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En septembre, la pluie et les températures fraîches ont ralenti la récolte dans la plus grande partie de l’Ouest canadien. En Ontario, le temps chaud et sec qui a prévalu tout au long d’août et de septembre a permis à la récolte d’avancer à un rythme normal.
Dans la région du Sud de l’Alberta, la récolte a été entravée par des chutes de pluie ininterrompues et du temps humide. La neige et le gel au milieu du mois ont mis fin aux espoirs que les cultures semées tardivement arrivent à maturité. La plus grande partie du blé d’hiver a été récoltée et les récoltes d’ensilage ont été terminées. Peu de céréales ont été récoltées et une partie du canola a été mise en andains. De fortes gelées dans la région du Centre ont également touché les cultures semées tardivement. La pluie, le froid et la rosée ont empêché les champs ou les céréales de sécher. Les céréales commençaient à blanchir et à montrer des signes de décoloration en raison des conditions météorologiques. La récolte a progressé dans la région du Nord-Ouest malgré les averses. Les agriculteurs ont continué de récolter le blé par moissonnage-battage direct et de mettre le canola en andains pour essayer de réduire le plus possible le dommage causé par le gel. Dans la région du Nord-Est, les producteurs ont peiné à faire la moisson, car les champs étaient lents à sécher. Certains producteurs récoltaient les pois secs par moissonnage-battage en faisant un passage dans un seul sens dans le champ afin de limiter les pertes. Une partie du canola a été récoltée pour respecter les obligations contractuelles, tandis qu’une partie de l’orge a été récoltée par moissonnage-battage et livrée aux parcs d’engraissement. On a également mis le canola sur pied en andains pour tenter de réduire le plus possible le dommage causé par le gel. La récolte a le plus progressé dans la région de la Paix, après une autre année de sécheresse. Les rendements de la récolte de canola allaient de cinq à 25 boisseaux à l’acre, et la qualité était généralement bonne. La récolte de blé et d’orge était en majeure partie terminée, et on a signalé des rendements généralement mauvais.
Le 20 septembre, le ministère de l’Agriculture de la Saskatchewan a déclaré que 18 % de la récolte de 2010 avait été effectuée par moissonnage-battage et que 41 % avait été mise en andains ou était prête à être rentrée par moissonnage-battage direct. Par comparaison, 50 % de la récolte d’il y a un an a été effectuée par moissonnage-battage et 33 % a été mise en andains ou était prête à être rentrée par moissonnage-battage direct. Les récoltes de blé d’hiver, de seigle d’automne, de pois secs, de lentilles, de moutarde, de canola et d’orge ont avancé le plus vite. Le gel a frappé la majeure partie de la province les 17 et 18 septembre. La plupart des dommages ont été infligés aux cultures par la pluie et le gel et comprenaient la pourriture noire, la décoloration, la germination et l’inondation. Les champs étaient très humides, ce qui rendait la récolte difficile.
La récolte a avancé au Manitoba entre les chutes de pluie et à mesure que les champs séchaient suffisamment pour supporter le poids des machines. Dans la région du Sud-Ouest, la récolte de céréales était achevée de 40 % à 65 %. La qualité des céréales restantes a continué de baisser par suite de l’altération sur pied. La récolte de canola était de 10 % à 50 % achevée et le rendement allait de moyen à inférieur à la moyenne. Les tournesols présentaient les effets de la sclérotiniose et de la pourriture sclérotique de la tige. Une partie du blé d’hiver et du seigle d’automne avait été ensemencée, mais la superficie était limitée. Dans la région du Nord-Ouest, la récolte du blé était de 75 % à 85 % terminée, tandis que celle du canola était achevée de 25 % à 35 %. Les deux cultures affichaient des rendements inférieurs à la moyenne pour la région. Selon les rapports, la récolte des céréales était de 95 % à 100 % terminée dans toute la région du Centre. Seuls les champs récoltés plus tard ont subi une baisse de catégorie en raison de la germination provoquée par l’humidité des champs. La récolte de canola était presque terminée dans la vallée de la rivière Rouge, mais les rendements variaient en raison de l’inondation de certains secteurs des champs. Dans la zone de l’escarpement, la récolte de canola était de 85 % à 95 % achevée et affichait des rendements supérieurs à la moyenne et de bonne catégorie. Le lin et les haricots de grande culture étaient mûrs et la récolte a progressé lorsque les conditions le permettaient. Les cultures de saison chaude comme le maïs, le soya et le tournesol arrivaient à maturité, mais on a signalé de la moisissure blanche chez les haricots et de la sclérotiniose chez le tournesol. La superficie ensemencée en céréales d’hiver était considérée comme inférieure à la moyenne. Dans la région de l’Est, 5 % de la superficie en blé, 10 % de celle en avoine et 15 % de celle en lin restaient à récolter. La récolte de soya était en cours dans les champs ensemencés précocement et en variétés précoces. Les rendements déclarés s’établissaient dans une fourchette de 30 à 40 boisseaux à l’acre. Le tournesol poursuivait la grenaison et le potentiel de rendement variait en raison des dégâts imputables à l’excès d’eau. Le maïs arrivait à maturité. La récolte de la plupart des cultures n’était pas terminée dans la région d’Interlake, car les agriculteurs avaient du mal à traverser les terres en culture humides avec du matériel lourd. Les récentes gelées ont contribué à faire sécher le soya et le tournesol.
