Série thématique sur les peuples autochtones
Familles de langues autochtones : langues athabascanes
Début du texte
Ce rapport est le fruit d’un projet de recherche mené en collaboration par Statistique Canada et le Bureau du commissaire aux langues autochtones (le Commissariat). Il a pour objet de donner un aperçu général de la vitalité, de l’acquisition et de l’utilisation des langues autochtones de la famille linguistique athabascane. Pour en savoir plus sur le travail du Commissariat, voir la page d’accueil du Bureau du commissaire aux langues autochtones.
End of text boxLangues athabascanes
La famille des langues athabascanes comprend plus d’une douzaine de langues qui sont actuellement parlées dans tout le Canada. On trouve des locuteurs de langues athabascanes dans les Prairies, par le biais de langues comme le tsuu t’ina (sarsi); en Colombie-Britannique, par des langues comme le dakelh (porteur) et le tsilhqot'in (chilcotin); et dans les territoires, par les langues tuchones, le tlicho (flanc-de-chien) et les langues esclaves-lièvre. Au-delà des frontières canadiennes, des langues comme les langues apache et navajo continuent d’être parlées aux États-Unis.
Dans le présent rapport, on présente les langues athabascanes suivantes :
- Dakelh (porteur)
- Dane-zaa (castor)
- Déné non déclaré ailleurs (n.d.a.)
- Gwich'in
- Langues esclaves-lièvre
- Kaska (nahani)
- Tahltan
- Tlicho (flanc-de-chien)
- Tse'khene (sekani)
- Tsilhqot'in (chilcotin)
- Tsuu T’ina (sarsi)
- Lagues tutchones
- Wetsuwet’en-babine
- Tlingit
- Langues athabascanes non incluses ailleurs (n.i.a.)
Des statistiques sommaires sur ces langues sont fournies au tableau 2.
Connaissance et langue maternelle
En 2021, 20 390 personnes ont déclaré qu’elles pouvaient parler une langue athabascane suffisamment bien pour mener une conversation. Le nombre de personnes ayant déclaré qu’une langue athabascane était leur langue maternelle, c’est-à-dire la première langue apprise pendant l’enfance et encore comprise, se situait à 16 375.
Le groupe le plus important de la famille de langue athabascane était constitué de personnes ayant déclaré qu’elles parlaient des langues cries, avec 11 560 locuteurs et 9 815 personnes ayant une langue dénée n.d.a. comme langue maternelleNote , suivi par les langues esclave-lièvre (2 325 locuteurs et 1 850 locuteurs de langue maternelle) et tlicho (flanc-de-chien) (2 135 locuteurs et 1 790 locuteurs de langue maternelle).
Début de la boîte de texteConcepts clés
Langue maternelle – Désigne la première langue apprise dans l’enfance et encore comprise.
Connaissances – Désigne ceux qui ont été capables de parler une langue donnée, suffisamment bien pour tenir une conversation.
Âge moyen – L’âge moyen est un bon indicateur de l’état général de santé d’une langue. L’âge moyen de la population de langue maternelle est un indicateur de la transmission intergénérationnelle d’une langue autochtone. Une langue ayant un âge moyen jeune signifie que les enfants et les jeunes continuent d’acquérir une langue autochtone comme leur première langue.
Acquisition d’une langue autochtone – Cette variable désigne la façon dont les locuteurs de la langue autochtone ont appris la langue qu’ils parlent, que ce soit comme langue maternelle ou comme langue seconde.
Acquise comme langue maternelle – Ce groupe comprend les personnes qui ont déclaré une langue maternelle autochtone lors du Recensement de 2021 et qui pouvaient parler cette même langue suffisamment bien pour tenir une conversation.
Acquise comme langue seconde – Ce groupe comprend les personnes qui pouvaient parler d’une langue autochtone, mais qui n’ont pas déclaré cette même langue à la question sur la langue maternelle.
Indice des langues secondes – L’indice des langues secondes est calculé en divisant le nombre de personnes qui peuvent parler une langue autochtone par le nombre de personnes ayant déclaré la même langue comme leur langue maternelle, exprimé pour 100 personnes. Une valeur de 100 implique que tous les locuteurs ont appris leur langue comme langue maternelle, alors que plus de 100 implique que certains locuteurs doivent avoir appris leur langue comme langue seconde.
Locuteurs silencieux – Désigne les personnes qui ont une langue maternelle autochtone, mais qui, bien qu’elles la comprennent encore, ne peuvent plus parler suffisamment bien la langue pour mener une conversation. Dans certaines circonstances, cela peut correspondre aux personnes qui n’ont pas continué d’utiliser leur langue maternelle au fil du temps ou aux personnes n’ayant pas de communauté d’autres locuteurs de la même langue avec qui elles vont converser.
Langue parlée à la maison – Désigne la mesure dans laquelle les répondants parlent une langue donnée à la maison.
Langue parlée le plus souvent à la maison – Désigne la langue que la personne parle le plus souvent à la maison au moment de la collecte des données. Une personne peut déclarer plus d’une « langue parlée le plus souvent à la maison » si l’utilisation de ces langues est équivalente. Dans de nombreuses circonstances, on peut supposer qu’une langue parlée le plus souvent à la maison pourrait être considérée comme correspondant à la langue « principale » du locuteur.
Langue(s) parlée(s) régulièrement à la maison – Désigne la ou les langue(s), s’il en est, que la personne parle régulièrement à la maison, autre que la ou les langue(s) qu’elle parle le plus souvent à la maison.
Indice de continuité – Cet indice mesure la rétention d’une langue en divisant le nombre de personnes qui parlent une langue donnée le plus souvent à la maison par le nombre total de personnes qui ont cette même langue comme leur langue maternelle, exprimé pour 100 personnes.
Langue de travail – Désigne la mesure dans laquelle les répondants parlent une langue donnée au travail, pour la population âgée de 15 ans et plus qui a travaillé depuis 2020. Comme pour la langue parlée à la maison, la langue de travail peut être exprimée soit comme la langue la plus utilisée au travail, soit comme une langue qui est parlée régulièrement.
Pour de plus amples renseignements sur les concepts tirés du Recensement de la population de 2021, veuillez consulter le Dictionnaire, Recensement de la population, 2021 (statcan.gc.ca).
L’âge est un indicateur utile du degré de transmission des langues d’une génération à l’autre. Une langue avec un profil d’âge plus jeune signifie généralement que les jeunes continuent d’apprendre et de parler la langue selon un taux proportionnel à celui des générations plus âgées. L’âge moyen des locuteurs de langues athabascanes était de 40 ans, ce qui était légèrement inférieur à l’âge de ceux qui le déclaraient comme langue maternelle (42 ans). En moyenne, les locuteurs d’une langue athabascane étaient plus âgés que l’ensemble des locuteurs de langue autochtone, l’âge moyen de tous ceux qui pouvaient parler une langue autochtone étant de 37 ans.
Le berceau et la résidence actuelle de la plupart des locuteurs modernes d’une langue athabascane se trouvent dans les provinces de l’Ouest du Canada, de même que dans le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest. Près de quatre dixièmes des locuteurs d’une langue athabascane résidaient en Saskatchewan; toutefois, presque tout ce groupe était composé de ceux qui ont déclaré parler une langue dénée n.d.a., puisque la proportion de ceux qui ont déclaré parler une langue dénée n.d.a. était de 69,9 % en Saskatchewan. On a également trouvé un nombre important de locuteurs d’une langue dénée n.d.a. (15,3 %), au Manitoba (7,3 %) et dans les Territoires du Nord-Ouest (5,2 %).

