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L’infrastructure de l’Internet, tout comme le réseau électrique, entraîne de profonds changements économiques, sociaux et politiques. Si des collectivités et des personnes du Canada tardent à accéder à l’Internet, à l’adopter et à l’utiliser efficacement, elles risquent d’être moins concurrentielles que celles qui affichent des taux d’adoption et d’utilisation plus dynamiques.
Bollman (2007) désigne certes la technologie comme un moteur essentiel des régions rurales du Canada, mais il considère également les services Internet comme une composante de l’infrastructure. Par suite de la baisse du prix relatif des communications, les résidents des régions rurales peuvent recevoir et expédier de l’information plus rapidement qu’il y a à peine quelques années. Il reste à voir, cependant, si les résidents des régions rurales réagissent à ces améliorations, et de quelle façon ils le font, et quelles possibilités peuvent se présenter. Dans cette étude, on enquête sur les facteurs qui influent sur l’utilisation de l’Internet, en insistant sur les régions rurales et les petites villes.
L’Enquête canadienne sur l’utilisation de l’Internet (ECUI) estime que 68 % des Canadiens adultes ont utilisé l’Internet en 2005 pour des raisons personnelles non commerciales. Cependant, seulement 58 % des résidents des régions rurales et des petites villes ont accédé à l’Internet, ce qui est bien inférieur à la moyenne nationale. Une analyse de l’ECUI de 2005 par Noce et McKeown (2007) dégage les facteurs qui influent sur l’utilisation de l’Internet au Canada. Ils confirment la persistance de la fracture numérique entre les régions urbaines et rurales, la probabilité d’utiliser l’Internet étant presque une fois et demie plus forte pour un citadin que pour un résident d’une région rurale ou d’une petite ville.
En outre, on a montré que d’autres facteurs socioéconomiques exercent une influence significative sur l’utilisation de l’Internet, principalement le niveau d’éducation. La probabilité que des personnes ayant au moins fait des études postsecondaires partielles utilisent l’Internet est environ trois fois plus élevée que pour les personnes ayant au maximum terminé des études secondaires. Des études antérieures ont certes présenté des résultats semblables sur l’éducation et la « ruralité »1, mais la présente étude a trouvé des résultats différents pour deux autres facteurs, en l’occurrence que les femmes plutôt que les hommes sont plus susceptibles d’utiliser l’Internet et que la présence d’enfants dans un ménage ne semble plus être un facteur significatif de l’augmentation de la probabilité qu’un adulte utilise l’Internet.
Ces résultats devraient être pris en ligne de compte dans le cadre des efforts qui sont déployés pour soutenir l’accès à l’Internet et l’utilisation de celui‑ci.