Statistiques sur le logement au Canada
Expériences en matière de logement au Canada : les aînés en 2018
par Jeff Randle, Zheren Hu et Zachary Thurston
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La série de feuillets d’information Expériences en matière de logement au Canada vise à rendre compte de la diversité des situations vécues par les Canadiens au chapitre du logement.

Description de la figure 1
Faits saillants du Recensement de 2016 : les aînés (65 ans et plus)
- Proportion de la population : 15,9 %
- Âge moyen : 74 ans
- Revenu médian des ménagesNote 1 : 49 763 $
- Taux de chômage : 7,1 %
- Pourcentage dans les régions rurales : 21,5 %
- Pourcentage d’immigrants : 30,7 %
Le présent feuillet d’information porte sur les aînés de 65 ans et plus qui vivent dans des logements privés. Les statistiques ci-dessous sont tirées de l’Enquête canadienne sur le logement (ECL) de 2018Note 1. Étant donné que le présent feuillet d’information porte sur les aînés qui vivent dans des logements privés, ceux qui vivent dans des établissements de soins infirmiers et des résidences pour personnes âgées ne sont pas inclus dans les données. D’autres feuillets d’information sont accessibles sur la page de la série des Expériences en matière de logement au Canada.
Aux termes de la Loi sur la stratégie nationale sur le logement (2019), « le droit à un logement adéquat est un droit fondamental de la personne confirmé par le droit international ». Selon le droit international, un logement adéquat est un logement qui offre un mode d’occupation sûr, qui est abordable, qui est habitable, qui donne accès à l’infrastructure de base, qui est situé près de l’emploi, des services et des commodités, qui est accessible aux personnes de toutes capacités et qui est adapté sur le plan culturel.
Le présent feuillet d’information porte sur l’expérience des aînés dans les logements privés, à l’aide des indicateurs suivants recueillis et produits par Statistique Canada. Ces indicateurs sont les suivants : statut de mode d’occupation de ménage, frais de logement, abordabilité du logement, taille convenable du logement, état du logement, besoins impérieux en matière de logement, satisfaction à l’égard du logement, satisfaction à l’égard du quartier, et situation des particuliers dans le ménage.
Même si l’ensemble de ces indicateurs ne mesurent pas parfaitement le caractère adéquat du logement tel qu’il est défini dans le droit international, ils servent néanmoins de données de substitution utiles à la compréhension des expériences en matière de logement des personnes vivant au Canada.
Statut de mode d’occupation de ménage
Le statut de mode d’occupation de ménage indique si le ménage est propriétaire ou locataire de son logement privéNote 2. La propriété du logement est un aspect important dans la société canadienne et peut influer sur les résultats pour de nombreux indicateurs du logement. C’est pourquoi les ménages propriétaires et locataires sont souvent considérés séparément dans les analyses du logement. Dans de nombreux cas, les chercheurs poussent l’examen pour déterminer si les ménages dans un logement occupé par leur propriétaire ont des hypothèques sur leur logement et si les ménages locataires paient un loyer subventionné.
Selon les données de l’ECL de 2018, 78 % des 6 258 500 aînés vivaient dans des logements privés appartenant à un membre de leur ménage en 2018. La proportion d’aînés vivant dans des logements occupés par le propriétaire était plus élevée que celle de la population totale (73 %).
Les 4 887 000 aînés qui étaient propriétaires de leur logement ou qui vivaient avec le propriétaire de leur logement peuvent être répartis entre les 1 326 100 aînés (21 %) qui vivaient dans un logement avec hypothèque et les 3 560 900 aînés (57 %) qui vivaient dans un logement sans hypothèque. Les aînés étaient plus de deux fois plus susceptibles de vivre dans un logement occupé par le propriétaire sans hypothèque que la population totale (25 %).
