Rapports économiques et sociaux
Caractéristiques socioéconomiques des travailleurs des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes
DOI : https://doi.org/10.25318/36280001202500700005-fra
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Résumé
Les tensions commerciales récentes entre les États-Unis et le Canada ont suscité des questions sur les répercussions des pertes d’emplois éventuelles relatives aux droits de douane. Selon un article récent, les emplois dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes sont généralement bien rémunérés et présentent de nombreuses caractéristiques d’emploi non salariales avantageuses. Cependant, ce ne sont pas toutes les industries au sein du groupe des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes qui occupent un rang relativement élevé selon ces mesures. La présente étude fait suite à ces travaux et examine les caractéristiques socioéconomiques des travailleurs en emploi des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. En cas de pertes d’emploi liées au commerce, les résultats sur le marché du travail des employés touchés pourraient dépendre, en partie, de ces caractéristiques socioéconomiques. Cette étude s’appuie sur les données de l’Enquête sur la population active des années 2023 et 2024. Les résultats indiquent que les hommes étaient considérablement plus susceptibles que les femmes d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, tout comme les travailleurs âgés (comparativement aux jeunes). Pour ce qui est de la situation familiale, les hommes en emploi vivant dans un couple à un seul revenu étaient les plus susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. À l’inverse, les personnes titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur étaient les moins susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Parmi les personnes mariées ou vivant en union libre, les personnes dont le conjoint détenait un baccalauréat ou un grade supérieur étaient également les moins susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Par ailleurs, les immigrants nés en Asie du Sud et du Sud-Est, en Europe du Sud et de l’Est, ainsi qu’en Amérique du Sud et en Amérique centrale étaient beaucoup plus susceptibles que les travailleurs nés au Canada d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Enfin, les personnes vivant dans les régions économiques suivantes étaient les plus susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes : Wood Buffalo–Cold Lake (Alberta), Centre-du-Québec (Québec), et Banff–Jasper–Rocky Mountain House et Athabasca–Grande Prairie–Peace River (Alberta). En revanche, les personnes vivant en Outaouais (Québec) et à Ottawa (Ontario) étaient les moins susceptibles de l’être.
Auteurs
Marc Frenette et Tahsin Mehdi travaillent à la Division de l’analyse et de la modélisation économiques et sociales, au sein de la Direction des études analytiques et de la modélisation de Statistique Canada.
Introduction
Les droits de douane sur les exportations canadiennes par les États-Unis pourraient réduire la demande de ces derniers en produits canadiens et, par conséquent, potentiellement entraîner des pertes d’emplois dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennesNote . Cette réduction de la demande pourrait avoir plusieurs répercussions.
D’abord, une question clé concerne le nombre d’emplois qui seront perdus en raison de l’augmentation des droits de douane. Bien sûr, la réponse complète ne sera révélée qu’avec le temps. Ensuite, bon nombre des emplois potentiellement touchés sont généralement de grande qualité, selon plusieurs mesures (Frenette et coll., 2025). Plus précisément, les emplois dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes sont généralement bien rémunérés et plus susceptibles d’être à temps plein, permanents ou les deux (c.-à-d. permanents et à temps plein) et à long terme (10 ans ou plus chez le même employeur), comparativement aux industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. De plus, les emplois dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes sont plus susceptibles d’être syndiqués ou d’être associés à un régime de pension d’employeur, comparativement aux industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes — une fois que les services d’enseignement, les soins de santé et l’assistance sociale et les administrations publiques sont exclus. Toutefois, les industries du groupe plus vaste des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes n’occupent pas toutes un rang particulièrement élevé selon ces mesures. Enfin, les travailleurs des industries touchées peuvent connaître une période d’adaptation à la suite de la perte d’un emploi, comme cela est souvent le cas (Bonikowska et Morissette, 2013). Encore une fois, seul le temps nous dira dans quelle mesure ces travailleurs s’adaptent aux pertes d’emploi si leur industrie est touchée.
