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15-001-XIF Produit intérieur brut par industrie Septembre 2001 |
Appendices
Appendice IIa - PIB par industrie : Aperçu
1. Produit intérieur brut par
industrie aux prix de base, en dollars constants
Définition
Le produit intérieur brut (PIB) aux prix de base
mesure la production économique à l’intérieur des
limites géographiques du Canada. Comme son nom l'indique, il a
pour objectif de présenter la distribution de l’ensemble de la
production par industrie. Le PIB d’une industrie s’appelle aussi production
nette ou valeur ajoutée. Elle est égale à la valeur
totale des ventes de l’industrie (production brute) moins la valeur des
intrants achetés d’autres industries ou importés (consommation
intermédiaire). Les facteurs primaires de production, comme le
travail et le capital, génèrent une production en ajoutant
de la valeur aux intrants intermédiaires. La valeur ajoutée
peut donc être calculée à partir de la rémunération
des facteurs de production en faisant la somme du revenu du travail, de
l'amortissement et des profits. Le PIB aux prix de base pour l’ensemble
de l’économie est égal à la somme des productions
nettes ou des valeurs ajoutées de toutes les industries. En faisant
la somme des productions nettes plutôt que des productions brutes,
on évite de compter plus d’une fois la production d’une industrie
qui sert de consommation intermédiaire à une autre.
Le mot "brut" dans produit intérieur
brut signifie que les provisions pour consommation de capital, à
savoir les coûts associés à l’usure des biens d'investissement
(bâtiments, machines et matériel), ne sont pas déduites.
"Dollars constants" signifie que les estimations
sont évaluées aux prix qui étaient en vigueur durant
une certaine année de référence au lieu de l’année
courante. Par conséquent, les estimations de la valeur ajoutée
par industrie reflètent la production réelle, et ne reflètent
pas les changements causés simplement par les fluctuations de prix.
Avec cette publication, l’année de référence pour
les prix constants est de 1997 (voir section 2.2).
"Par industrie" sous-entend un système
de classification quelquonque. Le Système de classification industriel
de l’Amérique du Nord (SCIAN) remplace la Classification type des
industries (CTI) avec la parution des données de Septembre 2001 (voir
section 3).
2. Changements importants et différences entre
l’approche du PIB par industrie et celles des dépenses
2.1 Différences dans les objectifs
Le Système canadien de comptabilité nationale
(SCCN) publie deux mesures infra-annuelles en prix constants du produit
intérieur brut : (1) le PIB mensuel par industrie et (2) le PIB
trimestriel en termes de dépenses. Les deux mesures servent à
évaluer la production totale au Canada, mais elles ont des rôles
analytiques différents. Le PIB par industrie fournit des renseignements
sur les sources de la production, tandis que le PIB en termes de dépenses
présente l’écoulement de la production parmi les différentes
catégories de la demande finale. Les deux séries présentent
des résultats similaires, mais en raison de différences
conceptuelles, statistiques et méthodologiques, elles ne sont pas
identiques.
2.2 Changement de l’année de référence
et méthodologie de déflation : l'indice à pondération
fixe Laspeyres par opposition à l'indice en chaîne Fisher
Afin d’analyser le comportement du PIB sans l’influence
des variations de prix, on calcule le PIB pour chaque industrie en prix
constants. Les mesures en prix constants fournissent des renseignements
sur le volume de biens et de services produits, indépendamment
des variations de prix. On calcule généralement de telles
séries en choisissant une période dans le passé,
appelée année de référence, et on évalue
la production courante de biens et de services avec les prix de cette
année.
Avec la diffusion des données de Septembre 2001,
une nouvelle année de référence a été
adoptée. L’année 1997 (précédemment 1992)
est devenue la nouvelle année de référence pour les
estimations en dollars constants.
À l’heure actuelle, l’estimation du PIB réel
par industrie est calculée à l’aide d’une formule Laspeyres,
enchaîné périodiquement. La formule Laspeyres est
à pondération fixe et les poids sont établis selon
certains points de référence dans le passé. Essentiellement,
cette formule additionne les variations de volume du PIB en utilisant
les niveaux de prix de l’année de base - présentement 1992
- comme coefficients de pondération. L’enchaînement se fait
en changeant périodiquement l’année de base. Les années
de base sont 1961, 1971, 1981, 1986, 1992 et 1997. Le PIB et ses composantes
sont calculés pour chaque intervalle au prix de l’année
de base de l’intervalle; les intervalles sont raccordés en calculant
chaque année de base selon deux niveaux de prix (ancienne et nouvelle
base), et en utilisant le rapport des deux mesures de chaque année
de base pour effectuer le raccordement. Un des effets d'un tel raccordement
est la perte d'additivité dans la période antérieure
à l'année de base (c'est-à-dire, avant 1997, les
agrégations diffèrent généralement de la somme
de leurs composantes).
