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Quatre décennies de rendement sur le plan de productivité au Canada
Quatre décennies de rendement sur le plan de productivité au Canada

15-206-XWF

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Principales conclusions de l’étude

Productivité

Références

Renseignements supplémentaires

Rapport PDF

Productivité

Pourquoi devrions-nous nous préoccuper de la productivité?
Que montrent les statistiques sur la productivité?
Croissance économique et productivité
Contribution de la productivité au niveau de vie
Répartition des gains découlant de la croissance de la productivité
D’où vient la productivité?

Pourquoi devrions-nous nous préoccuper de la productivité?

Lorsque l’on compare la situation du Canada d’aujourd’hui avec celle du passé, un élément ressort : les Canadiens vivent mieux.

Une grande part de cette amélioration est attribuable à la croissance de la productivité. Grâce à elle, les Canadiennes et Canadiens obtiennent davantage de biens et de services pour l’effort qu’ils consacrent au travail. Également grâce à elle, ils progressent au niveau économique et touchent des chèques de paie plus élevés. La puissance de la productivité a rendu le Canada plus prospère.

La productivité croît en augmentant l’efficacité avec laquelle le système productif transforme les ressources en capital et travail en biens et services. Le Canada a prospéré en perfectionnant l’efficacité de son système de production de différentes façons. Aujourd’hui, les travailleurs peuvent produire plus par heure travaillée grâce à de nombreux changements.

Premièrement, le Canada est devenu plus productif grâce à l’augmentation de son capital, c’est à dire avec plus de machines, plus d’usines, plus de bureaux et plus d’installations de recherche que les travailleurs peuvent utiliser lors du processus de production.

Deuxièmement, le Canada est devenu plus productif du fait de l’amélioration des compétences de ses travailleurs, que ce soit grâce à des études en bonne et due forme, à leur expérience en milieu de travail ou à la formation continue.

Troisièmement, le Canada est devenu plus productif grâce à l’adoption de nouvelles technologies qui augmentent la production, améliorent l’efficacité et diminuent les coûts.

Quatrièmement, le Canada est devenu plus productif en améliorant l’organisation de son processus de production.

Le Canada est aussi devenu plus productif grâce à ses échanges internationaux. Ces derniers permettent aux entreprises d’avoir accès à des intrants moins coûteux et à un bassin plus grand de fonds d’investissement et de technologies, partout dans le monde. Le commerce international élargit les marchés permettant par là même aux entreprises d’être plus grandes et d’exploiter ainsi des économies d’échelle qui contribuent à améliorer leur efficacité.

L’histoire nous montre l’impact de la croissance de la productivité. Au moment de sa fondation en 1867, le Canada était principalement une nation agraire, et plus de 90 % de sa population travaillait dans des fermes. Au fur et à mesure de l’augmentation de la productivité individuelle des agriculteurs au siècle dernier, grâce aux tracteurs, aux batteuses, à l’irrigation et aux semences à rendement accru, le Canada a pu réussir à nourrir sa population et à élargir ses marchés d’exportation, tout en réduisant sa main d’œuvre agricole.

Cette main d’œuvre agricole s’est déplacée vers les villes, où elle a été recrutée pour assembler des voitures, construire des habitations et produire de l’électricité, de même qu’une abondance de biens de consommation. Au fil du temps, les usines se sont automatisées davantage et ont connu des gains importants de productivité. Les travailleurs ont abandonné les chaînes de montage pour le commerce de détail, les soins médicaux, les finances, la gestion et les services.

Depuis la Confédération, les effets cumulatifs de la productivité sur le niveau de vie ont été spectaculaires. La production par habitant est 25 fois plus élevée aujourd’hui qu’en 1870. Au cours des deux dernières générations seulement, le revenu réel moyen au Canada a plus que doublé grâce, pour une large part, à l’augmentation de la productivité.