Même s’il est trop tôt pour savoir comment les travailleurs touchés s’adapteront aux pertes d’emploi potentielles, les caractéristiques de ces travailleurs peuvent jouer un rôle clé dans leurs transitions sur le marché du travail après une suppression d’emploi. Par exemple, les travailleurs ayant un niveau de scolarité plus élevé peuvent mieux s’adapter, car ils pourraient être qualifiés pour un plus large éventail d’emplois au sein de l’économie. Les travailleurs plus jeunes peuvent également être mieux préparés à faire face à une perte d’emploi, car ils ont peut-être moins d’engagements familiaux et, par conséquent, ils peuvent être plus enclins à déménager pour explorer des possibilités à l’extérieur de leur collectivité, ce qui élargit leur recherche d’emploiNote .
La présente étude décrit les caractéristiques socioéconomiques des travailleurs les plus associés à un emploi dans une industrie dépendante de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. En tout, sept caractéristiques sont examinées : le sexe, l’âge, le plus haut niveau de scolarité, la composition de la famille, le plus haut niveau de scolarité du conjoint (chez les personnes en couple), le pays de naissance et la région économique. Cette analyse s’appuie sur les données des deux plus récentes années complètes de l’Enquête sur la population active (2023 et 2024). L’accent est mis sur les personnes occupant un emploi rémunéré, âgées de 15 ans et plus.
Les hommes, les travailleurs âgés et les travailleurs ayant un niveau de scolarité plus faible étaient plus susceptibles que leurs homologues d’occuper un emploi dans une industrie dépendante de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes
Au cours de la période allant de 2023 à 2024, 13,3 % des hommes occupaient un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, comparativement à 4,9 % des femmesNote . Cela n’a rien d’étonnant, étant donné que de nombreuses industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes sont des industries primaire, de la fabrication et du transport, qui sont traditionnellement dominées par les hommes (Frenette et coll., 2025).
Tant chez les hommes que chez les femmes, les travailleurs plus âgés étaient plus susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (graphique 1). Chez les hommes, 14,2 % de ceux âgés de 35 à 50 ans, 17,4 % de ceux âgés de 51 à 64 ans et 14,4 % de ceux âgés de 65 ans et plus occupaient un emploi dans ces industries, comparativement à 10,0 % des travailleurs âgés de 15 à 34 ans. Même si les proportions sont beaucoup plus faibles chez les femmes en général, les tendances par groupe d’âge sont semblables : 5,1 % des femmes âgées de 35 à 50 ans, 6,3 % des femmes âgées de 51 à 64 ans et 5,0 % des femmes âgées de 65 ans et plus occupaient un emploi dans ces industries, comparativement à 3,9 % des travailleuses âgées de 15 à 34 ans. Ces constatations sont importantes, car les travailleurs plus âgés peuvent être moins enclins à déménager pour faciliter leur recherche d’emploi en cas de perte de ce dernier.

Tableau de données du graphique 1
| Industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes | Industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (administration publique, services d’enseignement, soins de santé et assistance sociale) | Industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (autres) | |
|---|---|---|---|
| pourcentage | |||
| Notes : L’échantillon est composé d’employés âgés de 15 ans et plus vivant dans les 10 provinces. La méthodologie utilisée pour déterminer les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes est fondée sur les travaux de Statistique Canada (2024). La catégorie « hommes + » comprend les hommes, les garçons et certaines personnes non binaires, et la catégorie « femmes + » comprend les femmes, les filles et certaines personnes non binaires.