Le choix d’une année de base peut avoir des conséquences
importantes, puisque le choix de différentes années de référence
peut résulter en différents taux de croissance pour l’ensemble
du PIB et des autres agrégats. Prenons une industrie dont les prix
des produits ont diminué entre deux années comparativement
aux prix d’autres industries. La contribution de cette industrie à
l’ensemble de la production sera plus importante si la production est
évaluée aux prix de la période précédente
en raison de son prix relatif plus grand durant cette période,
et les fluctuations de cette industrie auront plus d’impact sur les variations
de la production totale. Si cette industrie a une croissance plus rapide
que la moyenne, I’évaluation de la production aux prix de la période
de référence se traduira par un accroissement plus rapide
du PIB que si la production avait été évaluée
aux prix de la période plus courante.
Idéalement, une année de référence
est une année type, suivie d’un nombre d’années au cours
desquelles les prix relatifs des produits demeurent stables. Toutefois,
dans une économie dynamique, les prix relatifs varient constamment
en raison de facteurs comme le développement technologique inégal
dans différentes industries, les variations de productivité,
les déplacements de la demande des consommateurs, les cycles de
la croissance économique, etc. Plus on s’éloigne de l’année
de référence, plus les prix relatifs de la période
courante changent et moins les prix de l’année de référence
seront pertinents durant la période en cours. L’utilité
des estimations en prix constants diminue donc à mesure que l’on
s’éloigne de l’année de référence. Le degré
de désuétude dépend du degré de variation
dans les prix relatifs.
Récemment, avec l’expansion rapide des technologies
de l’information et des communications (TIC) au Canada, la mesure actuelle
de type Laspeyres a produit des résultats biaisés de manière
significative. Il y a eu surestimation de la croissance étant donné
que les prix de l’équipement et des services liés à
ce secteur de l’économie à croissance rapide ont chuté
radicalement depuis l’année de base 1992 suite aux changements
technologiques accélérés. L’indice Laspeyres mesure
les variations du PIB en additionnant les quantités produites de
ces biens puis en les pondérant à l’aide des niveaux de
prix de 1992. Cela revient à attribuer à ces biens une pondération
près de quatre fois supérieure à celle qu’on aurait
obtenue en niveau de prix de 2000. Cette surpondération de l’indice
Laspeyres, appelée «biais par substitution », explique pourquoi
cette formule produit le taux de croissance du PIB, qui est la limite
supérieure des mesures possibles. Elle ne compense pas par une
substitution à des biens de prix inférieurs.
Un indice Paasche, où les prix courants serviraient
toujours de base aux coefficients de pondération, ne représente
pas une solution. Cette méthode produit un biais inverse à
celui de type Laspeyres et a tendance à sous-estimer la croissance
du PIB à cause d’une baisse monotone des prix des TIC. La croissance
dans l’année de base serait mesurée en utilisant des prix
courants, ce qui n’est pas mieux que l’inverse. Avec un indice de type
Laspeyres produisant une limite supérieure de la mesure de la croissance
économique et un indice de type Paasche produisant la limite inférieure,
l’indice de type Fisher, qui représente la moyenne géométrique
des deux, suit un chemin intermédiaire plus stable.
Le PIB trimestriel axé sur les dépenses
a adopté un indice en chaîne de Fisher à titre de
mesure officielle de la croissance économique au moment de la révision
annuelle de mai 2001. La nouvelle formule de Fisher, qui représente
un mi-chemin entre le Laspeyres et le Paasche, enchaîné à
chaque trimestre, minimisera le biais introduit par la dispersion.
