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Situation vis-à-vis l’activité et taux d’emploi
Emploi selon le secteur
La population active dans les professions de haute spécialisation
Niveaux de scolarité des travailleurs
Revenu moyen et fréquence des unités à faible revenu
Résumé

Situation vis‑à-vis l’activité et taux d’emploi

La situation vis‑à-vis l’activité et les taux d’emploi fournissent de l’information sur la vigueur de l’économie à l’intérieur des différents types de bassins hydrographiques et, par extension, indiquent l’endroit où une intervention serait susceptible d’être la plus efficace.

Dans les bassins hydrographiques « fortement urbains », 68 % de la population âgée de 15 ans ou plus était active (encadré 2) et 64 % des répondants avaient un emploi (annexe, tableaux 1A à 1C). Ces deux résultats fléchissent progressivement en fonction de l’augmentation du caractère rural des bassins, au point que dans les bassins hydrographiques « très ruraux », seulement 61 % de la population âgée de 15 ans ou plus était active et 50 % des répondants avaient un emploi.

À la figure 1, les quotients de localisation (encadré 3) montrent que l’intensité d’emploi (c.‑à‑d. le taux d’emploi par rapport au niveau national) diminue de façon constante tant pour la population rurale que pour la population urbaine au recensement en fonction de la croissance du caractère rural du bassin hydrographique.

Il existe une différence marquée entre les taux d’emploi des résidents des régions rurales et urbaines de recensement d’un même bassin hydrographique. Comparativement à la population urbaine, la population rurale a un taux d’emploi plus élevé dans les bassins hydrographiques « fortement » et « très urbains » mais un taux d’emploi inférieur dans les bassins hydrographiques ruraux. Il semble que la population rurale au recensement ait un meilleur accès aux emplois (urbains) dans les bassins hydrographiques essentiellement urbains.

Dans les bassins hydrographiques « très ruraux », seulement 80 personnes appartenant à une région rurale de recensement avaient un emploi, comparativement à 100 personnes qui auraient un emploi si elles jouissaient du même taux d’emploi que celui de l’ensemble de la population active au Canada (c.‑à‑d. pour laquelle le quotient de localisation est de 0,80). Le nombre comparable pour la population urbaine au recensement dans les bassins hydrographiques « très ruraux » est de 0.89.

Figure 1  Les taux d’emploi sont inférieurs dans les bassins hydrographiques essentiellement ruraux </u>(à noter que les taux d’emploi dans les régions rurales de recensement sont relativement plus élevés dans les bassins hydrographiques urbains et relativement moins élevés dans les bassins hydrographiques ruraux). Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 1  Les taux d’emploi sont inférieurs dans les bassins hydrographiques essentiellement ruraux (à noter que les taux d’emploi dans les régions rurales de recensement sont relativement plus élevés dans les bassins hydrographiques urbains et relativement moins élevés dans les bassins hydrographiques ruraux)

Emploi selon le secteur

L’emploi selon le secteur fournit de l’information sur les industries les plus importantes selon le type de bassin hydrographique quant au nombre de personnes employées et à leur potentiel de produire des biens et des services exportables. En bref, les dynamiques économiques d’un type de bassin hydrographique sont mieux comprises lorsqu’on trace le profil des secteurs et, par extension, et il est donc possible de saisir tant les possibilités d’emploi dans l’avenir que le potentiel de dégradation de l’environnement.

Les pages qui suivent présentent les conclusions de l’examen de certains secteurs d’emploi. Les données détaillées figurent dans les tableaux 2A à 2D, 3A à 3D et 4A à 4D en annexe.

On ne s’étonnera pas de ce que l’intensité d’emploi dans l’agriculture soit plus forte dans les régions rurales de recensement (figure 2). La population active1 des régions rurales de recensement dans les bassins hydrographiques « fortement urbains » connaît la plus forte intensité d’emploi sur les fermes -- 5,4 fois plus que pour l’ensemble de la population active au Canada. Pourtant, l’emploi dans le secteur agricole est une caractéristique importante des régions rurales de recensement dans tous les types de bassin hydrographique.