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2023 et 2024. |
|||
| Hommes+ | |||
| 15 à 34 ans | 10,0 | 12,8 | 77,2 |
| 35 à 50 ans | 14,2 | 18,7 | 67,1 |
| 51 à 64 ans | 17,4 | 18,2 | 64,4 |
| 65 ans et plus | 14,4 | 16,6 | 69,0 |
| Femmes+ | |||
| 15 à 34 ans | 3,9 | 35,2 | 60,9 |
| 35 à 50 ans | 5,1 | 47,6 | 47,3 |
| 51 à 64 ans | 6,3 | 43,7 | 50,0 |
| 65 ans et plus | 5,0 | 36,8 | 58,2 |
Le graphique 2 présente les résultats selon le plus haut niveau de scolarité atteint par les hommes et les femmes. Dans les deux cas, la concentration de personnes ayant fait des études postsecondaires était moins forte dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Chez les hommes, 10,6 % de ceux titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur et 13,0 % de ceux détenant un titre d’études postsecondaires inférieur au baccalauréat ou ayant suivi des études postsecondaires (incomplètes) travaillaient dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, comparativement à 15,3 % de ceux ayant un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité inférieur et à 16,8 % de ceux ayant un certificat ou un diplôme d’une école de métiers. Même si les proportions sont plus faibles chez les femmes, les tendances sont semblables : 4,1 % de celles titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur et 4,6 % de celles détenant un titre d’études postsecondaires inférieur au baccalauréat ou ayant suivi des études postsecondaires partielles (incomplètes) travaillaient dans une industrie dépendante de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, comparativement à 6,6 % de celles ayant un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité inférieur et à 6,4 % de celles ayant un certificat ou un diplôme d’une école de métiers. Encore une fois, ces résultats sont significatifs, puisque les personnes ayant un niveau de scolarité plus élevé peuvent être mieux préparées en cas de perte d’emploi, car davantage d’options d’emploi pourraient s’offrir à elles.

Tableau de données du graphique 2
| Industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes | Industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (administration publique, services d’enseignement, soins de santé et assistance sociale) | Industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (autres) | |
|---|---|---|---|
| pourcentage | |||
| Notes : L’échantillon est composé d’employés âgés de 15 ans et plus vivant dans les 10 provinces. La méthodologie utilisée pour déterminer les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes est fondée sur les travaux de Statistique Canada (2024). La catégorie « hommes + » comprend les hommes, les garçons et certaines personnes non binaires, et la catégorie « femmes + » comprend les femmes, les filles et certaines personnes non binaires.
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2023 et 2024. |
|||
| Hommes+ | |||
| Diplôme d’études secondaires ou niveau de scolarité inférieur | 15,3 | 6,7 | 78,0 |
| Certificat ou diplôme d’une école de métiers | 16,8 | 9,0 | 74,2 |
| Titre d’études postsecondaires inférieur au baccalauréat ou études postsecondaires partielles (incomplètes) | 13,0 | 17,1 | 69,9 |
| Baccalauréat ou grade supérieur | 10,6 | 26,1 | 63,3 |
| Femmes+ | |||
| Diplôme d’études secondaires ou niveau de scolarité inférieur | 6,6 | 19,7 | 73,7 |
| Certificat ou diplôme d’une école de métiers | 6,4 | 38,2 | 55,4 |
| Titre d’études postsecondaires inférieur au baccalauréat ou études postsecondaires partielles (incomplètes) | 4,6 | 43,8 | 51,6 |
| Baccalauréat ou grade supérieur | 4,1 | 51,0 | 44,9 |
La concentration de couples dont l’homme était le seul soutien était la plus forte dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes
Le graphique 3 présente le pourcentage de travailleurs occupant un emploi dans les groupes d’industries, selon le type de famille économique au cours de la période allant de 2023 à 2024. Les types de familles associés à la probabilité la plus élevée d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes étaient de loin les couples dont l’homme était le seul soutien (15,7 % des personnes en emploi sans enfant ou sans enfant de moins de 25 ans; 13,3 % des personnes en emploi dont le plus jeune enfant avait moins de 25 ans). En revanche, les couples dont la femme était le seul soutien étaient les moins susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (5,2 % chez les personnes en emploi dont l’enfant le plus jeune avait moins de 25 ans; 5,8 % chez les personnes en emploi sans enfant ou sans enfant de moins de 25 ans). Le pourcentage de personnes occupant un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes variait de 6,3 % à 9,6 % pour les autres types de familles.

