Études sur le genre et les identités croisées
Le recours à la contraception chez les femmes sexuellement actives désireuses d’éviter une grossesse
par Tia Carpino
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Faits saillants
- Au cours de la période de 2019 à 2020, 4 femmes sur 5 (79,9 %) sexuellement actives âgées de 15 à 49 ans désireuses d’éviter une grossesse ont déclaré qu’elles et leur partenaire avaient eu recours à la contraception la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle (dans les 12 derniers mois).
- Dans l’ensemble, le recours à la contraception chez les femmes désireuses
d’éviter une grossesse variait selon certaines caractéristiques. Par
exemple :
- Le recours à la contraception diminuait avec l’âge (allant de 89,6 % chez les femmes de 15 à 24 ans à 74,0 % chez celles de 35 à 49 ans).
- Comparativement aux femmes dans le reste du Canada, le recours à la contraception était plus répandu chez les femmes au Québec (85,0 %), alors qu’il était plus faible chez les femmes en Alberta (74,3 %).
- Les femmes immigrantes récentes (72,6 %) et les femmes immigrantes de longue date (74,6 %) étaient moins susceptibles que celles non immigrantes (81,4 %) de déclarer avoir recours à la contraception.
- Les femmes n’ayant jamais été mariées et ne vivant pas en union libre (87,7 %) étaient les plus susceptibles de déclarer avoir eu recours à la contraception la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle.
- Environ 4 femmes sur 5 (79,7 %) âgées de 25 à 49 ans détenant un certificat, un diplôme ou un grade d’études postsecondaires ont déclaré avoir eu recours à la contraception la dernière fois qu’elles avaient eu une relation sexuelle, par rapport à 72,1 % des femmes ayant un diplôme d’études secondaires ou une attestation d’équivalence et à moins des deux tiers (64,6 %) de celles n’ayant aucun certificat, diplôme ou grade.
- Le condom (33,0 %) était la méthode de contraception le plus couramment utilisé, suivi de la pilule anticonceptionnelle (22,3 %), de la vasectomie ou de la stérilisation tubaire (15,8 %) et du dispositif intra-utérin (13,5 %). Les méthodes traditionnelles (4,3 %), les autres méthodes (2,4 %) et les autres méthodes hormonales (2,1 %) étaient moins fréquemment utilisées. Comme le recours à la contraception en général, l’utilisation de différentes méthodes de contraception variait selon les divers groupes de femmes et leur partenaire.
Introduction
Plus d’un demi-siècle s’est écoulé depuis que la Loi de 1968-69 modifiant le droit pénal a décriminalisé la contraception au Canada. Cet événement marquant a permis aux femmes d’avoir une plus grande autonomie quant au moment de concevoir ou non. Toutefois, une grossesse peut survenir en raison d’une utilisation incorrecte ou irrégulière du moyen de contraception, de l’échec d’une méthode contraceptive particulière (malgré une utilisation correcte et régulière) ou de l’absence de toute méthode contraceptive (Black et coll., 2015).
L’accès aux soins de santé sexuelle et génésique, y compris la contraception, peut faciliter la prise de décisions quant au choix et au moment d’avoir des enfantsNote . Des recherches récentes indiquent qu’au Canada, environ le tiers des personnes de 15 à 49 ans n’ont pas l’intention d’avoir des enfants (Statistique Canada, 2023). De plus, le taux de fécondité a généralement diminué depuis plus de 15 ans, atteignant un nouveau creux en 2023 (Statistique Canada, 2024). Le fait que les personnes au Canada retardent la conception, ont moins d’enfants ou choisissent de ne pas en avoir du tout met en évidence le besoin criant d’une contraception efficace.
La santé et les droits sexuels et reproductifs sont liés à l’égalité des genres, comme en témoignent un certain nombre d’accords et de cadres nationaux et internationaux, tels que la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, le Programme de développement durable à l’horizon 2030 (en anglais seulement) et le Cadre des résultats relatifs aux sexes du Canada — la vision du gouvernement du Canada en matière d’égalité des genres. En effet, l’accès à la contraception peut favoriser l’autonomisation économique des femmes grâce à leur niveau de scolarité et à leur participation au marché du travail (Institute for Women’s Policy Research, 2019; Fonds des Nations Unies pour la population, 2023). C’est dans ce contexte que la présente étude examine la prévalence du recours à la contraception du point de vue des femmes désireuses d’éviter une grossesse.
Des données et des analyses antérieures ont permis de mieux comprendre la prévalence du recours à la contraception chez les femmes au Canada qui n’essaient pas de concevoir. Selon les données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), au cours de la période de 2015 à 2016, environ 1 femme sur 4 (24,4 %) sexuellement active âgée de 15 à 49 ans qui n’essayait pas de concevoir a déclaré ne pas avoir eu recours à la contraception la dernière fois qu’elle a eu une relation sexuelle (Statistique Canada, 2019)Note . Des recherches ont également souligné le fait que le recours à la contraception en général et l’utilisation de méthodes différentes varient selon certaines caractéristiques, comme l’âge, l’état matrimonial, le revenu du ménage et le lieu de résidence (p. ex. Black et coll., 2009; Contraception Access Research Team [CART], 2017; Dunn et coll., 2019; Nethery et coll., 2019).
Afin de fournir des renseignements à jour, la présente étude utilise les données des cycles de 2019 et 2020 de l’ESCCNote pour examiner la proportion de femmes de 15 à 49 ans qui sont très d’accord ou d'accord avec le fait qu’il est important d’éviter de tomber enceinte (dans cette étude, on les désigne comme « désireuses d’éviter une grossesse »)Note . Plus précisément, la présente étude examine la proportion de femmes désireuses d’éviter une grossesse qui ont déclaré qu’elles et un partenaire masculinNote (ci-après appelé « partenaire ») avaient eu recours à la contraception la dernière fois qu’ils avaient eu une relation sexuelle au cours des 12 derniers mois, ainsi que les méthodes de contraception utilisées. Les femmes qui étaient alors enceintes, celles qui n’avaient pas eu de relations sexuelles au cours des 12 derniers mois avec un homme ou celles dont le dernier partenaire sexuel n’était pas un homme ont été exclues de la présente étude. Dans la mesure du possible, les résultats sont ventilés selon différentes caractéristiques afin de mettre en lumière le recours à la contraception chez divers groupes de femmes désireuses d’éviter une grossesse.
Résultats
Recours à la contraception en général
Une femme sur cinq désireuse d’éviter une grossesse a déclaré qu’elle et son partenaire n’avaient pas eu recours à la contraception la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle
Au Canada, environ 4,5 millions de femmes sexuellement actives âgées de 15 à 49 ans désiraient éviter une grossesse entre 2019 et 2020. Parmi elles, 79,9 % ont déclaré avoir eu recours à la contraception la dernière fois qu’elles et leur partenaire avaient eu une relation sexuelle (dans les 12 derniers mois). En d’autres termes, 1 femme sur 5 (20,1 %) a déclaré ne pas avoir eu recours à la contraception.
