Statistiques sur le logement au Canada
Expériences en matière de logement au Canada : population totale en 2018
par Jeff Randle, Zheren Hu et Zachary Thurston
Passer au texte
Début du texte
La série de feuillets d’information Expériences en matière de logement au Canada vise à rendre compte de la diversité des situations vécues par les Canadiens au chapitre du logement.

Description de la figure 1
Faits saillants du Recensement de 2016 : population totale
- Âge moyen : 40 ans
- Revenu médian des ménages : 70 332 $
- Taux de chômage : 7,7 %
- Pourcentage dans les régions rurales : 18,7 %
- Pourcentage d’immigrants : 21,9 %
Le présent feuillet d’information porte sur la population totale habitant dans des logements privés et les ménages au sein desquels elle vit. Les statistiques ci-dessous sont tirées de l’Enquête canadienne sur le logement (ECL) de 2018. D’autres feuillets d’information sont accessibles sur la page de la série des Expériences en matière de logement au Canada.
Aux termes de la Loi sur la stratégie nationale sur le logement (2019), « le droit à un logement adéquat est un droit fondamental de la personne confirmé par le droit international ». Selon le droit international, un logement adéquat est un logement qui offre un mode d’occupation sûr, qui est abordable, qui est habitable, qui donne accès à l’infrastructure de base, qui est situé près de l’emploi, des services et des commodités, qui est accessible aux personnes de toutes capacités et qui est adapté sur le plan culturel.
Le présent feuillet d’information porte sur l’expérience de la population totale habitant dans un logement privé et sur les ménages au sein desquels cette population vit. L’analyse est fondée sur les indicateurs suivants recueillis et produits par Statistique Canada. Ces indicateurs sont les suivants : statut de mode d’occupation de ménage, frais de logement, abordabilité du logement, taille convenable du logement, état du logement, besoins impérieux en matière de logement, satisfaction à l’égard du logement, satisfaction à l’égard du quartier, et situation des particuliers dans le ménage.
Même si l’ensemble de ces indicateurs ne mesurent pas parfaitement le caractère adéquat du logement tel qu’il est défini dans le droit international, ils servent néanmoins de données de substitution utiles à la compréhension des expériences en matière de logement des personnes vivant au Canada.
Statut de mode d’occupation de ménage
Le statut de mode d’occupation de ménage indique si le ménage est propriétaire ou locataire de son logement privéNote 1. La propriété du logement est un aspect important dans la société canadienne et peut influer sur les résultats pour de nombreux indicateurs du logement. C’est pourquoi les ménages propriétaires et locataires sont souvent considérés séparément dans les analyses du logement. Dans de nombreux cas, les chercheurs poussent l’examen pour déterminer si les ménages dans un logement occupé par leur propriétaire ont des hypothèques sur leur logement et si les ménages locataires paient un loyer subventionné.
Selon les données de l’ECL de 2018, 69 % des 14 790 400 ménages vivaient dans un logement privé appartenant à un membre de leur ménage en 2018, comparativement à 73 % de la population totale.
Les 10 137 800 ménages qui vivent dans un logement occupé par le propriétaire peuvent être répartis comme suit : 5 913 800 ménages ayant une hypothèque sur leur logement (40 % de tous les ménages) et 4 224 000 ménages n’en ayant pas (29 %). Puisque les ménages qui vivent dans un logement occupé par le propriétaire ayant une hypothèque ont tendance à être plus grands, la proportion de la population totale vivant au sein d’un ménage ayant une hypothèque (49 %) dépasse la proportion respective des ménages. Le contraire était vrai pour les ménages qui vivent dans un logement occupé par le propriétaire sans hypothèque, puisque la proportion de la population totale au sein de ces ménages (25 %) est inférieure à la proportion respective des ménages.