Tableau de données du graphique 3
| Industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes | Industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (administration publique, services d’enseignement, soins de santé et assistance sociale) | Industries non dépendantes de la demande États-Unis pour les exportations canadiennes (autres) | |
|---|---|---|---|
| pourcentage | |||
| Notes : L’échantillon est composé d’employés âgés de 15 ans et plus vivant dans les 10 provinces. La méthodologie utilisée pour déterminer les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes est fondée sur les travaux de Statistique Canada (2024). La catégorie « hommes + » comprend les hommes, les garçons et certaines personnes non binaires, et la catégorie « femmes + » comprend les femmes, les filles et certaines personnes non binaires.
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2023 et 2024. |
|||
| Couples à un seul revenu, homme+ travaillant, sans enfant ou sans enfant de moins de 25 ans | 15,7 | 16,7 | 67,6 |
| Couples à un seul revenu, homme+ travaillant, plus jeune enfant âgé de moins de 25 ans | 13,3 | 13,5 | 73,2 |
| Couples à deux revenus, sans enfant ou sans enfant de moins de 25 ans | 9,6 | 29,3 | 61,1 |
| Personnes hors famille économique | 9,3 | 25,4 | 65,3 |
| Couples sans revenu et autres familles économiques | 9,2 | 24,1 | 66,7 |
| Couples à deux revenus, plus jeune enfant âgé de moins de 25 ans | 8,7 | 32,3 | 59,0 |
| Familles monoparentales | 6,3 | 31,2 | 62,5 |
| Couples à un seul revenu, femme+ travaillant, sans enfant ou sans enfant de moins de 25 ans | 5,8 | 38,5 | 55,7 |
| Couples à un seul revenu, femme+ travaillant, plus jeune enfant âgé de moins de 25 ans | 5,2 | 37,7 | 57,1 |
Parmi les personnes en emploi vivant en couple, celles dont le conjoint détenait un baccalauréat ou un grade supérieur étaient moins susceptibles que les autres d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (graphique 4). Parmi les hommes en couple, 11,8 % de ceux dont la conjointe ou le conjoint était titulaire d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur travaillaient dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, comparativement à 19,1 % de ceux dont la conjointe ou le conjoint était titulaire d’un diplôme d’études secondaires ou d’un niveau de scolarité inférieur. Chez les femmes en couple, 4,5 % de celles dont le conjoint ou la conjointe était titulaire d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur travaillaient dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, comparativement à 6,4 % de celles dont la conjointe ou le conjoint était titulaire d’un diplôme d’études secondaires ou d’un niveau de scolarité inférieur. Quels que soient le genre ou les études de leur conjoint, les personnes en emploi titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur étaient les moins susceptibles de travailler dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes.

Tableau de données du graphique 4
| Industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes | Industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (administration publique, services d’enseignement, soins de santé et assistance sociale) | Industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (autres) | |
|---|---|---|---|
| pourcentage | |||
| Notes : L’échantillon est composé d’employés âgés de 15 ans et plus vivant dans les 10 provinces. La méthodologie utilisée pour déterminer les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes est fondée sur les travaux de Statistique Canada (2024). La catégorie « hommes + » comprend les hommes, les garçons et certaines personnes non binaires, et la catégorie « femmes + » comprend les femmes, les filles et certaines personnes non binaires.
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2023 et 2024. |
|||
| Hommes+ dans une famille comptant un couple | |||
| Conjoint : Diplôme d’études secondaires ou niveau de scolarité inférieur | 19,1 | 10,4 | 70,5 |
| Conjoint : Certificat ou diplôme d’une école de métiers | 18,9 | 12,4 | 68,7 |
| Conjoint : Titre d’études postsecondaires inférieur au baccalauréat ou études postsecondaires partielles (incomplètes) | 16,0 | 16,5 | 67,5 |
| Conjoint : Baccalauréat ou grade supérieur | 11,8 | 24,1 | 64,1 |
| Femmes+ dans une famille comptant un couple | |||
| Conjoint : Diplôme d’études secondaires ou niveau de scolarité inférieur | 6,4 | 38,9 | 54,7 |
| Conjoint : Certificat ou diplôme d’une école de métiers | 5,5 | 47,4 | 47,1 |
| Conjoint : Titre d’études postsecondaires inférieur au baccalauréat ou études postsecondaires partielles (incomplètes) | 4,9 | 48,0 | 47,1 |
| Conjoint : Baccalauréat ou grade supérieur | 4,5 | 47,6 | 47,9 |
Par conséquent, les couples à un seul revenu sont soit les plus susceptibles, soit les moins susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, selon que l’homme ou la femme est respectivement la personne occupée. Cette distinction est importante, car il peut être difficile de compter sur un seul revenu en cas de mises à pied liées au commerce dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Les résultats indiquent que cela peut être particulièrement pertinent pour les couples à un seul revenu où l’homme est la personne occupée. Le niveau d’études est également important, car il peut contribuer au processus d’adaptation à la suite d’une mise à pied. Comme le présente le graphique 2, les personnes ayant un niveau de scolarité moins élevé avaient tendance à être plus concentrées dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Les résultats du graphique 4 indiquent que pour les hommes et les femmes en couple, ceux dont les conjoints avaient un niveau de scolarité inférieur avaient également tendance à être plus concentrés dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes.