Les 1 371 500 aînés restants qui vivaient dans des logements loués peuvent être répartis entre les 235 100 aînés (4 %) vivant dans un logement subventionné et les 1 135 200 aînés (18 %) ne vivant pas dans un logement subventionné. Les aînés étaient moins susceptibles de vivre dans des logements loués (22 %) que la population totale (27 %), mais étaient aussi plus susceptibles de vivre dans des logements subventionnés loués que la population totale (3 %).
| Aînés | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, statut de mode d’occupation | 6 258 500 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Propriétaire | 4 887 000 | 78Note * | 26 694 500 | 73 |
| Avec hypothèque | 1 326 100 | 21Note * | 17 696 300 | 49 |
| Sans hypothèque | 3 560 900 | 57Note * | 8 998 100 | 25 |
| Locataire | 1 371 500 | 22Note * | 9 749 700 | 27 |
| Logement subventionné | 235 100 | 4Note * | 1 160 700 | 3 |
| Logement non subventionné | 1 135 200 | 18Note * | 8 570 300 | 24 |
Source : Enquête canadienne sur le logement, 2018 |
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Frais de logement
Les frais de logement désignent les dépenses mensuelles au titre du logement payées par les ménages, y compris l’hypothèque ou le loyer. Pour les ménages propriétaires, les frais de logement englobent, s’il y a lieu, les paiements hypothécaires, l’impôt foncier et les charges de copropriété, ainsi que les coûts d’électricité, de chauffage, d’eau et des autres services municipaux. Pour les ménages locataires, les frais de logement comprennent, s’il y a lieu, le loyer et les coûts d’électricité, de chauffage, d’eau et des autres services municipaux.
Au Canada, les frais de logement médians payés par les ménages d’aînés étaient de 660 $ en 2018Note 3. Ce montant est inférieur aux frais de logement médians de 1 050 $ de tous les ménages privés.
Les frais de logement médians des ménages d’aînés vivant dans des logements occupés par le propriétaire et loués étaient également inférieurs à ceux de l’ensemble des ménages vivant dans des logements ayant le même mode d’occupation. Les frais de logement médians payés par les ménages d’aînés vivant dans des logements occupés par le propriétaire étaient de 610 $, comparativement à 1 140 $ pour l’ensemble des ménages. Pour les ménages d’aînés vivant dans des logements loués, les frais de logement médians étaient de 800 $, comparativement à 960 $ pour l’ensemble des ménages.
Les frais de logement médians payés par les ménages vivant dans un logement occupé par le propriétaire dépendaient de la présence d’une hypothèque sur le logement, parce que cette dernière peut représenter une grande partie des frais de logement mensuels. Les ménages d’aînés ayant une hypothèque sur leur logement (1 330 $) payaient moins par mois en frais de logement médians que l’ensemble des ménages vivant dans des logements occupés par le propriétaire avec hypothèque (1 770 $). Les frais de logement médians des ménages d’aînés dans des logements occupés par le propriétaire sans hypothèque (530 $) étaient également comparables à ceux de l’ensemble des ménages (540 $).
Les frais de logement médians payés par les ménages locataires dépendaient généralement de la présence d’une subvention au loyerNote 4. Les ménages d’aînés vivant dans des logements loués bénéficiant d’une subvention (550 $) avaient des frais de logement mensuels médians semblables à ceux de l’ensemble des ménages locataires ayant reçu une subvention (530 $). Les frais de logement médians des ménages d’aînés vivant dans des logements loués sans subvention (870 $) étaient plus élevés que les frais de logement de l’ensemble des ménages locataires sans subvention (1 010 $).
| Ménages d’aînés | Tous les ménages | |
|---|---|---|
| médiane (dollars) | ||
| Total, statut de mode d’occupation | 660Note * | 1 050 |
| Propriétaire | 610Note * Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 1 140 |
| Avec hypothèque | 1 330Note * Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 1 770 |
| Sans hypothèque | 530Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 540 |
| Locataire | 800Note * Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 960 |
| Logement subventionné | 550Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 530 |
| Logement non subventionné | 870Note * Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 1 010 |
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Abordabilité du logement
L’abordabilité du logement est calculée à l’aide du ratio des frais de logement et du revenu, qui fait référence à la proportion du revenu total moyen que les ménages consacrent aux frais de logement. On dit qu’un ménage a un logement abordable s’il consacre moins de 30 % de son revenu total aux frais de logementNote 5.