Afin de produire des indices-chaînes de Fisher
pour les mesures du PIB axées sur les industries, il faudra effectuer
des travaux considérables de développement d’ici l’automne
de l’an 2003. Entre-temps, on s’efforcera d’accroître la rapidité
du changement de l’année de référence en vue de maintenir
une comparabilité raisonnable entre les mesures axées sur
les dépenses et celles axées sur les industries. Les mesures
du PIB par industrie s’appliquant aux provinces (annuel) seront également
appariées à la nouvelle année de référence
1997 lors de leur prochaine parution, soit à l’automne 2001. Elles
seront transformées de façon à refléter un
indice-chaîne annuel Fisher d’ici deux ans, de concert avec les
estimations du PIB des provinces axées sur les dépenses.
2.3 Prix du marché et nouvelle évaluation
aux prix de base
Puisque le PIB selon l’approche des dépenses reflète
l’activité des acheteurs, l’analyse porte sur les catégories
de la demande finale comme les dépenses des consommateurs, des
gouvernements, l’investissement, et les exportations et les importations.
La production est évaluée aux prix du marché, et
reflète ce que l’acheteur paie vraiment pour les biens et les services.
L’évaluation aux prix du marché comprend les impôts
indirects comme les taxes de vente, les taxes d’accise, les licenses,
les impôts fonciers, etc., et exclut les subventions.
Depuis le début, le produit intérieur brut
(PIB) par industrie est mesuré au coût des facteurs.
Cette mesure diffère de celle, plus courante, des prix du marché
utilisée dans les comptes des revenus et des dépenses,
du fait qu’elle exclut les taxes à la production (anciennement
appelées impôts indirects) et inclut les subventions. Si
la mesure axée sur les prix du marché représente
la valeur du PIB en fonction de ce que paient les consommateurs finals,
la mesure axée sur le coût des facteurs, plus pertinente
dans le cas de la production industrielle, exprime le point de vue des
producteurs.
Dans le cadre de cette révision, la valeur ajoutée
sera désormais mesurée aux prix de base et non plus
au coût des facteurs. Cette nouvelle mesure ajoute à
celle du coût des facteurs certaines taxes à la production
(par exemple, l’impôt foncier et les charges sociales, mais non
les taxes de vente fédérale ou provinciales) et soustrait
certaines subventions (par exemple, les subventions liées à
la main-d’œuvre, mais non celles s’appliquant aux produits). Par
conséquent, la nouvelle mesure du PIB aux prix de base se situe
entre les limites inférieure et supérieure définies
par les mesures du coût des facteurs et des prix du marché,
respectivement (voir le tableau).
Le PIB au coût des facteurs exclut toutes les taxes
à la production et inclut toutes les subventions, qu’elles s’appliquent
aux facteurs intermédiaires ou à la main-d’œuvre et au capital.
Dans la méthode axée sur les prix de base, seules les taxes
et les subventions relatives aux facteurs intermédiaires sont traitées
de la sorte. Les charges sociales sont des paiements versés aux
administrations et associées au facteur travail, et l’impôt
foncier est prélevé sur les services de nature capitale
visant les bâtiments et autres biens-fonds. Les deux font partie
de la production et sont inclus dans la mesure axée sur les prix
de base. En revanche, les subventions relatives au travail et au capital
sont déduites des revenus bruts de ces facteurs puisqu’il s’agit
de paiements versés par les administrations publiques et non de
gains.
En calculant le PIB par industrie aux prix de base, Statistique
Canada rend ses estimations de l’activité économique plus
comparables à celles d’une majorité de pays de l’OCDE.
La différence entre les trois mesures peut être
illustrée à l’aide des données des tableaux d’entrées-sorties
de 1997 exprimées en prix constants pour le PIB total.
|
1. Valeur des produits aux prix de base modifiés pour
l’ensemble de l’économie (en milliards) :
|
1664
|
|
2. Plus la valeur des subventions visant les produits
|
8
|
|
3. Moins la valeur des biens intermédiaires aux prix d’achat
(incluant les taxes)
|
855
|
| égale |
| 4. Produit intérieur brut aux prix de base |
817
|
| 5. Moins les autres taxes à la production (c.-à-d.
excluant les taxes sur les produits) |
49
|
| 6. Plus les autres subventions à la production |
1
|
| égale |
| 7. Produit intérieur brut au coût des facteurs |
769
|
| 8. Plus les taxes nettes à la production (taxes moins subventions) |
116
|
| égale |
| 9. Produit intérieur brut aux prix du marché |
885
|
Les impôts indirects frappent plus lourdement certains
produits que d’autres (comme les boissons alcooliques et le tabac) et
par conséquent, la contribution d’industries spécifiques
à l’ensemble du PIB est plus exacte si l’on ne tient pas compte
de tels impôts. On mesure donc le PIB par industrie aux prix
de base.