Neuf jeunes femmes sur dix déclarent avoir eu recours à la contraception la dernière fois qu’elles et leur partenaire ont eu une relation sexuelle
La mesure dans laquelle les femmes désireuses d’éviter une grossesse ont indiqué avoir eu recours à la contraception la dernière fois qu’elles et leur partenaire ont eu une relation sexuelle variait entre les différents groupes de femmes. Par exemple, la proportion de femmes ayant déclaré avoir eu recours à la contraception diminuait avec l’âge : 9 femmes sur 10 (89,6 %) âgées de 15 à 24 ans ont déclaré qu’elles et leur partenaire avaient eu recours à la contraception, comparativement à 84,2 % des femmes de 25 à 34 ans et à 74,0 % des femmes de 35 à 49 ans (tableau 1).
Parmi les jeunes femmes (c.-à-d. celles de 15 à 24 ans) désireuses d’éviter une grossesse, 95,8 % des 15 à 17 ans ont déclaré avoir eu recours à la contraception la dernière fois qu’elles et leur partenaire ont eu une relation sexuelle, ce qui était plus élevé que chez leurs homologues de 20 à 24 ans (88,9 %)Note .
| Caractéristique | Pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % | |
|---|---|---|---|
| de | à | ||
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2019 et 2020. |
|||
| Groupe d’âge | |||
| 15 à 24 ans Tableau 1 Note † | 89,6 | 84,3 | 93,5 |
| 25 à 34 ans | 84,2 Tableau 1 Note * | 81,6 | 86,6 |
| 35 à 49 ans | 74,0 Tableau 1 Note * | 71,7 | 76,1 |
| Province | |||
| Terre-Neuve-et-Labrador | 75,9 | 67,4 | 83,1 |
| Île-du-Prince-Édouard | 80,7 | 72,8 | 87,1 |
| Nouvelle-Écosse | 77,0 | 66,6 | 85,5 |
| Nouveau-Brunswick | 77,5 | 64,1 | 87,7 |
| Québec | 85,0 Tableau 1 Note * | 80,5 | 88,8 |
| Ontario | 78,3 | 76,0 | 80,4 |
| Manitoba | 81,7 | 76,4 | 86,2 |
| Saskatchewan | 78,9 | 69,8 | 86,3 |
| Alberta | 74,3 Tableau 1 Note * | 68,2 | 79,8 |
| Colombie-Britannique | 81,7 | 78,3 | 84,8 |
| Caractère rural | |||
| Régions rurales | 79,8 | 76,7 | 82,7 |
| Petits ou moyens centres de population | 80,0 | 77,3 | 82,5 |
| Grands centres de population urbains Tableau 1 Note † | 79,8 | 77,6 | 81,9 |
| Identité autochtone | |||
| Autochtone Tableau 1 Note 1 | 84,3 | 79,1 | 88,5 |
| Non autochtone Tableau 1 Note † | 81,4 | 79,5 | 83,2 |
| Statut d’immigrant et période d’immigration | |||
| Immigrantes récentes | 72,6 Tableau 1 Note * | 64,4 | 79,9 |
| Immigrantes de longue date | 74,6 Tableau 1 Note * | 69,7 | 79,0 |
| Résidentes non permanentes | 82,5 | 73,0 | 89,8 |
| Non-immigrantes Tableau 1 Note † | 81,4 | 79,6 | 83,1 |
| État matrimonial | |||
| Personnes mariées Tableau 1 Note † | 73,7 | 71,2 | 76,2 |
| Personnes vivant en union libre | 82,9 Tableau 1 Note * | 79,2 | 86,1 |
| Personnes séparées, divorcées ou veuves et ne vivant pas en union libre | 76,7 | 71,4 | 81,4 |
| Personnes n'ayant jamais été mariées et ne vivant pas en union libre | 87,7 Tableau 1 Note * | 84,4 | 90,5 |
| Quintile de revenu du ménage | |||
| Premier quintile (inférieur) | 78,1 | 74,3 | 81,6 |
| Deuxième quintile | 80,9 | 76,6 | 84,8 |
| Troisième quintile | 77,3 | 73,0 | 81,2 |
| Quatrième quintile | 82,1 | 79,0 | 84,9 |
| Cinquième quintile (supérieur) Tableau 1 Note † | 80,9 | 77,7 | 83,7 |
| Plus haut certificat, diplôme ou grade (25 à 49 ans seulement) | |||
| Aucun certificat, diplôme ou grade | 64,6 Tableau 1 Note * | 50,4 | 77,0 |
| Diplôme d’études secondaires ou attestation d’équivalence | 72,1 Tableau 1 Note * | 66,5 | 77,2 |
| Certificat diplôme ou grade d’études postsecondaires Tableau 1 Note † | 79,7 | 78,0 | 81,4 |
| Fréquente actuellement l’école (15 à 24 ans seulement) | |||
| Oui Tableau 1 Note † | 90,6 | 82,9 | 95,6 |
| Non | 87,5 | 79,6 | 93,2 |
Comparativement au reste du Canada, le recours à la contraception était plus répandu chez les femmes au Québec, alors qu’il était plus faible en Alberta
Le recours à la contraception chez les femmes désireuses d’éviter une grossesse ne varie pas selon le caractère rural, c’est-à-dire si la femme vivait dans une région rurale, un petit ou un moyen centre de population ou un grand centre de population urbainNote . Toutefois, on observait certaines différences selon la province de résidence. Plus précisément, les femmes au Québec (85,0 %) étaient plus susceptibles que celles dans le reste du CanadaNote de déclarer avoir eu recours à la contraception la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle avec leur partenaire, alors que les femmes en Alberta (74,3 %) étaient moins susceptibles de le faire.
Le recours à la contraception est plus fréquent chez les femmes qui n’ont jamais été mariées et qui ne vivaient pas en union libre
Près de 9 femmes sur 10 (87,7 %) qui ne se sont jamais mariées et qui ne vivent pas en union libre ont déclaré avoir eu recours à la contraception la dernière fois qu’elles et leur partenaire ont eu une relation sexuelle, ce qui était plus élevé que les proportions observées chez les femmes mariées (73,7 %), les femmes séparées, divorcées ou veuves (76,7 %) et les femmes vivant en union libre (82,9 %).
On observait également un écart entre les femmes mariées et les femmes vivant en union libre, les premières étant moins susceptibles que les secondes de déclarer avoir recours à la contraception (73,7 % par rapport à 82,9 %, respectivement). En effet, bien que cette tendance ait été constatée à l’extérieur du Québec, les femmes mariées (81,6 %) et les femmes vivant en union libre (84,7 %) au Québec étaient tout aussi susceptibles de déclarer avoir eu recours à la contraception. Cette constatation met en évidence les différentes normes culturelles au Québec par rapport au reste du Canada en ce qui concerne les unions libres, en particulier les normes relatives aux couples mariés par rapport aux couples en union libre comme cadre pour avoir des enfants (Statistique Canada, 2022).
Les femmes détenant un certificat, un diplôme ou un grade d’études postsecondaires sont plus susceptibles de déclarer avoir recours à la contraception
Parmi les femmes de 25 à 49 ans désirant éviter une grossesse, environ 4 femmes sur 5 (79,7 %) ayant un certificat, un diplôme ou un grade d’études postsecondaires ont déclaré qu’elles et leur partenaire avaient eu recours à la contraception la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle, ce qui était plus élevé que les proportions observées chez les femmes ayant un diplôme d’études secondaires ou une attestation d’équivalence (72,1 %) et chez les femmes ne détenant aucun certificat, diplôme ou grade (64,6 %).