À mesure que les sociétés s’enrichissent, elles accroissent le type de biens consommés. Il y a 100 ans, la plupart du revenu était consacrée aux besoins de base comme l’alimentation, l’habillement et le logement. Étant donné que la production par heure travaillée a augmenté de façon constante au fil des ans, les Canadiennes et Canadiens ont profité des gains de productivité sous la forme d’un plus grand nombre de voitures, de maisons plus grandes et mieux équipées ou d’une abondance de biens et de services incluant les services publics de santé.

Finalement, une des conséquences de la hausse de la productivité a permis aux Canadiennes et aux Canadiens n’ont seulement d’augmenter leur consommation de biens matériels, mais aussi d’accroître leur temps de loisir. En effet, les gains de productivité ont permis aux Canadiennes et Canadiens de réduire le nombre moyen d’heures travaillées par année de 2 364 en 1947 à 1 986 en 1970 et à seulement 1 751 aujourd’hui.

Que montrent les statistiques sur la productivité?

Statistique Canada mesure la croissance de la productivité au cours du temps. Les statistiques sur la productivité fournissent une photo instantanée sur l’amélioration de l’efficacité de l’économie canadienne. Les changements dans la productivité capturent l’amélioration de notre capacité à produire lorsque les entrants augmentent. Ainsi, la croissance de la productivité capture l’augmentation de notre efficacité de production. Les hausses de la productivité proviennent des améliorations des connaissances et des techniques de production. Ces hausses peuvent se réaliser parce que les compagnies deviennent plus grandes et exploitent des économies d’échelle, parce qu’elles utilisent une main-d’œuvre de meilleure qualité, ou parce qu’elles introduisent des produits de meilleures qualités. Des gains de productivité peuvent aussi être réalisés grâce aux changements organisationnels de gestion ou à la manière avec laquelle la production est organisée dans l’atelier.

Dans une économie aussi importante et diversifiée que celle du Canada, le calcul de statistiques qui résument la productivité en 2004 est une tâche herculéenne. Elle consiste à additionner les efforts de 16,2 millions de travailleurs dans des millions d’établissements, dont la production s’élève aux environs de 1,3 billion de dollars. Statistique Canada le fait avec son programme sur la productivité en utilisant un ensemble intégré de sources de données provenant des Comptes nationaux.

La présente section donne des estimations empiriques quant à l’importance de la contribution de la croissance de la productivité à la croissance économique et à l’amélioration du revenu réel. L’évaluation de la productivité du Canada commence par un examen des données historiques. On examine la croissance passée de la productivité afin de disposer d’un repère historique.

La première étape de l’évaluation de la performance au titre de la productivité consiste à faire le point sur ce que les mesures de la productivité couvrent et ce qu’elles signifient.

La croissance de la production peut venir de l’augmentation des intrants et/ou de la croissance de la productivité. En fait, il s’agit du principe qui sous tend la méthode de base d’estimation de la croissance de la productivité (voir ci-dessous). La croissance de la productivité est la croissance de la production qui excède celle des entrants, tel que le travail.

Éléments de base de l’estimation de la croissance de la productivité

La croissance de la productivité ne peut être observée et mesurée directement. Elle est calculée comme la croissance de production par rapport aux ressources utilisées pour produire cette production.

Une mesure de la productivité partielle tient compte de la croissance d’un intrant. Par exemple, la croissance de la productivité du travail correspondrait à la croissance de la production sur une période, moins la croissance des intrants travail au cours de la même période. De même, la croissance de la productivité du capital correspondrait à la croissance de la production, moins la croissance des intrants capital.

La mesure de croissance de la productivité partielle la plus utilisée est celle de la productivité du travail. Elle peut être affectée par le capital qui est fourni aux travailleurs. Le capital est simplement l’investissement fait en machinerie, équipement, et édifices. Les compagnies qui ont le plus de capital tendent à avoir la production par heure travaillée la plus élevée.

Puisqu’il est important de savoir si la production par heure travaillée est élevée ou faible, or si elle change simplement à cause de la somme du capital fourni aux travailleurs ou à cause d’autres facteurs comme le changement technique, Statistique Canada produit aussi ce qui est connu comme la mesure de la productivité multifactorielle. Elle rassemble le travail, le capital et les intrants intermédiaires dans une mesure élargie d’intrant et mesure la somme de production produite par un ensemble d’intrants standard qui est composé du travail, du capital, et des matériaux intermédiaires.