Figure 2  L’intensité d’emploi dans le secteur de l’agriculture est relativement plus forte dans la population active des régions rurales de recensement des bassins hydrographiques très urbains. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 2  L’intensité d’emploi dans le secteur de l’agriculture est relativement plus forte dans la population active des régions rurales de recensement des bassins hydrographiques très urbains

De même, l’emploi dans le secteur forestier est relativement plus important au sein de la population active des régions rurales de recensement dans tous les types de bassins hydrographiques (figure 3). On observe l’intensité la plus forte pour la population active des régions rurales de recensement dans les bassins hydrographiques « modérément urbains ». Précisons que l’intensité d’emploi dans le secteur agricole comme dans le secteur forestier est relativement plus forte dans les régions rurales de recensement de tous les bassins hydrographiques.

Figure 3  L’intensité d’emploi dans le secteur forestier est relativement plus forte dans la population active des régions rurales de recensement des bassins hydrographiques essentiellement ruraux. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 3  L’intensité d’emploi dans le secteur forestier est relativement plus forte dans la population active des régions rurales de recensement des bassins hydrographiques essentiellement ruraux

L’intensité d’emploi dans le secteur minier est plus forte dans les bassins hydrographiques essentiellement ruraux tant pour la population active des régions rurales que pour celle des régions urbaines de recensement (figure 4). Signalons que l’intensité d’emploi est semblable dans les régions rurales et urbaines de recensement pour la plupart des types de bassin hydrographique.

La très forte intensité observée pour la population active des régions urbaines de recensement dans les bassins hydrographiques « très ruraux » s’explique probablement par les faibles chiffres absolus de la population active des régions urbaines de recensement dans ces bassins hydrographiques – seulement 550 personnes de ces régions urbaines ont déclaré avoir un emploi dans le secteur minier dans les bassins hydrographiques « très ruraux » par rapport à un niveau d’emploi total de 4 230 travailleurs (annexe, tableaux 3A à 3D).

Figure 4  L’intensité d’emploi dans le secteur minier est semblable dans les régions urbaines et dans les régions rurales de recensement (sauf dans les bassins hydrographiques très ruraux). Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 4  L’intensité d’emploi dans le secteur minier est semblable dans les régions urbaines et dans les régions rurales de recensement (sauf dans les bassins hydrographiques très ruraux)

Les scieries et les usines de pâtes et papiers sont deux secteurs manufacturiers engagés dans la transformation du bois. L’emploi dans les scieries suit une tendance semblable à celle du secteur forestier, c’est-à-dire que l’intensité d’emploi est plus forte dans les régions rurales que dans les régions urbaines de recensement, et ce, dans tous les types de bassin hydrographique (figure 5). Comme dans le cas du secteur forestier, les régions les plus marquées par l’intensité de l’activité sont les régions rurales de recensement dans des bassins hydrographiques « modérément urbains ».

Figure 5  L’intensité d’emploi dans les scieries est plus forte dans les régions rurales de recensement que dans les régions urbaines de recensement de tous les types de bassins hydrographiques. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 5  L’intensité d’emploi dans les scieries est plus forte dans les régions rurales de recensement que dans les régions urbaines de recensement de tous les types de bassins hydrographiques

L’emploi dans les usines de pâtes et papiers suit une tendance semblable à celle du secteur minier. Pour l’ensemble de la population active, à l’exception des bassins hydrographiques « très ruraux », la part de la population active qui travaille dans les usines de pâtes et papiers est plus élevée dans les bassins hydrographiques essentiellement ruraux (figure 6). De plus, cette tendance est similaire dans les régions rurales et dans les régions urbaines de recensement.
Dans les bassins hydrographiques « modérément ruraux », le quotient de localisation pour les régions urbaines de recensement est de 2,75. Cela signifie que 275 personnes de ces régions urbaines de recensement travailleraient dans une usine de pâtes et papiers, comparativement aux 100 personnes qui auraient travaillé si leur intensité d’emploi était la même que celle de l’ensemble de la population active au Canada.

