Avis de Correction
Le 2 septembre 2025, une correction a été apportée à la carte 1. Le titre et la légende ont été révisés afin d'indiquer le nombre approprié de personnes pour chaque subdivision de recensement, et des marqueurs supplémentaires ont été ajoutés pour les « langues algonquiennes, n.i.a. », qui n'étaient pas présents dans la première version.
Début du texte
Ce rapport est le fruit d’un projet de recherche mené en collaboration par Statistique Canada et le Bureau du commissaire aux langues autochtones (le Commissariat). Il a pour objet de donner un aperçu général de la vitalité, de l’acquisition et de l’utilisation des langues autochtones de la famille linguistique algonquienne. Pour en savoir plus sur le travail du Commissariat, voir la page d’accueil du Bureau du commissaire aux langues autochtones.
Fin de la boîte de texteLangues algonquiennes
La famille algonquienne représente la plus grande base de locuteurs parmi toutes les langues autochtones du Canada. Parmi toutes les personnes qui ont déclaré être capables de parler une langue autochtone, plus des deux tiers étaient des locuteurs d’une langue algonquienne. En 2021, les locuteurs des langues algonquiennes étaient présents dans chaque province et territoire du Canada, et ils constituaient la majorité des locuteurs de langue autochtone dans neuf provinces sur dix. Les langues algonquiennes s’étendent au-delà des frontières canadiennes et sont présentes dans des langues comme l’arapaho aux États-Unis et le kickapoo, parlé aux États-Unis et au Mexique.
Le présent rapport présente les langues algonquiennes suivantes :
- Pied-noir
- Atikamekw
- Langues cries
- Innu (montagnais)
- Naskapi
- Mi’kmaq
- Wolastoqewi (malécite)
- Anicinabemowin (algonquin)
- Oji-cri
- Langues ojibwées
- Langues algonquiennes non incluses ailleurs (n.i.a.)
Des statistiques sommaires sur ces langues sont fournies au tableau 2.
Connaissance et langue maternelle
En 2021, 163 815 personnes ont déclaré qu’elles pouvaient parler une langue algonquienne suffisamment bien pour tenir une conversation. Le nombre de personnes ayant déclaré qu’une langue algonquienne était leur langue maternelle, c’est-à-dire la première langue apprise pendant l’enfance et encore comprise, se situait à 123 130.
Le groupe le plus important de la famille des langues algonquiennes était celui des personnes ayant déclaré parler une langue crie, avec 87 875 locuteurs et 66 205 personnes ayant une langue maternelle crie, suivi par les langues ojibwées (26 165 locuteurs et 15 890 locuteurs de langue maternelle), et l’oji-cri (15 305 locuteurs et 11 930 locuteurs de langue maternelle).
L’âge est un indicateur utile du degré de transmission des langues d’une génération à l’autre. Une langue avec un profil d’âge plus jeune signifie généralement que les jeunes continuent d’apprendre et de parler la langue selon un taux proportionnel à celui des générations plus âgées. L’âge moyen des locuteurs d’une langue algonquienne était de 38 ans, ce qui était inférieur à l’âge de ceux qui déclaraient une langue algonquienne comme langue maternelle (40 ans). En moyenne, les locuteurs d’une langue algonquienne étaient légèrement plus âgés que l’ensemble des locuteurs de langue autochtone, l’âge moyen de tous les gens qui pouvaient parler une langue autochtone étant de 37 ans.
Début de la boîte de texteConcepts clés
Langue maternelle – Désigne la première langue apprise dans l’enfance et encore comprise.
Connaissances – Désigne ceux qui ont été capables de parler une langue donnée, suffisamment bien pour tenir une conversation.
Âge moyen – L’âge moyen est un bon indicateur de l’état général de santé d’une langue. L’âge moyen de la population de langue maternelle est un indicateur de la transmission intergénérationnelle d’une langue autochtone. Une langue ayant un âge moyen jeune signifie que les enfants et les jeunes continuent d’acquérir une langue autochtone comme leur première langue.
Acquisition d’une langue autochtone – Cette variable désigne la façon dont les locuteurs de la langue autochtone ont appris la langue qu’ils parlent, que ce soit comme langue maternelle ou comme langue seconde.
Acquise comme langue maternelle – Ce groupe comprend les personnes qui ont déclaré une langue maternelle autochtone lors du Recensement de 2021 et qui pouvaient parler cette même langue suffisamment bien pour tenir une conversation.
Acquise comme langue seconde – Ce groupe comprend les personnes qui pouvaient parler d’une langue autochtone, mais qui n’ont pas déclaré cette même langue à la question sur la langue maternelle.
Indice des langues secondes – L’indice des langues secondes est calculé en divisant le nombre de personnes qui peuvent parler une langue autochtone par le nombre de personnes ayant déclaré la même langue comme leur langue maternelle, exprimé pour 100 personnes. Une valeur de 100 implique que tous les locuteurs ont appris leur langue comme langue maternelle, alors que plus de 100 implique que certains locuteurs doivent avoir appris leur langue comme langue seconde.
Locuteurs silencieux – Désigne les personnes qui ont une langue maternelle autochtone, mais qui, bien qu’elles la comprennent encore, ne peuvent plus parler suffisamment bien la langue pour mener une conversation. Dans certaines circonstances, cela peut correspondre aux personnes qui n’ont pas continué d’utiliser leur langue maternelle au fil du temps ou aux personnes n’ayant pas de communauté d’autres locuteurs de la même langue avec qui elles vont converser.
Langue parlée à la maison – Désigne la mesure dans laquelle les répondants parlent une langue donnée à la maison.
Langue parlée le plus souvent à la maison – Désigne la langue que la personne parle le plus souvent à la maison au moment de la collecte des données. Une personne peut déclarer plus d’une « langue parlée le plus souvent à la maison » si l’utilisation de ces langues est équivalente. Dans de nombreuses circonstances, on peut supposer qu’une langue parlée le plus souvent à la maison pourrait être considérée comme correspondant à la langue « principale » du locuteur.
Langue(s) parlée(s) régulièrement à la maison – Désigne la ou les langue(s), s’il en est, que la personne parle régulièrement à la maison, autre que la ou les langue(s) qu’elle parle le plus souvent à la maison.
Indice de continuité – Cet indice mesure la rétention d’une langue en divisant le nombre de personnes qui parlent une langue donnée le plus souvent à la maison par le nombre total de personnes qui ont cette même langue comme leur langue maternelle, exprimé pour 100 personnes.
Langue de travail – Désigne la mesure dans laquelle les répondants parlent une langue donnée au travail, pour la population âgée de 15 ans et plus qui a travaillé depuis 2020. Comme pour la langue parlée à la maison, la langue de travail peut être exprimée soit comme la langue la plus utilisée au travail, soit comme une langue qui est parlée régulièrement.
Pour de plus amples renseignements sur les concepts tirés du Recensement de la population de 2021, veuillez consulter le Dictionnaire, Recensement de la population, 2021 (statcan.gc.ca).
Les terres traditionnelles des Premières Nations qui parlent les langues algonquiennes s’étendent des contreforts des montagnes Rocheuses loin à l’Ouest jusqu’à la côte Atlantique. Dans les provinces de l’Atlantique, le mi’kmaq était la langue autochtone la plus couramment parlée. Plus précisément, 90,7 % des locuteurs du mi’kmaq résidaient en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et sur l’Île-du-Prince-Édouard, tandis que la majorité des locuteurs du wolastoqewi (malécite) se trouvaient au Nouveau-Brunswick seulement (93,3 %).
L’est du Québec abrite les langues atikamekw et naskapi. La grande majorité des locuteurs d’atikamekw (99,4 %) et de naskapi (97,1 %) y habitaient. De même, l’innu (montagnais) était surtout parlé au Québec (81,1 %), bien qu’une proportion considérable de locuteurs de l’innu habitaient également dans des communautés de Terre-Neuve-et-Labrador (17,9 %).