Tableau de données de la carte 1
| Langue athabascane | Subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| Dakelh (porteur) | 36 |
| Dane-zaa (castor) | 10 |
| Déné, n.d.a. | 77 |
| Gwich'in | 8 |
| Langues esclaves-lièvre | 32 |
| Kaska (nahani) | 6 |
| Tahltan | 7 |
| Tlicho (flanc-de-chien) | 11 |
| Tse'khene (sekani) | 6 |
| Tsilhqot'in (chilcotin) | 16 |
| Tsuu T'ina (sarsi) | 1 |
| Langues tutchones | 9 |
| Wetsuwet'en-babine | 11 |
| Tlingit | 8 |
| Langues athabascanes, n.i.a. | 3 |
L’Alberta compte de nombreux locuteurs d’une langue athabascane. Notamment, la grande majorité des locuteurs de tsuu t’ina (sarsi) (97,1 %) vivaient en AlbertaNote . En plus des locuteurs de tsuu t’ina (sarsi), l’Alberta comptait une proportion considérable de locuteurs de dane-zaa (castor) (22,2 %), de langues esclave-lièvre (17,0 %), de langues dénées n.d.a. (15,3 %), de gwich'in (6,9 %), de tlingit (6,7 %) et de tahltan (6,3 %).
La Colombie-Britannique abritait un groupe diversifié de locuteurs d’une langue athabascane. La majorité des locuteurs de tse'khene (sekani) (100,0 %), de dakelh (porteur) (98,7 %), de tsilhqot'in (chilcotin) (98,3 %), de tahltan (91,7 %), de wetsuwet'en-babine (84,5 %) et de dane-zaa (castor) (75,9 %) vivait en Colombie-Britannique. En plus de ces langues, il y a eu une part importante de ceux qui parlaient le tlingit (20,0 %), les langues tutchones (7,8 %), le kaska (nahani) (6,1 %) et le gwich'in (5,2 %).
Plus de quatre locuteurs de langues tutchones sur cinq (87,5 %) vivaient au Yukon, tout comme 81,6 % de ceux qui parlaient le kaska (nahani) et la majorité de ceux qui parlaient le tlingit (63,3 %). Près du quart de ceux qui parlaient le gwich'in (24,1 %) vivaient dans le territoire.
La majorité des locuteurs du tlicho (flanc-de-chien) (95,8 %) vivaient dans les Territoires du Nord-Ouest. C’était aussi le lieu de résidence des trois quarts des personnes qui parlaient une langue esclave-lièvre (75,1 %) et de 56,9 % des personnes qui parlaient gwich'in. Un peu plus d’un vingtième des gens qui ont déclaré parler une langue dénée n.d.a. (5,2 %) vivaient dans les Territoires du Nord-Ouest.
Langue parlée à la maison, locuteurs de langue seconde et locuteurs silencieux
La mesure dans laquelle les gens parlent une langue à la maison est un indicateur important du maintien de la langue et de sa santé globale. En 2021, 15 140 personnes parlaient une langue athabascane à la maison. Pour la majorité de ce groupe (66,1 %), la langue athabascane était la langue parlée le plus souvent à la maison; pour la proportion restante (33,9 %), la langue athabascane était régulièrement parlée à la maison. Le graphique 1 montre la proportion de locuteurs d’une langue athabascane qui parlent une langue autochtone le plus souvent ou régulièrement à la maison; il est organisé en fonction de l’âge moyen de la population de langue maternelle, ce qui permet de montrer les variations de la relation entre l’âge des locuteurs et leur probabilité d’utiliser la langue à la maison.