Les ménages qui vivent dans un logement loué représentaient les 31 % restants de tous les ménages. En comparaison, la proportion de la population totale vivant dans un logement loué était de 27 %. Parmi les 9 749 700 personnes au Canada qui vivaient dans un logement loué, 1 160 700 (3 %) habitaient dans un logement subventionné, et les 8 570 300 restants (24 %), dans un logement non subventionné.
| Tous les ménages | Toutes les personnes | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, statut de mode d’occupation | 14 790 400 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Propriétaire | 10 137 800 | 69Note * | 26 694 500 | 73 |
| Avec hypothèque | 5 913 800 | 40Note * | 17 696 300 | 49 |
| Sans hypothèque | 4 224 000 | 29Note * | 8 998 100 | 25 |
| Locataire | 4 652 600 | 31Note * | 9 749 700 | 27 |
| Logement subventionné | 588 700 | 4Note * | 1 160 700 | 3 |
| Logement non subventionné | 4 057 100 | 27Note * | 8 570 300 | 24 |
Source : Enquête canadienne sur le logement, 2018 |
||||
Frais de logement
Les frais de logement désignent les dépenses mensuelles au titre du logement payées par les ménages, y compris l’hypothèque ou le loyer. Pour les ménages propriétaires, les frais de logement englobent, s’il y a lieu, les paiements hypothécaires, l’impôt foncier et les charges de copropriété, ainsi que les coûts d’électricité, de chauffage, d’eau et des autres services municipaux. Pour les ménages locataires, les frais de logement comprennent, s’il y a lieu, le loyer et les coûts d’électricité, de chauffage, d’eau et des autres services municipaux.
Au Canada, les frais de logement médians payés par les ménages privés étaient de 1 050 $, mais les ménages vivant dans un logement occupé par le propriétaire (1 140 $) payaient des frais de logement médians plus élevés que les ménages locataires (960 $).
Les frais de logement médians payés par les ménages vivant dans un logement occupé par le propriétaire dépendaient de la présence d’une hypothèque, cette dernière pouvant représenter une part considérable des frais de logement mensuels. Parmi les ménages propriétaires, ceux ayant une hypothèque sur leur logement (1 770 $) payaient environ 1 200 $ de plus par mois en frais de logement médians que ceux n’ayant pas d’hypothèque (540 $).
De même, les frais de logement médians payés par les ménages locataires dépendent habituellement de la présence d’une subvention au loyerNote 2. Pour les ménages qui vivaient dans un logement subventionné, les frais de logement médians étaient de 530 $, soit un peu plus de la moitié de ceux payés par les ménages vivant dans un logement non subventionné (1 010 $).
| Tous les ménages | Toutes les personnes | |
|---|---|---|
| médiane (dollars) | ||
| Total, statut de mode d’occupation | 1 050 | 1 050 |
| Propriétaire | 1 140Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 1 140Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ |
| Avec hypothèque | 1 770Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 1 ,770Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ |
| Sans hypothèque | 540Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 540Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ |
| Locataire | 960Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 960Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ |
| Logement subventionné | 530Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 530Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ |
| Logement non subventionné | 1 010Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ | 1 010Tableau 2 Note † Tableau 2 Note ‡ |
|
||
Abordabilité du logement
L’abordabilité du logement est calculée à l’aide du ratio des frais de logement et du revenu, qui fait référence à la proportion du revenu total moyen que les ménages consacrent aux frais de logement. On dit qu’un ménage a un logement abordable s’il consacre moins de 30 % de son revenu total aux frais de logementNote 3.
Selon l’ECL de 2018, 22 % des ménages, soit 3 165 000 ménages, ont consacré plus de 30 % de leur revenu total au logement. La population qui vivait dans ces ménages (6 400 200) représentait 18 % de la population totale.
Les ménages vivant dans un logement occupé par le propriétaire (17 %) étaient moins susceptibles de vivre dans un logement inabordable que les ménages locataires (33 %). La proportion de la population qui vivait dans un logement inabordable était plus faible pour les propriétaires (15 %) que pour les locataires (26 %), ce qui suggère que les ménages plus petits sont plus susceptibles de vivre dans un logement inabordable.