Le recours à la contraception varie selon le statut d’immigrant
La proportion de femmes ayant déclaré qu’elles et leur partenaire avaient eu recours à la contraception la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle variait également selon le statut d’immigrant. Les femmes immigrantes récentes (72,6 %) et les femmes immigrantes de longue date (74,6 %) étaient moins susceptibles que celles non immigrantes (81,4 %) de déclarer avoir eu recours à la contraception la dernière fois qu’elles avaient eu une relation sexuelle avec leur partenaire.
La plus faible prévalence du recours à la contraception chez les femmes immigrantes et leur partenaire pourrait être attribuable à un certain nombre de facteurs qui ne peuvent pas être mesurés directement à l’aide des données de l’ESCC, notamment les croyances religieuses ainsi que les normes et attitudes culturelles, comme celles liées à la santé sexuelle et génésique et au genreNote . D’autres recherches seraient nécessaires pour déterminer quels facteurs — et leur interaction — pourraient contribuer à ce résultat.
Méthodes de contraception
En plus d’examiner le recours à la contraception en général, il est également opportun d’étudier les diverses méthodes de contraception utilisées. Il est bien établi que les différentes méthodes de contraception varient selon la mesure dans laquelle leur utilisation typique empêche la grossesse, certaines méthodes (p. ex. le dispositif intra-utérin [DIU], la vasectomie ou la stérilisation tubaire, l’implant hormonal) étant plus efficaces que d’autres (p. ex. le retrait; Fisher et Black, 2007; Canadian Contraception Consensus, 2015). Une telle analyse permet donc de déterminer si certains groupes de femmes désireuses d’éviter une grossesse sont plus susceptibles de déclarer qu’elles et leur partenaire ont eu recours à des méthodes moins efficaces pour éviter la grossesse.
De plus, les différentes méthodes de contraception peuvent être plus ou moins accessibles en raison de plusieurs facteurs. Par exemple, les coûts élevés associés à certaines méthodes de contraception peuvent constituer un obstacle important à leur utilisation pour certains groupes, y compris chez les jeunes (Di Meglio et coll., 2020). Un DIU hormonal peut coûter jusqu’à 500 dollars par unité, tandis que les pilules anticonceptionnelles peuvent coûter jusqu’à 300 dollars par année (gouvernement du Canada, 2024). Par conséquent, un examen visant à déterminer si l’utilisation de différentes méthodes de contraception varie entre divers groupes de femmes et leur partenaire peut mettre en évidence les obstacles potentiels à l’accès à certaines méthodes de contraception.
Les femmes désireuses d’éviter une grossesse sont plus susceptibles de déclarer qu’elles et leur partenaire ont utilisé un condom la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle
Une femme sur trois (33,0 %) désireuse d’éviter une grossesse a déclaré qu’elle et son partenaire avaient utilisé un condom la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle (graphique 1)Note . Venait ensuite la pilule anticonceptionnelle, un peu plus de 1 femme sur 5 (22,3 %) ayant déclaré avoir utilisé la pilule anticonceptionnelle comme méthode de contraception la dernière fois qu’elle avait eu une relation sexuelle. Cela concorde avec des recherches antérieures (p. ex. Black et coll., 2009) ayant révélé que le condom est, dans l’ensemble, la méthode de contraception la plus couramment utilisée chez les femmes au Canada qui n’essaient pas de concevoir, suivie de la pilule anticonceptionnelle.
Début du graphique 1

Tableau de données du graphique 1
| Méthode de contraception | Pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % | |
|---|---|---|---|
| de | à | ||
| Note : Afin d’augmenter la taille de l’échantillon pour la désagrégation, des données ont été recueillies pour les années 2019 et 2020 auprès des répondants de Terre-Neuve-et-Labrador, de l’Île-du-Prince-Édouard, de l’Ontario, du Manitoba et de la Colombie-Britannique, où le contenu relatif aux comportements sexuels était présent dans les deux années. Pour les cinq autres provinces, seules les données de la période de référence de 2020 ont été utilisées.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2019 et 2020. |
|||
| Condom | 33,0 | 31,4 | 34,8 |
| Vasectomie ou stérilisation tubaire | 15,8 | 14,5 | 17,2 |
| Pilule anticonceptionnelle | 22,3 | 20,8 | 23,9 |
| DIU | 13,5 | 12,2 | 14,9 |
| Autres méthodes hormonales | 2,1 | 1,7 | 2,8 |
| Méthodes traditionnelles | 4,3 | 3,7 | 5,0 |
| Autres méthodes | 2,4 | 1,9 | 3,1 |
Fin du graphique 1
Plus de 1 femme sur 6 (15,8 %) désireuse d’éviter une grossesse a déclaré qu’elle et son partenaire avaient eu recours à la vasectomie ou à la stérilisation tubaire comme méthode de contraception la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle, alors que 13,5 % ont indiqué avoir utilisé un DIU. Les méthodes de contraception les moins couramment utilisées comprennent les méthodes traditionnellesNote (4,3 %), les autres méthodesNote (2,4 %) et les autres méthodes hormonalesNote (2,1 %).
Début de l'encadréDouble utilisation de certaines méthodes de contraception avec le condom
L’utilisation du condom en combinaison avec d’autres méthodes de contraception aide non seulement à éviter la grossesse, mais aussi à protéger contre les infections sexuellement transmissibles (Black et coll., 2009). Parmi les femmes désireuses d’éviter une grossesse et qui ont déclaré avoir utilisé la pilule anticonceptionnelle comme méthode de contraception la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle, 1 sur 3 (33,1 %) a indiqué qu’elles et leur partenaire avaient aussi utilisé un condom (graphique 2).
L’utilisation du condom chez les femmes ayant déclaré avoir eu recours à la pilule anticonceptionnelle comme méthode de contraception la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle diminuait avec l’âge (de 55,8 % chez les femmes de 15 à 24 ans à 15,3 % chez celles de 35 à 49 ans). Chez les jeunes femmes, 42,1 % de celles de 20 à 24 ans ayant mentionné avoir utilisé la pilule anticonceptionnelle la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle ont également indiqué avoir utilisé un condom, ce qui était nettement inférieur aux proportions de femmes de 15 à 17 ans (81,4 %) et de 18 à 19 ans (66,8 %) ayant déclaré la même chose.
Début du graphique 2

Tableau de données du graphique 2
| Méthode de contraception | Pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % | |
|---|---|---|---|
| de | à | ||
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2019 et 2020. |
|||
| Vasectomie ou stérilisation tubaire | 2,4 E à utiliser avec prudence | 1,6 | 3,6 |
| Pilule anticonceptionnelle | 33,1 | 29,4 | 37,0 |
| DIU | 11,0 | 8,2 | 14,3 |
| Autres méthodes hormonales |
25,0 E à utiliser avec prudence | 15,3 | 37,0 |
| Méthodes traditionnelles | 23,5 E à utiliser avec prudence | 16,2 | 32,2 |
| Autres méthodes |
23,9 E à utiliser avec prudence | 13,8 | 36,9 |
Fin du graphique 2
Parmi les femmes désireuses d’éviter une grossesse ayant déclaré avoir utilisé d’autres méthodes hormonales, d’autres méthodes ou des méthodes traditionnelles la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle, environ 1 femme sur 4 a également indiqué avoir utilisé un condom. L’utilisation du condom était moins fréquente chez les femmes ayant utilisé un DIU (11,0 %) et celles ayant déclaré avoir eu recours à la vasectomie ou à la stérilisation tubaire (2,4 %) comme méthode de contraception la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle.