Tableau de données du graphique 1
| Langue parlée le plus souvent à la maison | Langue parlée régulièrement à la maison | |
|---|---|---|
| pourcentage | ||
| Notes : n.d.a. = non déclaré ailleurs et n.i.a. = non inclus ailleurs.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
||
| Tsuu T'ina (sarsi) | 0,0 | 91,4 |
| Déné, n.d.a. | 61,6 | 18,7 |
| Tlicho (flanc-de-chien) | 50,8 | 30,4 |
| Langues tutchones | 4,8 | 47,6 |
| Langues athabascanes, n.i.a. | 9,1 | 45,5 |
| Dane-zaa (castor) | 12,7 | 27,3 |
| Langues esclaves-lièvre | 39,4 | 30,1 |
| Tsilhqot'in (chilcotin) | 32,2 | 31,6 |
| Tahltan | 25,0 | 35,4 |
| Dakelh (porteur) | 28,6 | 37,3 |
| Tlingit | 6,7 | 43,3 |
| Kaska (nahani) | 4,0 | 40,0 |
| Wetsuwet'en-babine | 27,6 | 31,0 |
| Gwich'in | 19,0 | 34,5 |
| Tse'khene (sekani) | 7,4 | 25,9 |
La plupart des locuteurs d’une langue athabascane ont appris leur langue comme langue maternelle. C’est le cas pour 74,2 % des personnes qui pouvaient parler une langue athabascane suffisamment bien pour soutenir une conversation. Les 25,8 % restant des locuteurs qui sont classés comme « locuteurs de langue seconde » (voir le graphique 2 sur la proportion de locuteurs de langue seconde pour des langues spécifiques); toutefois, cette désignation ne devrait pas être prise à la lettre, car ce groupe pourrait inclure ceux qui ont appris une langue athabascane comme troisième ou quatrième langue.