En ce qui concerne les ménages vivant dans un logement occupé par le propriétaire, les ménages ayant une hypothèque étaient plus susceptibles de vivre dans un logement inabordable. La proportion de ménages vivant dans un logement inabordable était de 24 % pour les ménages ayant une hypothèque et de 6 % pour ceux sans hypothèque. Parmi la population qui vivait dans un logement occupé par le propriétaire, ceux dont le logement comportait une hypothèque (21 %) étaient également plus susceptibles de vivre dans un logement inabordable que ceux dont le logement était sans hypothèque (4 %).
| Tous les ménages | Toutes les personnes | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, ratio des frais de logement et du revenuTableau 3 Note 1 | 14 510 400 | 100 | 35 669 100 | 100 |
| Consacre plus de 30 % de son revenu aux frais de logement | 3 165 000 | 22Note * | 6 400 200 | 18 |
| Propriétaire | 1 657 600 | 17Note * Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ | 3 895 800 | 15Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ |
| Avec hypothèque | 1 403 100 | 24Note * Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ | 3 568 600 | 21Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ |
| Sans hypothèque | 254 500 | 6Note * Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ | 327 200 | 4Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ |
| Locataire | 1 507 400 | 33Note * Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ | 2 504 400 | 26Tableau 3 Note † Tableau 3 Note ‡ |
| Logement subventionné | 180 600 | 31Note * | 269 500 | 23 |
| Logement non subventionné | 1 325 600 | 33Note * | 2 232 300 | 26 |
|
||||
Taille convenable du logement
La taille convenable du logement indique si un ménage privé vit dans des locaux de taille convenable selon la Norme nationale d’occupation (NNO), à savoir si le logement comporte suffisamment de chambres à coucher pour la taille et la composition du ménage. L’indicateur sert à évaluer le nombre de chambres à coucher requis pour un ménage, compte tenu de l’âge et du sexe des membres du ménage, ainsi que des relations entre eux.
Selon l’ECL de 2018, 747 100 ménages (5 %) vivaient dans un logement de taille non convenable, ce qui signifie qu’il n’y avait pas suffisamment de chambres à coucher dans le logement pour répondre aux besoins du ménage, selon la NNO.
La proportion de ménages vivant dans un logement de taille non convenable était plus faible parmi les ménages qui vivaient dans un logement occupé par le propriétaire (3 %) que parmi ceux qui vivaient dans un logement loué (9 %).
Si l’on examine les ménages propriétaires selon la présence d’une hypothèque sur le logement, les ménages ayant une hypothèque (4 %) étaient plus susceptibles de vivre dans un logement de taille non convenable que ceux sans hypothèque (1 %).
| Tous les ménages | Toutes les personnes | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, taille convenable du logement | 14 790 400 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Taille non convenable | 747 100 | 5Note * | 3 408 400 | 9 |
| Propriétaire | 306 900 | 3Note * Tableau 4 Note † Tableau 4 Note ‡ | 1 599 500 | 6Tableau 4 Note † Tableau 4 Note ‡ |
| Avec hypothèque | 249 100 | 4Note * Tableau 4 Note † Tableau 4 Note ‡ | 1 307 600 | 7Tableau 4 Note † Tableau 4 Note ‡ |
| Sans hypothèque | 57 800 | 1Note * Tableau 4 Note † Tableau 4 Note ‡ | 291 900 | 3Tableau 4 Note † Tableau 4 Note ‡ |
| Locataire | 440 300 | 9Note * Tableau 4 Note † Tableau 4 Note ‡ | 1 808 900 | 19Tableau 4 Note † Tableau 4 Note ‡ |
| Logement subventionné | 47 900 | 8Note * | 227 000 | 20 |
| Logement non subventionné | 391 600 | 10Note * | 1 578 200 | 18 |
|
||||
État du logement
Les données sur l’état du logement permettent de donner un aperçu de l’habitabilité du logement. Les logements peuvent être classés en trois groupes selon leur état : entretien régulier requis seulement, réparations mineures requises et réparations majeures requises. Les logements nécessitant des réparations majeures sont considérés comme inadéquats. Parmi les exemples de logement nécessitant des réparations majeures figurent ceux dont la plomberie ou le câblage électrique est défectueux et ceux qui ont besoin de réparations structurelles des murs, des planchers ou des plafonds.
