Rapport sur les discussions régionales : examen des questions du recensement sur les Premières Nations, les Métis et les Inuits

par Annie Turner

Date de diffusion : le 15 avril 2019

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Remerciements

Statistique Canada tient à remercier tous les participants qui ont fait part de leur rétroaction lors des discussions régionales visant à appuyer l’élaboration du contenu du Recensement de 2021, de même que ceux ayant pris le temps d’envoyer leurs commentaires par écrit. De plus, dans de nombreux cas, les participants ont parcouru des distances considérables afin d’être présents lors des discussions et nous les en remercions.

Plusieurs participants aux discussions régionales ont indiqué qu’ils étaient heureux d’avoir pu discuter de ces questions et que ces discussions leur ont permis d’avoir une meilleure compréhension des données recueillies par Statistique Canada. Les employés de Statistique Canada qui étaient présents à ces réunions sont également ravis d’avoir eu l’occasion de mieux comprendre la complexité des questions liées aux données concernant les Premières Nations, les Métis et les Inuits.

Introduction

De septembre 2017 à février 2018, Statistique Canada a entrepris une série de discussions dans l’ensemble du pays. Le but de ces discussions était d’obtenir une rétroaction sur les questions utilisées pour produire des données sur les Premières Nations, les Métis et les Inuits. Le dernier examen approfondi de ces questions a eu lieu en 2007, soit avant la tenue de l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Dans le cadre de ces discussions, la Division de la statistique sociale et autochtone (DSSEA) de Statistique Canada et les conseillers du Programme de liaison avec les Autochtones (PLA) ont visité plus de 30 endroits au Canada, tenu environ 60 réunions et rencontré plus de 400 personnes. Les dirigeants et les utilisateurs de données de divers organismes autochtones locaux, provinciaux, territoriaux et nationaux, comme les centres d’amitié, les organismes de santé et les communautés, étaient au nombre des participants aux discussions. Statistique Canada a également rencontré des représentants des gouvernements provinciaux et territoriaux et des ministères fédéraux ainsi que des universitaires et des chercheurs.

Afin de faciliter les discussions, on a demandé aux participants d’exprimer leurs idées et leurs opinions sur quatre questions du recensement permettant de produire des données sur les Premières Nations, les Métis et les Inuits, ainsi que sur des termes précis comme « Aboriginal » et « Indigenous » (en anglais).

L’objectif du présent rapport est de résumer la rétroaction reçue lors des discussions régionales. Dans ce rapport, on décrit le processus ainsi que les principaux points des discussions et l’on fait le résumé de ce qui a été entendu lors de ces discussions avec les participants. Le rapport donne également un aperçu des remarques plus générales que Statistique Canada a obtenues concernant la terminologie, la collecte de données et les produits de sensibilisation.

Contexte

Statistique Canada révise régulièrement les questions figurant dans le recensement et les autres enquêtes. De telles révisions sont effectuées pour s’assurer que les questions, les instructions, les catégories de réponses et les concepts demeurent clairs et compréhensibles pour les répondants et que les données recueillies sont pertinentes. Les changements dans l’environnement social, politique et juridique des Premières Nations, des Métis et des Inuits au Canada peuvent avoir une incidence sur la façon dont la terminologie et les concepts sont compris. Statistique Canada reconnaît l’importance d’avoir des discussions en personne, dans la mesure du possible, avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits. À cette fin, on a cherché à savoir comment ils interprétaient et percevaient les questions de même que la terminologie utilisées à Statistique Canada, en plus de vouloir connaître leur opinion sur la façon d’améliorer celles-ci.

Questions du recensement

Le recensement constitue la principale source de données démographiques au Canada. La plupart des données du recensement sont recueillies au moyen de la version abrégée ou détaillée du questionnaire du recensement. Le questionnaire abrégé du Recensement de 2016 a été envoyé à tous les ménages au Canada et a permis de recueillir les renseignements suivants :

Les données sur le revenu ont été recueillies à l’aide des dossiers de l’Agence du revenu du Canada, ce qui a allégé le fardeau de réponse et permis d’améliorer la qualité des données.