Tableau de données du graphique 2
| Langue seconde | |
|---|---|
| pourcentage | |
| Notes : n.d.a. = non déclaré ailleurs et n.i.a. = non inclus ailleurs.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
|
| Tsuu T'ina (sarsi) | 48,6 |
| Déné, n.d.a. | 18,7 |
| Tlicho (flanc-de-chien) | 22,9 |
| Langues tutchones | 67,2 |
| Langues athabascanes, n.i.a. | 59,1 |
| Dane-zaa (castor) | 29,6 |
| Langues esclaves-lièvre | 25,4 |
| Tsilhqot'in (chilcotin) | 30,3 |
| Tahltan | 33,3 |
| Dakelh (porteur) | 44,5 |
| Tlingit | 66,7 |
| Kaska (nahani) | 57,1 |
| Wetsuwet'en-babine | 48,3 |
| Gwich'in | 48,3 |
| Tse'khene (sekani) | 63,0 |
En général, ceux qui apprennent leur langue comme langue maternelle sont plus susceptibles de l’utiliser à la maison que ceux qui l’ont acquise comme langue seconde. Le tableau 3 montre la proportion d’usage de la langue à la maison pour les personnes qui ont appris une langue athabascane comme langue maternelle et celles qui l’ont acquise comme langue seconde. Parmi ceux qui ont appris la langue athabascane comme langue maternelle, 79,5 % ont parlé la langue à la maison (59,7 % le plus souvent et 19,8 % régulièrement). Parmi les locuteurs de langue seconde, 60,0 % parlaient la langue à la maison (18,5 % le plus souvent et 41,4 % régulièrement). L’usa de la langue à la maison chez les locuteurs de langue seconde est un indicateur important de la revitalisation, en ce qui concerne le rétablissement de la transmission intergénérationnelle des langues autochtones.
Locuteurs silencieux
Le First Peoples’ Cultural Council (FPCC) définit les locuteurs silencieux comme « … des personnes qui ont une bonne compréhension de leur langue, mais ne la parlent pas. Il y a plusieurs types de locuteurs silencieux, notamment ceux qui parlaient leur langue avant de fréquenter un pensionnat indien ou ceux qui ont grandi en entendant leur langue et la comprennent, mais ne la parlent pas »Note . Cet indicateur permet d’œuvrer à la valorisation et à la réclamation des langues autochtones.
Au total 1 370 autres personnes qui ont indiqué qu’une langue athabascane était leur langue maternelle n’étaient plus en mesure de parler la langue suffisamment bien pour mener une conversation; aux fins de cette étude, ces personnes sont classées comme des « locuteurs silencieux » – des personnes qui ne peuvent plus tenir une conversation dans leur langue maternelle, mais la comprennent toujours, néanmoins. Ce groupe représentait 8,4 % de tous ceux qui avaient une langue athabascane comme langue maternelle
Langue de travail
Le Recensement de la population recueille également des renseignements sur les le plus souvent utilisées au travail. Parmi les personnes âgées de 15 ans et plus qui occupaient un emploi et qui pouvaient parler une langue athabascane, 21,4 % ont indiqué que c’était la langue qu’elles utilisaient le plus souvent au travail et 14,2 % ont déclaré qu’elles parlaient régulièrement une langue athabascane au travail.
Résumé de la vitalité spécifique aux langues athabascanes
Ce qui suit est un résumé de la vitalité de chacune des langues abordées dans le présent rapport, mesurée les indicateurs de connaissances, de la langue maternelle, de l’âge moyen des personnes ayant une langue maternelle, des locuteurs de langue seconde et des locuteurs silencieux, de la proportion de locuteurs ayant appris leur langue comme langue maternelle et de la proportion de ceux qui parlent leur langue le plus souvent ou régulièrement à la maison. Ensemble, ce sont des indicateurs importants du maintien et de la revitalisation des langues.
Le tsuu t’ina (sarsi) avait 175 locuteurs. Au total 90 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 19 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 22 ans. Plus de la moitié (54,3 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 100,0 % la parlaient régulièrement, quoiqu’aucun d’entre eux la parlaient le plus souvent.
Les langues dénées n.d.a avaient 11 555 locuteurs. Au total 9 815 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 36 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 30 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 31 ans. Une majorité (81,4 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 76,8 % la parlaient le plus souvent et 23,3 % la parlaient régulièrement.
Le tlicho (flanc-de-chien) avait 2 135 locuteurs. Au total 1 790 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 42 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 31 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 24 ans. Plus des trois quarts (77,3 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 62,4 % la parlaient le plus souvent et 37,4 % la parlaient régulièrement.