Figure 6  L’intensité d’emploi dans les usines de pâtes et papiers est relativement plus forte dans les bassins hydrographiques « modérément ruraux ». Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 6  L’intensité d’emploi dans les usines de pâtes et papiers est relativement plus forte dans les bassins hydrographiques « modérément ruraux »

On pourrait s’attendre à ce que l’intensité d’emploi dans les mines, les scieries et les usines de pâtes et papiers soit relativement plus forte dans les régions urbaines de recensement si ces activités aboutissaient à la création d’un noyau urbain. Pourtant,

  • en ce qui concerne l’emploi dans les mines, ce n’est le cas que pour le petit nombre de travailleurs des régions urbaines de recensement des bassins hydrographiques « très ruraux » (figure 4); dans les scieries, l’intensité d’emploi n’est pas plus forte dans les régions urbaines de
  • recensement, ce qui indique que l’intensité d’emploi dans les scieries n’est pas (relativement) plus forte dans les villes (où l’on dénombre 1 000 habitants ou plus) (figure 5);
  • l’intensité d’emploi dans les usines de pâtes et papiers est plus forte dans les régions urbaines de recensement des bassins hydrographiques « modérément ruraux » seulement (figure 6), ce qui indique aussi que l’intensité d’emploi dans le secteur des pâtes et papiers n’est généralement (relativement) pas plus forte dans les régions urbaines de recensement.

Ces mesures indiquent donc que l’intensité d’emploi dans les mines, les scieries et les pâtes et papiers n’est généralement pas plus forte dans les régions urbaines de recensement.

Dans l’ensemble du Canada, plus de 14 % de la population active est employée dans toutes les autres industries manufacturières (c’est‑à-dire dans toutes les industries manufacturières sauf les scieries et les usines de pâtes et papiers) (annexe, tableaux 2A à 2D). L’intensité d’emploi dans les « autres » secteurs manufacturiers est plus forte dans les bassins hydrographiques « fortement urbains » (figure 7). L’intensité d’emploi y est 20 % plus forte pour la population active des régions urbaines de recensement engagée dans les « autres » secteurs manufacturiers, comparativement à l’ensemble du Canada. Dans les bassins hydrographiques essentiellement ruraux, l’intensité d’emploi dans le secteur manufacturier est plus faible — tant pour la population active des régions rurales que pour celle des régions urbaines de recensement.

Figure 7  L’intensité d’emploi dans le secteur manufacturier (autre que les scieries et les usines de pâtes et papiers) est relativement plus forte dans les bassins hydrographiques « très urbains ». Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 7  L’intensité d’emploi dans le secteur manufacturier (autre que les scieries et les usines de pâtes et papiers) est relativement plus forte dans les bassins hydrographiques « très urbains »

En 2001, l’emploi dans le secteur des services aux entreprises comptait pour environ 9 % de l’ensemble de la population active du Canada (annexe, tableaux 2A à 2D). La plus forte intensité était dans les bassins hydrographiques les plus urbains et la part la moindre était dans les bassins hydrographiques essentiellement ruraux (figure 8).

Pour chaque type de bassin hydrographique, l’intensité d’emploi dans le secteur des services aux entreprises était plus forte pour la population active urbaine que pour la population active rurale au recensement. On peut se faire une idée de la concentration urbaine extrême de cette industrie en observant que seules les régions urbaines de recensement des bassins hydrographiques « fortement urbains » ont une intensité d’emploi dans les services aux entreprises plus forte que la moyenne canadienne. Les services aux entreprises sont une activité concentrée dans les régions urbaines pour laquelle la majorité des travailleurs recueillent, analysent et diffusent une information considérée utile à d’autres industries.

Figure 8  L’intensité d’emploi dans les services aux entreprises est plus forte que la moyenne nationale seulement dans les régions urbaines de recensement des bassins hydrographiques « fortement urbains ». Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 8  L’intensité d’emploi dans les services aux entreprises est plus forte que la moyenne nationale seulement dans les régions urbaines de recensement des bassins hydrographiques « fortement urbains »

L’emploi dans les services gouvernementaux compte pour un peu plus de 6 % de l’emploi dans l’ensemble du Canada (annexe, tableaux 2A à 2D).

À l’exception d’un niveau élevé atteint dans les bassins hydrographiques « modérément urbains », l’intensité d’emploi dans les services gouvernementaux est plus forte dans les bassins hydrographiques essentiellement ruraux (figure 9).

On observe des différences dans la tendance de l’emploi dans les services gouvernementaux entre la population active des régions rurales et celle des régions urbaines de recensement. Au sein de la population active rurale, l’intensité la plus forte a été enregistrée dans les bassins hydrographiques les plus ruraux. Dans ces bassins hydrographiques, plus de 230 personnes appartenant à une région rurale de recensement ont un emploi, alors qu’on en compterait 100 si l’intensité était égale à celle que l’on observe pour l’ensemble de la population active au Canada. Toutefois, pour la population active urbaine au recensement, cette intensité est la plus forte dans les bassins hydrographiques « modérément urbains ».