2.4 Différences statistiques
On prépare les estimations mensuelles du PIB par
industrie et celles du PIB trimestriel selon l’approche des dépenses
de façon indépendante. Les estimations sont préparées
à partir de données provenant de sources différentes
qui sont pondérées différemment. Des méthodes
distinctes sont aussi utilisées pour produire les estimations.
Par exemple, les estimations par industrie ne dépendent pas des
données d’exportations, mais utilisent les données reliées
aux livraisons des fabricants. Les estimations en termes de dépenses
du PIB font usage des exportations mais non des livraisons. Puisque les
exportations par les fabricants doivent avoir été expédiées,
les deux vont refléter la même activité sous-jacente.
Toutefois, puisque qu’elles proviennent de statistiques distinctes, il
y aura des différences statistiques entre les deux systèmes.
3. Autres modifications majeures découlent de
cette révision
3.1 Classification : adoption du Système de classification
des industries de l'Amériquedu Nord (SCIAN)
Le communiqué de septembre 2001 marque le remplacement
de la Classification type des industries de 1980 (CTI 1980) par le Système
de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN 1997).
Le SCIAN est le système de classification des industries élaboré
par les bureaux de la statistique du Canada, du Mexique et des États-Unis.
Créé dans la foulée de l’Accord de libre-échange
nord-américain, il vise à offrir des définitions
communes de la structure industrielle ainsi qu’un cadre statistique commun
pour faciliter l’analyse des trois économies. L’adoption d’un système
commun permet d’assurer que les bureaux de la statistique des trois pays
sont en mesure de produire de l’information sur les intrants et les extrants,
le rendement industriel, la productivité, le coût unitaire
de la main-d’œuvre, l’emploi et d’autres statistiques reflétant
les changements structurels qui surviennent dans les trois économies.
Le SCIAN s’appuie sur un cadre conceptuel axé
sur la production ou l’offre. Cela signifie que les établissements
de production sont regroupés dans des classes selon la similitude
des procédés de production (c.-à-d. la similitude
des structures d’intrant, des compétences de la main-d’œuvre, etc.)
utilisés pour produire des biens et services. Il s’agit là
d’une divergence marquée par rapport aux systèmes antérieurs
de classification, dans lesquels la définition des limites de classe
reposait essentiellement sur le produit lui-même (c.-à-d.
que les établissements étaient regroupés en fonction
des biens produits ou encore en fonction de l’utilisation finale à
laquelle ils étaient destinés). Par exemple, dans la CTI
1980, la fabrication de pièces en plastique pour les véhicules
automobiles (CTI 3256) est rangée dans les industries de pièces
pour véhicules automobiles (CTI 325), en raison de la similitude
des produits ou de l’utilisation finale. En revanche, dans le SCIAN 1997,
la fabrication de pièces en plastique pour véhicules automobiles
(SCIAN 326193) est classée sous la rubrique de la fabrication de
produits en plastique (SCIAN 3261), compte tenu de la similitude des procédés
de production, caractérisés par l’utilisation courante des
techniques de moulage par compression, extrusion et injection.
Le système de numérotation adopté
prend la forme d’un code à six chiffres, les cinq premiers chiffres
servant à décrire les différents niveaux du SCIAN
qui seront utilisés par les trois pays pour produire des données
comparables. Les deux premiers chiffres désignent le secteur, le
troisième représente le sous-secteur, le quatrième
correspond au groupe et le cinquième désigne la classe.
Le sixième chiffre sert à représenter les classes
nationales. La version canadienne du SCIAN comprend 20 secteurs, 99 sous-secteurs,
321 groupes, 734 classes et 921 classes nationales. La liste des 20 secteurs
est présentée ci-dessous.
