Statistique Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Résultats

Avertissement Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Une société de l'information
Facteurs associés à l'utilisation de l'Internet
Discussion

Une société de l'information

La capacité d'une collectivité à être concurrentielle dans l'économie du savoir d'aujourd'hui dépend, en partie, du niveau d'adoption des technologies de l'information et des communications (TIC). Pendant de nombreuses années, les pouvoirs publics du Canada ont manifesté, à travers leur politique, de l'intérêt à favoriser l'accès à des services de télécommunications avancés et l'utilisation de technologies novatrices, particulièrement dans les régions rurales et éloignées, dans lesquelles il est moins probable que l'infrastructure de l'Internet soit fournie par les forces du marché. Historiquement, l'évolution de l'industrie des télécommunications a été façonnée par les politiques gouvernementales visant à réglementer la structure « de nature monopolistique » de la prestation des services téléphoniques (Winseck, 1997).

Des entreprises « titulaires » régionales, bénéficiant d'une part de marché exclusive, étaient tenues de subventionner les services dans les régions rurales à même les recettes réalisées sur les services urbains et interurbains plus rentables, afin de concourir à la réalisation de l'objectif stratégique de fournir un accès universel à un niveau acceptable de services de données par téléphone et « réseau filaire »1. Ainsi, une décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) impose aux fournisseurs de services titulaires d'inclure des services téléphoniques Touch-Tone capables de fournir un accès commuté à Internet (CRTC, 1999). Plus récemment, le CRTC a imposé l'utilisation d'un fonds de réserve constitué du « compte de report » maintenu par les titulaires aux fins d'étendre les services à haute vitesse ou « à large bande » aux régions rurales et éloignées (CRTC, 2006a).

Au fil des ans, un ensemble de groupes d'experts nommés par le gouvernement fédéral ont été constitués, ce qui a souvent abouti à des programmes qui favorisaient les TIC dans les régions rurales et éloignées. Citons, parmi d'autres, le Comité consultatif sur l'autoroute de l'information de 1995, qui a jeté les fondations du programme Un Canada branché (Industrie Canada, 1995) et le Groupe de travail national sur les services à large bande de 2000 (Industrie Canada, 2001), qui a mis en branle un cycle d'activités en matière de services à large bande. En outre, de nombreuses provinces et les territoires ont lancé des programmes régionaux semblables. En dépit de ces initiatives, le CRTC a relevé que près de la moitié (47 %) des collectivités canadiennes, principalement des régions rurales et les petites villes, n'avaient toujours pas accès aux services à large bande en 2005 (CRTC, 2006b).

Certaines personnes font certes valoir que les forces du marché devraient être le principal moteur de l'expansion et du maintien de la disponibilité des services de télécommunications, mais d'autres soutiennent que certaines collectivités rurales et éloignées auront besoin d'aide pour obtenir l'accès dont elles ont besoin pour pouvoir participer pleinement à la société de l'information (Ferguson, 2004; Ramírez, 2001). Le Groupe d'étude sur le cadre réglementaire des télécommunications (Industrie Canada, 2006) a recommandé de prendre davantage appui sur les forces du marché du secteur, mais il a également réclamé que le gouvernement intervienne pour faire en sorte que toutes les collectivités aient accès aux services à large bande d'ici 2010.2

Facteurs associés à l'utilisation de l'Internet

Des recherches précédentes ont montré que la géographie est un facteur significatif associé à l’utilisation de l’Internet. Singh (2004) a déterminé que les ménages habitant à l’extérieur des 15 plus grandes régions urbaines du Canada étaient sensiblement moins susceptibles d’utiliser l’Internet de 1998 à 2000, en tenant compte d’autres facteurs, y compris l’âge, l’éducation et le revenu. Aux États-Unis (É.‑U.) cependant, une étude effectuée par Bell, Reddy et Rainie (2004) est parvenue à la conclusion que le fait de vivre dans un comté non métropolitain exerçait en soi peu d’influence sur le fait de se connecter ou non à l’Internet, car les fractures numériques s’expliquent par des différences socioéconomiques. Plus récemment, Whitacre et Mills (2006) ont signalé que les régions rurales des É.‑U. accusaient un retard de 13 points de pourcentage sur le plan de l’accès résidentiel à l’Internet comparativement aux régions urbaines. Ils ont décrit une évolution de la « fracture numérique » déterminée non seulement par le revenu, mais également par la disponibilité des services à large bande.