Figure 9  L’intensité d’emploi dans les services gouvernementaux est relativement plus forte dans la population active des régions urbaines de recensement des bassins hydrographiques « modérément urbains ». Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 9  L’intensité d’emploi dans les services gouvernementaux est relativement plus forte dans la population active des régions urbaines de recensement des bassins hydrographiques « modérément urbains »

À l’exception des bassins hydrographiques les plus ruraux et les plus urbains, les travailleurs gouvernementaux sont plus susceptibles de se trouver dans des régions urbaines que dans des régions rurales de recensement. Il n’y a rien d’étonnant à cela, car les écoles, les hôpitaux et les autres bureaux gouvernementaux sont plus susceptibles de se trouver dans des centres urbains. Dans les bassins hydrographiques « fortement urbains », les employés gouvernementaux sont peut-être plus susceptibles de vivre dans une région rurale et faire la navette à tous les jours vers un centre urbain. Dans les bassins « très ruraux », il y a des employés du gouvernement dans des villes de moins de 1 000 habitants.

La population active dans les professions de haute spécialisation

Cette section porte sur les professions de haute spécialisation et de spécialisation réduite dans différents types de bassins hydrographiques.2 Une part plus importante de la population active dans les professions de haute spécialisation pourrait indiquer qu’il y a une plus grande disponibilité de compétences en gestion et en négociation des questions relatives à la gouvernance dans un bassin hydrographique. Alasia et Magnusson (2005) ont montré que dans la majorité des secteurs de l’industrie, les professions de haute spécialisation étaient davantage concentrées dans les régions urbaines et que les professions de spécialisation réduite étaient davantage concentrées dans les régions rurales. Ici aussi, la « population active » est la population active expérimentée de 25 à 64 ans (encadré 2).

La population active des bassins hydrographiques essentiellement ruraux occupe un faible nombre de postes de gestion (figure 10). Pour chaque type de bassin hydrographique, les régions rurales de recensement ont une moindre part de postes de gestion que les régions urbaines de recensement.

Figure 10  À l’intérieur de chaque type de bassin hydrographique, l’intensité d’emploi dans les postes de gestion est plus forte chez la population active des régions urbaines de recensement. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 10  À l’intérieur de chaque type de bassin hydrographique, l’intensité d’emploi dans les postes de gestion est plus forte chez la population active des régions urbaines de recensement

À l’inverse, plus le caractère rural d’un bassin hydrographique est prononcé, plus la part de sa population active employée dans des professions de spécialisation réduite est importante (figure 11). La population active rurale au recensement des bassins hydrographiques ruraux possède une plus forte intensité de travailleurs dans les professions de spécialisation réduite.

Figure 11  Dans les bassins hydrographiques « très ruraux », une part plus importante de la population active occupe des professions de spécialisation réduite. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 11  Dans les bassins hydrographiques « très ruraux », une part plus importante de la population active occupe des professions de spécialisation réduite

Niveaux de scolarité des travailleurs

On constate des écarts marqués entre les plus hauts niveaux de scolarité atteints par la population active expérimentée de différents types de bassins hydrographiques. Les personnes qui ont un grade, un certificat ou un diplôme d’études postsecondaires comptent pour 61 % de la population active des bassins hydrographiques « fortement urbains », mais pour seulement 43 % des bassins hydrographiques « très ruraux » (annexe, tableaux 8A à 8D). Parallèlement, les personnes qui n’ont ni grade, ni certificat, ni diplôme comptent pour 26 % de la population active des bassins hydrographiques « fortement urbains », mais représentent 47 % de la population active des bassins « très ruraux ».

Dans tous les types de bassin, la population active rurale au recensement a un niveau de scolarité inférieur à celui de la population active urbaine au recensement. La population active rurale au recensement qui a fait des études postsecondaires est moins nombreuse que celle de la population urbaine au recensement (figure 12) et elle est plus nombreuse à ne pas avoir de diplôme d’études secondaires (figure 13). C’est dans les bassins hydrographiques « très ruraux » qu’on observe le plus grand nombre de personnes qui n’ont pas de diplôme d’études secondaires.