La récolte de soya de l’Ontario a commencé, et les producteurs se préparaient également à faucher le maïs, selon le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario. La récolte de soya était en cours dans la plupart des régions de la province, bien que la plus grande partie de la récolte fût encore dans les champs. Les rendements de soya étaient généralement supérieurs à la moyenne, selon les rapports, en fonction de l’accumulation de pluie pendant l’été. Dans les régions dans lesquelles il avait peu plu l’été, les rendements allaient de 30 à 40 boisseaux à l’acre. Aux endroits où l’humidité était suffisante, on a enregistré des rendements exceptionnels allant jusqu’à 70 boisseaux à l’acre. La taille et la qualité des graines étaient bonnes, et il y avait peu de dégâts dus aux insectes ou de graines mûres vertes. La récolte de canola était terminée, et la plupart des régions faisaient état d’un rendement supérieur à la moyenne de l’ordre de 1 à 1,25 tonnes métriques à l’acre. La récolte des haricots comestibles était presque terminée dans la plupart des régions. Les rendements variaient fortement selon la date d’ensemencement et les chutes de pluie saisonnières.
Les approvisionnements mondiaux de blé de 2010 et 2011 ont été revus à la baisse de 0,7 million de tonnes métriques par rapport aux estimations précédentes, car des stocks d’ouverture plus importants ont en grande partie compensé le recul de 2,7 millions de tonnes métriques de la production mondiale. Une grande portion de la hausse des stocks d’ouverture s’expliquait par une augmentation de 1,5 million de tonnes métriques des stocks d’ouverture au Canada. Les effets de l’accroissement des stocks ont été atténués quelque peu par les estimations de production plus faibles pour la Russie et l’Union européenne-27 (UE-27). La production russe a été revue à la baisse de 2,5 millions de tonnes métriques en fonction des plus récents résultats de la récolte dans les régions de culture centrales touchées par la sécheresse dans les districts fédéraux de la Volga et de l’Oural. La production de l’UE-27 a chuté de 2,4 millions de tonnes métriques, principalement en raison d’un fort recul en Hongrie et en Roumanie, où de fortes pluies estivales ont réduit le rendement.
On prévoyait que les exportations mondiales de blé seraient plus élevées de 1,4 million de tonnes métriques, car les déplacements entre pays rendaient en grande partie compte de la disponibilité des approvisionnements et de l’intensification de la concurrence de l’Amérique du Nord. On a revu à la hausse les exportations pour le Canada, les États-Unis, la Russie, l’Iran et le Kazakhstan, tandis que celles de l’UE-27 et de l’Australie ont été revues à la baisse. Les exportations de l’UE-27 ont été réduites par suite de la régression des approvisionnements et de l’intensification de la concurrence du Canada. Des contraintes d’ordre logistique devaient restreindre les exportations de l’Australie. Les exportations de la Russie devaient augmenter pour rendre compte des expéditions plus importantes que prévues au début d’août, avant que l’interdiction des exportations entre en vigueur. Les importations mondiales de blé ont été revues à la hausse, car on a enregistré des progressions pour le Nigéria et la Russie. Les stocks de fermeture mondiaux de blé devaient être plus élevés de 3,0 millions de tonnes métriques en raison de l’augmentation des stocks dans l’UE-27, au Canada et en Australie.