Selon les données de l’ECL, en 2018, 7 % des ménages au Canada vivaient dans un logement privé nécessitant des réparations majeures.
La proportion de ménages vivant dans un logement qui nécessite des réparations était plus faible pour ceux dont le logement était occupé par le propriétaire que pour ceux dont le logement était loué. En effet, 6 % des ménages propriétaires vivaient dans un logement nécessitant des réparations majeures, comparativement à 8 % des ménages locataires.
Les ménages qui vivaient dans un logement occupé par le propriétaire étaient légèrement plus susceptibles de vivre dans un logement nécessitant des réparations majeures lorsqu’il y avait une hypothèque sur leur logement. Parmi les ménages vivant dans un logement occupé par le propriétaire, 7 % de ceux ayant une hypothèque vivaient dans un logement nécessitant des réparations majeures, comparativement à 6 % de ceux n’ayant pas d’hypothèque.
Parmi les ménages locataires, 10 % de ceux vivant dans un logement subventionné vivaient dans un logement nécessitant des réparations majeures. Cette proportion est légèrement plus élevée que celle enregistrée pour les ménages locataires vivant dans un logement non subventionné, laquelle était la même que celle pour l’ensemble des ménages locataires (8 %).
| Tous les ménages | Toutes les personnes | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, état du logement | 14 790 400 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Logement nécessitant des réparations majeures | 1 052 900 | 7 | 2 556 400 | 7 |
| Propriétaire | 658 400 | 6Tableau 5 Note † Tableau 5 Note ‡ | 1 657 400 | 6Tableau 5 Note † Tableau 5 Note ‡ |
| Avec hypothèque | 411 100 | 7Tableau 5 Note ‡ | 1 162 500 | 7Tableau 5 Note ‡ |
| Sans hypothèque | 247 300 | 6Tableau 5 Note ‡ | 494 900 | 5Tableau 5 Note ‡ |
| Locataire | 394 600 | 8Tableau 5 Note † Tableau 5 Note ‡ | 899 000 | 9Tableau 5 Note † Tableau 5 Note ‡ |
| Logement subventionné | 59 300 | 10Tableau 5 Note ‡ | 134 000 | 12Tableau 5 Note † Tableau 5 Note ‡ |
| Logement non subventionné | 334 200 | 8Tableau 5 Note ‡ | 761 800 | 9Tableau 5 Note ‡ |
|
||||
Besoins impérieux en matière de logement
Les besoins impérieux en matière de logement touchent plusieurs éléments des droits de la personne en ce qui concerne l’habitation d’un logement adéquat. Ces droits concernent notamment la satisfaction des besoins des ménages sur le plan de l’abordabilité, de la taille convenable et de l’état du logement, ainsi que la disponibilité d’un logement locatif abordable (à titre de solution de rechange) si ces besoins ne sont pas comblés. On dit d’un ménage qu’il éprouve des besoins impérieux en matière de logement si ce dernier n’est pas conforme à au moins l’une des normes d’acceptabilité (abordabilité, taille et état) et si 30 % du revenu total avant impôt du ménage est insuffisant pour lui permettre de payer le loyer médian d’un logement similaire acceptable (répondant aux trois normes d’occupation) situé dans sa localité.