L’accès à une plus grande richesse peut parfois mettre les personnes et leurs familles à l’abri de chocs économiques à court terme. Même s’il est difficile de savoir à quel point les travailleurs des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes peuvent être résilients sur le plan financier en cas de mises à pied, des indicateurs partiels de la richesse, comme le statut d’accession à la propriété, peuvent fournir quelques renseignements.
Parmi les personnes occupées qui vivaient dans un logement qui leur appartenait ou qui appartenait à un membre de leur ménage, 9,4 % travaillaient dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Cette proportion était légèrement plus faible (8,7 %) chez les personnes en emploi, locataires.
Les immigrants étaient plus susceptibles de travailler dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, et d’importantes variations ont été observées selon le pays de naissance
Dans l’ensemble, les travailleurs immigrants étaient plus susceptibles que les travailleurs nés au Canada d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. En effet, 10,8 % des immigrants arrivés avant 2019 et 9,7 % des immigrants arrivés de 2019 à 2024 occupaient un emploi dans une industrie dépendante de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, comparativement à 8,7 % des travailleurs nés au Canada.
Ces résultats sont importants, car les immigrants peuvent faire face à davantage de défis que les personnes nées au Canada lors de la recherche d’un nouvel emploi pour diverses raisons, comme une moins grande expérience de travail au Canada, des titres de compétences étrangers qui ne sont peut-être pas reconnus sur un pied d’égalité avec les titres de compétences canadiens, des barrières linguistiques et le manque de liens professionnels. L’importance de ces facteurs peut dépendre en partie du lieu de naissance des immigrants et pourrait avoir une incidence sur les résultats sur le marché du travailNote .
Le graphique 5 présente le pourcentage de travailleurs occupant un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes selon le pays de naissance (souvent regroupés en région aux fins de déclaration). Les résultats indiquent une variation considérable de ces proportions selon le pays de naissance. Par exemple, les immigrants d’Asie du Sud et d’Asie du Sud-Est (12,1 %) et d’Europe du Sud et d’Europe de l’Est (11,2 %) étaient beaucoup plus susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes que les immigrants d’Asie de l’Est, du Moyen-Orient et d’Asie centrale de l’Ouest (7,7 % chacun). Les immigrants provenant principalement de régions anglophones, comme l’Europe du Nord et l’Europe de l’Ouest, l’Australie et la Nouvelle-Zélande (9,4 %) ainsi que les États-Unis (9,0 %), étaient seulement légèrement plus susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes que les travailleurs nés au Canada (8,7 %).

Tableau de données du graphique 5
| Industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes | Industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (administration publique, services d’enseignement, soins de santé et assistance sociale) | Industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (autres) | |
|---|---|---|---|
| pourcentage | |||
| Notes : L’échantillon est composé d’employés âgés de 15 ans et plus vivant dans les 10 provinces. La méthodologie utilisée pour déterminer les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes est fondée sur les travaux de Statistique Canada (2024).