Selon l’ECL de 2018, 1 079 700 aînés (18 %) vivaient dans des ménages ayant consacré plus que 30 % de leur revenu total au logement. Il s’agit d’une proportion comparable à celle de la population totale vivant dans un ménage privé (18 %) qui consacrait plus de 30 % de son revenu total au logement.
Les ménages d’aînés dans des logements occupés par leur propriétaire (11 %) étaient moins susceptibles de vivre dans des logements inabordables que la population totale dans des logements occupés par leur propriétaire (15 %). Le contraire était vrai pour les aînés dans des logements loués (41 %), où le taux de logements inabordables était supérieur à celui de la population totale (26 %).
Pour ceux qui vivaient dans des logements occupés par leur propriétaire, le taux de logements inabordables différait selon l’existence d’une hypothèque. En fait, les ménages d’aînés avec hypothèque (29 %) étaient plus susceptibles d’être dans un logement inabordable que la population totale (21 %), tandis que la proportion des ménages d’aînés sans hypothèque vivant dans un logement inabordable (4 %) était comparable à celle de la population totale (4 %). En ce qui concerne l’ensemble des ménages d’aînés vivant dans des logements occupés par leur propriétaire et l’ensemble de la population vivant dans des logements occupés par leur propriétaire, la différence perçue en matière d’abordabilité du logement peut être attribuée à la proportion plus élevée de ménages d’aînés sans hypothèque (57 %) par rapport à celle observée pour l’ensemble de la population (25 %).
Le taux de logements inabordables était également supérieur pour les aînés vivant dans des ménages locataires avec subvention (37 %, comparativement à 23 % pour l’ensemble de la population) et sans subvention (42 %, comparativement à 26 % pour l’ensemble de la population)Note 6Note 7.
| Aînés | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, ratio des frais de logement et du revenuTableau 3 Note 1 | 6 126 500 | 100 | 35 669 100 | 100 |
| Consacre plus de 30 % de son revenu aux frais de logement | 1 079 700 | 18 | 6 400 200 | 18 |
| Propriétaire | 523 700 | 11Note * Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ | 3 895 800 | 15 |
| Avec hypothèque | 379 900 | 29Note * Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ | 3 568 600 | 21 |
| Sans hypothèque | 143 900 | 4Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ | 327 200 | 4 |
| Locataire | 555 900 | 41Note * Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ | 2 504 400 | 26 |
| Logement subventionné | 86 100 | 37Note * Tableau 3 Note ‡ | 269 500 | 23 |
| Logement non subventionné | 469 700 | 42Note * Tableau 3 Note ‡ | 2 232 300 | 26 |
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Taille convenable du logement
La taille convenable du logement indique si un ménage privé vit dans des locaux de taille convenable selon la Norme nationale d’occupation (NNO), à savoir si le logement comporte suffisamment de chambres à coucher pour la taille et la composition du ménage. L’indicateur sert à évaluer le nombre de chambres à coucher requis pour un ménage, compte tenu de l’âge et du sexe des membres du ménage, ainsi que des relations entre eux.
Selon l’ECL de 2018, 149 700 aînés (2 %) vivaient dans un logement de taille non convenable, ce qui signifie qu’il n’y avait pas suffisamment de chambres à coucher dans le logement pour répondre aux besoins du ménage, selon la NNO. Ce pourcentage est inférieur aux 9 % de la population totale vivant dans un logement de taille non convenable.
Les aînés vivant dans des logements occupés par leur propriétaire (2 %) étaient moins susceptibles de vivre dans des logements de taille non convenable que la population totale vivant dans des logements occupés par leur propriétaire (6 %). Cette différence s’est également reflétée dans les logements loués, où la proportion des aînés vivant dans des logements loués (4 %) de taille non convenable était inférieure à celle de la population totale (19 %).
Lorsque les logements occupés par le propriétaire peuvent être différenciés selon la présence d’une hypothèque, le taux d’aînés dans des logements avec hypothèque (6 %) de taille non convenable était semblable à celui de la population totale vivant dans des logements avec hypothèque (7 %). Cette différence était légèrement plus marquée pour les aînés vivant dans des logements occupés par le propriétaire sans hypothèque, pour lesquels le taux de logements de taille non convenable était de 1 % comparativement à 3 % pour l’ensemble de la population.