Le questionnaire détaillé, qui fournit des données complémentaires à celles recueillies au moyen du questionnaire abrégé du recensement, est conçu en vue d’obtenir des renseignements sur les personnes au Canada en fonction de leurs caractéristiques démographiques, sociales et économiques. En 2016, un ménage canadien sur quatre a reçu le questionnaire détaillé. En plus des données recueillies au moyen du questionnaire abrégé, le questionnaire détaillé de 2016 a fourni des renseignements sur :

Il y avait également une version du questionnaire détaillé (2A-R), utilisée uniquement pour interroger, au moyen d’interviews sur place, l’ensemble des ménages dans les secteurs de dénombrement anticipé, les secteurs de recensement par interview et les réserves. Cette version renfermait les questions du questionnaire détaillé du recensement, où l’on trouvait des exemples adaptés aux réserves et aux établissements indiens ainsi qu’une question supplémentaire sur le logement de bande.

Aperçu du processus de discussions régionales

Les discussions régionales ont été coordonnées, organisées et menées par la Division de la statistique sociale et autochtone (DSSEA) de Statistique Canada en collaboration avec les conseillers du Programme de liaison avec les Autochtones (PLA).

Le PLA est un programme national comptant 11 conseillers répartis dans l’ensemble du Canada. Ils ont pour rôle d’établir des partenariats avec les organismes autochtones (les organismes politiques, de défense des droits ou de services), les municipalités ainsi qu’avec les gouvernements provinciaux et territoriaux. Ces partenariats sont importants afin de mieux faire connaître les produits et services de données de Statistique Canada et en faciliter l’accès, mais aussi en vue d’aider l’organisme à répondre aux besoins en information des peuples autochtones.

De plus, Statistique Canada travaille actuellement à l’Initiative de développement de la capacité statistique autochtone. L’objectif de cette initiative est de collaborer avec les peuples autochtones en vue d’adopter une approche adaptée à la culture afin de cerner les besoins en statistiques des communautés, des organismes et des dirigeants autochtones et d’y répondre, tout en les aidant à renforcer leurs capacités statistiques et de recherche pour leurs propres besoins.

Les membres d’organismes autochtones nationaux ont été encouragés à participer aux discussions régionales. Dans certains cas, les organismes ont demandé que des discussions aient lieu à leurs bureaux avec leur personnel. Des discussions ont également été menées dans la région de la capitale nationale en collaboration avec d’autres ministères fédéraux. Les participants ont été invités par l’intermédiaire du Réseau d’échange de l’information et de la recherche sur les Autochtones. Celui-ci est composé de représentants de ministères et organismes fédéraux, provinciaux et territoriaux, de représentants d’organismes autochtones, et de membres de la communauté de recherche.

Les conseillers du PLA entretiennent un réseau électronique d’environ 6 000 personnes. Ce réseau a été développé grâce aux contacts qu’ils ont noués au fil des ans dans le cadre de nombreuses activités. Ceux-ci comprennent notamment des chefs et des membres de conseils de bande, des administrateurs de bande, des agents des services de financement, des navigateurs communautaires, des conseillers en développement économique, des représentants des relations gouvernementales avec les Premières Nations et les Métis, des universitaires, des Aînés, des directeurs généraux d’organismes autochtones, des fournisseurs de services autochtones et des membres de tous les ordres de gouvernement. À partir de ce réseau, les conseillers du PLA ont informé les participants potentiels des discussions prévues et de l’endroit où se dérouleraient les séances pour mesurer leur intérêt.

Les discussions régionales ont eu lieu dans une trentaine d’endroits. Pour obtenir la liste complète de ces endroits, veuillez consulter l’annexe A. Les participants qui n’avaient pas été en mesure d’assister à la séance en personne ont pu faire des commentaires au moyen d’un formulaire de rétroaction électronique.

Au cours des discussions, on a demandé de la rétroaction sur les questions du recensement actuellement utilisées pour produire des données sur les Premières Nations, les Inuits et les Métis, en particulier sur les termes « Indigenous » et « Aboriginal » dans la version anglaise du questionnaire. On a également demandé aux participants de fournir des commentaires concernant les produits de donnée de Statistique Canada sur les peuples autochtones.