Tableau de données du carte 1
| Langue algonquienne | Subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| Pied-noir | 14 |
| Atikamekw | 23 |
| Langues cries | 482 |
| Innu (montagnais) | 47 |
| Naskapi | 12 |
| Mi'kmaq | 71 |
| Wolastoqewi (malécite) | 11 |
| Anicinabemowin (algonquin) | 31 |
| Oji-cri | 58 |
| Langues ojibwées | 317 |
| Langues algonquiennes, n.i.a. | 10 |
Les langues cries, ojibwées, anicinabemowin (algonquin) et l’oji-cri étaient les langues algonquiennes les plus courantes dans le centre du Canada et dans les Prairies. Les langues cries étaient réparties plutôt uniformément, car elles étaient les plus couramment parlées en Saskatchewan (28,3 %), en Alberta (25,0 %), au Québec (20,4 %), au Manitoba (18,3 %) et en Ontario (5,9 %). Les locuteurs des langues ojibwées étaient surtout concentrés dans des communautés de l’Ontario et du sud du Manitoba (50,3 % en Ontario et 38,2 % au Manitoba), et d’autres communautés en Saskatchewan et en Alberta. L’oji-cri était le plus important dans le nord de l’Ontario et au Manitoba, tandis que l’anicinabemowin (algonquin) était surtout parlé dans les communautés de l’ouest du Québec.
Enfin, la langue pied-noir était presque entièrement présente en Alberta, où 98,8 % de tous les locuteurs de cette langue vivaient. Ces communautés sont situées au pied des Rocheuses, dans le sud-ouest de l’Alberta.
Langue parlée à la maison et locuteurs de langue seconde
La mesure dans laquelle les gens parlent une langue à la maison est un indicateur important du maintien de la langue et de sa santé globale.En 2021, 119 630 personnes parlaient une langue algonquienne à la maison. Pour la majorité de ce groupe (59,4 %), une langue algonquienne était la langue parlée le plus souvent à la maison; pour la proportion restante (40,6 %), une langue algonquienne était régulièrement parlée à la maison. Le graphique 1 montre la proportion de locuteurs de langue algonquienne qui parlent une langue autochtone le plus souvent ou régulièrement à la maison; il est organisé en fonction de l’âge moyen de la population de langue maternelle, ce qui permet de montrer les variations de la relation entre l’âge des locuteurs et leur probabilité d’utiliser la langue à la maison.
Début du graphique 1