Environ la moitié des jeunes femmes déclarent avoir utilisé le condom ou la pilule anticonceptionnelle la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle
Comme il a été observé pour le recours à la contraception en général, les méthodes de contraception que les femmes désireuses d’éviter une grossesse ont déclaré avoir utilisées la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle avec leur partenaire variaient en fonction de diverses caractéristiques. Par exemple, l’utilisation du condom et de la pilule anticonceptionnelle diminuait avec l’âge : 53,9 % des femmes de 15 à 24 ans ont déclaré avoir utilisé un condom, alors qu’il en était de même pour moins du quart (24,3 %) des 35 à 49 ans (tableau 2). De plus, 1 femme sur 2 (50,3 %) âgée de 15 à 24 ans a déclaré avoir utilisé la pilule anticonceptionnelle comme méthode de contraception la dernière fois qu’elle avait eu une relation sexuelle, ce qui était presque cinq fois plus que la proportion de femmes de 35 à 49 ans (10,6 %) ayant indiqué la même chose.
Chez les jeunes femmes, une désagrégation plus poussée a révélé que l’utilisation du condom était plus élevée chez les 15 à 17 ans que chez les 20 à 24 ans (74,0 % par rapport à 46,9 %, respectivement; données non présentées).
| Caractéristique Tableau 2 Note 1 | Condom | Pilule anticonceptionnelle | DIU | Vasectomie ou stérilisation tubaire | Méthodes traditionnelles | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % | Pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % | Pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % | Pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % | Pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % | ||||||
| de | à | de | à | de | à | de | à | de | à | ||||||
En raison de la petite taille des échantillons ou des grands coefficients de variation, il n'a pas été possible d'effectuer la désagrégation des autres méthodes hormonales et des autres méthodes selon les caractéristiques. Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2019 et 2020. |
|||||||||||||||
| Groupe d’âge | |||||||||||||||
| 15 à 24 ans Tableau 2 Note † | 53,9 | 48,4 | 59,4 | 50,3 | 45,1 | 55,6 | 10,6 | 7,8 | 14,0 | F trop peu fiable pour être publié | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer | 4,0 E à utiliser avec prudence | 2,7 | 5,7 |
| 25 à 34 ans | 36,4 Tableau 2 Note * | 33,0 | 40,0 | 26,7 Tableau 2 Note * | 23,7 | 29,8 | 17,8 Tableau 2 Note * | 15,0 | 21,0 | 7,5 | 5,5 | 9,8 | 4,8 | 3,7 | 6,2 |
| 35 à 49 ans | 24,3 Tableau 2 Note * | 22,2 | 26,5 | 10,6 Tableau 2 Note * | 9,1 | 12,4 | 11,5 | 9,9 | 13,3 | 26,1 | 24,0 | 28,3 | 4,1 | 3,2 | 5,2 |
| Région géographique | |||||||||||||||
| Provinces de l'Atlantique | 26,0 Tableau 2 Note * | 20,7 | 31,9 | 23,7 | 18,5 | 29,6 | 14,2 E à utiliser avec prudence | 9,6 | 20,0 | 18,3 | 14,0 | 23,3 | 3,6 E à utiliser avec prudence | 1,7 | 6,6 |
| Québec | 27,5 Tableau 2 Note * | 23,2 | 32,1 | 24,7 | 20,3 | 29,6 | 16,9 | 12,7 | 21,8 | 18,8 Tableau 2 Note * | 15,3 | 22,6 | 2,6 E à utiliser avec prudenceTableau 2 Note * | 1,4 | 4,3 |
| Ontario | 37,6 Tableau 2 Note * | 35,1 | 40,3 | 21,3 | 19,2 | 23,5 | 10,6 Tableau 2 Note * | 8,9 | 12,4 | 13,8 Tableau 2 Note * | 12,3 | 15,4 | 4,4 | 3,4 | 5,5 |
| Provinces des Prairies | 32,3 | 28,4 | 36,5 | 20,7 | 17,6 | 24,1 | 12,1 | 9,4 | 15,2 | 18,2 | 14,5 | 22,4 | 5,6 E à utiliser avec prudence | 3,8 | 8,1 |
| Colombie-Britannique | 34,0 | 29,8 | 38,4 | 22,4 | 18,9 | 26,3 | 17,4 Tableau 2 Note * | 14,4 | 20,7 | 11,9 Tableau 2 Note * | 9,5 | 14,7 | 5,6 E à utiliser avec prudence | 4,0 | 7,7 |
| Caractère rural | |||||||||||||||
| Régions rurales | 28,1 Tableau 2 Note * | 24,2 | 32,3 | 22,0 | 18,7 | 25,6 | 10,6 Tableau 2 Note * | 8,1 | 13,5 | 24,8 Tableau 2 Note * | 21,3 | 28,6 | 3,2 E à utiliser avec prudenceTableau 2 Note * | 1,9 | 4,8 |
| Petits ou moyens centres de population | 29,0 Tableau 2 Note * | 25,9 | 32,3 | 23,4 | 20,4 | 26,5 | 13,1 | 10,5 | 16,1 | 21,8 Tableau 2 Note * | 18,9 | 24,8 | 3,0 E à utiliser avec prudenceTableau 2 Note * | 2,1 | 4,1 |
| Grands centres de population urbains Tableau 2 Note † | 35,5 | 33,1 | 37,9 | 22,0 | 20,0 | 24,2 | 14,3 | 12,4 | 16,2 | 11,8 | 10,2 | 13,5 | 5,0 | 4,1 | 6,1 |
| Identité autochtone | |||||||||||||||
| Autochtone Tableau 2 Note 2 | 28,6 | 21,7 | 36,4 | 24,9 | 18,7 | 32,0 | 10,6 E à utiliser avec prudence | 6,8 | 15,5 | 20,7 E à utiliser avec prudence | 14,6 | 28,1 | 4,8 E à utiliser avec prudence | 2,4 | 8,4 |
| Non autochtone Tableau 2 Note † | 30,6 | 28,6 | 32,6 | 24,6 | 22,7 | 26,7 | 14,7 | 13,0 | 16,6 | 18,8 | 17,2 | 20,5 | 3,4 | 2,7 | 4,1 |
| Statut d’immigrant | |||||||||||||||
| Immigrantes | 39,7 Tableau 2 Note * | 35,5 | 44,0 | 14,6 Tableau 2 Note * | 11,3 | 18,3 | 10,5 Tableau 2 Note * | 8,1 | 13,2 | 7,1 E à utiliser avec prudenceTableau 2 Note * | 4,7 | 10,2 | 7,5 Tableau 2 Note * | 5,5 | 9,9 |
| Non-immigrantes Tableau 2 Note † | 30,4 | 28,4 | 32,4 | 24,7 | 22,8 | 26,6 | 14,5 | 12,8 | 16,3 | 18,9 | 17,4 | 20,6 | 3,4 | 2,8 | 4,2 |
| État matrimonial | |||||||||||||||
| Personnes mariées Tableau 2 Note † | 26,3 | 23,9 | 28,8 | 11,9 | 10,1 | 13,9 | 9,9 | 8,5 | 11,4 | 22,9 | 20,6 | 25,4 | 4,4 | 3,4 | 5,7 |
| Personnes vivant en union libre | 24,2 | 20,0 | 28,9 | 20,4 Tableau 2 Note * | 16,6 | 24,6 | 20,0 Tableau 2 Note * | 15,9 | 24,6 | 17,5 Tableau 2 Note * | 14,2 | 21,2 | 3,6 E à utiliser avec prudence | 2,4 | 5,1 |