Ce que nous avons entendu

Un résumé des questions, des suggestions et des commentaires les plus fréquemment formulés lors des discussions régionales est présenté dans ce rapport.

Question sur l’identité autochtone

La question 18 du questionnaire détaillé du recensement est celle correspondant à l’identité autochtone. L’objectif de cette question est de déterminer le nombre de personnes qui s’identifient comme Autochtones au Canada, c’est-à-dire celles appartenant à un ou à plusieurs des trois groupes reconnus dans la Constitution, soit les Premières Nations (Indiens de l’Amérique du Nord), les Métis et les Inuits.

q18

Decription de la question 18

18 Cette personne est-elle un Autochtone, c’est-à-dire Première Nation (Indien de l’Amérique du Nord), Métis ou Inuk (Inuit)?

Nota : Première Nation (Indien de l’Amérique du Nord) comprend les Indiens avec statut et les Indiens sans statut.

Si « Oui », cochez X le ou les cercles qui décrivent le mieux cette personne maintenant.

  • Non, pas un Autochtone

Continuez à la question suivante

  • Oui, Première Nation (Indien de l’Amérique du Nord)
  • Oui, Métis
  • Oui, Inuk (Inuit)

Passez à la question 20

Impressions générales de la question

En général, la question était bien comprise. Les participants ont souligné que cette question est celle qui est la plus souvent utilisée pour les analyses de données. Par conséquent, il est important que les Premières Nations, les Métis et les Inuits puissent s’identifier aux catégories présentées.

Libellé de la question et terminologie

L’utilisation du terme « Aboriginal » à la question 18 de la version anglaise du questionnaire a fait l’objet de nombreuses discussions au cours des séances. Aucun consensus clair n’a été obtenu en ce qui a trait à l’utilisation des termes « Aboriginal » ou « Indigenous ». De façon générale, trois opinions ont été exprimées. Tout d’abord, plusieurs participants ont affirmé que le terme « Indigenous » était le plus approprié et le plus pertinent pour refléter la réalité d’aujourd’hui. On estimait que Statistique Canada devait suivre l’exemple du reste du gouvernement du Canada et employer le terme « Indigenous » en anglais. Ainsi, sa terminologie serait conforme à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui a été adoptée par le Canada.

La deuxième opinion émise était qu’il fallait conserver le terme « Aboriginal ». Le principal argument avancé pour conserver celui-ci est qu’il s’agit d’un terme juridique reconnu par la Constitution canadienne, ce qui en fait le terme le plus approprié pour le recensement de la population.

Enfin, de nombreux participants croyaient qu’aucun des deux termes n’était approprié. Ils préféreraient une approche fondée sur la distinction qui n’utilise pas un terme général (comme « Aboriginal » ou « Indigenous »), mais qui nomme plutôt seulement les groupes spécifiques, c’est-à-dire les Premières Nations, les Métis ou les Inuits.

De plus, certains participants ont manifesté de l’intérêt pour ce qui est de la possibilité d’identifier leur nation ou leur groupe d’appartenance précis (p. ex. Anishnabe, Nehiyaw ou Inuvialuit). Dans bien des cas, les Inuits ont mentionné que ni le terme « Indigenous » ni le terme « Aboriginal » ne s’appliquait à eux.

Catégorie de réponse « Première Nation (Indien de l’Amérique du Nord) »

De nombreux participants ont proposé le retrait de l’expression « Indien de l’Amérique du Nord », car on estime que cela est désuet et non pertinent. On considérait que « Première Nation » était le terme le plus couramment utilisé et compris par tous.

Toutefois, certains participants estimaient qu’il demeurait important d’inclure le terme « Indien ». On croyait que celui-ci serait mieux compris par les personnes plus âgées. Les participants de certains endroits ont aussi indiqué qu’il était nécessaire d’employer ce terme en raison de son utilisation dans le cadre de la Loi sur les Indiens. Ainsi, des conséquences juridiques pourraient en découler si le terme devait être abandonné.