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2023 et 2024. |
|||
| Asie du Sud et Asie du Sud-Est | 12,1 | 21,1 | 66,8 |
| Europe du Sud et Europe de l’Est | 11,2 | 24,2 | 64,6 |
| Amérique du Sud et Amérique centrale | 10,4 | 25,5 | 64,1 |
| Europe du Nord et Europe de l’Ouest, Australie et Nouvelle-Zélande | 9,4 | 27,1 | 63,5 |
| États-Unis | 9,0 | 30,1 | 60,9 |
| Canada | 8,7 | 30,4 | 60,9 |
| Afrique | 8,5 | 33,6 | 57,9 |
| Moyen-Orient et Asie centrale de l’Ouest | 7,7 | 24,5 | 67,8 |
| Asie de l’Est | 7,7 | 21,7 | 70,6 |
La concentration de travailleurs dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes était la plus élevée à Wood Buffalo–Cold Lake (Alberta) et la plus faible dans la région de la capitale nationale
La région économique de résidence est un autre facteur important lorsque l’on examine les mises à pied potentielles. Une forte concentration géographique de travailleurs dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes a des répercussions sur le marché du travail local lors de mises à pied dans ces industries. Les mises à pied indiquent une réduction de la demande locale de main-d’œuvre. Selon la façon dont les travailleurs touchés réagissent, cela peut avoir ou non une incidence sur l’offre de main-d’œuvre locale. S’ils choisissent de rester dans la région, une offre de main-d’œuvre excédentaire peut s’ensuivre; ce qui complique davantage les recherches sur le marché du travail local.
Le graphique 6 présente le pourcentage de travailleurs employés dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes par région économique. Ces résultats sous-entendent une variation importante de ces pourcentages et reflètent la répartition géographique des industries à l’échelle du pays. Au sommet de cet échantillon, environ le quart (24,8 %) des travailleurs de Wood Buffalo–Cold Lake (Alberta) occupaient un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Cette région était suivie du Centre-du-Québec, au Québec (19,8 %), de Banff–Jasper–Rocky Mountain House et d’Athabasca–Grande Prairie–Peace River, en Alberta (17,6 %) et d’Edmundston–Woodstock, au Nouveau-Brunswick (16,9 %). La région économique ayant la plus faible proportion de travailleurs occupant un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes était l’Outaouais, au Québec (3,0 %), suivie d’Ottawa, en Ontario (4,3 %). Ensemble, ces deux régions économiques englobent la région de la capitale nationale. Venaient ensuite Fredericton–Oromocto, au Nouveau-Brunswick (4,4 %) et Avalon Peninsula, à Terre-Neuve-et-Labrador (4,9 %).

Tableau de données du graphique 6
| Industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes | Industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (administration publique, services d’enseignement, soins de santé et assistance sociale) | Industries non dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (autres) | |
|---|---|---|---|
| pourcentage | |||
| Notes : L’échantillon est composé d’employés âgés de 15 ans et plus vivant dans les 10 provinces. La méthodologie utilisée pour déterminer les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes est fondée sur les travaux de Statistique Canada (2024). Les données des régions économiques suivantes ont été supprimées pour répondre aux exigences en matière de confidentialité en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique : Parklands et Nord, Cape-Breton, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Côte-ouest–Northern Peninsula–Labrador, Swift Current–Moose Jaw, Yorkton-Melville, Abitibi-Témiscamingue, Muskoka–Kawarthas, Red Deer, Lanaudière, Kootenay, Camrose–Drumheller et Stratford–Bruce Peninsula.