Les langues tutchones avaient 315 locuteurs. Au total 180 personnes déclaraient une langue tutchone comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 48 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 35 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 39 ans. Moins d’un tiers (31,7 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 8,6 % la parlaient le plus souvent et 85,7 % la parlaient régulièrement.
Le dane-zaa (castor) avait 275 locuteurs. Au total 220 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 51 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 43 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 36 ans. La majorité (69,1 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 31,8 % la parlaient le plus souvent et 68,2 % la parlaient régulièrement.
Les langues esclave-lièvre avaient 2 325 locuteurs. Au total 1 850 personnes déclaraient une langue esclave-lièvre comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 52 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 40 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 43 ans. Près des trois quarts (74,6 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 56,5 % la parlaient le plus souvent et 43,2 % la parlaient régulièrement.
Le tsilhqot'in (chilcotin) avait 870 locuteurs. Au total 630 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 53 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 37 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 42 ans. La majorité (69,5 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 50,5 % la parlaient le plus souvent et 49,5 % la parlaient régulièrement.
Le tahltan avait 240 locuteurs. Au total 175 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 54 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 43 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 72 ans. Près des deux tiers (64,6 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 41,4 % la parlaient le plus souvent et 58,6 % la parlaient régulièrement.
Le dakelh (porteur) avait 1 555 locuteurs. Au total 1 005 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 55 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 42 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 43 ans. Plus de la moitié (55,6 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 43,4 % la parlaient le plus souvent et 56,6 % la parlaient régulièrement.
Le tlingit avait 150 locuteurs. Au total 75 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 58 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 44 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 60 ans. Moins d’un tiers (30,0 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 13,3 % la parlaient le plus souvent et 86,7 % la parlaient régulièrement.
Le kaska (nahani) avait 250 locuteurs. Au total 110 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 60 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 39 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 60 ans. Un peu plus de quatre locuteurs sur dix (42,0 %) ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 9,5 % la parlaient le plus souvent et 95,2 % la parlaient régulièrement.
Le wetsuwet’en-babine avait 290 locuteurs. Au total 180 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 61 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 43 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 58 ans. Un peu plus de la moitié (51,7 %) de ses locuteurs acquièrent leur langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 47,1 % la parlaient le plus souvent et 52,9 % la parlaient régulièrement.
Le gwich'in avait 290 locuteurs. Au total 235 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 62 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 42 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 55 ans. Plus de la moitié (53,4 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 35,5 % la parlaient le plus souvent et 64,5 % la parlaient régulièrement.
Le tse'khene (sekani) avait 135 locuteurs. Au total 60 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 67 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 45 ans. Moins de quatre locuteurs sur dix (37,0 %) ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 22,2 % la parlaient le plus souvent et 77,8 % la parlaient régulièrement.