Une autre suggestion fréquemment formulée était l’ajout d’une catégorie de réponse pour les « Indiens sans statut », soit comme catégorie à part entière, soit comme sous-catégorie de « Première Nation (Indien de l’Amérique du Nord) ». Selon certains, l’ajout de ces catégories pourrait avoir une incidence sur la comparabilité, et il serait donc préférable d’ajouter « avec statut et sans statut » entre parenthèses à la suite du terme « Première Nation ».

Catégorie de réponse « Métis »

Il y a eu d’importantes discussions sur la façon dont les Métis s’identifieraient dans le cadre du recensement. Il a été proposé qu’une définition claire de ce que Statistique Canada entend par « Métis » devrait être incluse.

D’autres participants ont mentionné qu’il serait utile d’avoir une autre question permettant aux Métis de fournir plus de renseignements sur leur identité. Cette nouvelle question donnerait la possibilité aux Métis de s’identifier davantage au gouvernement ou à l’organisme auquel ils sont affiliés. On estimait que cela contribuerait à la précision des données.

Catégorie de réponse « Inuk (Inuit) »

Dans l’ensemble, on estimait que les termes « Inuk » et « Inuit » étaient bien compris par la majorité de la population. Certains Inuits préféreraient avoir la possibilité de préciser davantage leur identité, par exemple en affirmant qu’ils étaient notamment des « Inuvialuits » ou des « Inuits du Nunavut ». Il a été recommandé de poser une autre question aux Inuits afin qu’ils puissent s’identifier à l’accord sur les revendications territoriales dont ils sont bénéficiaires ou en vertu duquel ils sont inscrits.

Question sur le statut d’Indien inscrit ou des traités

Cette question vise à estimer le nombre de personnes qui sont des Indiens inscrits ou des traités. Elle sert également à calculer les chiffres de population autochtone du recensement, c’est-à-dire le nombre d’Autochtones qui sont inscrits en vertu de la Loi sur les Indiens du Canada ou qui sont des Indiens des traités qui appartiennent à une Première Nation ou à une bande indienne ayant signé un traité avec la Couronne. Les Indiens inscrits ou des traités sont parfois appelés « Indiens avec statut ».

q20

Description de la question 20

20 Cette personne est-elle un Indien avec statut (Indien inscrit ou des traités aux termes de la Loi sur les Indiens du Canada)?

  • Non
  • Oui, Indien avec statut (Indien inscrit ou des traités)

Impressions générales

Dans l’ensemble, la question sur le statut d’Indien inscrit ou des traités était bien comprise. On a souvent mentionné que le recensement comportait de multiples questions concernant les Premières Nations, mais qu’il n’y avait pas autant de contenu à l’intention des Métis et des Inuits. Cet argument a été exprimé dans toutes les régions.

Libellé de la question et terminologie

Même si la question a été bien comprise, quelques participants n’aimaient pas la référence à la Loi sur les Indiens. Certains estimaient qu’il n’était pas nécessaire d’utiliser les termes « statut » et « inscrit » en raison du fait que si une personne a le statut d’Indien, elle est forcément inscrite. Des commentaires semblables ont été formulés concernant l’utilisation du terme « traités ». Malgré la redondance possible, il ressort que les trois termes « inscrit », « statut » et « traités » sont couramment utilisés dans tout le pays, mais que leur pertinence varie en fonction de la région.

Appartenance à une bande indienne ou à une Première Nation

Cette question vise à fournir une estimation du nombre de personnes qui sont membres d’une Première Nation ou d’une bande indienne. Elle sert également à calculer le nombre total d’Autochtones à partir du recensement.

q20

Description de la question 21

21 Cette personne est-elle membre d’une Première Nation/bande indienne?

Si « Oui », de quelle Première Nation/bande indienne?

Par exemple, Atikamekw de Manawan, Première Nation de Sturgeon Lake, bande indienne Musqueam.

  • Non
  • Oui, membre d’une Première Nation/bande indienne

Précisez le nom de la Première Nation/bande indienne.