Tableau de données du graphique 1
| Langue parlée le plus souvent à la maison | Langue parlée régulièrement à la maison | |
|---|---|---|
| pourcentage | ||
| Note : n.i.a. = non inclus ailleurs.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
||
| Atikamekw | 80,5 | 9,6 |
| Naskapi | 80,8 | 7,7 |
| Innu (montagnais) | 74,2 | 15,5 |
| Oji-cri | 47,8 | 34,7 |
| Langues cries | 42,8 | 30,2 |
| Mi’kmaq | 42,3 | 34,0 |
| Pied-noir | 46,7 | 28,1 |
| Anicinabemowin (algonquin) | 23,8 | 32,3 |
| Langues ojibwées | 20,8 | 37,0 |
| Wolastoqewi (malécite) | 26,2 | 26,8 |
| Langues algonquiennes, n.i.a. | 15,2 | 27,3 |
Fin du graphique 1
L’indice de continuité linguistique est une mesure de la rétention d’une langue. Il permet de calculer le nombre de personnes qui parlent une langue donnée à la maison, divisé par le nombre des gens qui ont la même langue comme langue maternelle, exprimé pour 100 personnes. Un chiffre supérieur à 100 signifie qu’un plus grand nombre de personnes parlent la langue à la maison que celles qui l’avaient comme langue maternelle, tandis qu’un chiffre de moins de 100 signifie que moins de personnes la parlent à la maison que celles qui l’avaient comme langue maternelle. Pour la famille des langues algonquiennes, en utilisant seulement la langue parlée le plus souvent à la maison, l’indice de continuité linguistique se situait à 58 en 2021.
La plupart des locuteurs de langue algonquienne ont appris leur langue comme langue maternelle. C’était le cas pour 69,3 % des personnes qui pouvaient parler une langue algonquienne suffisamment bien pour tenir une conversation. Les locuteurs restants (30,7 %) sont classés comme des « locuteurs de langue seconde » (voir le graphique 2 sur la proportion de locuteurs de langue seconde pour des langues spécifiques); toutefois, cette désignation ne devrait pas être prise à la lettre, car ce groupe pourrait inclure ceux qui ont appris une langue algonquienne comme troisième ou quatrième langue.
Début du graphique 2