Les aînés dans des ménages locataires avec et sans subvention ont connu des taux de logements de taille non convenable inférieurs à ceux de l’ensemble de la population. Il y avait une différence de 18 points de pourcentage entre le taux de logements de taille non convenable des aînés (2 %) et celui de la population totale (20 %) vivant dans des logements subventionnés, et une différence de 14 points de pourcentage entre le taux de logements de taille non convenable des aînés (4 %) et celui de la population totale (18 %) vivant dans des logements non subventionnésNote 8.
| Aînés | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, taille convenable du logement | 6 258 500 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Taille non convenable | 149 700 | 2Note * | 3 408 400 | 9 |
| Propriétaire | 100 700 | 2Note * Tableau 4 Note ‡ | 1 599 500 | 6 |
| Avec hypothèque | 76 000 | 6Tableau 4 Note † Tableau 4 Note ‡ | 1 307 600 | 7 |
| Sans hypothèque | 24 700 | 1Note * Tableau 4 Note † Tableau 4 Note ‡ | 291 900 | 3 |
| Locataire | 49 000 | 4Note * Tableau 4 Note † Tableau 4 Note ‡ | 1 808 900 | 19 |
| Logement subventionné | 5 500 | 2Note * | 227 000 | 20 |
| Logement non subventionné | 43 400 | 4Note * | 1 578 200 | 18 |
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État du logement
Les données sur l’état du logement permettent de donner un aperçu de l’habitabilité du logement. Les logements peuvent être classés en trois groupes selon leur état : entretien régulier requis seulement, réparations mineures requises et réparations majeures requises. Les logements nécessitant des réparations majeures sont considérés comme inadéquats. Parmi les exemples de logement nécessitant des réparations majeures figurent ceux dont la plomberie ou le câblage électrique est défectueux et ceux qui ont besoin de réparations structurelles des murs, des planchers ou des plafonds.
En 2018, selon l’ECL, 6 % de tous les aînés vivaient dans des logements privés qui avaient besoin de réparations majeures. Cela est inférieur aux 7 % de la population totale ayant déclaré vivre dans un logement nécessitant des réparations majeures.
Les aînés vivant dans des logements occupés par le propriétaire (6 %) vivaient dans des logements nécessitant des réparations majeures à un taux semblable à celui de la population totale (6 %). On a noté une différence parmi les ménages locataires, au sein desquels les aînés (6 %) étaient moins susceptibles de vivre dans des logements nécessitant des réparations majeures que la population totale (9 %).
Les aînés vivant dans des logements occupés par leur propriétaire ayant une hypothèque (8 %) étaient plus susceptibles de vivre dans un logement ayant besoin de réparations majeures que ceux qui n’avaient pas d’hypothèque (5 %)Note 9. Ces taux étaient comparables à ceux de leurs homologues au sein de la population totale.
Parmi les aînés dans des ménages locataires, 6 % vivaient dans un logement ayant besoin de réparations majeures, en présence ou non d’une subvention pour le logement. Ce pourcentage était inférieur à la proportion de la population totale de locataires avec (12 %) et sans (9 %) subvention vivant dans des logements nécessitant des réparations majeures.
| Aînés | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, état du logement | 6 258 500 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Logement nécessitant des réparations majeures | 374 400 | 6Note * | 2 556 400 | 7 |
| Propriétaire | 288 000 | 6 | 1 657 400 | 6 |
| Avec hypothèque | 103 800 | 8Tableau 5 Note † Tableau 5 Note ‡ | 1 162 500 | 7 |
| Sans hypothèque | 184 200 | 5Tableau 5 Note ‡ | 494 900 | 5 |
| Locataire | 86 400 | 6Note * | 899 000 | 9 |
| Logement subventionné | 14 700 | 6Note * | 134 000 | 12 |
| Logement non subventionné | 71 600 | 6Note * | 761 800 | 9 |
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Besoins impérieux en matière de logement
Les besoins impérieux en matière de logement touchent plusieurs éléments des droits de la personne en ce qui concerne l’habitation d’un logement adéquat. Ces droits concernent notamment la satisfaction des besoins des ménages sur le plan de l’abordabilité, de la taille convenable et de l’état du logement, ainsi que la disponibilité d’un logement locatif abordable (à titre de solution de rechange) si ces besoins ne sont pas comblés. On dit d’un ménage qu’il éprouve des besoins impérieux en matière de logement si ce dernier n’est pas conforme à au moins l’une des normes d’acceptabilité (abordabilité, taille et état) et si 30 % du revenu total avant impôt du ménage est insuffisant pour lui permettre de payer le loyer médian d’un logement similaire acceptable (répondant aux trois normes d’occupation) situé dans sa localité.