| Personnes séparées, divorcées ou veuves et ne vivant pas en union libre | 28,9 | 23,3 | 35,1 | 17,8 E à utiliser avec prudenceTableau 2 Note * | 12,7 | 24,0 | 14,2 Tableau 2 Note * | 10,4 | 18,8 | 18,3 | 13,6 | 23,9 | 5,0 E à utiliser avec prudence | 2,5 | 8,9 |
| Personnes n'ayant jamais été mariées et ne vivant pas en union libre | 49,3 Tableau 2 Note * | 45,7 | 53,0 | 39,8 Tableau 2 Note * | 36,3 | 43,3 | 14,6 Tableau 2 Note * | 11,9 | 17,6 | 3,7 Tableau 2 Note * | 2,8 | 4,9 | 4,6 | 3,4 | 6,0 |
| Quintile de revenu du ménage | |||||||||||||||
| Premier quintile (inférieur) | 36,9 Tableau 2 Note * | 32,8 | 41,1 | 20,7 | 17,1 | 24,7 | 12,7 | 9,6 | 16,4 | 9,6 Tableau 2 Note * | 7,5 | 12,1 | 5,8 E à utiliser avec prudenceTableau 2 Note * | 3,9 | 8,1 |
| Deuxième quintile | 34,5 | 30,0 | 39,2 | 19,6 | 15,9 | 23,7 | 16,2 | 12,9 | 20,1 | 13,2 Tableau 2 Note * | 10,6 | 16,3 | 5,9 Tableau 2 Note * | 4,3 | 7,8 |
| Troisième quintile | 31,0 | 27,6 | 34,7 | 21,0 | 17,9 | 24,3 | 11,9 | 9,3 | 14,8 | 19,8 | 16,6 | 23,3 | 3,8 E à utiliser avec prudence | 2,6 | 5,5 |
| Quatrième quintile | 32,8 | 28,8 | 37,0 | 25,5 | 21,8 | 29,4 | 13,2 | 10,6 | 16,1 | 18,0 | 14,8 | 21,7 | 3,1 E à utiliser avec prudence | 2,1 | 4,5 |
| Cinquième quintile (supérieur) Tableau 2 Note † | 29,7 | 25,8 | 33,8 | 24,8 | 21,2 | 28,8 | 13,3 | 10,3 | 16,8 | 18,5 | 15,4 | 21,9 | 2,9 E à utiliser avec prudence | 1,9 | 4,2 |
| Plus haut certificat, diplôme ou grade (25 à 49 ans seulement) | |||||||||||||||
| Aucun certificat, diplôme ou grade | 20,1 E à utiliser avec prudenceTableau 2 Note * | 12,4 | 29,8 | 11,5 E à utiliser avec prudence | 4,9 | 21,9 | 6,9 E à utiliser avec prudenceTableau 2 Note * | 3,2 | 12,7 | 17,3 E à utiliser avec prudence | 11,1 | 25,3 | F trop peu fiable pour être publié | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Diplôme d’études secondaires ou attestation d’équivalence | 24,8 Tableau 2 Note * | 20,2 | 29,8 | 14,6 | 11,1 | 18,6 | 12,5 E à utiliser avec prudence | 8,4 | 17,6 | 17,4 | 13,9 | 21,4 | 6,4 E à utiliser avec prudence | 3,7 | 10,1 |
| Certificat diplôme ou grade d’études postsecondaires Tableau 2 Note † | 30,3 | 28,2 | 32,5 | 17,7 | 15,9 | 19,6 | 14,6 | 12,9 | 16,4 | 19,0 | 17,3 | 20,8 | 3,9 | 3,2 | 4,7 |
| Fréquente actuellement l’école (15 à 24 ans seulement) | |||||||||||||||
| Oui Tableau 2 Note † | 57,5 | 50,3 | 64,4 | 56,5 | 49,5 | 63,4 | 9,4 E à utiliser avec prudence | 6,2 | 13,6 | F trop peu fiable pour être publié | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer | 3,0 E à utiliser avec prudence | 1,6 | 5,1 |
| Non | 47,0 Tableau 2 Note * | 39,1 | 55,0 | 38,1 Tableau 2 Note * | 30,7 | 45,9 | 13,0 E à utiliser avec prudence | 8,2 | 19,2 | F trop peu fiable pour être publié | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer | 6,0 E à utiliser avec prudence | 3,5 | 9,6 |
Chez les jeunes femmes désireuses d’éviter une grossesse, le condom et la pilule anticonceptionnelle étaient les méthodes de contraception les plus couramment utilisées la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle, ce qui était aussi le cas chez les femmes de 25 à 34 ans. Toutefois, chez les femmes de 35 à 49 ans, la vasectomie ou la stérilisation tubaire était la méthode de contraception la plus fréquemment utilisée, plus de 1 femme sur 4 (26,1 %) ayant indiqué qu’elles avaient eu recours à cette méthode de contraception la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle avec leur partenaire. Cela pourrait être attribuable au fait que les femmes plus âgées sont peut-être plus susceptibles que leurs homologues plus jeunes d’avoir déjà eu des enfants si elles le désiraient ou de savoir si elles veulent concevoir à l’avenir. Par conséquent, elles pourraient être plus portées à utiliser une méthode de contraception plus permanente.
Il convient aussi de noter que les femmes de 25 à 34 ans étaient plus susceptibles que leurs homologues plus jeunes et plus âgées de déclarer avoir utilisé un DIU la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle, près de 1 femme sur 5 (17,8 %) ayant indiqué avoir utilisé cette méthode de contraception (par rapport à environ 1 femme sur 10 chez celles de 15 à 24 ans et de 25 à 34 ans).
Les femmes vivant dans les grands centres de population urbains étaient plus susceptibles que celles vivant dans les régions rurales de déclarer avoir utilisé un condom ou un DIU la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle
Les méthodes de contraception utilisées par les femmes et leur partenaire variaient également selon le caractère rural et la région géographiqueNote . Les femmes vivant dans les grands centres de population urbains étaient plus susceptibles que leurs homologues vivant dans les régions rurales de déclarer qu’elles et leur partenaire avaient utilisé un condom ou un DIU la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle. Parallèlement, elles étaient aussi plus susceptibles de déclarer utiliser des méthodes traditionnelles de contraception. À l’inverse, environ 1 femme sur 4 (24,8 %) vivant dans les régions rurales a déclaré avoir eu recours à la vasectomie ou à la stérilisation tubaire comme méthode de contraception la dernière fois qu’elle a eu une relation sexuelle, ce qui est plus du double de la proportion observée chez les femmes vivant dans les grands centres de population urbains (11,8 %).