Tableau de données du graphique 2
| Langue seconde | |
|---|---|
| pourcentage | |
| Note : n.i.a. = non inclus ailleurs.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. |
|
| Atikamekw | 8,1 |
| Naskapi | 8,7 |
| Innu (montagnais) | 11,7 |
| Oji-cri | 23,6 |
| Langues cries | 30,4 |
| Mi’kmaq | 36,2 |
| Pied-noir | 30,5 |
| Anicinabemowin (algonquin) | 46,4 |
| Langues ojibwées | 47,5 |
| Wolastoqewi (malécite) | 52,4 |
| Langues algonquiennes, n.i.a. | 78,8 |
Fin du graphique 2
En général, ceux qui apprennent leur langue comme langue maternelle sont plus susceptibles de l’utiliser à la maison que ceux qui l’ont acquise comme langue seconde. Le tableau 3 montre la proportion d’usage de la langue à la maison pour les personnes qui ont appris une langue algonquienne comme langue maternelle et celles qui l’ont acquise comme langue seconde.Parmi ceux qui ont appris une langue algonquienne comme langue maternelle, 80,0 % parlaient la langue à la maison (56,8 % le plus souvent et 23,2 % régulièrement). Parmi les locuteurs de langue seconde, 57,8 % parlaient la langue à la maison (13,5 % le plus souvent et 44,3 % régulièrement). L’usage de la langue à la maison chez les locuteurs de langue seconde est un indicateur important de la revitalisation, en ce qui concerne le rétablissement de la transmission intergénérationnelle des langues autochtones.
Locuteurs silencieux
Le First Peoples’ Cultural Council (FPCC) définit les locuteurs silencieux comme « …des personnes qui ont une bonne compréhension de leur langue, mais ne la parlent pas. Il y a plusieurs types de locuteurs silencieux, notamment ceux qui parlaient leur langue avant de fréquenter un pensionnat indien ou ceux qui ont grandi en entendant leur langue et la comprennent, mais ne la parlent pas » Note . Cet indicateur permet de travailler à la réclamation et au rétablissement des langues autochtones.
10 040 autres personnes qui ont indiqué qu’une langue algonquienne était leur langue maternelle n’étaient plus en mesure de parlerla langue suffisamment bien pour mener une conversation;aux fins de cette étude,ces personnes sont classées comme des « locuteurs silencieux » – des personnes qui ne peuvent plus soutenir une conversation dans leur langue maternelle, mais la comprennent toujours, néanmoins, ce groupe représentait 8,2 % de tous ceux ayant une langue algonquienne comme langue maternelle. L’âge moyen des locuteurs silencieux d’une langue algonquienne était de 40 ans.
Langue de travail
Le Recensement de la population recueille également des renseignements sur les langues le plus souvent utilisées au travail. Parmi les personnes âgées de 15 ans et plus qui occupaient un emploi et qui pouvaient parler une langue algonquienne, 27,4 % ont indiqué que c’était la langue qu’elles utilisaient le plus souvent au travail et 17,8 % ont déclaré qu’elles parlaient régulièrement une langue algonquienne au travail.
Résumé de la vitalité propre aux langues algonquiennes
Ce qui suit est un résumé de la vitalité de chacune des langues abordées dans le présent rapport, mesurée à l’aide des indicateurs de connaissances, de la langue maternelle, de l’âge moyen des personnes ayant une langue maternelle, des locuteurs de langue seconde et des locuteurs silencieux, de la proportion de locuteurs ayant appris leur langue comme langue maternelle et de la proportion de ceux qui parlent leur langue le plus souvent ou régulièrement à la maison. Ensemble, ce sont des indicateurs importants du maintien et de la revitalisation des langues.
L’atikamekw avait 6 810 locuteurs. Au total 6 305 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 28 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 27 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 30 ans. Une majorité (91,9 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 89,3 % la parlaient le plus souvent et 10,7 % la parlaient régulièrement.
Le naskapi avait 1 040 locuteurs. Au total 740 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 31 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 25 ans. Une majorité (91,3 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 91,3 % la parlaient le plus souvent et 8,7 % la parlaient régulièrement.
L’innu (montagnais) avait 10 740 locuteurs. Au total 9 435 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 32 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 35 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 27 ans. Une majorité (88,3 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 82,7 % la parlaient le plus souvent et 17,3 % la parlaient régulièrement.
L’oji-cri avait 15 300 locuteurs. Au total 11 935 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes le déclarant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 35 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 26 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 31 ans. Trois quarts (76,5 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 58,0 % la parlaient le plus souvent et 42,0 % la parlaient régulièrement.