Impressions générales

En général, cette question a été bien comprise. Comme dans le cas de la question sur les Indiens inscrits, de nombreux commentaires ont été formulés dénonçant la répartition inégale du contenu du recensement entre les trois groupes autochtones, en particulier pour ce qui est des Métis et des Inuits.

Libellé de la question et terminologie

On a noté que l’emploi du terme « bande » était plus répandu en Colombie-Britannique et au Québec que l’utilisation du terme « Première Nation ».

Plusieurs participants estimaient qu’il y avait peut-être un peu de confusion autour du projet de loi C-31 (celui pour modifier la Loi sur les Indiens) et de l’appartenance à une bande. Au cours des discussions, on a laissé entendre que les personnes ayant réintégré leur statut d’Indien grâce au projet de loi C-31 pourraient ne pas savoir si le fait de détenir le statut d’Indien équivaut à être membre d’une bande ou ne pas avoir une idée claire à ce sujet.

On a discuté de la façon dont les personnes qui sont des citoyens ou membres d’une Première Nation autonome ou visées par un accord moderne sur les revendications territoriales pourraient répondre à cette question. Il a été suggéré de modifier la question pour tenir compte de cette préoccupation, peut-être en donnant des exemples de Premières Nations autonomes ou en précisant qu’elles doivent également être incluses. 

Des commentaires ont été formulés quant à l’espace fourni pour répondre à cette question. On a souligné que certaines personnes voudront déclarer plus d’une Première Nation et que les noms traditionnels des Premières Nations peuvent être longs.

On a également fait remarquer que cette question nécessitait des exemples pertinents pour le Yukon.

Question sur l’origine ethnique ou l’ascendance autochtone

La question 17 du questionnaire détaillé du recensement correspond à la question sur l’origine ethnique. L’objectif de cette question est d’obtenir un aperçu de la diversité de la population du Canada. Cette question constitue une source de données sur le nombre de personnes déclarant avoir une ascendance autochtone. Précisons que certaines personnes peuvent déclarer avoir des ancêtres autochtones, mais ne pas s’identifier comme Autochtones dans le recensement. Des exemples de réponses possibles sont intégrés au questionnaire du recensement afin d’amener les répondants des Premières Nations à indiquer leurs nations d’ascendance; les Métis et les Inuits figurent également parmi les exemples. Il existe deux versions de cette question. La première est utilisée pour le questionnaire détaillé reçu par un ménage canadien sur quatre. La deuxième figure dans le questionnaire détaillé envoyé uniquement à tous les ménages dans les secteurs de dénombrement anticipé, les secteurs de recensement par interview et les réserves.

q17-2al

Description de la question 17 de la version 2-AL

Cette question recueille des données sur les origines ancestrales afin de connaître la diversité de la population du Canada.

17 Quelles étaient les origines ethniques ou culturelles des ancêtres de cette personne?

Habituellement, un ancêtre est plus éloigné que les grands-parents.

Par exemple, canadien, anglais, chinois, français, indien de l’Inde, italien, allemand, écossais, cri, mi’kmaq, salish, métis, inuit, philippin, irlandais, hollandais, ukrainien, polonais, portugais, vietnamien, coréen, jamaïquain, grec, iranien, libanais, mexicain, somalien, colombien, etc.

  • Précisez toutes les origines qui s’appliquent en lettres majuscules.

q17-2ar

Description de la question 17 de la version 2-AR

Cette question recueille des données sur les origines ancestrales afin de connaître la diversité de la population du Canada.

17 Quelles étaient les origines ethniques ou culturelles des ancêtres de cette personne?

Habituellement, un ancêtre est plus éloigné que les grands-parents.

Par exemple, cri, ojibwé, mi’kmaq, salish, déné, pied-noir, inuit, métis, canadien, français, anglais, allemand, etc.

  • Précisez toutes les origines qui s’appliquent en lettres majuscules.

Libellé de la question et terminologie

Certains ont avancé que les deux concepts « origines ethniques » et « origines culturelles » devraient plutôt faire l’objet de questions individuelles.