Sciadas (2002) s’est concentré sur le revenu comme facteur clé de la « fracture sociale » de l’Internet, relevant que les différences des taux d’utilisation imputables au revenu se sont atténuées quelque peu de 1997 à 2000, mais que les écarts d’utilisation persistaient entre les personnes ayant les revenus les plus élevés et les plus faibles. D’autres études ont désigné l’éducation, l’âge et la structure familiale, en plus du revenu, comme des facteurs significatifs qui influent sur l’utilisation de l’Internet (OCDE, 2004; Singh, 2004; Veenhof, Clermont et Sciadas, 2005). Compte tenu du contexte stratégique canadien et de ces résultats de recherches antérieures, la présente étude utilise les données de l’Enquête canadienne sur l’utilisation de l’Internet (ECUI) pour examiner les facteurs influant sur l’utilisation de l’Internet (voir l’encadré 2).

On utilise un modèle de régression logistique pour déterminer l’importance de divers facteurs sociaux, économiques et démographiques à l’égard de la propension à utiliser l’Internet. La variable dépendante est binaire, tenant compte de l’utilisation par opposition à la non utilisation de l’Internet à partir d’un endroit quelconque par une personne.4 Le tableau 1 présente le pourcentage de Canadiens adultes âgés de 18 ans et plus qui ont utilisé l’Internet à des fins personnelles et non commerciales à partir d’un endroit quelconque en 2005, selon les sept facteurs indépendants examinés dans l’étude. Les résultats de recherches antérieures ainsi que nos résultats sont examinés ci‑après.

Tableau 1 Personnes (âgées de 18 ans et plus) utilisant l’Internet pour des raisons personnelles et non commerciales, d’un endroit quelconque, selon certaines caractéristiques, 2005. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau 1 Personnes (âgées de 18 ans et plus) utilisant l'Internet pour des raisons personnelles et non commerciales, d'un endroit quelconque, selon certaines caractéristiques, 2005

La figure 1 représente graphiquement les résultats du modèle et énumère les valeurs du rapport de cotes pour cinq des variables indépendantes.4 Ces valeurs représentent la probabilité relative d’utiliser l’Internet, après neutralisation de toutes les autres variables. Ainsi, la probabilité que quelqu’un qui réside dans une région urbaine utilise l’Internet était 1,48 fois plus forte que pour quelqu’un d’une région rurale et d’une petite ville. De même, la probabilité d’utiliser l’Internet pour un homme était d’environ 0,78 fois (ou 22 %) plus faible que pour une femme. En outre, la probabilité que quelqu’un vivant dans un ménage ayant des enfants utilise l’Internet était la même que pour une personne vivant dans un ménage sans enfants, en tenant compte de tous les autres facteurs tels que l’âge, le revenu et l’éducation.

Figure 1 Rapport de cotes quant à l’utilisation de l’Internet pour des raisons personnelles ou non commerciales, comparaison de chaque indicateur au groupe de référence, pour les personnes âgées de 18 ans et plus, Canada, 2005. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 1 Rapport de cotes quant à l'utilisation de l'Internet pour des raisons personnelles ou non commerciales, comparaison de chaque indicateur au groupe de référence, pour les personnes âgées de 18 ans et plus, Canada, 2005