Selon l’ECL de 2018, 10 % des aînés vivaient dans des ménages éprouvant des besoins impérieux en matière de logement. Cela est légèrement supérieur aux 9 % de la population totale ayant des besoins impérieux en matière de logement.
La situation était différente pour les ménages locataires, pour lesquels le taux de ceux qui avaient des besoins impérieux en matière de logement était supérieur auprès des aînés. La proportion d’aînés vivant dans les logements loués ayant des besoins impérieux en matière de logement était de 25 %, tandis que le taux était de 19 % pour la population totale vivant dans les logements loués.
L’incidence des besoins impérieux en matière de logement était plus élevée pour les aînés vivant dans des logements occupés par le propriétaire avec hypothèque que pour leurs homologues au sein de la population totale. Parmi les aînés vivant dans des logements occupés par leur propriétaire qui avaient une hypothèque, 9 % avaient des besoins impérieux en matière de logement, comparativement à 6 % au sein de la population totale.
De même, l’incidence des besoins impérieux en matière de logement variait pour les locataires selon la présence d’une subvention au loyer. Les aînés faisant partie de ménages locataires sans subvention (24 %) étaient plus susceptibles d’avoir des besoins impérieux en matière de logement que l’ensemble de la population sans subvention (18 %)Note 10.
| Aînés | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, besoins impérieux en matière de logementTableau 6 Note 1 | 6 077 300 | 100 | 35 128 000 | 100 |
| Ayant des besoins impérieux en matière de logement | 618 800 | 10Note * | 3 151 900 | 9 |
| Propriétaire | 275 700 | 6Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ | 1 358 700 | 5 |
| Avec hypothèque | 110 900 | 9Note * Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ | 982 800 | 6 |
| Sans hypothèque | 164 800 | 5Tableau 6 Note ‡ | 375 900 | 4 |
| Locataire | 343 100 | 25Note * Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ | 1 793 200 | 19 |
| Logement subventionné | 78 300 | 33Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ | 342 000 | 30 |
| Logement non subventionné | 264 500 | 24Note * Tableau 6 Note ‡ | 1 447 300 | 18 |
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Expériences en matière de logement des hommes et des femmes âgés
En 1995, le gouvernement du Canada s’est engagé à utiliser l’ACS+ pour faire avancer l’égalité entre les sexes au Canada, dans le cadre de la ratification du Programme d’action de Beijing des Nations Unies.
Le principe de l’égalité entre les sexes est inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés, laquelle fait partie intégrante de la Constitution du Canada. Ce principe implique que toute personne, soit-elle femme, personne non binaire, est libre de participer à toutes les sphères de la vie canadienne et d’ainsi contribuer à l’édification d’une société ouverte et démocratique.
L’ACS+ est un processus analytique qui sert à évaluer les répercussions potentielles des politiques, des programmes ou des initiatives sur les femmes, les hommes et les personnes de diverses identités de genre. Le signe « plus » dans ACS+ ne se limite pas aux différences entre les personnes fondées sur le genre. Nous avons tous de multiples facteurs identitaires qui se recoupent et contribuent à faire de nous ce que nous sommes. L’ACS+ examine de nombreux autres facteurs identitaires comme la race, l’origine ethnique, le statut d’immigrant, la religion, l’âge, la présence d'une incapacité mentale ou physique et la façon dont leur interaction influence la manière dont nous pouvons ressentir les politiques et les initiatives gouvernementales.