Début de la boîte de texteAu sujet de ce rapport
Le présent rapport est fondé sur les données tirées du questionnaire détaillé du Recensement de la population de 2021 qui a recueilli des renseignements pour la population dans les ménages privés. Afin de protéger le caractère confidentiel des renseignements fournis, on applique aux données une méthode qui consiste à arrondir de façon aléatoire les valeurs présentées dans les cases. Par conséquent, lorsque ces données sont totalisées ou regroupées, la valeur totale peut ne pas correspondre à la somme des valeurs individuelles, étant donné que le total et les totaux partiels sont arrondis séparément. De même, la somme des répartitions en pourcentage, qui sont calculées en fonction des données arrondies, ne correspond pas nécessairement à 100 %.
En raison de l’arrondissement aléatoire, les chiffres et les pourcentages peuvent varier légèrement d’un produit de recensement à un autre, comme les documents analytiques, les faits saillants en tableaux et les tableaux de données. Bien que l’effet de l’arrondissement aléatoire soit généralement négligeable, il pourrait avoir un plus grand effet sur certaines populations, comme les langues ayant un plus petit nombre de locuteurs.
En outre, les langues dont le nombre de locuteurs est faible sont supprimées afin de protéger la confidentialité des répondants au questionnaire du recensement. Par conséquent, ces langues sont collectivement diffusées au moyen de l’étiquette des langues « non incluses ailleurs (n.i.a.) ».
Autodéclaration des données linguistiques
Comme tous les éléments du questionnaire du recensement, les questions au sujet des langues du Recensement de la population de 2021 sont fondées sur l’autodéclaration. Par conséquent, les réponses aux indicateurs, comme la capacité de parler une langue suffisamment bien pour tenir une conversation, pourraient varier selon le répondant, même parmi ceux qui ont des antécédents linguistiques semblables. La question de l’autodéclaration se recoupe aussi avec le fait que certains répondants signalent la ou les langues qu’ils parlent en nommant de vastes catégories, tandis que d’autres déclarent plus précisément.
Pour de plus amples renseignements sur les concepts linguistiques, veuillez consulter le Guide de référence sur les langues, Recensement de la population, 2021 (statcan.gc.ca)
Dénombrement partiel
Dans le cadre du Recensement de la population de 2021, 63 subdivisions de recensement définies comme des réserves et des établissements ont été partiellement dénombrés. Pour ces réserves et établissements, le dénombrement des logements n’a pas été autorisé ou n’a pas pu être complété pour diverses raisons, y compris les évacuations en raison des feux de forêt ou les restrictions d’accès liées à la pandémie de COVID‑19.
Le dénombrement partiel des réserves et des établissements peut avoir une plus grande incidence sur le nombre de locuteurs de certaines langues par rapport à d’autres. Par exemple, la langue tsuu t’ina et les langues iroquoises, comme le mohawk et le cayuga, sont sous‑estimées puisque les réserves et les établissements associés à ces langues n’ont pas participé au recensement. À l’échelle régionale, d’autres langues peuvent être plus touchées que d’autres.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les réserves et les établissements partiellement dénombrés, veuillez consulter l’Annexe 1.5 – Réserves et établissements partiellement dénombrés dans le Guide du Recensement de la population, 2021.
| Nombre | Pourcentage | Âge moyen | |
|---|---|---|---|
|
|||
| Capacité de parler une langue autochtone assez bien pour soutenir une conversation | 20 390 | ... n'ayant pas lieu de figurer | 40 |
| Langue autochtone comme langue maternelle | 16 375 | ... n'ayant pas lieu de figurer | 42 |
| Capacité de parler une langue autochtone assez bien pour soutenir une conversation | 20 390 | 100,0 | 40 |
| A appris une langue autochtone comme langue maternelle et parle toujours la langue | 15 125 | 74,2 | 42 |
| A appris une langue autochtone comme langue seconde | 5 260 | 25,8 | 35 |
| Indice de langue seconde | ... n'ayant pas lieu de figurer | 125 | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Langue autochtone comme langue maternelle | 16 375 | 100,0 | 42 |
| Peut encore parler la langue maternelle autochtone | 15 005 | 91,6 | 42 |
| Locuteurs silencieux (langue maternelle, mais ne parle plus la langue) | 1 370 | 8,4 | 38 |
| Parle une langue autochtone à la maison | 15 140 | 100,0 | 39 |
