Rapports économiques et sociaux
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Novembre 2024
Pleins feux sur les données et la recherche
Travailleurs étrangers au Canada : maintien en emploi dans l’industrie après la transition vers la résidence permanente parmi les titulaires d’un permis de travail à des fins de travail
Les travailleurs étrangers temporaires (TET) peuvent jouer un rôle durable dans l’atténuation des pénuries de main-d’œuvre. Toutefois, ce ne sont pas tous les TET qui continuent de travailler au sein de leur industrie initiale d’emploi après avoir obtenu la résidence permanente. Cet article propose une analyse exhaustive du maintien en emploi des TET, au sein de leur industrie d’emploi initiale, après qu’ils ont obtenu le statut de RP. Il montre que parmi les titulaires d’un permis de travail qui ont obtenu le statut de RP au cours de la période de 2011 à 2015, 43 % travaillaient toujours au sein de la même industrie cinq ans après avoir obtenu ce statut.
Le taux de maintien en emploi était inférieur à 25 % dans des secteurs comme celui de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse, celui des services immobiliers et des services de location et de location à bail, et celui des services administratifs, des services de soutien, des services de gestion des déchets et des services d’assainissement. Cependant, le maintien en emploi était de 65 % dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale. Quant au secteur des services d’hébergement et de restauration et au secteur des services professionnels, scientifiques et techniques (deux des plus grands secteurs qui embauchent les titulaires de permis de travail) le taux de maintien en emploi y était de 47 % et de 45 %, respectivement.
Articles de recherche
Gains cumulatifs des personnes noires, chinoises, sud-asiatiques et blanches nées au Canada
Si les groupes de population suivent différentes trajectoires de rémunération au fil du temps, les comparaisons entre les groupes, à un moment précis, peuvent ne pas brosser un tableau complet des différences sur toute la durée de vie. Cet étude suit deux cohortes de personnes âgées de 25 à 34 ans nées au Canada sur une période de 20 ans. Elle montre que les gains annuels des hommes chinois et sud-asiatiques par rapport à ceux des hommes blancs augmentent au fil du temps. En revanche, comparativement aux gains des femmes blanches, ceux des femmes chinoises diminuent au fil du temps. Cette constatation démontre la pertinence d’examiner les écarts dans les gains mesurés au cours du cycle de vie du travailleur.
L’étude montre par ailleurs que sur une période de 20 ans, les hommes chinois (+20 %) et sud-asiatiques (+15 %) nés au Canada affichaient des gains cumulatifs plus élevés que les hommes blancs. La majeure partie de cette différence s’explique par leurs niveaux de scolarité plus élevés et par leur surreprésentation dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. Les gains cumulatifs des femmes chinoises et sud-asiatiques étaient également plus élevés que ceux de leurs homologues blanches.
Différences dans le ratio de la rémunération femmes-hommes au sein de divers groupes de population au Canada
Cette étude compare la rémunération annuelle moyenne des femmes et des hommes — nés au Canada, immigrants et résidents temporaires — au sein de 11 groupes de population. Dans l’ensemble, en 2016, les femmes gagnaient 70 cents pour chaque dollar gagné par les hommes. Alors que les femmes noires affichaient le ratio de rémunération le plus élevé, celui-ci se situant à 83,9 cents pour chaque dollar gagné par les hommes noirs, les femmes japonaises affichaient le ratio de rémunération le plus bas, soit de 59 cents pour chaque dollar gagné par les hommes japonais.
Pour ce qui est de la rémunération annuelle moyenne, parmi les 11 groupes à l’étude, ce sont les hommes noirs qui gagnaient le moins. En revanche, ce sont les hommes japonais qui gagnaient le plus, leur rémunération annuelle moyenne dépassant celle des hommes blancs. Pour tous les groupes de population, les écarts de rémunération observés s’expliquaient principalement par le fait que les femmes travaillaient moins d’heures que les hommes et qu’elles travaillaient dans différents secteurs qu’eux.
Exploration des crimes contre les biens et de l’emplacement des entreprises : utilisation de l’analyse spatiale et des données sur le nombre d’entreprises pour révéler des corrélations à Toronto, en Ontario
Il est généralement entendu que les perceptions à l’égard de la criminalité dans certains secteurs influent sur le choix, par les consommateurs, de fréquenter un endroit, tout comme elles influent sur les décisions d’investissement des entreprises. Cette nouvelle étude innovatrice intitulée examine les associations entre la population, les chiffres d’entreprises et les crimes contre les biens à Toronto au cours de la période de 2017 à 2020. À l’aide de grilles spatiales de 500 mètres sur 500 mètres, ces éléments sont cartographiés à l’échelle de Toronto, en séparant les zones résidentielles des zones commerciales pour mieux comprendre leur lien avec la criminalité.
Alors que la criminalité peut décourager les entreprises de s’installer dans un certain quartier, la présence d’entreprises peut aussi créer des occasions de commettre des crimes. Après avoir tenu compte de la population des carrés de quadrillage, une association positive entre le nombre d’entreprises et la criminalité a été relevée. C’était notamment le cas pour les entreprises ayant une clientèle directe, celles-ci pouvant être exposées à la criminalité du fait qu’elles servent le public en général.
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