L’approvisionnement mondial de céréales secondaires a été rabaissé de 8,7 millions de tonnes métriques en raison d’un ralentissement de la production. Le recul de la production de maïs aux États-Unis et dans l’UE-27 était responsable de plus de la moitié de la baisse de la production de céréales secondaires. La production de maïs de l’UE-27 a reculé de 1,2 million de tonnes métriques en raison d’une réduction de la superficie et du rendement déclaré pour la France et l’Allemagne et des rendements plus faibles déclarés pour l’Italie, l’Autriche et l’Espagne. La production de maïs des États-Unis devait s’établir à 334,3 millions de tonnes métriques, soit 5,2 millions de tonnes métriques de moins que les estimations précédentes. La production mondiale d’orge a régressé de 2,0 millions de tonnes métriques, tandis que la production mondiale d’avoine a baissé de 0,9 million de tonnes métriques.
Le commerce des céréales secondaires s’est intensifié en septembre, lorsque les exportations de maïs américaines ont été accrues de 1,3 million de tonnes métriques. Les importations de maïs étaient plus élevées de 2,0 millions de tonnes métriques pour l’UE-27, car le maïs remplace en partie le blé pour l’engraissement. Les importations de maïs russes ont également augmenté et ont contribué à compenser la baisse des approvisionnements d’orge fourragère.
Pour la campagne agricole 2010-2011, la production mondiale d’oléagineux a été relevée de 0,9 million de tonnes métriques par rapport au mois dernier pour atteindre 440,6 millions de tonnes métriques. La production de soya devait croître de 1,2 million de tonnes métriques en raison d’une révision à la hausse de la production aux États-Unis. La production mondiale de colza devait être plus importante, car l’augmentation de la production au Canada a amplement compensé les réductions en Russie et en Ukraine.
Le commerce de graines oléagineuses de 2010-2011 devait s’établir à 108,7 millions de tonnes métriques, en hausse de 3,8 millions de tonnes métriques. Les importations de Chine ont été revues à la hausse pour tenir compte de la consommation accrue de tourteau de protéines et des stocks de soya plus importants. Les stocks mondiaux d’oléagineux ont été revus à la baisse principalement par suite du recul des stocks de soya aux États-Unis et en Amérique du Sud.
La société Alliance Grain Traders Inc. a annoncé qu’elle a conclu un accord pour acheter Balco Grain, une entreprise dont le siège se trouve en Australie, pour environ 10 millions de dollars. Sont compris dans l’acquisition de la propriété de Balco Holdings, un entrepôt pour les légumineuses à grains et les céréales, du matériel de manutention ainsi que des expansions et des améliorations prévues. L’installation de Balco se situe près du premier terminal à conteneurs intérieur de l’Australie-Méridionale, qui traite environ 2 000 conteneurs par mois.
Après cette annonce, Alliance Grain Traders Inc. a signé une lettre d’intention pour l’achat de tous les actifs de l’entreprise Northern Yorke Processors qui se trouve à Kadina, en Australie-Méridionale. Les avoirs comprennent des biens immobiliers, des entrepôts verticaux et horizontaux pour les légumineuses à grains et les céréales, les biens d’une usine de transformation et le matériel de manutention connexe. La nouvelle entreprise appartiendrait au Australia Milling Group Pty Ltd.; filiale appartenant entièrement à Alliance Grade Traders Inc., et serait exploitée par lui.
Les deux opérations devaient être conclues à la fin de septembre.
Alliance Grain Traders Inc. a également annoncé qu’elle a commencé la construction de deux nouveaux projets en Turquie, comprenant l’ajout d’une nouvelle gamme de pâtes coupées à son installation de transformation Arbella à Mersin, en Turquie, et la construction d’une usine de transformation du riz d’avant-garde près d’Edirne, également en Turquie. La gamme de pâtes ajouterait une capacité de fabrication de pâtes alimentaires supplémentaire de 36 000 tonnes métriques, tandis que la rizerie devrait produire 65 000 tonnes métriques par an. Les deux projets devraient être terminés au cours du premier trimestre de 2011.
Burcon NutraScience Corporation (Burcon), une entreprise dont le siège se trouve à Vancouver, en Colombie-Britannique, et qui se spécialise dans les protéines végétales fonctionnelles et renouvelables, a annoncé que la United States Food and Drug Administration (FDA) a émis une Lettre de non objection à l’égard des isolats de protéines du canola Puratein et Supertein.