| Parle une langue autochtone le plus souvent à la maison | 10 005 | 66,1 | 38 |
| Parle une langue autochtone à la maison de façon régulière | 5 135 | 33,9 | 41 |
| Indice de continuité linguistique (comprend uniquement la langue parlée le plus souvent à la maison) | ... n'ayant pas lieu de figurer | 61 | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Locuteurs de 15 ans et plus occupant un emploi | 6 015 | 100,0 | 46 |
| Parle une langue autochtone le plus souvent au travail | 1 290 | 21,4 | 47 |
| Parle régulièrement une langue autochtone au travail | 855 | 14,2 | 47 |
| Ne parle pas une langue autochtone au travail | 3 870 | 64,3 | 46 |
| Capable de parler la langue autochtone | Langue maternelle autochtone | |||
|---|---|---|---|---|
| nombre | âge moyen | nombre | âge moyen | |
| Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. | ||||
| Langues athabascanes | 20 390 | 40 | 16 375 | 42 |
| Langues athabascanes du Nord | 20 135 | 40 | 16 230 | 42 |
| Dakelh (porteur) | 1 555 | 50 | 1 005 | 55 |
| Dane-zaa (castor) | 275 | 51 | 220 | 51 |
| Déné, n.d.a. | 11 555 | 36 | 9 815 | 36 |
| Gwich'in | 290 | 54 | 235 | 62 |
| Langues esclaves-lièvre | 2 325 | 50 | 1 850 | 52 |
| Deh Gah Ghotie Zhatie (esclave du Sud) | 775 | 48 | 475 | 52 |
| Satuotine Yati (esclave du Nord) | 415 | 49 | 345 | 51 |
| Esclave, n.d.a. | 1 210 | 50 | 1 035 | 52 |
| Langues tahltanes | 480 | 49 | 290 | 56 |
| Kaska (nahani) | 250 | 48 | 110 | 60 |
| Tahltan | 240 | 49 | 175 | 54 |
| Tlicho (flanc-de-chien) | 2 135 | 41 | 1 790 | 42 |
| Tse'khene (sekani) | 135 | 54 | 60 | 67 |
| Tsilhqot'in (chilcotin) | 870 | 48 | 630 | 53 |
| Tsuu T'ina (sarsi) | 175 | 22 | 90 | 19 |
| Langues tutchones | 315 | 41 | 180 | 48 |
| Tutchone du Nord | 135 | 50 | 75 | 61 |
| Tutchone du Sud | 135 | 30 | 65 | 40 |
| Tutchone, n.d.a. | 50 | 50 | 40 | 40 |
| Wetsuwet'en-babine | 290 | 52 | 180 | 61 |
| Tlingit | 150 | 48 | 75 | 58 |
| Langues athabascanes, n.i.a. | 110 | 42 | 65 | 48 |
| Nombre | Pourcentage | Âge moyen | |
|---|---|---|---|
| Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. | |||
| A appris une langue athabascane comme langue maternelle | 15 125 | 100,0 | 42 |
| Parle la langue athabascane à la maison | 12 030 | 79,5 | 41 |
| Parle la langue athabascane le plus souvent à la maison | 9 035 | 59,7 | 38 |
| Parle la langue athabascane à la maison de façon régulière | 2 990 | 19,8 | 47 |
| Ne parle pas la langue athabascane à la maison | 3 095 | 20,5 | 49 |
| A appris une langue athabascane comme langue seconde | 5 260 | 100,0 | 35 |
| Parle la langue athabascane à la maison | 3 155 | 60,0 | 32 |
| Parle la langue athabascane le plus souvent à la maison | 975 | 18,5 | 33 |
| Parle la langue athabascane à la maison de façon régulière | 2 180 | 41,4 | 32 |
| Ne parle pas la langue athabascane à la maison | 2 110 | 40,1 | 40 |

Tableau de données de la carte 2
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 33 |
| 101 - 225 | 3 |

Tableau de données de la carte 3
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 65 | 10 |

Tableau de données de la carte 4
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 58 |
| 101 - 500 | 11 |
| 501 - 1 000 | 5 |
| 1 001 - 2 080 | 3 |

Tableau de données de la carte 5
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 75 | 8 |

Tableau de données de la carte 6
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 25 |
| 101 - 310 | 7 |

Tableau de données de la carte 7
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 80 | 6 |

Tableau de données de la carte 8
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 7 |

Tableau de données de la carte 9
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 7 |
| 101 - 500 | 3 |
| 501 - 1 000 | 0 |
| 1 001 - 1 050 | 1 |

Tableau de données de la carte 10
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 65 | 6 |

Tableau de données de la carte 11
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 14 |
| 101 - 175 | 2 |

Tableau de données de la carte 12
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 101 - 170 | 1 |

Tableau de données de la carte 13
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 80 | 9 |

Tableau de données de la carte 14
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 55 | 11 |

Tableau de données de la carte 15
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 35 | 8 |

Tableau de données de la carte 16
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 35 | 3 |
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