Figure 12  Les bassins hydrographiques « fortement ruraux » ont une moindre part de personnes qui détiennent un certificat d’études postsecondaires. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 12  Les bassins hydrographiques « fortement ruraux » ont une moindre part de personnes qui détiennent un certificat d’études postsecondaires

Figure 13  Dans chaque type de bassins hydrographiques, la population active d’une région rurale de recensement est moins susceptible d’avoir terminé des études secondaires. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 13  Dans chaque type de bassins hydrographiques, la population active d’une région rurale de recensement est moins susceptible d’avoir terminé des études secondaires

Revenu moyen et fréquence des unités à faible revenu

L’information sur le revenu fournit des renseignements précieux sur le rang social relatif de différents groupes dans l’ensemble du Canada. Nous examinerons ici brièvement deux aspects du revenu dans les bassins hydrographiques du Canada – le revenu moyen et la fréquence des unités à faible revenu3.

Les revenus sont inférieurs en moyenne dans les bassins hydrographiques essentiellement ruraux (figure 14). Par ailleurs, comparativement à la population active urbaine au recensement, la population active rurale au recensement a des revenus moins élevés dans chaque type de bassin hydrographique. Signalons en particulier que l’écart entre les revenus des populations urbaines et rurales au recensement est le plus grand dans les bassins hydrographiques « très ruraux » et le moindre dans les bassins hydrographiques « fortement urbains ». Dans les bassins plus urbains, il appert que la population rurale au recensement bénéficie d’un accès plus direct aux grands centres urbains.

Figure 14  Les revenus moyens sont inférieurs dans les bassins hydrographiques essentiellement ruraux et les revenus sont inférieurs dans les régions rurales de recensement de chacun des types de bassin hydrographique. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 14  Les revenus moyens sont inférieurs dans les bassins hydrographiques essentiellement ruraux et les revenus sont inférieurs dans les régions rurales de recensement de chacun des types de bassin hydrographique

Par contre, l’examen de la fréquence des unités à faible revenu indique une tendance différente :

  • la population urbaine au recensement est moins susceptibles de déclarer de faibles revenus dans les bassins hydrographiques essentiellement ruraux (figure 15); cependant,
  • la population rurale au recensement est plus susceptible de déclarer de faibles revenus dans les bassins hydrographiques essentiellement ruraux.
Figure 15  Les résidents des régions rurales de recensement des bassins hydrographiques urbains sont moins susceptibles de déclarer de faibles revenus, comparativement aux résidents urbains de ces bassins hydrographiques. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 15  Les résidents des régions rurales de recensement des bassins hydrographiques urbains sont moins susceptibles de déclarer de faibles revenus, comparativement aux résidents urbains de ces bassins hydrographiques

Résumé

Tel qu’indiqué dans un bulletin précédent (Rothwell, 2006), on dénombre près de 10 millions de Canadiens – le tiers de la population du Canada – dans les six bassins hydrographiques les plus urbains « fortement urbains ». Par ailleurs, entre 1981 et 2001, cette population a connu une croissance de 45 % – ce qui correspond à plus de 3 millions de personnes. De plus, près de 650 000 habitants des régions rurales de recensement (c’est-à-dire 11 % de l’ensemble de toute la population rurale au recensement) vivent dans ce type de bassin. La pression démographique et le potentiel de préoccupations environnementales qu’elle soulève, conjugués à la présence d’un très grand nombre d’habitants des régions rurales et urbaines de recensement, indiquent qu’il est extrêmement important de tracer le profil des conditions socioéconomiques prévalentes dans ces bassins hydrographiques, particulièrement en ce qui concerne les différences entre les populations.

C’est dans les bassins hydrographiques « fortement urbains » que l’on trouve la plus forte intensité d’activité et d’emploi. Par ailleurs, ces chiffres sont encore plus élevés pour la population rurale que pour la population urbaine au recensement.

Comme on pouvait s’y attendre, les bassins hydrographiques « fortement urbains » présentent une faible intensité d’emploi dans le secteur des mines et des usines de pâtes et papiers (activité manufacturière majoritairement rurale). Toutefois, dans les autres secteurs manufacturiers, on constate une plus grande intensité d’emploi que dans l’ensemble du Canada. C’est dans les bassins hydrographiques « fortement urbains » qu’on observe la plus forte intensité d’emploi dans les services aux entreprises. Par ailleurs, c’est au sein de la population rurale au recensement qu’on observe la plus forte intensité d’emploi à cet égard. On pourra s’étonner du fait qu’on observe une intensité d’emploi relativement faible dans les services gouvernementaux dans les bassins hydrographiques « fortement urbains », particulièrement parmi la population urbaine au recensement.