Une mesure de la productivité multifactorielle tient compte de la croissance de plus d’un intrant. Habituellement (comme c’est le cas dans le présent document), elle fait intervenir les deux intrants : travail et capital. La croissance de la productivité multifactorielle peut être calculée comme la différence entre la croissance de la production et la croissance d’un indice combiné d’intrants travail et capital.

Croissance économique et productivité

Les taux de croissance du PIB calculés sur de courtes périodes fluctuent considérablement en raison des cycles commerciaux. Lorsque l’on analyse la croissance économique d’un pays à long terme, on veut mesurer la croissance économique tendancielle. C’est donc dire que nous souhaitons mesurer la croissance économique en supprimant les effets du cycle commercial. Il existe plusieurs approches pour ce faire. Une approche courante consiste à mesurer la croissance du PIB sur plusieurs cycles économiques. À cette fin, on calcule le taux de croissance moyen entre deux sommets consécutifs du cycle.

Toutefois, il faut reconnaître qu’il n’existe pas de période idéale sur laquelle on peut calculer un taux de croissance économique moyen. Si le taux de croissance moyen est calculé sur une période courte, il est probable que les taux de croissance économique moyens fluctueront considérablement, en raison des effets du cycle commercial. Si le taux de croissance moyen est calculé sur une période plus longue, il se peut que des changements importants du point de vue de la croissance économique ne soient pas perceptibles pour certaines périodes. Par exemple, si l’économie canadienne a connu une augmentation de sa croissance tendancielle du PIB très récemment, cette amélioration ne sera pas perceptible pendant un certain temps si l’on utilise un taux de croissance moyen sur une plus longue période.

La figure 1 décrit la croissance annuelle moyenne du PIB réel du secteur des entreprises1 au cours de la période de 1961 à 2004, ainsi que de diverses sous périodes, ce qui rend compte de cycles économiques différents. Pour l’ensemble de la période, la croissance économique a augmenté en moyenne d’environ 4 % par an. Elle a été assez considérable au cours des années 1960, se situant en moyenne à presque 6 % par année. À partir des années 1970, la croissance économique a connu un ralentissement constant, passant de 4 % au cours de cette période à un faible 3 % dans les années 1980 et 1990.

La croissance de la production peut découler d’une augmentation des ressources utilisées et/ou de l’efficacité avec laquelle ces ressources sont utilisées. Si nous considérons le cas de l’intrant travail, la production augmentera s’il y a plus d’heures travaillées ou si le nombre de travailleurs déjà employés produit plus par heure travaillée (c’est-à-dire si la productivité du travail augmente) :

equation

où : equation est le nombre d’heures-travaillées.

La figure 1 illustre ces changements au cours du temps pour chacune de ces sources de la croissance économique. Pour l’ensemble de la période de 1961 à 2004, la productivité du travail a augmenté de 2,0 % par année en moyenne, soit un peu plus de la moitié de l’augmentation de la croissance du PIB. Le reste de la croissance du PIB est attribuable au nombre d’heures, qui a augmenté de 1,8 % en moyenne par année.

Figure 1. Tendance du PIB réel, productivité du travail et les heures travaillées, secteur des entreprises (croissance annuelle moyenne en pourcentage). Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 1. Tendance du PIB réel, productivité du travail et les heures travaillées, secteur des entreprises (croissance annuelle moyenne en pourcentage)

Une part importante de la baisse de la croissance économique qui s’est produite entre les années 1960 et les années 1970 est attribuable à un ralentissement de la croissance de la productivité du travail, celle ci étant passée de 3,5 % à 2,1 %. Au contraire, le ralentissement de la croissance économique dans les périodes subséquentes est attribuable à la tendance à la baisse du nombre d’heures de travail. Enfin, la croissance de la productivité au cours des années 1990 a été légèrement supérieure à celle qu’a connu les années 1980.

