Qualité des données, concepts et méthodologie : Exactitude des données

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De nombreux facteurs influent sur l'exactitude des résultats d'une enquête. Ainsi, les répondants peuvent avoir mal interprété les questions ou avoir donné des réponses inexactes; des erreurs peuvent aussi s'être glissées dans les données à l'étape de la saisie ou de la totalisation des résultats. Nous avons tout mis en oeuvre pour diminuer le nombre de ces erreurs. Nous avons notamment vérifié toutes les données saisies et procédé à des contrôles de validité et de cohérence, à un suivi poussé auprès des grandes entreprises et à des consultations avec un certain nombre de services publics et d'associations de l'industrie.

Fardeau de réponse

Afin d'assurer un meilleur suivi et, par conséquent, d'apporter des modifications qui permettraient de réduire le fardeau imposé aux répondants qui doivent remplir les questionnaires, on leur a demandé d'indiquer le temps qu'ils ont pris pour le remplir. Le nombre moyen d'heures indiqué par les répondants aux deux enquêtes est de 3,0.

En général, on peut réduire les erreurs comme une couverture incomplète de l'univers, une classification inexacte des activités des entreprises ou des administrations publiques ou une incohérence parmi les définitions de travail, en menant l'enquête à intervalles réguliers. Ceci permet de tenir à jour les listes d'envoi postal et fait en sorte que les répondants connaissent bien les définitions employées et les types de renseignements à fournir.

L'observation de l'univers de l'industrie est incomplète si on y « oublie » une entreprise. Si la raison en est qu'elle a été incluse fautivement dans une autre industrie, on parle d'erreur de classification. De telles erreurs ont des répercussions sur les estimations, mais elles sont moins fréquentes que par le passé, grâce à l'adoption du système de classification SCIAN (voir à la section « Qualité des données, concepts et méthodologie — Conception globale : sources des données et méthodologie ») et voir l'encadré « La classification des services de gestion des déchets ».

Évaluation de l'exactitude des données

Une façon de juger de l'exactitude des données est de les comparer aux tendances d'autres données qui ont été recueillies. Ainsi, si l'on compare les statistiques sur les déchets de 2008 et celles de 2006, on se rend compte qu'il y a eu une croissance appréciable des revenus de l'industrie canadienne de la gestion des déchets. On constate que, par habitant, on a récupéré plus de déchets non dangereux en 2008 qu'en 2006, mais qu'on a éliminé environ la même quantité de déchets non dangereux en 2006 et en 2008. Les augmentations caractérisant les estimations de la quantité de déchets récupérés se retrouvent dans les estimations des finances et de l'emploi pour les entreprises et les administrations publiques qui forment les deux secteurs de cette industrie. Les données financières sur les entreprises de 2008 ont de plus été comparées aux données administratives du Registre des entreprises de Statistique Canada. Les données sur le recyclage ont été comparées et validées à l'aide des données des gouvernements provinciaux de la Nouvelle-Écosse et de l'Ontario.

Taux de réponses

Le taux général de réponse aux enquêtes de 2008 sur l'industrie de la gestion des déchets — qui est le rapport entre le nombre de questionnaires entièrement ou partiellement remplis et le nombre total de questionnaires compris dans le champ d'observation de l'enquête — s'est respectivement établi à 79 % et 93 % pour le secteur des entreprises et celui des administrations publiques.

Taux d'imputation

Pour la plupart, les entreprises et les administrations locales ont très volontiers répondu aux questions de l'enquête, mais certaines n'ont pu produire toutes les données selon le format demandé. Par exemple, les établissements qui n'utilisaient pas une balance ont eu de la difficulté à répondre aux questions sur le poids des matières collectées ou éliminées. Il y a eu imputation des données dans les cas où des valeurs manquaient à des postes du questionnaire ou quand les répondants n'avaient pas produit leur questionnaire même après le suivi intensif qui avait été fait.

Fiabilité des données

Les taux d'imputation sont un indicateur de la fiabilité des données. Le terme imputation fait ici référence à la proportion de données qui ne sont pas directement tirées de l'enquête mais qui proviennent plutôt d'une source administrative ou qui ont fait l'objet d'une estimation à l'aide de méthodes valables et reproductibles.

Une imputation est nécessaire pour « compléter » le tableau des données lorsque des réponses manquent à des questions ou à des ensembles de questions.

Secteur des entreprises

Pour les petites entreprises non visées par l'enquête ainsi que celles qui n'ont pas répondu au questionnaire, on s'est reporté aux données sur les finances et l'emploi du Registre des entreprises de Statistique Canada et à d'autres sources administratives (par exemple, les dossiers fiscaux) pour remplacer les valeurs manquantes.

Pour les grandes entreprises, on a comparé les valeurs imputées aux valeurs des années antérieures et à d'autres sources, comme les rapports annuels et les déclarations aux bourses de valeurs mobilières, de manière à garantir la qualité des valeurs imputées.