Âge

La recherche précédente a établi que les jeunes personnes sont plus susceptibles d’adopter les TIC que les membres plus âgés de la société (OCDE, 2004; Singh, 2004). Par conséquent, l’âge des répondants était intégré à notre modèle comme variable de contrôle continue. Les résultats sont cohérents avec des conclusions antérieures, en ce sens que chaque année supplémentaire d’âge aboutit à une réduction de 6 % de la probabilité d’utilisation de l’Internet. Ceci indiquait que l’âge est un facteur important à neutraliser lorsque l’on compare les régions urbaines et rurales. Il existe certes un fossé des générations pour l’utilisation de l’Internet, mais il s’agit d’un effet de cohorte plutôt que d’un effet de l’âge. Cela signifie que les gens ne cesseront pas d’utiliser l’Internet à mesure qu’ils vieillissent, mais plutôt que le taux d’utilisation de l’Internet parmi les Canadiens âgés de demain rendra compte du taux plus élevé chez les jeunes adultes d’aujourd’hui.

Revenu

Sciadas (2002), Singh (2004) et Whitacre et Mills (2006) ont tous relevé que les faibles revenus sont associés à des taux plus faibles d’utilisation de l’Internet. Le revenu du ménage a donc été intégré à notre modèle comme variable de contrôle continue. Comme il fallait s’y attendre, le revenu exerce une influence forte et positive sur l’utilisation de l’Internet.5 Par suite de la baisse du coût relatif de l’accès, de la largeur de bande et du matériel informatique, le revenu devrait constituer un moindre obstacle à l’utilisation de l’Internet. Quoiqu’il en soit, il continue d’être un facteur important dont il faut tenir compte lorsque l’on compare l’utilisation urbaine et rurale de l’Internet.

Sexe

L’OCDE (2004) a constaté qu’un nombre proportionnellement plus élevé d’hommes que de femmes utilisent l’Internet dans la plupart des pays. Cependant, certains éléments de preuve indiquent que cette différence a diminué avec le temps, particulièrement — mais pas toujours — dans les pays ayant des taux d’utilisation de l’Internet élevés, tels que le Canada et les É.‑U. (Huyer, Hafkin, Ertl et Dryburgh, 2005). Selon notre analyse, les Canadiens adultes étaient 22 % moins susceptibles que les Canadiennes d’utiliser l’Internet pour des raisons personnelles non commerciales, en tenant compte d’autres facteurs tels que l’âge, l’éducation et le revenu du ménage. Par conséquent, bien qu’une proportion dans l’ensemble égale d’hommes et de femmes utilisent l’Internet, il existe un écart entre les sexes au Canada, après que les autres facteurs de notre modèle ont été pris en ligne de compte.

Éducation

La plupart des études ont associé un niveau de scolarité plus élevé (un facteur lié au revenu) à un taux plus élevé d’utilisation de l’Internet (Dryburgh, 2001; Singh, 2004; Whitacre et Mills, 2006). Dans notre modèle, les répondants ont été divisés en deux groupes — ceux ayant une éducation postsecondaire partielle et ceux n’ayant pas d’éducation postsecondaire. Conformément aux résultats précédents, l’éducation exerce une influence positive et significative sur l’utilisation de l’Internet. Cela signifie qu’après neutralisation des autres facteurs, la probabilité d’utiliser l’Internet était près de trois fois (2,91) plus forte pour quelqu’un qui a une éducation postsecondaire partielle que pour quelqu’un qui a, au maximum, une éducation secondaire.

Langue

En 2000, on estimait qu’environ 44 % des francophones du Canada utilisaient l’Internet, comparativement à 58 % des anglophones (Dryburgh, 2001). Dans notre étude, la langue d’entrevue pour l’ECUI, soit l’anglais ou le français, était utilisée comme indicateur approximatif et intégrée au modèle.6 Dans notre modèle nous avons trouvé qu’après neutralisation des autres facteurs, la probabilité d’utilisation de l’Internet est 1,3 fois plus forte pour quelqu’un qui était interviewé en anglais qu’en français. La capacité ou le désir de communiquer en français semblait être un obstacle potentiel à l’utilisation de l’Internet. Une raison pourrait être la quantité perçue comme plus faible de matériel en langue française que l’on trouve sur les sites Web canadiens.7