Les participants ont estimé qu’il faudrait prévoir plus d’espace pour inscrire tous les liens ancestraux possibles.

On a proposé d’ajouter une catégorie « Ne sais pas » pour les personnes qui ignoraient l’identité de leurs ancêtres. Certains participants ont soulevé des préoccupations quant à l’incidence des politiques comme le système des pensionnats et la rafle des années 1960 sur la capacité des personnes à répondre à cette question.

Certains estimaient que la note définissant le terme « ancêtre » devrait être intégrée à même le texte de la question. Les participants ont également suggéré d’inclure les grands-parents dans la définition du terme « ancêtre ».

Le nombre et les types d’exemples à inclure dans cette question n’ont pas fait l’unanimité. On a aussi souligné que les exemples représentent l’ensemble des régions géographiques, comprennent davantage de noms traditionnels, énumèrent toutes les Premières Nations et incluent des sous-catégories de Métis. En revanche, d’autres participants estimaient qu’il y avait un trop grand nombre d’exemples. Plusieurs personnes ont également proposé que « Canadien » soit le dernier exemple fourni.

Dans les territoires, on a signalé la nécessité d’inclure davantage d’exemples relevant des Philippins ou d’autres populations immigrantes grandissantes dans les territoires. On a proposé d’ajouter ces exemples à la version du questionnaire pour la collecte de données dans le Nord.

Autres commentaires

Bon nombre de participants ont reconnu l’importance des données du recensement et celles des enquêtes pour obtenir les renseignements nécessaires aux propositions de financement et à la planification. Tout en reconnaissant que certaines questions pourraient nécessiter une mise à jour, certains participants s’opposent à des changements majeurs, soulignant l’importance de la continuité des données et de la possibilité d’établir des comparaisons dans le temps.

Les participants estiment que la population autochtone est possiblement sous-dénombrée, en particulier dans les régions urbaines. Les participants ont indiqué qu’ils croyaient que certains sous-groupes pourraient être sous-estimés, soit les populations de passage et les jeunes, les sans-abri, les résidents de longue durée de logements collectifs ainsi que les enfants adoptés ou placés en famille d’accueil. Certains ont proposé que les questions sur l’identité autochtone soient incluses dans le questionnaire abrégé.

Produits de sensibilisation

Les participants ont fait part de leurs commentaires concernant trois principaux produits : Perspective autochtone, les roulettes de données sur les peuples autochtones et Un aperçu des statistiques sur les peuples autochtones. De façon générale, la rétroaction concernant les produits de sensibilisation a été plus que positive.

Perspective autochtone

Perspective autochtone est le bulletin trimestriel conçu et distribué par les conseillers du PLA. Celui-ci permet d’informer le réseau électronique des conseillers du PLA concernant les diffusions de données de Statistique Canada sur les peuples autochtones, les collectes de données à venir, les séminaires et les ateliers en plus d’offrir des renseignements présentant un intérêt pour les Autochtones et les utilisateurs de données. Le bulletin a été très bien accueilli. Les participants ont trouvé utile l’information fournie, en particulier les liens menant aux articles et aux tableaux de données. Certains ont affirmé que le contenu du bulletin est peut-être un peu long et pourrait être simplifié.

Roulettes de données sur les peuples autochtones

Selon les discussions, les roulettes sont le produit de données ayant reçu l’accueil le plus favorable par les Autochtones et les utilisateurs de données. En 2011, elles ont permis de fournir des statistiques sommaires sur la population autochtone du Canada, des provinces de l’Atlantique, du Québec, de l’Ontario et des provinces de l’Ouest. En 2016, d’autres roulettes ont été ajoutées, dont celles pour les territoires du Nord et l’Inuit Nunangat. Certains participants ont mentionné utiliser les roulettes de données quotidiennement dans le cadre de leur travail. Il a été suggéré qu’un tel produit en format papier devrait être développé en une application mobile afin de réduire l’utilisation de papier.