Lors de l’ECL de 2018, 12 % des ménages avaient des besoins impérieux en matière de logement et 9 % de la population vivait au sein d’un ménage ayant de tels besoins. Les ménages qui vivaient dans un logement occupé par le propriétaire (7 %) étaient moins susceptibles d’avoir des besoins impérieux en matière de logement que les ménages locataires (23 %). En tout, 5 % des personnes vivant au sein d’un ménage propriétaire avaient des besoins impérieux en matière de logement, comparativement à 19 % des membres d’un ménage locataire.
Les personnes et les ménages vivant dans un logement occupé par le propriétaire avaient des besoins impérieux en matière de logement à des taux similaires, qu’il y ait ou non une hypothèque sur le logement.
L’incidence des besoins impérieux en matière de logement variait pour les locataires selon la présence d’une subvention au loyer. Environ le tiers (34 %) des ménages locataires vivant dans un logement subventionné avaient des besoins impérieux en matière de logement. Cette proportion dépasse celle des ménages locataires vivant dans un logement non subventionné (21 %) et elle la plus élevée de toutes les catégories de mode d’occupation du ménage. Au sein de la population de locataires, la proportion ayant des besoins impérieux en matière de logement était de 30 % chez ceux vivant dans un logement subventionné, comparativement à 18 % chez ceux vivant dans un logement non subventionné.
| Tous les ménages | Toutes les personnes | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, besoins impérieux en matière de logementTableau 6 Note 1 | 14 185 100 | 100 | 35 128 000 | 100 |
| Ayant des besoins impérieux en matière de logement | 1 644 900 | 12Note * | 3 151 900 | 9 |
| Propriétaire | 632 700 | 7Note * Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ | 1 358 700 | 5Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ |
| Avec hypothèque | 373 400 | 7 | 982 800 | 6Tableau 6 Note ‡ |
| Sans hypothèque | 259 300 | 6Note * | 375 900 | 4Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ |
| Locataire | 1 012 200 | 23Note * Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ | 1 793 200 | 19Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ |
| Logement subventionné | 193 600 | 34Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ | 342 000 | 30Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ |
| Logement non subventionné | 817 300 | 21Note * Tableau 6 Note † Tableau 6 Note ‡ | 1 447 300 | 18Tableau 6 Note ‡ |
|
||||
Expériences en matière de logement des hommes, des femmes et des personnes de diverses identités de genre au Canada
En 1995, le gouvernement du Canada s’est engagé à utiliser l’ACS+ pour faire avancer l’égalité entre les sexes au Canada, dans le cadre de la ratification du Programme d’action de Beijing des Nations Unies.
Le principe de l’égalité entre les sexes est inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés, laquelle fait partie intégrante de la Constitution du Canada. Ce principe implique que toute personne, soit-elle femme, personne non binaire, est libre de participer à toutes les sphères de la vie canadienne et d’ainsi contribuer à l’édification d’une société ouverte et démocratique.
L’ACS+ est un processus analytique qui sert à évaluer les répercussions potentielles des politiques, des programmes ou des initiatives sur les femmes, les hommes et les personnes de diverses identités de genre. Le signe « plus » dans ACS+ ne se limite pas aux différences entre les personnes fondées sur le genre. Nous avons tous de multiples facteurs identitaires qui se recoupent et contribuent à faire de nous ce que nous sommes. L’ACS+ examine de nombreux autres facteurs identitaires comme la race, l’origine ethnique, le statut d’immigrant, la religion, l’âge, la présence d'une incapacité mentale ou physique et la façon dont leur interaction influence la manière dont nous pouvons ressentir les politiques et les initiatives gouvernementales.