Comparativement aux femmes dans le reste du Canada, les femmes en Ontario (37,6 %) étaient plus susceptibles de déclarer qu’elles et leur partenaire avaient utilisé un condom la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle, tandis que les femmes au Québec (27,5 %) et celles vivant dans les provinces de l’Atlantique (26,0 %) étaient moins susceptibles de le faire. Les femmes en Colombie-Britannique (17,4 %) étaient plus susceptibles que celles dans le reste du Canada de déclarer qu’elles et leur partenaire avaient utilisé un DIU la dernière fois qu’elles avaient eu une relation sexuelle, alors que les femmes en Ontario (10,6 %) étaient moins susceptibles de le faire. La proportion de femmes ayant déclaré avoir eu recours à la vasectomie ou à la stérilisation tubaire comme méthode de contraception la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle était plus faible en Ontario (13,8 %) et en Colombie-Britannique (11,9 %), par rapport aux femmes dans le reste du Canada, alors qu’elle était plus élevée au Québec (18,8 %). L’utilisation de la pilule anticonceptionnelle ne variait pas selon la région géographique.
Les femmes immigrantes sont plus susceptibles que leurs homologues non immigrantes de déclarer utiliser un condom ou des méthodes traditionnelles de contraception, mais moins susceptibles d’indiquer avoir recours à d’autres méthodes
Environ 2 femmes immigrantesNote sur 5 (39,7 %) ont déclaré qu’elles et leur partenaire avaient utilisé un condom la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle, comparativement à 3 femmes non immigrantes sur 10 (30,4 %). En outre, les femmes immigrantes étaient plus de deux fois plus susceptibles que leurs homologues non immigrantes de déclarer qu’elles et leur partenaire utilisaient des méthodes traditionnelles de contraception (7,5 % par rapport à 3,4 %, respectivement).
À l’inverse, les femmes immigrantes étaient moins susceptibles que les femmes non immigrantes de déclarer avoir utilisé la pilule anticonceptionnelle (14,6 % par rapport à 24,7 %, respectivement) ou un DIU (10,5 % par rapport à 14,5 %). Les femmes non immigrantes (18,9 %) étaient également plus de 2,5 fois plus susceptibles que les femmes immigrantes (7,1 %) de déclarer qu’elles et leur partenaire avaient eu recours à la vasectomie ou à la stérilisation tubaire comme méthode de contraception la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle.
L’utilisation du condom ou de la pilule anticonceptionnelle est la plus fréquente chez les femmes qui n’ont jamais été mariées et qui ne vivent pas en union libre, et la plus faible chez les femmes mariées
Les femmes qui n’ont jamais été mariées et qui ne vivent pas en union libre étaient les plus susceptibles de déclarer qu’elles et leur partenaire avaient utilisé le condom ou la pilule anticonceptionnelle la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle, alors que les femmes mariées étaient les moins susceptibles de le faire. Plus précisément, environ la moitié (49,3 %) des femmes qui n’ont jamais été mariées et qui ne vivent pas en union libre ont déclaré avoir utilisé un condom, par rapport à 26,3 % de leurs homologues mariées. De plus, 2 femmes sur 5 (39,8 %) qui n’ont jamais été mariées et qui ne vivent pas en union libre ont déclaré avoir utilisé la pilule anticonceptionnelle, une proportion plus de trois fois plus élevée que celle observée chez les femmes mariées (11,9 %). Les femmes mariées étaient aussi les moins susceptibles de déclarer avoir utilisé un DIU, 1 femme sur 10 (9,9 %) déclarant avoir eu recours à cette méthode de contraception la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle.
Par ailleurs, les femmes mariées étaient plus de six fois plus susceptibles que les femmes qui n’ont jamais été mariées et qui ne vivent pas en union libre de déclarer qu’elles et leur partenaire avaient eu recours à la vasectomie ou à la stérilisation tubaire comme méthode de contraception la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle (22,9 % par rapport à 3,7 %, respectivement). L’utilisation des méthodes traditionnelles de contraception ne variait pas selon l’état matrimonial.
Les femmes dans le quintile de revenu du ménage inférieur sont plus susceptibles que celles faisant partie du quintile de revenu supérieur de déclarer utiliser un condom ou des méthodes traditionnelles de contraception
L’utilisation des méthodes traditionnelles de contraception (qui n’entraînent aucun coût) et du condom (qui est relativement moins cher que certaines méthodes de contraception) variait selon le quintile de revenu du ménage. Les femmes dans le quintile de revenu du ménage inférieur (c.-à-d. les femmes dont le revenu du ménage est le plus faible) étaient deux fois plus susceptibles que celles faisant partie du quintile de revenu supérieur de déclarer qu’elles et leur partenaire avaient utilisé des méthodes traditionnelles de contraception la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle (5,8 % par rapport à 2,9 %, respectivement). En outre, près des deux cinquièmes (36,9 %) des femmes dans le quintile de revenu du ménage inférieur ont mentionné qu’elles et leur partenaire avaient utilisé un condom, ce qui est nettement plus élevé que les 3 femmes sur 10 faisant partie du quintile de revenu supérieur (29,7 %) qui ont déclaré la même chose. Aucune différence n’a été observée en ce qui concerne l’utilisation de la pilule anticonceptionnelle ou d’un DIU selon le quintile de revenu du ménage.
Les femmes détenant un certificat, un diplôme ou un grade d’études postsecondaires étaient plus susceptibles que celles qui ont un niveau de scolarité inférieur de déclarer avoir utilisé un condom la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle
L’utilisation du condom chez les femmes et leur partenaire augmentait avec le niveau de scolarité. Parmi les femmes de 25 à 49 ans, 1 sur 5 (20,1 %) n’ayant aucun certificat, diplôme ou grade a déclaré avoir utilisé un condom la dernière fois qu’elle et son partenaire ont eu une relation sexuelle, alors que cela était vrai pour le quart (24,8 %) des femmes ayant un diplôme d’études secondaires ou une attestation d’équivalence, et 3 femmes sur 10 (30,3 %) détenant un certificat, un diplôme ou un grade d’études postsecondaires. De plus, la proportion de femmes ayant un certificat, un diplôme ou un grade d’études postsecondaires (14,6 %) qui ont déclaré avoir utilisé un DIU la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle était le double de celle des femmes ne détenant aucun certificat, diplôme ou grade (6,9 %).
Chez les jeunes femmes (c.-à-d. âgées de 15 à 24 ans), celles qui ne fréquentaient pas l’école étaient moins susceptibles que celles qui la fréquentaient de déclarer avoir utilisé un condom ou la pilule anticonceptionnelle la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle. Ceci pourrait s’expliquer par la distribution de condoms dans certaines écoles secondaires, certains collèges et certaines universités ou par le fait que certains établissements d’enseignement disposent des services d’une infirmière ou d’une clinique de santé qui peuvent faciliter l’accès à ces méthodes de contraception.
Conclusion
L’accès aux soins de santé sexuelle et génésique, y compris la contraception, est essentiel pour faire progresser l’égalité entre les genres. En effet, l’accès à la contraception peut faciliter le niveau de scolarité des femmes et leur participation au marché du travail et, par conséquent, leur autonomisation économique. Cela souligne l’importance de produire des statistiques à jour sur l’utilisation de la contraception du point de vue des femmes désireuses d’éviter une grossesse.
