ayant pas lieu de figurer
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Pour en savoir plus sur l’ACS+, consultez la page Web sur la condition féminine du gouvernement du Canada.
Vous trouverez de plus amples renseignements sur les expériences en matière de logement d’autres sous-populations, ventilés selon les groupes d’âge et le genre, le statut d’immigrant, les groupes de population désignés comme minorité visible, les populations autochtones et d’autres groupes dans les feuillets d’information supplémentaires diffusés sur la page de la série Expériences en matière de logement au Canada. De plus, d’autres produits de données qui mettent davantage l’accent sur une analyse intersectionnelle de l’ACS+ relativement aux expériences en matière de logement seront diffusés sur la page de la série Expériences en matière de logement au Canada à mesure qu’ils seront disponibles.
Expériences en matière de logement des membres inscrits des Premières Nations vivant dans les régions urbaines et rurales
Au Canada, le fait de vivre dans une région urbaine ou rurale peut avoir une incidence profonde sur l’expérience de logement d’une personne. Habituellement, en milieu urbain, les personnes doivent assumer des frais de logement plus élevés pour se trouver plus près d’un emploi et d’autres services sociaux de base comme les services de garde des enfants, l’éducation et les soins de santé. Par conséquent, les personnes peuvent être obligées de louer plutôt qu’être propriétaires, ou de vivre dans des logements moins abordables ou ayant moins d’espace.
Les données présentées dans cette section mettent en évidence les différences dans les expériences en matière de logement des membres inscrits des Premières Nations vivant dans les régions urbaines et rurales, ainsi que la façon dont ces différences se comparent à la population totale vivant dans ces régions. Parmi les 744 855 membres inscrits des Premières Nations qui vivaient dans des logements privés au Canada, 370 080 personnes (49,7 %) vivaient dans des régions urbaines et 374 755 personnes (50,3 %) vivaient dans des régions ruralesNote 15 . Étant donné que les réserves sont souvent situées dans des régions éloignées, il y a un chevauchement considérable entre les groupes de population vivant dans des régions rurales et ceux vivant dans des réserves.
Alors qu’environ 7 à 8 personnes sur 10 de la population totale vivaient dans des logements occupés par le propriétaire, un peu plus souvent lorsqu’elles vivaient dans des régions rurales, environ le tiers des membres inscrits des Premières Nations vivaient dans des logements appartenant à un membre du ménage. Ce taux était à peu près le même dans les régions urbaines et rurales.
Les membres inscrits des Premières Nations vivant dans les régions rurales (31,7 %) ont connu un taux plus élevé de logements de taille non convenable que les membres inscrits des Premières Nations vivant dans les régions urbaines (21,4 %). Pour l’ensemble de la population, 6,1 % des personnes vivant des régions rurales vivaient dans des logements de taille non convenable, comparativement au taux supérieur de celles qui vivaient dans des régions urbaines (9,6 %).
Les problèmes d’abordabilité du logement étaient plus importants dans les régions urbaines que dans les régions rurales, tant pour les membres inscrits des Premières Nations que pour l’ensemble de la population. Toutefois, les taux de logements inabordables étaient également plus élevés pour les membres inscrits des Premières Nations. Les taux de besoins impériaux en matière de logement étaient également plus élevés pour les membres inscrits des Premières Nations que pour l’ensemble de la population vivant dans des régions urbaines et rurales.
Dans les régions rurales, le taux de personnes vivant dans des logements nécessitant des réparations majeures était environ le double de celui des personnes vivant dans les régions urbaines. Cela pourrait être attribuable aux défis liés à la prestation de ressources et de fournitures qui sont plus facilement accessibles dans les régions urbaines que dans les régions éloignées. Les membres inscrits des Premières Nations étaient de trois à quatre fois plus susceptibles de vivre dans un logement nécessitant des réparations majeures que la population totale vivant dans des régions urbaines et rurales.
| Membres inscrits des Premières Nations (en région urbaine) | Membres inscrits des Premières Nations (en région rurale) | Population totale (en région urbaine) | Population totale (en région rurale) | |
|---|---|---|---|---|
| pourcentage | ||||
| Proportion de la population vivant en région urbaine ou rurale | 49,7 | 50,3 | 81,3 | 18,7 |
| Dans un logement occupé par le propriétaire | 36,4 | 35,5 | 69,9 | 79,1 |
| Dans un logement de taille non convenable | 21,4 | 31,7 | 9,6 | 6,1 |
| Propriétaire | 10,7 | 18,1 | 5,8 | 3,9 |
| Locataire | 25,4 | 27,9 | 18,4 | 11,9 |
| Dans un logement nécessitant des réparations majeures | 16,1 | 38,6 | 5,9 | 10,0 |
| Propriétaire | 12,7 | 27,6 | 4,8 | 8,1 |
| Locataire | 14,5 | 28,0 | 8,4 | 13,1 |
| Dans un ménage ayant consacré plus de 30 % de son revenu total au logement1 | 30,7 | 16,7 | 21,5 | 12,8 |
| Propriétaire | 14,9 | 13,3 | 15,6 | 11,0 |
| Locataire | 39,9 | 24,7 | 35,3 | 24,8 |
| Ayant des besoins impérieux en matière de logementTableau 9 Note 2 | 26,7 | 21,2 | 11,4 | 7,1 |
| Propriétaire | 7,2 | 14,7 | 5,5 | 5,1 |
| Locataire | 38,3 | 36,6 | 25,7 | 21,0 |
Source : Recensement de la population de 2016 |
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Au sujet des données
Les estimations présentées dans ce feuillet d’information sont tirées du Recensement de la population de 2016. Pour obtenir de plus amples renseignements détaillés sur l’un ou l’autre des indicateurs dans ce feuillet d’information, veuillez consulter la page d’accueil du Recensement de la population.
Les données du Recensement de la population sur le logement sont recueillies à partir du questionnaire détaillé, dont l’échantillon provient d’une base de sondage sur les logements privés au Canada. Comme l’enquête-échantillon provient de ménages privés, les données des personnes vivant dans les types de logements suivants n’ont pas été recueillies :
- les représentants officiels des pays étrangers qui vivent au Canada et leur famille;
- les membres d’ordres religieux et d’autres groupes vivant en communauté;
- les membres des Forces armées canadiennes vivant dans une base militaire;
- les personnes vivant dans une résidence pour personnes âgées;
- les personnes vivant à temps plein dans un établissement institutionnel (p. ex., les détenus des pénitenciers et les malades chroniques vivant dans un hôpital ou un établissement de soins infirmiers);
- les personnes vivant dans un autre type de logement collectif (p. ex., un refuge, un terrain de camping ou un hôtel).
En raison des limites des données et de la portée de la présente étude, les aspects de l’expérience en matière de logement des membres inscrits des Premières Nations ne sont pas tous couverts. Ces aspects comprennent, sans s’y limiter, l’itinérance, la migration vers les réserves et en provenance de celles-ci pour visiter des parents et des ancêtres, les coûts associés à l’entretien de logements, la moisissure, l’offre de logements et l’évolution au fil du temps, les obstacles systémiques à l’accès, le sentiment d’appartenance et la proximité des services de santé et des services sociaux. Pour obtenir de plus amples renseignements sur ces sujets, veuillez consulter le Centre de données sur la gouvernance de l’information des Premières Nations.
Pour les statistiques sur le logement des membres non inscrits des Premières Nations, des Métis et des Inuits, veuillez consulter la page Expériences en matière de logement au Canada.
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