Les données présentées ici soulignent les différences dans les expériences en matière de logement des hommes, des femmes et des personnes de diverses identités de genre canadiens. Comparativement aux hommes, les femmes étaient plus susceptibles de vivre dans un logement inabordable et d’avoir des besoins impérieux en matière de logement. Les personnes de diverses identités de genre étaient plus susceptibles de vivre dans un logement de qualité inadéquate.
| Hommes | Femmes | Personnes de diverses identités de genre | |
|---|---|---|---|
| pourcentage | |||
| Vivant dans un logement occupé par le propriétaire | 74 | 73 | 57 |
| Vivant dans un ménage ayant consacré plus de 30 % de son revenu total au logement | 17 | 19Note * | 25 |
| Vivant dans un logement de taille non convenable | 9 | 10 | 18 |
| Vivant dans un logement nécessitant des réparations majeures | 7 | 7 | 29Note * |
| Ayant des besoins impérieux en matière de logement | 8 | 10Note * | 13 |
|
|||
Pour en savoir plus sur l’ACS+, consultez la page Web sur la condition féminine du gouvernement du Canada.
Vous trouverez de plus amples renseignements sur les expériences en matière de logement d’autres sous-populations, ventilés selon les groupes d’âge et le genre, le statut d’immigrant, les groupes de population désignés comme minorité visible, les populations autochtones et d’autres groupes dans les feuillets d’information supplémentaires diffusés sur la page de la série Expériences en matière de logement au Canada. De plus, d’autres produits de données qui mettent davantage l’accent sur une analyse intersectionnelle de l’ACS+ relativement aux expériences en matière de logement seront diffusés sur la page de la série Expériences en matière de logement au Canada à mesure qu’ils seront disponibles.
Satisfaction à l’égard du logement
Dans le cadre de l’ECL de 2018, environ 83 % des ménages ont indiqué être satisfaits de leur logement.
Si l’on examine les données selon le mode d’occupation, parmi les ménages qui vivaient dans un logement occupé par le propriétaire, la personne de référence était satisfaite de son logement dans 88 % des cas, comparativement à 71 % parmi les ménages qui vivaient dans un logement loué.
Par ailleurs, parmi les ménages qui vivaient dans un logement occupé par le propriétaire, ceux sans hypothèque (90 %) étaient plus susceptibles d’être satisfaits de leur logement que ceux ayant une hypothèque (86 %).
En ce qui concerne les ménages locataires, le taux de satisfaction à l’égard du logement était similaire entre ceux vivant dans un logement subventionné et ceux vivant dans un logement non subventionné.
| Tous les ménages | Toutes les personnes | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, satisfaction globale à l’égard du logement | 14 790 400 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Satisfait (ou très satisfait) du logement globalement | 12 221 300 | 83 | 29 977 600 | 82 |
| Propriétaire | 8 908 000 | 88Tableau 8 Note † Tableau 8 Note ‡ | 23 295 900 | 87Tableau 8 Note † Tableau 8 Note ‡ |
| Avec hypothèque | 5 111 100 | 86Tableau 8 Note † Tableau 8 Note ‡ | 15 267 800 | 86Tableau 8 Note ‡ |
| Sans hypothèque | 3 796 900 | 90Tableau 8 Note † Tableau 8 Note ‡ | 8 028 100 | 89Tableau 8 Note † Tableau 8 Note ‡ |
| Locataire | 3 313 300 | 71Note * Tableau 8 Note † Tableau 8 Note ‡ | 6 681 700 | 69Tableau 8 Note † Tableau 8 Note ‡ |
| Logement subventionné | 428 700 | 73Note * | 775 800 | 67 |
| Logement non subventionné | 2 879 600 | 71Note * | 5 892 600 | 69 |
|
||||
Satisfaction à l’égard du quartier
Selon les résultats de l’ECL de 2018, 86 % des ménages étaient satisfaits de leur quartier au moment de l’enquête.
Selon le mode d’occupation, parmi les ménages vivant dans un logement occupé par le propriétaire, la personne de référence était satisfaite de son quartier dans 88 % des cas, un pourcentage plus élevé que celui enregistré pour les ménages locataires (80 %).
Parmi les ménages vivant dans un logement occupé par le propriétaire, le taux de satisfaction à l’égard du quartier était plus élevé chez ceux n’ayant pas hypothèque (89 %) que chez ceux ayant une hypothèque (87 %)Note 4.