Les données présentées ici soulignent les différences dans les expériences en matière de logement des femmes et des hommes âgés. Comparativement aux hommes âgés, les femmes âgées étaient moins susceptibles de vivre dans un logement occupé par le propriétaire, et plus susceptibles de vivre dans un logement inabordable et d’avoir des besoins impériaux en matière de logement.
| Hommes âgés | Femmes âgées | |
|---|---|---|
| pourcentage | ||
| Vivant dans un logement occupé par le propriétaire | 80 | 76Note * |
| Vivant dans un ménage ayant consacré plus de 30 % de son revenu total au logement | 15 | 20Note * |
| Vivant dans un logement de taille non convenable | 2 | 3 |
| Vivant dans un logement nécessitant des réparations majeures | 6 | 6 |
| Ayant des besoins impérieux en matière de logement | 8 | 12Note * |
|
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Pour en savoir plus sur l’ACS+, consultez la page Web sur la condition féminine du gouvernement du Canada.
Vous trouverez de plus amples renseignements sur les expériences en matière de logement d’autres sous-populations, ventilés selon les groupes d’âge et le genre, le statut d’immigrant, les groupes de population désignés comme minorités visibles, les populations autochtones et d’autres groupes dans les feuillets d’information supplémentaires diffusés sur la page de la série des Expériences en matière de logement au Canada. De plus, d’autres produits de données qui mettent davantage l’accent sur une analyse intersectionnelle de l’ACS+ relativement aux expériences en matière de logement seront diffusés sur la page de la série des Expériences en matière de logement au Canada à mesure qu’ils seront disponibles.
Satisfaction à l’égard du logement
Selon l’ECL de 2018, environ 89 % des aînés vivaient dans des logements où la personne de référence disait être satisfaite de son logement. Ce pourcentage est supérieur à celui de la population totale satisfaite de son logement (82 %).
Selon le mode d’occupation du logement, 91 % des aînés vivaient dans des logements occupés par leur propriétaire où la personne de référence était satisfaite de son logement. Ce pourcentage est supérieur aux 87 % de la population totale des logements occupés par le propriétaire où la personne de référence était satisfaite. Chez les ménages d’aînés locataires (81 %), le taux de satisfaction à l’égard du logement était également supérieur à celui de la population totale des ménages locataires (69 %).
En ce qui concerne les aînés vivant dans des logements occupés par le propriétaire, ceux qui avaient une hypothèque (88 %) affichaient un taux de satisfaction à l’égard du logement similaire à celui de la population totale avec hypothèque (86 %). Les aînés sans hypothèque (92 %) étaient plus susceptibles d’être satisfaits de leur logement que l’ensemble de la population sans hypothèque (89 %)Note 11.
Pour les ménages d’aînés locataires, le taux de satisfaction à l’égard du logement était supérieur à celui de la population totale des ménages avec et sans subvention. Le taux de satisfaction des ménages d’aînés locataires à l’égard du logement était de 81 % pour les ménages avec et sans subvention. Pour l’ensemble de la population, le taux de satisfaction à l’égard du logement était de 67 % pour les personnes faisant partie de ménages locataires bénéficiant d’une subvention et de 69 % pour celles faisant partie de ménages sans subvention.
| Aînés | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, satisfaction globale à l’égard du logement | 6 258 500 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Satisfait (ou très satisfait) du logement globalement | 5 553 800 | 89Note * | 29 977 600 | 82 |
| Propriétaire | 4 438 800 | 91Note * Tableau 8 Note † Tableau 8 Note ‡ | 23 295 900 | 87 |
| Avec hypothèque | 1 166 900 | 88Tableau 8 Note † Tableau 8 Note ‡ | 15 267 800 | 86 |
| Sans hypothèque | 3 271 900 | 92Note * Tableau 8 Note ‡ | 8 028 100 | 89 |
| Locataire | 1 115 000 | 81Note * Tableau 8 Note † Tableau 8 Note ‡ | 6 681 700 | 69 |
| Logement subventionné | 190 500 | 81Note * | 775 800 | 67 |
| Logement non subventionné | 923 700 | 81Note * | 5 892 600 | 69 |
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Satisfaction à l’égard du quartier
Au moment de la tenue de l’ECL de 2018, 90 % des aînés vivaient dans des ménages où la personne de référence indiquait qu’elle était satisfaite de son quartier. Ce pourcentage est plus élevé que la proportion de la population totale satisfaite de son quartier (86 %).