Sources : Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2023 et 2024. |
|||
| Wood Buffalo–Cold Lake (Alberta) | 24,8 | 23,7 | 51,5 |
| Centre-du-Québec (Québec) | 19,8 | 24,0 | 56,2 |
| Banff–Jasper–Rocky Mountain House et Athabasca–Grande Prairie–Peace River (Alberta) | 17,6 | 24,7 | 57,7 |
| Edmundston–Woodstock (Nouveau-Brunswick) | 16,9 | 30,8 | 52,3 |
| Windsor–Sarnia (Ontario) | 16,5 | 27,6 | 55,9 |
| Côte-nord et Nechako (Colombie-Britannique) | 15,9 | 28,7 | 55,4 |
| Cariboo (Colombie-Britannique) | 14,8 | 32,0 | 53,2 |
| Nord-est (Colombie-Britannique) | 14,8 | 21,5 | 63,7 |
| Estrie (Québec) | 14,7 | 30,1 | 55,2 |
| Côte-Nord et Nord-du-Québec (Québec) | 14,0 | 31,8 | 54,2 |
| Kitchener–Waterloo–Barrie (Ontario) | 13,7 | 24,5 | 61,8 |
| Sud (Nouvelle-Écosse) | 13,5 | 33,4 | 53,1 |
| Chaudière-Appalaches (Québec) | 12,8 | 26,9 | 60,3 |
| Centre sud et Centre nord (Manitoba) | 12,5 | 29,4 | 58,1 |
| London (Ontario) | 12,5 | 27,5 | 60,0 |
| Saguenay–Lac-Saint-Jean (Québec) | 12,4 | 32,1 | 55,5 |
| Montérégie (Québec) | 11,3 | 26,6 | 62,1 |
| Bas-Saint-Laurent (Québec) | 10,9 | 33,5 | 55,6 |
| Laurentides (Québec) | 10,4 | 24,9 | 64,7 |
| Laval (Québec) | 10,3 | 26,8 | 62,9 |
| Winnipeg (Manitoba) | 10,2 | 32,8 | 57,0 |
| Montréal (Québec) | 10,0 | 26,4 | 63,6 |
| Hamilton–Niagara Peninsula (Ontario) | 9,9 | 27,2 | 62,9 |
| Calgary (Alberta) | 9,8 | 22,9 | 67,3 |
| Mauricie (Québec) | 9,6 | 30,7 | 59,7 |
| Kingston–Pembroke (Ontario) | 9,0 | 36,2 | 54,8 |
| Côte-nord (Nouvelle-Écosse) | 8,8 | 34,1 | 57,1 |
| Interlake (Manitoba) | 8,8 | 33,4 | 57,8 |
| Annapolis Valley (Nouvelle-Écosse) | 8,8 | 31,5 | 59,7 |
| Toronto (Ontario) | 8,8 | 22,9 | 68,3 |
| Nord-est (Ontario) | 8,2 | 35,3 | 56,5 |
| Prince Albert et Nord (Saskatchewan) | 8,1 | 37,0 | 54,9 |
| Sud-est (Manitoba) | 8,1 | 29,1 | 62,8 |
| Edmonton (Alberta) | 8,1 | 29,0 | 62,9 |
| Lethbridge–Medicine Hat (Alberta) | 7,9 | 29,6 | 62,5 |
| Saint John–St. Stephen (Nouveau-Brunswick) | 7,8 | 28,7 | 63,5 |
| Campbellton–Miramichi (Nouveau-Brunswick) | 7,7 | 42,4 | 49,9 |
| Lower Mainland–Sud-ouest (Colombie-Britannique) | 7,1 | 26,2 | 66,7 |
| Moncton–Richibucto (Nouveau-Brunswick) | 6,9 | 35,3 | 57,8 |
| Thompson–Okanagan (Colombie-Britannique) | 6,9 | 28,2 | 64,9 |
| Île-du-Prince-Édouard | 6,8 | 37,9 | 55,3 |
| Sud-ouest (Manitoba) | 6,8 | 34,0 | 59,2 |
| Côte-sud–Burin Peninsula et Notre Dame–Central Bonavista Bay (Terre-Neuve-et-Labrador) | 6,7 | 37,4 | 55,9 |
| Regina–Moose Mountain (Saskatchewan) | 6,6 | 32,3 | 61,1 |
| Nord-ouest (Ontario) | 6,5 | 42,2 | 51,3 |
| Capitale-Nationale (Québec) | 6,1 | 35,8 | 58,1 |
| Saskatoon–Biggar (Saskatchewan) | 6,0 | 32,6 | 61,4 |
| Île de Vancouver et la côte (Colombie-Britannique) | 5,7 | 37,5 | 56,8 |
| Halifax (Nouvelle-Écosse) | 5,6 | 31,0 | 63,4 |
| Avalon Peninsula (Terre-Neuve-et-Labrador) | 4,9 | 37,9 | 57,2 |
| Fredericton–Oromocto (Nouveau-Brunswick) | 4,4 | 37,9 | 57,7 |
| Ottawa (Ontario) | 4,3 | 40,9 | 54,8 |
| Outaouais (Québec) | 3,0 | 50,8 | 46,2 |
Conclusion
De récentes tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis ont soulevé des préoccupations au sujet de la possibilité de mises à pied, en particulier dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Même s’il est trop tôt pour connaître l’ampleur des pertes d’emplois dans ces secteurs, il est possible de déterminer des indicateurs clés qui pourraient orienter les futures stratégies visant à faire face aux suppressions d’emplois potentiels à grande échelle. Une première étude a porté sur les indicateurs de qualité des emplois dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. La présente étude a porté sur les caractéristiques socioéconomiques des employés de ces secteurs, qui pourraient être liées à leur adaptabilité potentielle en cas de perte d’emploi.