Contribution de la productivité au niveau de vie

La croissance de la productivité peut être aussi reliée aux changements du niveau de vie agrégé, ce dernier étant mesuré comme le PIB par habitant.

Le PIB par habitant est égal au PIB par travailleur multiplié par le ratio du nombre de travailleurs divisé par la population totale soit :

equation

où : représente le nombre d’heures-travaillées; et equation représente la population.

La croissance du PIB par travailleur peut provenir soit de l’augmentation de la productivité du travail soit de la hausse de l’effort des travailleurs dans la population — le nombre d’heures travaillées par personne. Ce dernier est le produit de la moyenne des heures travaillées par les personnes ayant un emploi et le ratio du nombre employés divisé par la population.

La figure 2 illustre dans quelle mesure la productivité du travail contribue à la croissance du PIB réel par habitant. D’un cycle à l’autre, un élément ressort : à chaque période, la productivité du travail a été responsable de la majorité de la croissance du PIB réel.

Figure 2. Sources du PIB réel par personne (en pourcentage). Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 2. Sources de la croissance en PIB réel par personne (en pourcentage)

Toutefois, pendant les années 1970 et les années 1980, il faut noter l’augmentation importante du pourcentage de la population ayant un emploi, ceci ayant contribué substantiellement à la hausse du niveau de vie durant ces deux sous périodes. Cet accroissement du nombre de personnes ayant un emploi est surtout dû à la hausse du taux de participation des femmes au cours des années 1970 et 1980.

Répartition des gains découlant de la croissance de la productivité

Le PIB agrégé mesure les rendements à la fois du travail et du capital. Les questions reliées à la répartition amènent à se demander si, oui ou non, la part allant au travail augmente au cours du temps et, en particulier, comment la croissance de la productivité est reliée aux taux de salaire réel.

À la section précédente, on a démontré que la croissance de la productivité fait augmenter le niveau de vie. Mais, comment, en réalité, ceci se produit-il ? La manière la plus directe par laquelle les améliorations de la productivité avantagent les personnes est par l’augmentation de leur salaire réel. Si une productivité plus élevée signifie des coûts plus faibles et que ces baisses de coût se traduisent par des prix plus faibles, les consommateurs pourront acheter des biens et services à meilleur marché. L'accroissement des dépenses engendrées par ces revenus réels plus élevés engendrera alors des effets d’entraînement d’un bout à l’autre de l’économie.

Pour illustrer ce dernier point, à la figure 3 on compare les tendances de la productivité du travail et de la rémunération réelle horaire du travail2. Le tableau général qui se dégage de cette figure est que la rémunération réelle horaire du travail et la productivité du travail sont étroitement liées à long terme. La majorité des gains de productivité sont traduits par une hausse de la rémunération réelle horaire du travail au cours des années 1960, 1970, 1980 et 1990. La détérioration de la productivité du travail entre les années 1960 les années 1970 et les années 1980 a entraîné une augmentation moins rapide de la rémunération réelle horaire du travail.

Figure 3. Les gains de la productivité du travail et la rémunération réelle horaire (taux de croissance annuel moyen en pourcentage). Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 3. Les gains de la productivité du travail et la rémunération réelle horaire (taux de croissance annuel moyen en pourcentage)

D’où vient la productivité?

Puisque les augmentations de la productivité du travail sont associées à une croissance économique plus élevée, à un niveau de vie plus élevé ainsi qu’à des salaires réels plus élevés, les analystes ont examiné les sources de la productivité du travail.

Il existe plusieurs raisons sous-jacentes à la croissance de la productivité du travail : un plus grand nombre de machines disponibles pour les travailleurs, une proportion plus élevée des travailleurs qualifiés, des économies d’échelle, des changements organisationnels, ou des progrès technologiques.

Les comptes canadiens sur la productivité peuvent être utilisés afin de diviser la croissance de la productivité du travail entre l’augmentation de l’intensité du capital, l’augmentation des niveaux de qualifications des travailleurs (dit changement dans la composition de la main-d'œuvre)3, et celle provenant de toutes les autres sources — ce que l’on appelle la croissance de la productivité multifactorielle :

equation

où : equation est la croissance de la productivité du travail, equation est la croissance de la productivité multifactorielle, equation est la part du equation attribuée au capital, equation est la croissance dans la somme du capital disponible par heure travaillée, equation est la part du equation attribuée au travail, et equation est la croissance de la composition de la main-d’œuvre4.

