Rapports économiques et sociaux
Les caractéristiques des quartiers des familles à faible revenu dans les régions métropolitaines de recensement

Date de diffusion : le 28 avril 2022

DOI: https://doi.org/10.25318/36280001202200400002-fra

Les caractéristiques des quartiers où vivent les gens sont pertinentes pour divers domaines de politiques publiques, dont l’urbanisme, la santé de la population, le logement et le développement communautaire. Statistique Canada continue de produire des renseignements à l’échelle des quartiers, à des niveaux plus détaillés, afin de répondre aux questions sur les endroits où vivent les Canadiens et l’incidence de ceux-ci sur leur vie.

Dans le présent article, les caractéristiques des quartiers où vivent les personnes se situant dans la tranche inférieure de 20 % de la répartition du revenu familial (c.-à-d. le premier quintile) sont comparées avec celles de l’ensemble des personnes se situant dans les 80 % restants de la répartition du revenu (c.-à-d. les deuxième au cinquième quintiles). Cette approche est adoptée pour rendre compte du rôle fondamental que joue le revenu familial dans les options possibles et les décisions en matière de logement, et du fait que ce sont les personnes de la tranche inférieure de 20 % du revenu qui présentent les perspectives les plus limitées à cet égard. Les résultats sont fondés sur un échantillon de près de 50 000 répondants, lesquels sont répartis dans 6 481 quartiers de 29 régions métropolitaines de recensement au Canada. En 2016, la population médiane de ces quartiers était d’environ 550 personnes.

Le graphique 1a montre la surreprésentation ou la sous-représentation relative des personnes issues de familles à faible revenu selon quatre caractéristiques du quartier. Ces caractéristiques sont présentées sous forme de quartiles : les quartiers classés de la densité de population la plus faible à la plus élevée, le pourcentage de la population habitant dans les immeubles à logements multiples (p. ex. maisons en rangée, appartements), le revenu familial et la densité des espaces verts (mesurée à l’aide de l’imagerie satellite). Une barre verticale dont la valeur est inférieure à 1 indique une sous-représentation (une proportion inférieure de leur population) dans ces quartiers, et une barre verticale dont la valeur est supérieure à 1 indique une surreprésentation (une proportion plus élevée de leur population) dans ces quartiers, par rapport au groupe de comparaison.

Selon les données relatives à la densité de la population, les personnes issues de familles à faible revenu sont sous-représentées dans les quartiers à faible densité de population (les premier et deuxième quartiles) et surreprésentées dans les quartiers à forte densité de population (le quatrième quartile). On observe la même tendance de surreprésentation des personnes issues de familles à faible revenu dans les quartiers affichant les plus fortes proportions de la population habitant dans des immeubles à logements multiples. Par ailleurs, les personnes issues de familles à faible revenu sont fortement surreprésentées dans les quartiers à faible revenu (encore une fois, le premier quartile) et quelque peu surreprésentées dans les quartiers comptant le moins d’espaces verts.

Le graphique 1b offre d’autres renseignements pour éclairer le profil qui se dégage. Les personnes issues de familles à faible revenu sont légèrement surreprésentées dans les quartiers affichant la plus grande accessibilité au transport en commun et le plus grand nombre d’épiceries. Ce résultat est compatible avec la concentration accrue de personnes issues de familles à faible revenu dans les quartiers à forte densité de population, qui sont mieux en mesure d’assurer la prestation de services publics et commerciaux. Cependant, l’un des inconvénients des quartiers à forte densité est bien entendu la présence moindre d’espaces verts. Enfin, les personnes issues de familles à faible revenu sont plus susceptibles de vivre dans des quartiers où les taux de crimes violents et de crimes contre les biens sont plus élevés.

Tout compte fait, ces données fournissent un portrait raisonnablement détaillé des caractéristiques des quartiers qui influencent la vie de leur population au quotidien (p. ex. la densité de population, l’accès aux services et aux commodités, l’exposition potentielle à la criminalité). Des résultats plus complets, présentés selon un éventail plus large de population (p. ex. minorités visibles, immigrants, parents célibataires, personnes souffrant de troubles de l’humeur ou d’anxiété) et ventilés par genre, seront fournis dans un rapport, Caractéristiques du quartier de certains groupes de population d’intérêt, détaillé élaboré avec le soutien et le financement de Femmes et Égalité des genres Canada.

Remerciement

La présente étude est financée par le ministère des Femmes et de l’Égalité des genres.

graphique 1 Personnes issues de familles à faible revenu : surreprésentation et sous-représentation dans les quartiers 
présentant certaines caractéristiques

Tableau de données du graphique 1 
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1 Over- or underrepresentation of individuals in lower-income families(figurant comme en-tête de colonne).
Surreprésentation ou sous-représentation des personnes issues de familles à faible revenu
Trimestre 1 Trimestre 2 Trimestre 3 Trimestre 4
1a
Densité de la population 0,62 0,73 0,97 1,55
Immeubles à logements multiples 0,55 0,71 1,05 1,75
Revenu familial 2,13 1,02 0,66 0,44
Espaces verts 1,35 1,16 0,87 0,61
1b
Transport en commun 0,72 0,85 1,27 1,13
Épiceries 0,65 0,80 0,98 1,54
Crime violents 0,68 0,91 1,05 1,49
Crimes contre les biens 0,81 0,96 1,09 1,22
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