La FDA n’a pas d’objection ou de question à l’égard de la conclusion que Puratein et Supertein sont « généralement reconnus inoffensifs » (« Generally Recognized as Safe » ou GRAS) par les experts qualifiés, pour être utilisés séparément ou ensembles comme ingrédients dans les produits laitiers, les produits céréaliers, les jus et boissons de fruit et de légumes, les sauces à salade, les substituts de repas et les barres nutritives. Par conséquent, les isolats Puratein et Supertein sont désormais considérés comme GRAS (généralement reconnus inoffensifs).
Le procédé breveté de Burcon pour la production des isolats de protéines du canola Puratein et Supertein consiste à séparer grossièrement deux protéines naturelles, la cruciférine et la napine, qu’on trouve dans le canola. Le procédé breveté crée deux ingrédients protéiques distincts présentant des profils nutritifs et fonctionnels séparés et distincts, ce qui permet de les utiliser dans une plus grande variété d’aliments et de boissons.
À l’heure actuelle, aucune protéine de canola n’est disponible sur le marché commercial. Au cours des dernières années, l’entreprise a également élaboré un nouvel isolat de protéines de soya qui comporte des caractéristiques avantageuses; elle devient notamment transparente quand elle est dissoute dans un liquide et n’a pas le goût de noisette que présentent d’autres ingrédients du soya.
Burcon a conclu une entente de cession de licence exclusive avec Archer Daniel Midland Co. (ADM) pour la production et la commercialisation des deux différents isolats de protéines de canola.
Puratein et Supertein sont des marques de commerce déposées de la Burcon NutraScience Corporation.
Le 19 août, l’Association canadienne des cultures spéciales (CSCA) a invoqué un cas de force majeure pour les exportations de graines de l’alpiste des Canaries vers le Mexique, à la suite du degré de tolérance zéro imposé pour les semences de plantes adventices comportant un risque phytosanitaire présentes dans les expéditions de graines de l’alpiste des Canaries du Canada. Les expéditions canadiennes de graines de l’alpiste des Canaries vers le Mexique ont été bloquées depuis la fin juin, lorsque le Mexique a mis en oeuvre une politique « détenir et tester » pour toutes les expéditions de graines de l’alpiste des Canaries du Canada. Toutes les expéditions dans lesquelles on trouverait des semences de plantes adventices soumises à quarantaine seraient rejetées.
Les exigences en matière d’importation du Mexique ont été modifiées sans que le pays donne le préavis de changement de la politique en matière d’importation standard de 60 jours. On n’est pas encore parvenu à une solution à long terme qui permettrait aux échanges de se poursuivre de façon prévisible.
En invoquant un cas de force majeure, comme l’énonce la clause 48(1) des règles commerciales de la CSCA, le délai d’exécution des contrats pour les graines de l’alpiste des Canaries canadiens conclus avec le Mexique le 19 août 2010 ou avant cette date et négociés aux termes des règles commerciales de la CSCA, sera prolongé jusqu’à ce que la CSCA détermine que l’impact de cet événement n’existe plus.
Les efforts entrepris pour négocier les exigences en matière d’importation qui permettraient aux expéditions de graines de l’alpiste des Canaries du Canada de reprendre vers le Mexique se poursuivent.
Le 23 septembre, la Commission canadienne du blé (CCB) a diffusé ses Perspectives de rendement (PDR) de septembre 2010 pour la campagne agricole 2010-2011. Les hausses des valeurs du blé ont augmenté de 4 $ à 30 $ la tonne, selon la catégorie, la classe et le niveau de protéines. Le prix du blé dur a été majoré de 1 $ à 21 $ la tonne. L’orge brassicole est restée stable, tandis que les valeurs de l’orge fourragère ont progressé de 3 $.
Le complexe du blé est demeuré solide, car les craintes entourant les stocks de fermeture de maïs américains restants et les répercussions des gelées étendues sur la récolte canadienne se sont propagées sur le marché. La poursuite de l’interdiction des exportations de Russie, la réticence de l’Ukraine à exporter et les problèmes de qualité de l’UE ainsi que les problèmes de logistique des États-Unis se sont également ligués pour faire augmenter les prix à terme.
Les marchés de l’orge fourragère sont demeurés mondialement solides, car l’interdiction des exportations russes était toujours en vigueur et les expéditions de céréales d’Ukraine accusaient des retards. Les clients traditionnels de la mer Noire ont continué de se tourner vers l’Europe et le Canada pour obtenir des céréales. Des résultats de récolte décevants en Europe et au Canada ont également étayé le marché mondial.