Dans l’ensemble, cette étude a révélé qu’au cours de la période de 2019 à 2020, la majorité des femmes désireuses d’éviter une grossesse ont déclaré qu’elles et leur partenaire avaient eu recours à la contraception la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle. Néanmoins, 1 femme sur 5 a indiqué qu’elle et son partenaire n’ont pas eu recours à la contraception, et certains groupes de femmes étaient moins susceptibles que d’autres de déclarer avoir eu recours à la contraception. Plus précisément, les femmes plus âgées, les femmes immigrantes, les femmes mariées et les femmes ne détenant pas un certificat, un diplôme ou un grade d’études postsecondaires étaient moins susceptibles de déclarer qu’elles et leur partenaire avaient eu recours à la contraception la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle. Cette étude a également permis d’observer que l’utilisation de différentes méthodes de contraception variait selon certaines caractéristiques.
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les femmes désirant éviter une grossesse et leur partenaire peuvent ne pas utiliser certaines méthodes de contraception ou aucune méthode du tout, comme le fait d’être dans une relation monogame, la pression exercée par leur partenaire ou la société, le coût, la préférence, l’absence d’information sur les différentes méthodes de contraception, la religion ou la culture. Toutefois, la présente étude n’a pas pu évaluer directement cet aspect, car les cycles de 2019 et 2020 de l’ESCC ne demandaient pas aux répondants d’indiquer leurs raisons de ne pas utiliser les diverses méthodes de contraception. Il convient de noter que la prochaine Enquête canadienne sur la santé sexuelle et reproductive mesurera différents facteurs (p. ex. le coût, l’absence de soutien social ou l’inquiétude à l’égard de la réaction des autres) qui font en sorte qu’il est difficile pour les femmes d’obtenir un moyen de contraception.
Il est important de souligner que cette étude comporte certaines limites. L’analyse présentée dans le présent article est de nature descriptive et n’a pas examiné les relations entre le recours à la contraception et les différents facteurs. Néanmoins, les renseignements recueillis dans le cadre de cette étude peuvent contribuer à adapter les interventions visant à accroître le recours à la contraception chez les femmes désireuses d’éviter une grossesse et leur partenaire. En outre, il n’a pas été possible de déterminer si une femme est en mesure de concevoir ou non (notamment si la femme ou son partenaire rencontre des difficultés à concevoir, si la femme est ménopausée).
Il convient également de noter que la présente étude portait sur le recours à la contraception chez un groupe particulier de femmes, c’est-à-dire les femmes non enceintes âgées de 15 à 49 ans qui ont déclaré ne pas vouloir tomber enceintes et qui ont eu des relations sexuelles avec un homme au cours des 12 derniers mois. Par conséquent, cette étude ne fait pas la lumière sur le recours à la contraception chez d’autres groupes de femmes et de filles, comme celles de moins de 15 ansNote , ni sur l’utilisation de la contraception chez les femmes (y compris les femmes plus âgées et les femmes qui ont eu des relations sexuelles avec une femme) à des fins autres que l’évitement de la grossesse, y compris la prévention des infections transmissibles sexuellement ou pour d’autres raisons médicales.
Il faut faire preuve de prudence lorsqu’on compare les résultats de cette étude à d’autres données et analyses sur ce sujet pour trois raisons importantes. Premièrement, cette étude mesure l’évitement de la grossesse, plutôt que l’intention de grossesse, alors que certaines données et analyses dans le contexte canadien (p. ex. Black et coll., 2009; CART, 2017; Statistique Canada, 2019) se sont concentrées sur cette dernière question. Par exemple, les données des cycles de 2015 et 2016 de l’ESCC portent sur le non-recours à la contraception chez les femmes qui n’essaient pas de concevoir, c’est-à-dire qu’elles ont indiqué qu’elles n’essayaient pas de tomber enceintes (Statistique Canada, 2019). Dans cette étude, les femmes ont été incluses si elles ont indiqué qu’il était important pour elles d’éviter de tomber enceinte. Deuxièmement, l’échantillon de la présente étude peut ne pas être directement comparable aux échantillons utilisés dans d’autres recherches. Par exemple, certaines études (notamment Dunn et coll., 2019, Nethery et coll., 2019) ont exclu de leur échantillon les femmes qui ont déclaré avoir été stérilisées. Enfin, la façon dont l’utilisation de la contraception est mesurée varie d’une étude à l’autre (par exemple, si la contraception a été utilisée lors de la dernière relation sexuelle, au cours des six ou douze derniers mois). En tenant compte de ces facteurs, les résultats de cette étude ne peuvent pas être directement comparés à ceux d’autres recherches dans ce domaine.
Avec la mise en œuvre imminente de la Loi concernant l’assurance-médicaments, les connaissances acquises dans le cadre de cette étude peuvent être d’une grande utilité pour orienter les actions des décideurs et des prestataires de services. Elles peuvent également contribuer à améliorer les façons dont les personnes et les organismes fournissent des renseignements sur la santé sexuelle et génésique, y compris la contraception, afin de s’assurer que les femmes et leur partenaire disposent de l’information nécessaire pour prendre des décisions éclairées sur le moment de concevoir, ou non.
Note aux lecteurs
Dans la présente étude, les données sur les femmes sont mesurées à l’aide de la variable « sexe à la naissance ». « Sexe à la naissance » réfère au sexe assigné à la naissance. Le sexe à la naissance d’une personne est habituellement assigné en fonction de son système reproducteur et d’autres caractéristiques physiques. Bien que le sexe et le genre renvoient à deux concepts différents, la terminologie relative au genre est utilisée tout au long du présent article pour faciliter la lecture.
Source de données, méthodes et définitions
Source de données
La présente étude utilise les données de la composante annuelle de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2019 et de 2020. L’ESCC, une enquête transversale qui recueille des renseignements sur l’état de santé, l’utilisation des services de soins de santé et les déterminants de la santé, fournit également de l’information sur diverses caractéristiques, y compris le sexe à la naissance, le genre de la personne, l’âge, l’identité autochtone, le statut d’immigrant et la région géographique.
L’ESCC vise la population âgée de 12 ans et plus vivant dans les 10 provinces. Sont exclus du champ de l’enquête les personnes vivant dans les réserves et autres peuplements autochtones des provinces, les membres à temps plein des Forces canadiennes, les jeunes de 12 à 17 ans demeurant dans des foyers d’accueil, la population vivant en établissement et les personnes vivant dans les régions sociosanitaires : Région du Nunavik et Région des Terres-Cries-de-la-Baie-James au Québec. Ensemble, ces exclusions représentent moins de 3 % de la population cible.
Le cycle le plus récent de l’ESCC qui comprenait le contenu sur les comportements sexuels pour toutes les provinces remonte à 2020. Au cours de l’année précédente (c.-à-d. en 2019), cinq provinces (Terre-Neuve-et-Labrador, l’Île-du-Prince-Édouard, l’Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique) ont choisi d’inclure le module sur les comportements sexuels comme contenu optionnel. Afin d’optimiser la disponibilité des données pour la présente étude, les données les plus récentes de 2020 ont été combinées aux données de 2019 pour ces cinq provinces, et les poids d’enquête ont été ajustés (divisés par deux) pour tenir compte de cette combinaison. Par conséquent, les données de cette étude représentent la population moyenne pour ces cinq provinces en 2019 et 2020, alors qu’elle ne représente que la population moyenne en 2020 pour les autres provinces.