Quant aux ménages locataires, le taux de satisfaction à l’égard du quartier était plus faible chez ceux qui vivaient dans un logement subventionné : 76 % de ceux vivant dans un logement subventionné étaient satisfaits de leur quartier comparativement à 81 % de ceux vivant dans un logement non subventionnéNote 5.
| Tous les ménages | Toutes les personnes | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, satisfaction globale à l’égard du quartier | 14 790 400 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Satisfait (ou très satisfait) du quartier globalement | 12 653 500 | 86 | 31 255 800 | 86 |
| Propriétaire | 8 912 200 | 88Tableau 9 Note † Tableau 9 Note ‡ | 23 504 200 | 88Tableau 9 Note † Tableau 9 Note ‡ |
| Avec hypothèque | 5 144 000 | 87Tableau 9 Note ‡ | 15 494 800 | 88Tableau 9 Note ‡ |
| Sans hypothèque | 3 768 100 | 89Tableau 9 Note † Tableau 9 Note ‡ | 8 009 400 | 89Tableau 9 Note ‡ |
| Locataire | 3 741 300 | 80Tableau 9 Note † Tableau 9 Note ‡ | 7 751 600 | 80Tableau 9 Note † Tableau 9 Note ‡ |
| Logement subventionné | 449 100 | 76Note * Tableau 9 Note † Tableau 9 Note ‡ | 840 500 | 72Tableau 9 Note † Tableau 9 Note ‡ |
| Logement non subventionné | 3 287 100 | 81Tableau 9 Note ‡ | 6 897 100 | 80Tableau 9 Note ‡ |
|
||||
Situation des particuliers dans le ménage
La situation des particuliers dans le ménage indique si une personne vit avec une ou plusieurs autres personnes et, le cas échéant, si elle est apparentée à cette personne ou à ces personnes. Les ménages peuvent être différenciés selon qu’il s’agit de ménages avec famille de recensement et de ménages sans famille de recensement. Les ménages avec famille de recensement comprennent au moins une famille de recensementNote 6. Les ménages sans famille de recensement comprennent une personne vivant seule ou un groupe de deux personnes ou plus qui vivent ensemble, mais qui ne forment pas une famille de recensement (par exemple, des colocataires).
Selon les données l’ECL, il y avait 14 790 400 ménages privés au Canada en 2018, et 36 444 100 personnes vivaient au sein de ces ménages.
Près des deux tiers (65 %) des ménages étaient formés d’une seule famille de recensement, ce qui représente 79 % de la population. Parmi les ménages formés d’une seule famille de recensement, les familles d’un couple avec enfants (28 %) étaient tout aussi fréquentes que les familles sans enfants (28 %). Parmi les ménages formés d’une seule famille de recensement, les familles monoparentales (9 %) étaient les moins fréquentes.
Les ménages sans famille de recensement représentaient 33 % de tous les ménages, mais seulement 16 % de la population totale. Cette situation est attribuable à la grande proportion de ménages comptant une seule personne dans ce groupe, lesquels représentaient 29 % de tous les ménages et le deuxième groupe en importance au Canada. Même si elle représentait une si grande proportion des ménages, la population des ménages comptant une seule personne ne représentait que 12 % de la population totale.