Le taux global d'imputation pour les variables financières des entreprises a été de 21 %.

Secteur des administrations publiques

Les valeurs des années antérieures ont servi à l'estimation des valeurs manquantes sur les finances et l'emploi dans le cadre de l'enquête sur le secteur des administrations publiques. Comme le taux de réponse a été élevé (93 %) pour cette enquête, il y avait très peu de valeurs à imputer.

Élimination et recyclage des déchets

Pour l'imputation des valeurs manquantes des sections sur l'élimination et le recyclage on a fait appel à des méthodes différentes. Comme cette section était identique dans les deux enquêtes, tant pour le secteur des entreprises que pour le secteur des administrations publiques, les résultats de ces enquêtes ont facilement été combinés, d'où la possibilité d'éliminer les données en double et de tirer une réponse complète à partir de réponses partielles. Par exemple, pour les sites d'enfouissement appartenant à une administration locale et exploités en sous-traitance, cette administration et l'entreprise sous-traitante ont produit une déclaration. On a éliminé les données en double pour que la déclaration soit unique dans le cas de ces sites d'enfouissement. Par ailleurs, si les deux répondants n'avaient pu déclarer tous les aspects de l'exploitation de l'installation, il a suffi de combiner leurs réponses pour obtenir un dossier complet. Pour illustrer, disons que l'entreprise pourrait avoir omis de mentionner la quantité totale de déchets éliminés dans ce site d'enfouissement, mais que par contre, la municipalité pourrait l'avoir déclarée.

Un bon nombre des valeurs de cellules manquantes dans les formulaires d'enquête remplis ont été obtenues à la suite d'une intense activité de suivi par courrier électronique ou par téléphone. Les autres valeurs manquantes ont été fournies par des personnes ressources des administrations provinciales et locales, des spécialistes de l'industrie et des sources disponibles pour le grand public comme Internet.

Les tableaux du présent rapport comprennent des données dont la qualité a été jugée suffisante pour une diffusion à un niveau désagrégé. Les impératifs de confidentialité des données interviennent dans une telle évaluation au même titre que les taux d'imputation. Les données doivent être diffusées à un niveau où il est impossible d'établir l'identité d'un répondant, dans quelque cellule que ce soit. Ajoutons que les niveaux d'imputation doivent rester dans des limites raisonnables.

Limites des données

Nous avons tout mis en oeuvre pour que les estimations de ce rapport soient d'une grande qualité et d'une grande fiabilité, mais il importe de bien saisir les limites de l'information livrée, ce qui permettra au lecteur de prendre des décisions éclairées avant de poursuivre la recherche ou l'analyse au moyen de ces estimations.

Couverture

Comme on l'indique à la section « Qualité des données, concepts et méthodologie — Conception globale : sources des données et méthodologie– Évaluation de la couverture de la base de sondage », les estimations du présent rapport portent uniquement sur les matières qui sont entrées dans le circuit de la gestion des déchets. On a exclu les déchets dont a pu s'occuper sur place une entreprise ou un ménage. La majeure partie des déchets résidentiels sont pris en charge par les municipalités ou des entreprises privées et, par conséquent, sont couverts par l'enquête, mais on peut croire qu'une quantité appréciable est aussi gérée sur place par les producteurs industriels. Par ailleurs, une part importante des déchets sont transportés par le producteur, directement chez des transformateurs secondaires, comme des usines de pâtes et papiers, sans qu'intervienne aucune entreprise ou administration locale participant à la gestion des déchets. Des preuves non scientifiques laissent supposer que ces pratiques sont de plus en plus répandues.

Les déchets agricoles ne sont pas couverts par ces enquêtes. Ils sont habituellement gérés sur place ou par les soins d'entreprises spécialisées qui ne sont pas classifiées comme appartenant à l'industrie de la gestion des déchets dans le SCIAN.

En outre, les données ne comprennent pas les matières traitées en vue de leur réutilisation ou de leur revente, qu'il s'agisse de ferraille ou de vieux vêtements qui sont vendus en gros par la suite ou de matières qui sont recueillies par un système de consigne et qui ne sont pas traitées dans un centre de récupération.

Classification et mesure des flux de déchets

On est constamment à la recherche d'améliorations qui permettraient d'uniformiser les définitions des concepts et des méthodes de calcul des flux de déchets au Canada. Même si des améliorations sont apportées à chaque cycle de l'enquête, des incohérences subsistent. Par exemple, certains secteurs de compétence considèrent la réutilisation de l'asphalte comme étant du recyclage, contrairement à d'autres secteurs de compétence. Certains incluent la couche de couverture dans le calcul des quantités et d'autres non.

On observe aussi qu'il existe différentes méthodes de mesure. Certains établissements mesurent les quantités de déchets au poids et d'autres, au volume; d'autres encore n'appliquent aucune méthode de mesure. Comme les normes de déclaration découlent d'une concertation, les enquêtes de Statistique Canada sur la gestion des déchets seront révisées en conséquence.

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