Le mi’kmaq avait 9 245 locuteurs. Au total 6 495 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 40 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 31 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 34 ans. Une majorité (63,8 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 55,5 % la parlaient le plus souvent et 44,5 % la parlaient régulièrement.
Les langues cries avaient 87 870 locuteurs. Au total 66 205 personnes déclaraient une langue crie comme leur langue maternelle. Alors que les personnes ayant une langue crie comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 40 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 35 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 39 ans. Une majorité (69,6 %) de leurs locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 58,6 % la parlaient le plus souvent et 41,4 % la parlaient régulièrement.
Le pied-noir avait 6 680 locuteurs. Au total 4 945 personnes déclaraient le pied-noir comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 43 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 35 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 38 ans. La majorité (69,5 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 62,5 % la parlaient le plus souvent et 37,5 % la parlaient régulièrement.
L’anicinabemowin (algonquin) avait 1 950 locuteurs. Au total 1 085 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 47 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 39 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 47 ans. Plus de la moitié (53,6 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 42,5 % la parlaient le plus souvent et 57,5 % la parlaient régulièrement.
Les langues ojibwées avaient 26 165 locuteurs. Au total 15 890 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 48 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 36 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était de 44 ans. Un peu plus de la moitié (52,5 %) de ses locuteurs acquièrent leur langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 36,0 % la parlaient le plus souvent et 64,0 % la parlaient régulièrement.
Le wolastoqewi (malécite) avait 820 locuteurs. Au total 440 personnes le déclaraient comme leur langue maternelle. Alors que les personnes l’ayant comme langue maternelle étaient âgées d’en moyenne 54 ans, l’âge moyen des locuteurs de langue seconde était de 39 ans et l’âge moyen des locuteurs silencieux était 53 ans. Moins de la moitié (47,6 %) de ses locuteurs ont acquis leur langue comme langue maternelle. Parmi les locuteurs qui parlaient la langue à la maison, 49,4 % la parlaient le plus souvent et 50,6 % la parlaient régulièrement.
Au sujet de ce rapport
Le présent rapport est fondé sur les données tirées du questionnaire détaillé du Recensement de la population de 2021 qui a recueilli des renseignements pour la population dans les ménages privés. Afin de protéger le caractère confidentiel des renseignements fournis, on applique aux données une méthode qui consiste à arrondir de façon aléatoire les valeurs présentées dans les cases. Par conséquent, lorsque ces données sont totalisées ou regroupées, la valeur totale peut ne pas correspondre à la somme des valeurs individuelles, étant donné que le total et les totaux partiels sont arrondis séparément. De même, la somme des répartitions en pourcentage, qui sont calculées en fonction des données arrondies, ne correspond pas nécessairement à 100 %.
En raison de l’arrondissement aléatoire, les chiffres et les pourcentages peuvent varier légèrement d’un produit de recensement à un autre, comme les documents analytiques, les faits saillants en tableaux et les tableaux de données. Bien que l’effet de l’arrondissement aléatoire soit généralement négligeable, il pourrait avoir un plus grand effet sur certaines populations, comme les langues ayant un plus petit nombre de locuteurs.
En outre, les langues dont le nombre de locuteurs est faible sont supprimées afin de protéger la confidentialité des répondants au questionnaire du recensement. Par conséquent, ces langues sont collectivement diffusées au moyen de l’étiquette des langues « non incluses ailleurs (n.i.a.) ».
Autodéclaration des données linguistiques
Comme tous les éléments du questionnaire du recensement, les questions au sujet des langues du Recensement de la population de 2021 sont fondées sur l’autodéclaration. Par conséquent, les réponses aux indicateurs, comme la capacité de parler une langue suffisamment bien pour tenir une conversation, pourraient varier selon le répondant, même parmi ceux qui ont des antécédents linguistiques semblables. La question de l’autodéclaration se recoupe aussi avec le fait que certains répondants signalent la ou les langues qu’ils parlent en nommant de vastes catégories, tandis que d’autres déclarent plus précisément.
Pour de plus amples renseignements sur les concepts linguistiques, veuillez consulter le Guide de référence sur les langues, Recensement de la population, 2021 (statcan.gc.ca)
Dénombrement partiel