Les résultats indiquent que les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Les travailleurs plus âgés (35 ans et plus) étaient également plus susceptibles que les travailleurs plus jeunes d’occuper un emploi dans ces secteurs. Parmi tous les types de familles, les hommes en emploi vivant dans un couple à un seul revenu étaient les plus susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Le niveau de scolarité était négativement associé à la probabilité d’occuper un emploi dans une industrie dépendante de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, et les diplômés d’un programme de baccalauréat ou d’un programme menant à un grade supérieur étaient les moins susceptibles d’occuper un emploi dans ces industries. Le niveau de scolarité des conjoints importait également : les personnes mariées ou vivant en union libre étaient les moins susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes lorsque leur conjoint était titulaire d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur. Les immigrants étaient généralement plus susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes que les personnes nées au Canada, mais cela variait considérablement selon le pays ou la région de naissance. Par exemple, les immigrants nés en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est, en Europe du Sud et en Europe de l’Est ainsi qu’en Amérique du Sud et en Amérique centrale étaient considérablement plus susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes que les travailleurs nés au Canada. En revanche, les immigrants d’Asie de l’Est, du Moyen-Orient et d’Asie centrale de l’Ouest étaient un peu moins susceptibles d’occuper un emploi dans ces industries, comparativement aux personnes nées au Canada. Enfin, les résultats variaient considérablement selon la région économique. Les personnes vivant dans les régions économiques suivantes étaient les plus susceptibles d’occuper un emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes : Wood BuffaloCold Lake (Alberta), Centre-du-Québec (Québec) ainsi que Banff–Jasper–Rocky Mountain House et Athabasca–Grande Prairie–Peace River (Alberta). Les personnes vivant en Outaouais (Québec) et à Ottawa (Ontario) étaient les moins susceptibles de l’êtreNote .
De futures recherches pourraient examiner les tendances historiques de l’adaptation au marché du travail à la suite d’une perte d’emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Même si les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis sont uniques à ce jour, les mises à pied dans n’importe quelle industrie ne le sont pas. Le fait d’examiner les comportements des travailleurs des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes à la suite d’une perte d’emploi pourrait faire la lumière sur l’adaptabilité des travailleurs de ces industries.
Références
Bonikowska, A., et R. Morissette. 2013. Pertes de gains des travailleurs déplacés ayant une participation stable au marché du travail : données récentes pour le Canada. Série de documents de recherche de la Direction des études analytiques, no 346. Produit no 11F0019M au catalogue de Statistique Canada. Ottawa : Statistique Canada.
Frenette, M., T. Mehdi et R. Morissette. 2025. Qualité de l’emploi dans les industries dépendantes de la demande américaine pour les exportations canadiennes. Rapports économiques et sociaux, vol. 5, no 5.
Morissette, R., et H. Qiu. 2021. Réactions des travailleurs à la perte d’un emploi lorsque les possibilités d’emploi sont rares. Rapports économiques et sociaux, vol. 1, no 2.
Statistique Canada. 2024. Enquête sur la population active, décembre 2024.
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