Selon le mode d’occupation, 91 % des aînés vivaient dans des logements occupés par leur propriétaire où la personne de référence était satisfaite de son quartier. Ce pourcentage est supérieur aux 88 % de la population totale des logements occupés par le propriétaire où la personne de référence était satisfaite.
Chez les ménages d’aînés locataires (87 %), le taux de satisfaction à l’égard du quartier était également supérieur à celui de la population totale des ménages locataires (80 %).
Les aînés vivant dans des logements occupés par le propriétaire avec hypothèque (89 %) affichaient un taux de satisfaction à l’égard du quartier similaire à celui de la population totale avec hypothèque (88 %)Note 12. Les aînés sans hypothèque (91 %) étaient plus susceptibles d’être satisfaits de leur quartier que l’ensemble de la population sans hypothèque (89 %).
Pour les ménages d’aînés locataires, le taux de satisfaction à l’égard du quartier était supérieur à celui de la population totale des ménages avec et sans subvention. Le taux de satisfaction des ménages d’aînés locataires à l’égard du quartier était de 85 % pour les ménages avec subvention et de 88 % pour les ménages sans subvention. Pour l’ensemble de la population, le taux de satisfaction à l’égard du quartier était de 72 % pour les personnes faisant partie de ménages bénéficiant d’une subvention et de 80 % pour celles faisant partie de ménages sans subvention.
| Aînés | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, satisfaction globale à l’égard du quartier | 6 258 500 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Satisfait (ou très satisfait) du quartier globalement | 5 631 000 | 90Note * | 31 255 800 | 86 |
| Propriétaire | 4 434 900 | 91Note * Tableau 9 Note ‡ | 23 504 200 | 88 |
| Avec hypothèque | 1 186 300 | 89 | 15 494 800 | 88 |
| Sans hypothèque | 3 248 600 | 91Note * | 8 009 400 | 89 |
| Locataire | 1 196 100 | 87Note * Tableau 9 Note † Tableau 9 Note ‡ | 7 751 600 | 80 |
| Logement subventionné | 201 000 | 85Note * | 840 500 | 72 |
| Logement non subventionné | 994 200 | 88Note * | 6 897 100 | 80 |
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Situation des particuliers dans le ménage
La situation des particuliers dans le ménage indique si une personne vit avec une ou plusieurs autres personnes et, le cas échéant, si elle est apparentée à cette personne ou à ces personnes. Les ménages peuvent être différenciés selon qu’il s’agit de ménages avec famille de recensement et de ménages sans famille de recensement. Les ménages avec famille de recensement comprennent au moins une famille de recensementNote 13. Les ménages sans famille de recensement comprennent une personne vivant seule ou un groupe de deux personnes ou plus qui vivent ensemble, mais qui ne forment pas une famille de recensement (par exemple, des colocataires).
Selon l’ECL de 2018, environ les deux tiers (67 %) des aînés vivant dans des logements privés vivaient dans un ménage avec famille de recensement. Ce taux était inférieur à celui pour la population totale (79 %). Les ménages d’aînés avec famille de recensement étaient plus susceptibles de vivre dans une famille comptant un couple sans enfants (52 %) qu’avec enfants (9 %). Le contraire était vrai pour la population totale, où 46 % des personnes vivaient dans une famille comptant un couple avec enfants et 24 % vivaient dans une famille comptant un couple sans enfants. Les aînés (5 %) étaient également moins susceptibles de vivre dans un ménage monoparental que l’ensemble de la population (10 %).
Le fait de vivre dans un ménage sans famille de recensement était près de deux fois plus fréquent chez les aînés (29 %) que dans la population totale (16 %). Cela vient du fait qu’une grande proportion des aînés vivaient seuls (26 %). En comparaison, 12 % de la population totale faisant partie d’un ménage privé au Canada vivait seule.