Dans le cadre du Recensement de la population de 2021, 63 subdivisions de recensement définies comme des réserves et des établissements ont été partiellement dénombrés. Pour ces réserves et établissements, le dénombrement des logements n’a pas été autorisé ou n’a pas pu être complété pour diverses raisons, y compris les évacuations en raison des feux de forêt ou les restrictions d’accès liées à la pandémie de COVID‑19.
Le dénombrement partiel des réserves et des établissements peut avoir une plus grande incidence sur le nombre de locuteurs de certaines langues par rapport à d’autres. Par exemple, la langue tsuu t’ina et les langues iroquoises, comme le mohawk et le cayuga, sont sous‑estimées puisque les réserves et les établissements associés à ces langues n’ont pas participé au recensement. À l’échelle régionale, d’autres langues peuvent être plus touchées que d’autres.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les réserves et les établissements partiellement dénombrés, veuillez consulter l’Annexe 1.5 – Réserves et établissements partiellement dénombrés dans le Guide du Recensement de la population, 2021.
| Nombre | Pourcentage | Âge moyen | |
|---|---|---|---|
|
|||
| Capacité de parler une langue autochtone assez bien pour soutenir une conversation | 163 815 | ... n'ayant pas lieu de figurer | 38 |
| Langue autochtone comme langue maternelle | 123 135 | ... n'ayant pas lieu de figurer | 40 |
| Capacité de parler une langue autochtone assez bien pour soutenir une conversation | 163 815 | 100,0 | 38 |
| A appris une langue autochtone comme langue maternelle et parle toujours la langue | 113 455 | 69,3 | 40 |
| A appris une langue autochtone comme langue seconde | 50 355 | 30,7 | 34 |
| Indice de langue seconde | ... n'ayant pas lieu de figurer | 133 | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Langue autochtone comme langue maternelle | 123 135 | 100,0 | 40 |
| Peut encore parler la langue maternelle autochtone | 113 100 | 91,9 | 40 |
| Locuteurs silencieux (langue maternelle, mais ne parle plus la langue) | 10 040 | 8,2 | 40 |
| Parle une langue autochtone à la maison | 119 630 | 100,0 | 36 |
| Parle une langue autochtone le plus souvent à la maison | 71 120 | 59,4 | 36 |
| Parle une langue autochtone à la maison de façon régulière | 48 510 | 40,6 | 37 |
| Indice de continuité linguistique (comprend uniquement la langue parlée le plus souvent à la maison) | ... n'ayant pas lieu de figurer | 58 | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Locuteurs de 15 ans et plus occupant un emploi | 52 240 | 100,0 | 45 |
| Parle une langue autochtone le plus souvent au travail | 14 320 | 27,4 | 45 |
| Parle régulièrement une langue autochtone au travail | 9 275 | 17,8 | 46 |
| Ne parle pas une langue autochtone au travail | 28 650 | 54,8 | 45 |
| Capable de parler la langue autochtone | Langue maternelle autochtone | |||
|---|---|---|---|---|
| nombre | âge moyen | nombre | âge moyen | |
| Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. | ||||
| Langues algonquiennes | 163 815 | 38 | 123 130 | 40 |
| Pied-noir | 6 685 | 41 | 4 945 | 43 |
| Langues cries-innues | 105 850 | 37 | 82 630 | 38 |
| Atikamekw | 6 810 | 28 | 6 300 | 28 |
| Langues cries | 87 875 | 39 | 66 205 | 40 |
| Ililimowin (cri de Moose) | 415 | 43 | 185 | 52 |
| Inu Ayimun (cri du Sud-Est) | 895 | 31 | 700 | 32 |
| Iyiw-Ayimiwin (cri du Nord-Est) | 4 875 | 33 | 3 855 | 33 |
| Nehinawewin (cri des marais) | 4 670 | 44 | 3 135 | 49 |
| Nehiyawewin (cri des plaines) | 12 005 | 42 | 6 730 | 49 |
| Nihithawiwin (cri des bois) | 5 110 | 44 | 3 760 | 47 |
| Cri, n.d.a. | 61 000 | 38 | 47 855 | 39 |
| Innu (montagnais) | 10 740 | 33 | 9 430 | 32 |
| Naskapi | 1 035 | 30 | 740 | 31 |
| Langues algonquiennes de l’Est | 10 035 | 38 | 6 935 | 41 |
| Mi’kmaq | 9 240 | 37 | 6 495 | 40 |
| Wolastoqewi (malécite) | 820 | 46 | 445 | 54 |
| Langues ojibwées-potawatomies | 42 865 | 39 | 28 890 | 43 |
| Anicinabemowin (algonquin) | 1 955 | 43 | 1 085 | 47 |
| Oji-cri | 15 305 | 33 | 11 930 | 35 |
| Langues ojibwées | 26 165 | 43 | 15 890 | 48 |
| Anishinaabemowin (chippewa) | 2 040 | 39 | 765 | 49 |
| Daawaamwin (odawa) | 220 | 46 | 130 | 52 |
| Saulteaux (ojibwé de l’Ouest) | 3 630 | 48 | 2 590 | 52 |
| Ojibwé, n.d.a. | 20 715 | 43 | 12 500 | 48 |
| Langues algonquiennes, n.i.a. | 165 | 42 | 25 | 54 |
| Nombre | Pourcentage | Âge moyen | |
|---|---|---|---|
| Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021. | |||
| A appris une langue algonquienne comme langue maternelle | 113 455 | 100,0 | 40 |
| Parle la langue algonquienne à la maison | 90 780 | 80,0 | 38 |
| Parle la langue algonquienne le plus souvent à la maison | 64 460 | 56,8 | 36 |
| Parle la langue algonquienne à la maison de façon régulière | 26 320 | 23,2 | 42 |
| Ne parle pas la langue algonquienne à la maison | 22 680 | 20,0 | 46 |
| A appris une langue algonquienne comme langue seconde | 50 355 | 100,0 | 34 |
| Parle la langue algonquienne à la maison | 29 095 | 57,8 | 31 |
| Parle la langue algonquienne le plus souvent à la maison | 6 775 | 13,5 | 33 |
| Parle la langue algonquienne à la maison de façon régulière | 22 325 | 44,3 | 30 |
| Ne parle pas la langue algonquienne à la maison | 21 255 | 42,2 | 39 |