Enfants

Singh (2004) a établi que la présence d’enfants âgés de moins de 18 ans dans le ménage augmente la probabilité qu’un ménage accède à l’Internet. Dans notre modèle, les répondants ont été classés soit comme vivant dans un ménage ayant des enfants âgés de 18 ans et moins soit comme vivant dans un ménage sans enfants. Après neutralisation des autres facteurs, la présence des enfants dans le ménage n’a pas modifié la probabilité de l’utilisation de l’Internet par un particulier. Ces résultats laissent entendre que, bien que les ménages ayant des enfants soient plus susceptibles d’avoir une connexion à l’Internet, cela n’implique pas directement que tous les membres adultes du ménage utilisent l’Internet pour des raisons personnelles ou non commerciales.

Emplacement géographique

Singh (2004) a signalé, après avoir maintenu constantes toutes les autres variables indépendantes pour les trois années de 1998 à 2000, que les ménages situés à l’extérieur des 15 plus grandes RMR du Canada étaient moins susceptibles d’utiliser l’Internet. Cependant, Bell et ses collègues (2004) ont trouvé que le fait de vivre dans un comté non métropolitain exerce en soi peu d’influence sur l’utilisation de l’Internet. Pour mettre cet effet à l’essai, on a classé les résidents soit comme citadins (dans les RMR ou AR) soit comme résidents de régions rurales et de petites villes (qui sont pas des RMR/AR). Le modèle a déterminé que l’emplacement est le deuxième facteur par ordre d’importance qui influe sur l’utilisation de l’Internet. Après avoir tenu compte de toutes les variables énumérées ci‑dessus, nous avons découvert que la probabilité que les citadins utilisent l’Internet était presque une fois et demie (1,48) plus forte que pour les habitants des petites villes et des régions rurales. Cela montre que la « ruralité » est toujours un déterminant significatif en soi, conformément aux conclusions antérieures de Singh (2004).

Discussion

Les résultats de cette étude indiquent que certains facteurs qui pèsent sur la décision de connecter un ménage à l’Internet n’exercent pas une influence égale sur l’utilisation de l’Internet par les membres adultes du ménage. Cependant, ils montrent également que les trois obstacles importants à l’utilisation de l’Internet au Canada continuent d’être de faibles niveaux de revenu, de faibles niveaux de scolarité et l’emplacement rural — résultats cohérents avec des études antérieures. Les efforts déployés pour comprendre la connectivité des Canadiens doivent donc tenir compte à la fois des facteurs de l’offre et de la demande. Du côté de l’offre, la disponibilité d’une infrastructure de TIC, particulièrement la large bande, et son coût sont importants, tandis que du côté de la demande, la plus grande fracture numérique rend compte des différences au niveau de l’éducation postsecondaire d’une personne.

Deux secteurs exigent une étude plus approfondie. En premier lieu, nos résultats ne tiennent pas compte des « effets d’interaction » — il peut exister des relations importantes entre les facteurs que nous avons examinés. Ainsi, Singh (2004) a trouvé que, contrairement aux attentes voulant que les entrepreneurs ruraux soient plus susceptibles d’utiliser l’Internet pour surmonter la distance, les ménages ruraux ayant un répondant travaillant à son compte étaient moins susceptibles d’être connectés à l’Internet qu’un ménage urbain ayant un répondant travaillant à son compte. Dans cette étude, un effet d’interaction entre les sexes et l’éducation pourrait éclairer davantage le renversement apparent de la fracture numérique.

En deuxième lieu, nos résultats justifient une étude plus poussée de la « fracture numérique » le long du continuum urbain-rural, fondée à la fois sur la distance et la densité démographique. Ceci pourrait révéler des nuances importantes parmi les résidents des régions rurales vivant à proximité des villes, par opposition à ceux qui vivent dans des régions plus éloignées du Canada. Pour mesurer la distance, les secteurs situés à l’extérieur des villes pourraient être classé selon le degré de l’influence urbaine exercée en utilisant les zones d’influence métropolitaines (ZIM) (voir McNiven, Puderer et Janes, 2000). Le taux d’utilisation de l’Internet le long d’un tel continuum est décrit au tableau 2.