| Aînés | Population totale | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, type de ménage | 6 258 500 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Ménage comptant une seule famille de recensementTableau 10 Note 1 | 4 187 900 | 67Note * | 28 959 300 | 79 |
| Couple sans enfants | 3 266 500 | 52Note * | 8 583 600 | 24 |
| Couple avec enfants | 591 400 | 9Note * | 16 782 900 | 46 |
| Famille monoparentale | 330 000 | 5Note * | 3 592 800 | 10 |
| Ménage comptant plusieurs familles de recensementTableau 10 Note 1 | 282 000 | 5 | 1 799 100 | 5 |
| Ménage sans famille de recensement | 1 788 600 | 29Note * | 5 685 800 | 16 |
| Ménage composé d'une seule personne | 1 645 900 | 26Note * | 4 243 300 | 12 |
| Ménage sans famille de recensement, composé de deux personnes ou plus | 142 700 | 2Note * | 1 442 400 | 4 |
Source : Enquête canadienne sur le logement, 2018 |
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Interprétation des résultats
L’Enquête canadienne sur le logement (ECL) est une enquête-échantillon représentative tirée d’une base de sondage sur les logements privés au Canada. Comme l’enquête-échantillon provient de ménages privés, les données des personnes vivant dans les types de logements suivants n’ont pas été recueillies :
- les personnes vivant dans une réserve et tout autre établissement autochtone;
- les représentants officiels des pays étrangers qui vivent au Canada et leur famille;
- les membres d’ordres religieux et d’autres groupes vivant en communauté;
- les membres des Forces armées canadiennes vivant dans des bases militaires;
- les personnes vivant dans une résidence pour personnes âgées;
- les personnes vivant à temps plein dans un établissement institutionnel (p. ex., les détenus des établissements correctionnels et les malades chroniques vivant dans des hôpitaux et dans des établissements de soins infirmiers);
- les personnes vivant dans un autre type de logement collectif (p. ex., les refuges, les terrains de camping et les hôtels).
Les résultats de l’enquête ont été obtenus grâce à la méthode d’échantillonnage qui estime une valeur réelle avec un niveau acceptable d’incertitude. Par conséquent, il n’est pas recommandé de comparer les chiffres figurant ci-dessus, à moins qu’un rapport de comparaison ne soit établi dans le texte. Le présent feuillet d’information comporte trois types de comparaisons :
- Comparaisons des estimations entre le groupe de population cible et la population totale (p. ex. le pourcentage d’aînés vivant dans un logement loué et ayant des besoins impérieux en matière de logement, comparativement au pourcentage de la population totale vivant dans un logement loué et ayant ces mêmes besoins).
- Comparaisons des estimations entre une catégorie et le total de la catégorie au sein du groupe de population cible (par exemple, le pourcentage d’aînés vivant dans un logement loué ayant des besoins impérieux en matière de logement, comparativement au pourcentage de tous les aînés ayant des besoins impérieux en matière de logement).
- Comparaisons des estimations entre les catégories au sein du groupe de population cible (p. ex. le pourcentage d’aînés vivant dans un logement loué ayant des besoins impérieux en matière de logement, comparativement au pourcentage d’aînés vivant dans un logement occupé par le propriétaire et ayant ces mêmes besoins).
Chacune de ces trois comparaisons offre un aperçu différent des expériences du groupe de population cible en matière de logement. On effectue un test statistique pour voir si les deux estimations sont différentes l’une de l’autre à un niveau de confiance de 95 %, souvent exprimé comme 19 fois sur 20. Les résultats du test sont présentés pour les statistiques en pourcentage dans les tableaux sur la prévalence relative ou les frais de logement médians seulement, mais ils sont omis pour les statistiques sur le nombre associé de personnes.
Au moment de faire d’autres comparaisons entre les résultats de l’échantillon figurant dans les feuillets d’information ou les tableaux de données, il est important de se rappeler qu’on ne peut pas conclure avec un certain degré de certitude que la différence observée n’est pas attribuable à la variation découlant de la méthode d’échantillonnage.
Au sujet des données
Les estimations comprises dans le présent feuillet d’information sont tirées de l’Enquête canadienne sur le logement (ECL) de 2018. D’autres faits saillants socioéconomiques et démographiques proviennent du Recensement de la population de 2016. Pour obtenir des renseignements détaillés sur l’ECL ou sur l’un ou l’autre des indicateurs compris dans ce feuillet d’information, veuillez vous reporter aux ressources suivantes :
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