Un aperçu des statistiques sur les peuples autochtones

La publication Un aperçu des statistiques sur les peuples autochtones fournit aux utilisateurs un guide thématique sur les données de Statistique Canada relatives aux Autochtones. Chaque thème est illustré par un graphique ou un tableau présentant les indicateurs clés ainsi qu’une description en langage simple de l’indicateur. Ce produit est disponible électroniquement sur le site Web de Statistique Canada ou en version papier. La publication a également été bien accueillie et il a été suggéré de produire celle-ci à l’échelon régional. De nombreux participants estiment qu’il serait plus utile d’avoir des données pour leur province ou leur ville.

Conclusions et étapes suivantes

Les discussions régionales constituaient la première étape pour s’assurer que les questions d’identification autochtone demeurent représentatives et pertinentes pour les Premières Nations, les Métis et les Inuits dans le Recensement de 2021. Grâce à ces questions pertinentes, Statistique Canada espère fournir aux Canadiens les données les plus exactes que possible.

En se fondant sur les commentaires recueillis lors des discussions régionales, Statistique Canada a travaillé à l’élaboration de nouvelles questions et à la modification de celles figurant actuellement dans le recensement afin qu’elles demeurent pertinentes. Les nouvelles questions et les questions modifiées ont fait l’objet d’essais qualitatifs au cours de l’été 2018. Cela signifie qu’on a demandé aux personnes de répondre à la question telle qu’elle apparaîtrait sur le formulaire du recensement. On leur a ensuite posé une série de questions d’approfondissement afin de s’assurer qu’elles étaient bien comprises et en vue d’obtenir des commentaires et des impressions générales sur les questions.  

D’après les résultats des essais qualitatifs, les questions ont été révisées pour être évaluées quantitativement, auprès de 250 000 ménages, lors du Test du recensement de 2019. Statistique Canada formulera des recommandations au gouvernement du Canada concernant le contenu final du questionnaire du Recensement de 2021.

On recommandera également des changements aux questions utilisées dans d’autres enquêtes auprès des ménages de Statistique Canada afin que les gens puissent se définir comme étant des Premières Nations, des Métis et des Inuits.

Consultation publique sur le contenu du Recensement de la population de 2021

Une planification minutieuse et détaillée contribue à la réussite constante du recensement de la population. Le processus de détermination du contenu du Recensement de 2021 assure la pertinence continue du Programme du recensement en reflétant les changements sociétaux dans l’élaboration du contenu des questionnaires, en recueillant des données de qualité pour les petites régions et les petits groupes de population ainsi qu’en répondant aux besoins législatifs et stratégiques prioritaires.

Grâce aux consultations publiques sur le Recensement de 2021, des renseignements ont été recueillis sur l’utilisation des données du recensement et sur les besoins en la matière en invitant les utilisateurs et les parties intéressées à faire part de leurs besoins en données et de leurs commentaires et suggestions concernant le contenu du Recensement de 2021 dans le cadre d’une consultation en ligne à l’échelle du pays. Des rencontres en personne avec les intervenants ont également eu lieu afin de confirmer et d’approfondir les réponses obtenues lors de la consultation en ligne. Le rapport présentant les constatations découlant de ces consultations, intitulé Résultats de la consultation du Recensement de la population de 2021 : Ce que nous ont dit les Canadiens, a été diffusé le 8 avril 2019.

Annexe A

Les discussions régionales se sont déroulées aux endroits suivants :

Terre-Neuve-et-Labrador
Happy Valley-Goose Bay

Nouveau-Brunswick
Fredericton

Nouvelle-Écosse
Halifax

Québec
Val-d’Or
Montréal
La Tuque
Ville de Québec
Wendake
Sept-Îles
Mashteuiatsh

Ontario
Toronto
Sudbury
Thunder Bay
Kenora
Fort Frances
Red Lake
Dryden
Sioux Lookout
Ottawa
Sault Ste. Marie

Manitoba
Winnipeg

Saskatchewan
Regina
Saskatoon

Alberta
Calgary
Edmonton
Lethbridge

Colombie-Britannique
Vancouver
Victoria

Yukon
Whitehorse

Territoires du Nord-Ouest
Yellowknife
Inuvik

Nunavut
Iqaluit

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