Les marchés à terme du blé américains ont fléchi sous la pression tout au long du mois, après avoir atteint leur niveau le plus élevé depuis plus d’un mois. Des estimations plus importantes que prévues des stocks de fermeture de blé canadiens et une estimation plus élevée de la récolte en Australie ont atténué certaines craintes au sujet des approvisionnements mondiaux de blé. L’absence de nouvelles annonçant de fortes exportations au début du mois a également pesé sur les prix à terme américains. Les craintes au sujet du mauvais temps, qui risquait de réduire la production mondiale, ont apporté un certain soutien aux marchés. Les négociants sont demeurés inquiets au sujet de la sécheresse persistante qui entrave l’ensemencement du blé d’hiver russe. Environ 40 % de la ceinture du blé russe reste trop sèche pour qu’une culture puisse bien s’y établir. Les conditions climatiques défavorables pendant la récolte de blé du Canada ont également fait naître des préoccupations au sujet de la quantité et de la qualité de la récolte qui serait disponible. Vers la fin du mois, les prix à terme du blé du Kansas City Board of Trade (KCBT) et du Minneapolis Grain Exchange (MGE) ont rebondi après avoir récemment subi des pertes, car l’Égypte, le principal importateur de blé du monde, a acheté du blé de force roux d’hiver américain. Les ventes à l’exportation ont surtout porté sur le blé de force roux d’hiver à haute teneur en protéines négocié au KCBT, et le blé de force roux de printemps, négocié au MGE, puisque la sécheresse a touché la production dans les anciens États soviétiques cet été.
Les prix à terme du soya du Chicago Board of Trade (CBOT) ont atteint les sommets les plus élevés depuis neuf mois au début de septembre, car une forte demande et l’incertitude entourant la récolte américaine ont étayé les prix. Ceux-ci ont quelque peu fléchi après qu’un rapport optimiste sur les cultures de l’USDA eut prévu des stocks de soya américain satisfaisants pour la campagne agricole 2010-2011. Au milieu du mois, les marchés à terme du soya ont bénéficié des retombées des marchés du maïs et du blé, mais n’avaient guère de nouvelles fraîches favorables qui leur auraient permis de progresser par leur propre moyen. Les rapports précoces de bon rendement ont freiné la hausse et rabaissé les prix du soya. La culture semblait avoir évité les principaux problèmes météorologiques pendant la saison de végétation. Les éventuels dommages causés par le gel aux cultures de canola canadiennes, à quoi s’ajoutaient les menaces de gel pour le soya chinois et des inquiétudes à l’égard de la sécheresse pour les ensemencements sud-américains, ont fait grimper les prix plus tard au cours du mois, car les spéculateurs sont revenus sur le marché.
Des rapports décevants sur le rendement ont alimenté une grande partie des gains constatés sur le marché à terme du maïs du CBOT pendant une grande partie du mois. Le temps humide pendant la saison de végétation a nui au rendement, bien que l’industrie se soit attendue à une récolte record. Les prix ont également été étayés par la révision à la baisse des stocks de fermeture pour la campagne agricole 2010-2011. Au milieu du mois, les prix à terme du maïs avaient atteint un nouveau sommet en 23 mois, car le maïs a dépassé 5 $ le boisseau. Les utilisateurs finals ont commencé à se retirer du marché, se tournant vers l’achat de maïs lorsque les prix affichaient une baisse temporaire. À mesure que le mois progressait, l’activité du fonds de marchandises a continué d’étayer les prix à terme du maïs plus que ne le faisaient les éléments fondamentaux.
Des inquiétudes au sujet des conditions météorologiques étaient à l’origine des problèmes sur le marché à terme du canola pendant la plus grande partie de septembre. La lente croissance des cultures en raison de la persistance des conditions climatiques fraîches et humides a ralenti le progrès de la récolte et exposé les cultures à des baisses de qualité et de rendement à cause du gel. La demande régulière des broyeurs et l’établissement du prix de l’ancien marché d’exportation par des commerciaux se sont également ligués pour soutenir les prix. La hausse des prix à terme du canola a été limitée par la vigueur du dollar canadien, la baisse de la nouvelle demande d’exportation et la couverture des exploitants de silo. Vers la fin du mois, les livraisons des agriculteurs ont repris sur le marché au comptant, car les offres ont augmenté et atteint des niveaux auxquels les producteurs étaient disposés à vendre. Les gains des prix à terme ont été davantage mitigés par l’augmentation des livraisons.