Tableau de données du carte 2
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 7 |
| 101 - 500 | 4 |
| 501 - 1 000 | 1 |
| 1 001 - 2 360 | 2 |

Tableau de données du carte 3
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 15 |
| 101 - 500 | 4 |
| 501 - 1 000 | 1 |
| 1 001 - 1 955 | 3 |

Tableau de données du carte 4
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 322 |
| 101 - 500 | 120 |
| 501 - 1 000 | 21 |
| 1 001 - 4 625 | 19 |

Tableau de données du carte 5
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 34 |
| 101 - 500 | 5 |
| 501 - 1 000 | 5 |
| 1 001 - 2 190 | 3 |

Tableau de données du carte 6
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 10 |
| 101 - 500 | 1 |
| 501 - 585 | 1 |

Tableau de données du carte 7
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 56 |
| 101 - 500 | 12 |
| 501 - 1 000 | 1 |
| 1 001 - 2 980 | 2 |

Tableau de données du carte 8
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 8 |
| 101 - 305 | 3 |

Tableau de données du carte 9
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 26 |
| 101 - 500 | 4 |
| 501 - 545 | 1 |

Tableau de données du carte 10
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 37 |
| 101 - 500 | 13 |
| 501 - 1 000 | 5 |
| 1 001 - 3 125 | 3 |

Tableau de données du carte 11
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 100 | 253 |
| 101 - 500 | 58 |
| 501 - 1 000 | 3 |
| 1 001 - 2 245 | 3 |

Tableau de données du carte 12
| Nombre de locuteurs | Nombre de subdivisions de recensement |
|---|---|
| Source : Statistique Canada. Recensement de la population. 2021. | |
| 10 - 25 | 10 |
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