Tableau 2 Personnes (âgées de 18 ans et plus) utilisant l’Internet pour des raisons personnelles et non commerciales, d’un endroit quelconque, selon la taille de la collectivité, 2005. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau 2 Personnes (âgées de 18 ans et plus) utilisant l'Internet pour des raisons personnelles et non commerciales, d'un endroit quelconque, selon la taille de la collectivité, 2005

La diminution du taux d’utilisation de l’Internet le long de ce continuum implique que l’emplacement pourrait agir comme substitut d’autres facteurs, notamment la disponibilité du service à large bande ou le prix plus élevé de la connexion à l’Internet dans les régions rurales. Comme Whitacre et Mills (2006) concluent, au cours de la dernière décennie, la disponibilité de la large bande est devenue un facteur du taux auquel les ménages ruraux américains utilisent l’Internet. L’accès à la haute vitesse multiplie les possibilités d’utilisation de l’Internet, allant d’activités commerciales, éducatives et liées à la santé à l’accès aux services gouvernementaux, au réseautage et à l’utilisation de nouveaux modes de communication (p. ex., Voice Over Internet Protocol - VOIP — Système vocal sur l’Internet).

Si la disponibilité de la large bande est un facteur influant de l’offre, particulièrement dans les petites villes et les régions rurales, d’autres études de l’utilisation de l’Internet devraient examiner les écarts des vitesses d’accès ainsi que les lacunes de la connectivité. À mesure que les collectivités de tout le Canada ont accès aux services de l’Internet à haute vitesse, le point de mire risque de se déplacer vers le prix de ces services et la demande pour la connexion à ces services aux prix actuels. Par ailleurs, il semble également que la « fracture numérique » évolue au‑delà de la connectivité vers une fracture de deuxième niveau ou d’utilisation, constatée par la diversité et la polyvalence de l’utilisation de l’Internet (Montagnier, 2007).


Note

  1. Les services « sans fil » reposant sur l’utilisation des communications radiophoniques sont exclus de cette réglementation, p. ex., les services Internet par téléphone cellulaire et sans fil.
  2. Une option consiste à compenser les coûts plus élevés engagés par les personnes et les collectivités pour se connecter au moyen des services satellitaires qui sont à présent à la disposition de toutes les collectivités canadiennes.
  3. Un utilisateur d’Internet a déclaré utiliser l’Internet en 2005 pour des raisons personnelles et non commerciales à partir d’un endroit quelconque, y compris le domicile, l’école, le lieu de travail, une bibliothèque publique ou d’autres endroits. Une description technique détaillée du modèle peut être consultée dans Noce et McKeown (2007).
  4. Des sept facteurs qui influent sur l’utilisation de l’Internet, deux étaient des variables de contrôle continues — âge et revenu du ménage — et les cinq restants étaient traités comme des variables prédictives binaires — lieu de résidence, sexe, éducation, langue et présence d’enfants.
  5. La distribution du revenu du ménage selon une asymétrie positive a été ramenée en base 10 au moyen d’un calcul logarithmique pour être intégrée au modèle, afin de satisfaire à l’hypothèse d’une distribution normale pour une variable indépendante continue. Ceci rend l’interprétation du coefficient qui en résulte moins directe.
  6. La langue de l’entrevue n’est pas à tous les égards un indicateur parfait de la langue maternelle ou de la langue parlée à la maison.
  7. Dans l’ECUI de 2005, 97 % des utilisateurs de l’Internet qui ont indiqué l’anglais comme leur langue de préférence pour l’entrevue ont déclaré obtenir de l’information dans la langue de leur choix, comparativement à à peine 83 % de ceux qui ont indiqué le français. De même, Dryburgh (2001) a signalé que 99 % des anglophones pensent qu’il y a suffisamment de contenu dans la langue de leur choix dans l’Internet, comparativement à seulement 62 % des francophones.