La productivité du travail peut augmenter par suite d’une utilisation plus grande du capital par unité d’heures de travail. À titre d’exemple, des investissements plus importants dans les technologies de l’information peuvent faire augmenter l’intensité du capital. Du fait que les technologies de l’information sont devenues moins coûteuses, les entreprises les ont utilisées en remplacement du travail et d’autres formes de capital.

La productivité du travail peut augmenter aussi par suite d’une proportion plus élevée de la croissance attribuable aux travailleurs plus qualifiés. L’amélioration des compétences de ses travailleurs peut augmenter la productivité du travail. Les compagnies canadiennes peuvent améliorer les compétences de leurs travailleurs, grâce à des études en bonne et due forme, à l’expérience acquise en milieu de travail ou à la formation continue.

La productivité multifactorielle rend compte des effets des changements technologiques et de tous les autres effets. En fait, la productivité multifactorielle représente un facteur résiduel reflétant une multitude d’influences.

À la figure 4, nous avons décomposé la croissance de la productivité du travail selon la croissance provenant de l’augmentation de l’intensité du capital, l’augmentation de la composition de la main-d’œuvre, et celle provenant de l’augmentation de la productivité multifactorielle. Au cours de la période allant de 1961 à 2004, la croissance de 2,0 % de la productivité du travail peut être décomposée en une augmentation de 0,9 % due à une croissance de l’intensité du capital, une augmentation de 0,4 % qui résulte d’une meilleure composition de la main-d'œuvre, et une augmentation de 0,7 % due à une croissance de la productivité multifactorielle.

La baisse de la croissance de la productivité du travail entre les années 1960 et les années 1970 est attribuable principalement au ralentissement de la productivité multifactorielle, celle ci étant passée de 2,1 % à 0,4 %, et à un moindre degré au ralentissement de la croissance de la contribution de la composition de la main-d'œuvre (de 0,5 % à 0,1 %). Par contre, la contribution de l’intensité du capital a presque doublé au cours de cette période.

Figure 4. Sources de croissance de la productivité du travail, secteur des entreprises. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Figure 4. Sources de croissance de la productivité du travail, secteur des entreprises (en pourcentage)

Le ralentissement de la productivité du travail entre les années 1970 et les années 1980, passant de 2,1 % à 1,2 %, a été dû principalement à une baisse de la productivité multifactorielle.

Au cours des années 1990, la performance au chapitre de la productivité du travail est le reflet d’un revirement majeur dans la croissance de la productivité multifactorielle. Les contributions dues à la croissance de l’intensité du capital et à un moindre degré la composition de la main-d'œuvre, ont baissé au cours des années 1990.

La période postérieure à l’an 2000 a connu une baisse additionnelle de la productivité du travail. Cette baisse est presque entièrement attribuée à une baisse de l’intensité du capital. Durant la période postérieure à l’an 2000, la productivité multifactorielle a augmenté plus rapidement qu’au cours des années 19905.


  1. Le secteur des entreprises est toute l’économie excluant les activités non commerciales et la proportion des logements résidentiels occupés par leur propriétaire. Voir La croissance de la productivité du travail au Canada, 2001, Appendice 1, p. 167.
  2. La rémunération réelle horaire du travail est dérivée du concept des Comptes nationaux de la rémunération du travail divisée par le prix implicite du PIB du secteur des entreprises.
  3. Voir Wulong Gu, Mustapha Kaci, Jean-Pierre Maynard, et Mary-Anne Sillamaa. 2003.
  4. Voir La croissance de la productivité du travail au Canada, 2001, Appendice 1, p.167.
  5. Voir Le Quotidien du 15 juillet 2005. Ottawa : Statistique Canada.


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Date modified: 2005-10-26 Important Notices