La population des bassins hydrographiques « fortement urbains » affiche de très bons résultats tant en ce qui concerne les niveaux de compétences professionnelles que les niveaux de scolarité. De plus, la population rurale au recensement l’emporte sur la population urbaine au recensement dans ces catégories. On observe en outre la plus forte intensité de gestionnaires et de professionnels dans ces bassins hydrographiques (le plus haut niveau de compétences professionnelles) et la plus faible densité de travailleurs non spécialisés (le plus bas niveau de compétences professionnelles). De plus, l’intensité d’emploi des gestionnaires était plus forte, tandis que celle des travailleurs non spécialisés était plus faible au sein de la population rurale au recensement de ces bassins hydrographiques « fortement urbains ».

L’intensité d’emploi des titulaires d’un grade, certificat ou diplôme d’études postsecondaires (le niveau de scolarité le plus élevé) dans les bassins hydrographiques « fortement urbains » était la plus forte de tous les types de bassins. De même, l’intensité d’emploi des personnes n’ayant aucun grade, certificat ou diplôme (le niveau de scolarité le plus bas) était la plus faible de tous les types de bassins. Après un partage entre les populations rurales et urbaines au recensement, la population urbaine affichait une plus faible intensité d’emploi pour les personnes ayant un grade, un certificat ou un diplôme d’études secondaires et une plus forte intensité pour les personnes sans grade, certificat ou diplôme.

Enfin, le profil du revenu moyen et la fréquence des unités à faible revenu montre que les résidents des bassins hydrographiques « fortement urbains » ont le revenu moyen le plus élevé de tous, la population urbaine au recensement affichant un revenu moyen légèrement supérieur à celui de la population rurale au recensement. La fréquence des unités à faible revenu montre un écart énorme entre les populations rurales et urbaines au recensement dans les bassins hydrographiques « fortement urbains ». La population urbaine au recensement a une fréquence des unités à faible revenu parmi les plus élevées de tous les types de bassins hydrographiques, tandis que la population rurale au recensement affiche la fréquence la moins élevée de tous les types de bassins.

Une fois réunis, ces résultats révèlent qu’en ce qui a trait à l’emploi, aux compétences professionnelles, au niveau de scolarité et au revenu, la population active des bassins hydrographiques « fortement urbains » occupe un rang relativement élevé comparativement au reste du Canada. De plus, pour un bon nombre de mesures, la population active rurale au recensement jouit d’un sort meilleur que la population active urbaine au recensement dans ces bassins hydrographiques urbains. Une position socioéconomique plus élevée dans l’ensemble de la population active et, en particulier, au sein de la population active rurale au recensement, indique qu’il existe peut-être un potentiel supérieur ou une plus grande capacité de composer avec les enjeux environnementaux dans ces bassins hydrographiques à très forte densité de population.

Le présent bulletin illustre comment un certain nombre de caractéristiques socioéconomiques varient selon le type de bassin hydrographique au Canada. Le recours à des types de bassins (en se fondant sur la part de la population résidente qui fait partie d’une région rurale de recensement) comme unité de base géographique comporte quelques difficultés. Plus particulièrement, le fait que les types de bassins soient dispersés dans l’ensemble du Canada et ne constituent pas des unités contigües que l’on peut nettement lier à des régions particulières du Canada pose un problème. De la même façon, ces types de bassins ne se conforment certainement pas aux frontières politiques établies et reconnues. Bref, un bassin hydrographique constitue une base démographique différente pour la présentation de données démographiques et socioéconomiques. Cette nouvelle représentation géographique gagnera probablement en utilité à mesure qu’on établira dans tout le Canada des structures gouvernementales fondées sur des bassins hydrographiques responsables de la gestion de l’eau et qui auront besoin d’une information démographique et socioéconomique qui corresponde mieux aux frontières entre les secteurs de compétences.


Notes

  1. Nous utilisons le terme « population active » en référence à la population active expérimentée (encadré 2) âgée de 25 à 64 ans.
  2. Les professions ont été groupées dans cinq catégories, selon les types de compétence normalement requis pour ces professions (Alasia et Magnusson, 2005).
  3. Pour la définition, un seuil des faibles revenues, voir Statistique Canada (2002).