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L’indicateur des émissions de gaz à effet de serre est tiré tel quel du RIN et n’a pas été modifié. Les données utilisées pour produire le RIN proviennent de sources publiées ou inédites de divers ministères, d’articles scientifiques et de documents de référence du GIEC reconnus à l’échelle internationale.
Les sections suivantes donnent un bref aperçu des sources de données qui ont servi à calculer les émissions pour chaque catégorie de sources. Une liste complète de toutes les sources de données utilisées, subdivisées en secteurs et en sous-secteurs, se trouve dans les chapitres 3 à 8 du RIN (Environnement Canada, 2006).
Énergie
Procédés industriels
Utilisation de solvants et d’autres produits
Agriculture
Déchets
Bon nombre de données servant à calculer les émissions des sources fixes et mobiles de combustion de combustibles proviennent de Statistique Canada.
Certains sous-secteurs exigent des données d’autres sources pour une évaluation plus complète de leurs émissions. Le tableau explicatif 5 présente certains des ensembles de données utilisés pour calculer les émissions des activités de transport routier, par exemple.
Un inventaire des émissions fugitives résultant de l’extraction du charbon au Canada sert à calculer les facteurs d’émission pour les rejets liés à l’extraction des combustibles solides (King, 1994). Ces facteurs d’émission sont multipliés par des données de production du charbon fournies par Statistique Canada. Les estimations des émissions fugitives de l’industrie du pétrole et du gaz naturel sont fondées sur deux études (Radian International, 1997; Association canadienne des producteurs pétroliers, 1999) qui utilisent des données provenant de diverses sources, comme l’Alberta Energy and Utilities Board, Ressources naturelles Canada et les ministères provinciaux de l’Énergie.
Le tableau explicatif 6 présente les données sur les activités servant à évaluer les émissions de gaz à effet de serre produites par quelques-uns des procédés industriels canadiens, à l’aide des facteurs d’émission par défaut du GIEC ou de facteurs propres à l’industrie.
Les émissions de HFC dues à la consommation d’halocarbures sont estimées à partir des données recueillies lors d’enquêtes menées en 1996, 1998, 1999 et 2001 et d’une étude effectuée en 2005 par la Division des contrôles chimiques d’Environnement Canada. Les estimations des émissions de CO2, de PFC et de SF6 des procédés de production d’aluminium ont été obtenues directement de l’Association de l’aluminium du Canada. Les estimations des émissions N2O dues à la production d’acide adipique ont également été fournies par la seule usine d’acide adipique au Canada.
Ce secteur comprend des émissions dues à l’utilisation du N2O comme anesthésique et comme agent propulseur. On a élaboré des facteurs d’émission pour ce secteur, basés sur les statistiques sur la population de 1990 et sur les profils de consommation d’oxyde nitreux. Les données sur la population tirées de la publication Statistiques démographiques annuelles de Statistique Canada (Statistique Canada, 2004a) ont été multipliées par chacun des facteurs d’émission pour calculer les émissions de ce secteur.
Les données de Statistique Canada sur le bétail ont été utilisées conjointement avec les facteurs d’émission des niveaux 1 et 2 des lignes directrices du GIEC pour calculer les émissions dues à la fermentation entérique et à la gestion du fumier. Les catégories de bétail pour lesquelles des données sur les populations sont disponibles sont notamment les bovins (laitiers et non laitiers), les bisons, les moutons, les agneaux, les chèvres, les chevaux, les porcs et les volailles. Ces données sont tirées du Recensement de l’agriculture et d’autres rapports annuels de Statistique Canada.
Les émissions d’oxyde nitreux provenant des engrais synthétiques sont calculées à l’aide des données annuelles sur les ventes d’engrais obtenues des associations régionales de fabricants d’engrais, multipliées par un facteur d’émission par défaut du GIEC. Pour calculer les émissions du fumier animal épandu dans les pâturages, les champs et dans les enclos, les sources de données utilisées sont les mêmes que celles pour les émissions attribuables à la gestion du fumier et on utilise les facteurs d’émission de niveau 1. Pour obtenir des estimations des émissions des histosols, on utilise des valeurs de superficie des sols organiques cultivés établies en consultation avec des spécialistes du sol et des cultures à l’échelle nationale et régionale, qui sont multipliées par le facteur d’émission par défaut du GIEC. D’autres sources d’élimination des N2O, comme la jachère d’été et les pratiques de labour de conservation sont également inventoriées.
Le secteur des déchets comprend des émissions du traitement et de l’élimination des déchets, incluant l'enfouissement de déchets solides (décharges), l’épuration des eaux usées et l’incinération des déchets.
Les données sur les activités pour l’évaluation des émissions des déchets solides proviennent de diverses sources. Ce sont notamment Environnement Canada (1996), le Conseil canadien des ministres de l’environnement (1998), Statistique Canada (2004a) et (2000, 2003, 2004b), Ressources naturelles Canada (1997) et divers autres inventaires inédits des déchets.
À partir de données provinciales, incluant les quantités de déchets et des données provenant des sources ci-dessus, on a utilisé le modèle Scholl Canyon pour estimer les émissions de méthane des décharges (Environnement Canada, 2006). Ce modèle établit un lien entre les émissions et les déchets enfouis au cours des années précédentes, contrairement à la méthode statique par défaut, qui ne prend en compte que les émissions de la quantité des déchets enfouis l’année précédente.À l’aide d’une équation de régression linéaire multiple des quantités de déchets enfouis dans des décharges, on a associé les données de l’étude de Levelton (1991) à des données tirées de l’enquête de Statistique Canada sur l'industrie de la gestion des déchets (1998, 2003, 2004b) pour estimer les émissions des décharges municipales de déchets solides. On a également utilisé un taux constant pour les nouvelles émissions de méthane (k) et le potentiel de nouvelles émissions de méthane pour évaluer les émissions des décharges municipales de déchets solides et des sites d’enfouissement des déchets de bois.
Les émissions dues à l’épuration des eaux usées dans les usines municipales et industrielles ont été calculées à l’aide de taux d’émission spécifiques fondés sur la quantité de matière organique par habitant au Canada. On a ensuite multiplié ces taux d’émission par la quantité d’eaux usées épurée par un traitement anaérobie dans chaque province, puis par la population de la province (Statistique Canada, 2004b). Les émissions provenant du traitement des eaux usées industrielles ont été évaluées à partir de données tirées des rapports d’Environnement Canada (1986, 1991, 1996) et de communications avec des associations industrielles.
Les estimations des émissions dues à l’incinération des résidus urbains et des boues d’épuration ont été tirées d’une étude d’Environnement Canada (1996) et extrapolées à l’aide de données sur la croissance démographique de Statistique Canada. Le modèle a été mis à jour à partir de nouvelles données sur les quantités de boues d’épuration incinérées. Au cours des années précédentes, en raison d'un manque d'information, on a supposé que les émissions étaient constantes depuis 1996. Cela a entraîné un nouveau calcul des émissions de CH4 entre 1990 et 2003. L’inventaire de cette année inclut également les émissions de N2O.