Rapports économiques et sociaux
À propos de Rapports économiques et sociaux Sujets à venir Articles connexes
Février 2025
Pleins feux sur les données et la recherche
Une comparaison des scientifiques des données immigrants et des scientifiques des données nés au Canada : caractéristiques sociodémographiques et revenus
Les entreprises emploient de plus en plus de scientifiques des données pour analyser les données sur les préférences des clients afin de prendre des décisions éclairées au sujet des produits et du marketing. En raison de cette demande croissante, les immigrants sont devenus une source essentielle de main-d’œuvre dans le domaine de la science des données au Canada. Cet article examine les différences entre les immigrants et les personnes nées au Canada occupant un emploi en science des données.
Selon les données du Recensement de 2021, les immigrants formaient près de 60 % des 12 200 scientifiques des données âgés de 20 à 64 ans ayant un revenu, alors qu’ils représentaient 28 % des salariés de toutes les professions. Les scientifiques des données immigrants avaient un niveau de scolarité plus élevé que celui de leurs homologues nés au Canada. Parmi eux, environ 78 % des nouveaux immigrants (au Canada depuis 5 ans ou moins) et 75 % des immigrants récents (au Canada depuis 6 à 10 ans) étaient titulaires d’un grade supérieur au baccalauréat, comparativement à environ 40 % des scientifiques des données nés au Canada.
Parmi les scientifiques des données, les nouveaux immigrants gagnaient un revenu comparable à celui des travailleurs nés au Canada, tandis que les immigrants récents gagnaient 8 % de plus. Après correction pour tenir compte des différences dans les facteurs sociodémographiques, l’écart salarial entre les scientifiques des données était faible chez les nouveaux immigrants (-9 %) et non statistiquement significatif chez les immigrants récents. En revanche, pour l’ensemble des travailleurs, l’écart salarial corrigé était plus grand : les nouveaux immigrants gagnaient 27 % de moins et les immigrants récents, 19 % de moins que les travailleurs nés au Canada.
L’évolution de la nature du travail au Canada : de 1987 à 2024
Selon cet article de 2022 à 2024, la proportion d’emplois associés à des tâches cognitives non routinières dans l’économie canadienne n’a cessé d’augmenter, alors que la proportion d’emplois associés à des tâches manuelles routinières a continué de diminuer. Il s’agit de tendances à long terme qui ont été observées depuis les années 1980 et qui coïncident avec le recours croissant à l’automatisation en milieu de travail. Pour ce qui est de la technologie de l’intelligence artificielle, bien qu’elle se soit considérablement améliorée au cours des dernières années, son adoption dans les milieux de travail canadiens demeure assez limitée.
Ces tendances ont été observées aussi bien chez les hommes que chez les femmes à l’échelle nationale et dans toutes les provinces, à l’exception de l’Alberta (où la proportion de femmes occupant des emplois associés à des tâches manuelles routinières a quelque peu augmenté de 2022 à 2024). À l’échelle nationale, la proportion d’emplois associés à des tâches cognitives non routinières dans l’économie canadienne a augmenté de 10,7 points de pourcentage chez les hommes et de 15,6 points de pourcentage chez les femmes au cours de toute la période (1987 à 2024). À l’inverse, la proportion d’emplois associés à des tâches manuelles routinières dans l’économie canadienne a diminué de 11,9 points de pourcentage chez les hommes et de 4,2 points de pourcentage chez les femmes au cours de la même période.
Articles de recherche
Rendement économique et financier des entreprises appartenant à des immigrants au Canada
Cette étude a révèle que les entreprises appartenant majoritairement à des immigrants sont généralement moins productives que celles appartenant à des personnes nées au Canada, après correction pour tenir compte des différences entre les caractéristiques des entreprises. Pour les entreprises de moins de 5 employés, celles appartenant à des immigrants étaient 8,8 % moins productives, et l’écart se creusait pour atteindre 20,9 % pour les entreprises de 100 employés ou plus. En ce qui concerne les entreprises appartenant minoritairement à des immigrants, leur productivité était semblable à celle des entreprises appartenant à des personnes nées au Canada, mais seulement pour les entreprises de moins de 100 employés. Les grandes entreprises appartenant minoritairement à des immigrants étaient beaucoup moins productives.
En ce qui concerne les contributions financières, les entreprises appartenant majoritairement à des immigrants payaient des impôts nets par employé plus élevés que les entreprises appartenant à des personnes nées au Canada. Les entreprises appartenant minoritairement à des immigrants contribuaient encore plus. Les caractéristiques des propriétaires immigrants à leur arrivée au pays, comme leur niveau de scolarité, leur expérience de l’exploitation d’une entreprise et leurs compétences linguistiques, ont fortement influencé la productivité et le rendement financier des entreprises appartenant à des immigrants.
Recours au crédit d’impôt pour personnes handicapées et aux prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada ou du Régime de rentes du Québec chez les personnes ayant une incapacité au Canada
Bien qu’il existe des mesures de soutien financier sous forme de crédits d’impôt et de prestations d’invalidité pour les Canadiens ayant une incapacité, on en sait peu sur la question de savoir si les personnes qui pourraient être admissibles les utilisent. Cette étude permet de combler ce manque de connaissances en proposant d’examiner les personnes ayant une incapacité qui ont été recensées dans une enquête nationale et qui pourraient être admissibles au crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH) ou aux prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada ou du Régime de rentes du Québec (RPC/RRQ).
L’étude a révélé qu’environ 13 % des personnes ayant une incapacité ont demandé le CIPH et qu’environ 9 % d’entre elles ont reçu des prestations d’invalidité du RPC/RRQ, et que le recours à ces mesures variait selon la sévérité de l’incapacité et le type d’incapacité. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes ayant une incapacité plus sévère étaient plus susceptibles de bénéficier de ces mesures de soutien. Néanmoins, parmi les personnes ayant une incapacité très sévère, environ 60 % d’entre elles n’ont pas eu recours à ces mesures et environ 36 % ont présenté une demande de Certificat pour le CIPH. Les personnes ayant une incapacité liée au développement avaient le plus recours au CIPH, tandis que celles ayant une incapacité liée à la dextérité avaient le plus recours aux prestations d’invalidité du RPC/RRQ.
Publications connexes

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Études analytiques : méthodes et références
StatCan et la COVID-19 : Des données aux connaissances, pour bâtir un Canada meilleur
Produits de données connexes

Tableau de bord sur l’économie du Canada et la COVID-19
Indice expérimental d’activité économique aux province et territoires
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