| Tous les ménages | Toutes les personnes | |||
|---|---|---|---|---|
| chiffre | pourcentage | chiffre | pourcentage | |
| Total, type de ménage | 14 790 400 | 100 | 36 444 100 | 100 |
| Ménage comptant une seule famille de recensementTableau 10 Note 1 | 9 639 200 | 65Note * | 28 959 300 | 79 |
| Couple sans enfants | 4 156 700 | 28Note * | 8 583 600 | 24 |
| Couple avec enfants | 4 113 900 | 28Note * | 16 782 900 | 46 |
| Famille monoparentale | 1 368 600 | 9 | 3 592 800 | 10 |
| Ménage comptant plusieurs familles de recensementTableau 10 Note 1 | 313 300 | 2Note * | 1 799 100 | 5 |
| Ménage sans famille de recensement | 4 837 900 | 33Note * | 5 685 800 | 16 |
| Ménage composé d'une seule personne | 4 243 100 | 29Note * | 4 243 300 | 12 |
| Ménage sans famille de recensement, composé de deux personnes ou plus | 594 800 | 4 | 1 442 400 | 4 |
Source : Enquête canadienne sur le logement, 2018 |
||||
Interprétation des résultats
L’Enquête canadienne sur le logement (ECL) est une enquête-échantillon représentative tirée d’une base de sondage sur les logements privés au Canada. Comme l’enquête-échantillon provient de ménages privés, les données des personnes vivant dans les types de logements suivants n’ont pas été recueillies :
- les personnes vivant dans une réserve et tout autre établissement autochtone;
- les représentants officiels des pays étrangers qui vivent au Canada et leur famille;
- les membres d’ordres religieux et d’autres groupes vivant en communauté;
- les membres des Forces armées canadiennes vivant dans des bases militaires;
- les personnes vivant dans une résidence pour personnes âgées;
- les personnes vivant à temps plein dans un établissement institutionnel (p. ex., les détenus des établissements correctionnels et les malades chroniques vivant dans des hôpitaux et dans des établissements de soins infirmiers);
- les personnes vivant dans un autre type de logement collectif (p. ex., les refuges, les terrains de camping et les hôtels).
Les résultats de l’enquête ont été obtenus grâce à la méthode d’échantillonnage qui estime une valeur réelle avec un niveau acceptable d’incertitude. Par conséquent, il n’est pas recommandé de comparer les chiffres figurant ci-dessus, à moins qu’un rapport de comparaison ne soit établi dans le texte. Le présent feuillet d’information comporte trois types de comparaisons :
- Comparaisons des estimations entre le groupe de population cible et la population totale (p. ex. le pourcentage de ménages vivant dans un logement loué et ayant des besoins impérieux en matière de logement, comparativement au pourcentage de la population totale vivant dans un logement loué et ayant ces mêmes besoins).
- Comparaisons des estimations entre une catégorie et le total de la catégorie au sein du groupe de population cible (p. ex. le pourcentage de ménages vivant dans un logement loué ayant des besoins impérieux en matière de logement, comparativement au pourcentage de tous les ménages ayant des besoins impérieux en matière de logement).
- Comparaisons des estimations entre les catégories au sein du groupe de population cible (p. ex. le pourcentage de ménages vivant dans un logement loué ayant des besoins impérieux en matière de logement, comparativement au pourcentage de ménages vivant dans un logement occupé par le propriétaire et ayant ces mêmes besoins).
Chacune de ces trois comparaisons offre un aperçu différent des expériences du groupe de population cible en matière de logement. On effectue un test statistique pour voir si les deux estimations sont différentes l’une de l’autre à un niveau de confiance de 95 %, souvent exprimé comme 19 fois sur 20. Les résultats du test sont présentés pour les statistiques en pourcentage dans les tableaux sur la prévalence relative ou les frais de logement médians seulement, mais ils sont omis pour les statistiques sur le nombre associé de personnes.
Au moment de faire d’autres comparaisons entre les résultats de l’échantillon figurant dans les feuillets d’information ou les tableaux de données, il est important de se rappeler qu’on ne peut pas conclure avec un certain degré de certitude que la différence observée n’est pas attribuable à la variation découlant de la méthode d’échantillonnage.
Au sujet des données
Les estimations comprises dans le présent feuillet d’information sont tirées de l’Enquête canadienne sur le logement (ECL) de 2018. D’autres faits saillants socioéconomiques et démographiques proviennent du Recensement de la population de 2016. Pour obtenir des renseignements détaillés sur l’ECL ou sur l’un ou l’autre des indicateurs compris dans ce feuillet d’information, veuillez vous reporter aux ressources suivantes :
- Date de modification :