La pandémie de COVID-19 a eu des répercussions importantes sur les opérations de collecte des données pour l’ESCC de 2020. La collecte a été interrompue à la mi-mars, vers la fin de la première période de collecte, et n’a repris qu’en septembre. Les deuxième, troisième et quatrième échantillons trimestriels ont été recueillis pendant des périodes de collecte très courtes, soit d’environ cinq semaines chacune, de septembre à décembre. L’impossibilité de mener des entrevues en personne, les périodes de collecte plus courtes et les problèmes liés à la capacité de collecte ont entraîné une forte diminution des taux de réponse. Ainsi, la désagrégation selon certaines caractéristiques dans la présente étude n’a pas toujours été possible.
Les lecteurs peuvent consulter la documentation pour les cycles de 2019 et 2020 de l’ESCC pour obtenir plus de renseignements sur ces cycles.
Méthodes
La présente étude porte sur les femmes de 15 à 49 ans qui ont déclaré avoir eu des relations sexuellesNote avec un homme au cours des 12 derniers mois. L’analyse n’a été effectuée que pour les femmes désireuses d’éviter une grossesse, soit celles qui étaient tout à fait d’accord ou d’accord pour dire qu’il était important pour elles d’éviter de tomber enceinte à en ce moment-làNote . Les femmes qui étaient enceintes, celles qui n’avaient pas eu des relations sexuelles au cours des 12 derniers mois avec un homme ou celles dont le dernier partenaire sexuel n’était pas un homme ont été exclues de cette étude. La taille de l’échantillon pour estimer le nombre de femmes désireuses d’éviter une grossesse était de 7 195.
Le recours à la contraception en général a été mesuré au moyen des deux questions suivantes : « Est-ce que vous ou votre partenaire avez utilisé un condom la dernière fois que vous avez eu une relation sexuelle?» et « Quelles autres méthodes de protection votre partenaire ou vous-même avez utilisées la dernière fois que vous avez eu une relation sexuelle?» Les femmes ont été catégorisées comme ayant eu recours à la contraception la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle si elles ont déclaré avoir utilisé un condom ou une autre méthode de contraception.
En plus du condom, les femmes peuvent indiquer si elles et leur partenaire ont eu recours à l’une des méthodes de contraception suivantes la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle : retrait ou coït interrompu; vasectomie ou stérilisation tubaire (« ligature des trompes »); pilule anticonceptionnelle; injection (p. ex. Depo-ProveraMD); mousse, gel, crème, film ou suppositoire spermicide; implant hormonal; méthode rythmique (suivi du cycle d’ovulation); timbre contraceptif (p. ex. Ortho-EvraMD); anneau vaginal contraceptif (p. ex. Nuva-ringMD); DIU (p. ex. MirenaMD), stérilet. Les femmes pouvaient choisir plus d’une de ces méthodes de contraception. La contraception d’urgence (p. ex. la « pilule du lendemain ») n’a pas été incluse dans la liste des méthodes de contraception.
Afin d'assurer des tailles d’échantillon suffisantes pour la désagrégation, certaines méthodes de contraception ont été regroupées. Les « méthodes traditionnelles » comprennent le retrait ou le coït interrompu ainsi que la méthode rythmique (c.-à-d. le suivi du cycle de l’ovulation). Les « autres méthodes hormonales » comprennent l’injection, l’implant hormonal, le timbre contraceptif et l’anneau vaginal contraceptif. Les « autres méthodes » comprennent les mousses, gels, crèmes, films et suppositoires spermicides et « autres ».
La double utilisation a été mesurée en examinant si les femmes ont déclaré avoir eu recours à une méthode de contraception particulière (p. ex. la pilule anticonceptionnelle) en combinaison avec un condom la dernière fois qu’elles ont eu une relation sexuelle.
Définitions
Immigrant de longue date : Personne ayant obtenu pour la première fois le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent au Canada il y a plus de cinq ans avant l’enquête.
Quintile de revenu du ménage : Le quintile de revenu du ménage correspond à la somme des revenus de tous les membres du ménage provenant de toutes les sources, avant impôt et retenues, au cours de la période de 12 mois se terminant le 31 décembre de l’année précédant l’interview. Ce revenu total du ménage est ajusté par un seuil de faible revenu (par rapport à la taille du ménage et à l’emplacement géographique du ménage) qui représente le seuil où une famille consacre généralement une part plus importante de son revenu aux nécessités, soit l’alimentation, le logement et l’habillement, que ne le fait une famille moyenne. Ce revenu ajusté est divisé en cinq quintiles à l'échelon national (excluant les territoires).
Immigrant : Personne qui est, ou qui a déjà été, un immigrant reçu ou un résident permanent. Il s’agit d’une personne à qui les autorités de l’immigration ont accordé le droit de résider au Canada en permanence. Les immigrants qui ont obtenu la citoyenneté canadienne par naturalisation sont compris dans ce groupe. Les résidents non permanents sont exclus de cette catégorie.
Autochtone : Personne qui s’identifie comme membre des Premières Nations (Indien de l’Amérique du Nord), Métis ou Inuit.
Grand centre de population urbain : Centre de population comptant une population de 100 000 habitants ou plus. Pour obtenir plus de renseignements, les lecteurs peuvent consulter la Classification des centres de population et des régions rurales 2016.
Non-immigrant : Personne ayant déclaré être née au Canada.
Résident non permanent : Personne d’un autre pays dont le lieu de résidence habituel est le Canada et qui est titulaire d’un permis de travail ou d’un permis d’études ou qui a demandé le statut de réfugié (demandeur d’asile). Les membres de la famille vivant avec des titulaires de permis de travail ou d’études sont également inclus, sauf si ces membres de la famille sont déjà citoyens canadiens ou immigrants reçus ou résidents permanents.
Immigrant récent : Personne ayant obtenu pour la première fois le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent au Canada au cours des cinq années précédant l’enquête.
Région rurale : Désigne tout le territoire situé à l’extérieur des centres de population. Pour obtenir plus de renseignements, les lecteurs peuvent consulter la Classification des centres de population et des régions rurales 2016.
Petit ou moyen centre de population : Les petits centres de population désignent les centres de population comptant une population de 1 000 à 29 999 habitants, alors que les moyens centres de population comptent une population de 30 000 à 99 999 habitants. Pour obtenir plus de renseignements, les lecteurs peuvent consulter la Classification des centres de population et des régions rurales 2016.
Références
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Canadian Contraception Consensus. (2015). Chapter 1: Contraception in Canada. Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada, 37(10), S5-S12. https://doi.org/10.1016/S1701-2163(16)39370-7
Contraception Access Research Team (CART). (2017). British Columbia 2015 Sexual Health Indicators: Rates and determinants among 14 to 49 year old females. https://med-fom-cart-grac.sites.olt.ubc.ca/files/2020/12/2015-BC-Sexual-Health-Indicators-CART-CSHS_2017-06-15.pdf
Di Meglio, G., Yeates, J., et Seidman. (2020). Can youth get the contraception they want? Results of a pilot study in the province of Quebec. Paediatrics & Child Health, 25(3), 160-165. https://doi.org/10.1093/pch/pxz059
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