Secteurs
| 11 |
Agriculture, foresterie, pêche et chasse |
| 21 | Extraction minière et extraction de pétrole et de gaz |
| 22 | Services publics |
| 23 | Construction |
| 31-33 | Fabrication |
| 41 | Commerce de gros |
| 44-45 | Commerce de détail |
| 48-49 | Transport et entreposage |
| 51 | Industrie de l’information et industriè
culturelle |
| 52 | Finance et assurances |
| 53 | Services immobiliers et services de location et
de location à bail |
| 54 | Services professionnels, scientifiques et techniques |
| 55 | Gestion de sociétés et d’entreprises |
| 56 | Services administratifs, services de soutien, services
de gestion des déchets et services d’assainissement |
| 61 | Services d’enseignement |
| 62 | Soins de santé et assistance sociale |
| 71 | Arts, spectacles et loisirs |
| 72 | Hébergement et services de restauration |
| 81 | Autres services, sauf les administrations publiques |
| 91 | Administrations publiques |
|
Le système canadien de comptabilité nationale
ne publie l’information que pour 19 de ces secteurs. Pour des raisons
de continuité chronologique et de qualité des données,
le vingtième, soit le secteur 55 (Gestion de sociétés
et d’entreprises) a été regroupé avec les secteurs
52 et 53 dans une catégorie appelée Finances, assurances
et affaires immobilières.
Les estimations mensuelles du PIB sont compilées
à partir de 1981. Au niveau le plus bas de la structure courante
des industries, il n’est pas toujours possible d’avoir des séries
homogènes de 1981 jusqu’à aujourd’hui. Un manque de données,
de même que des changements dans la classification industrielle
de 1980 et 1997, en sont la cause.
Avec l’introduction du SCIAN de 1997, des établissements
sont parfois reclassifiés d’une industrie à une autre. Ainsi
une industrie du SCIAN de 1997 avec un nom semblable à celui de
la CTI de 1980 peut avoir une composition quelque peu différente
en termes d’établissements.
Dans certains cas, la différence est petite mais
significative dans d’autres. En général, le bris dans la
définition des industries est plus important aux niveaux d’agrégations
plus bas qu'à des niveaux plus élevés. Pour certaines
utilisations, il est utile d’avoir une définition homogène
au niveau d’agrégation le plus bas possible. Pour cette raison,
des regroupements spéciaux assez homogènes d’industries
ont été créés à partir de 1981. Ces
regroupements sont identifiés avec un astérisque (*) dans
l’appendice I.
Dans le cadre du SCIAN, une attention particulière
a été accordée à l’élaboration de classifications
visant les branches d’activité nouvelles et en développement,
les industries de services en général et les industries
de la production de technologies de pointe. Dans la mesure du possible,
la continuité des séries chronologiques a été
préservée. Toutefois, cela n’a pas toujours été
possible compte tenu des transformations fondamentales de l’économie,
du fait que la classification est largement axée sur la production
et des propositions soumises par les utilisateurs de données. On
compte plusieurs agrégats. On y retrouve les industries productrices
de biens, de services, la production industrielle et d’autres. Ils sont
identifiés dans l’Appendice 1 avec un code qui commence par ‘’T’‘.
3.2 Capitalisation des logiciels
Toutes les dépenses des entreprises et administrations
publiques au chapitre du développement et de l’achat des logiciels
seront dorénavant traitées comme des dépenses en
capital. Auparavant, seulement une faible partie (moins de 20 %) de l’ensemble
de ces dépenses était traitée de cette façon.
Le résultat sera un relèvement net tant des niveaux que
des taux de croissance du PIB pour les années où les dépenses
en logiciels ont crû plus vite que les autres dépenses finales.
La plupart des pays, dont les États-Unis, capitalisent les dépenses
en logiciels depuis quelques années.
3.3 Traitement des loyers par les agriculteurs
Un autre changement conceptuel touche au traitement des
loyers dans l’industrie de la culture agricole. Jusqu’ici, les loyers
payés par les agriculteurs était considéré
comme un intrant intermédiaire; maintenant ces loyers ont le statut
d’intrant primaire (c’est-à-dire, qu’ils font parti du PIB). Ce
traitement rend les estimations du PIB de cette industry conforme aux
normes internationales tels que décrit dans Le système
de comptabilité national 1993. L’effet de ce changement est
d’accroître le PIB dans l’industrie de la culture agricole. Par
contre, ce changement est compensé par une diminution du PIB de
l’industrie des bailleurs de biens immobiliers, où les loyers étaient
précedemment classifiés. Cette redistribution de la production,
qui n’a aucun effet net au niveau de l’économie totale, rend les
revenus découlants des terres agricoles conforme avec le traitement
des redevances sur les ressources naturelles.
4. Aperçu méthodologique : PIB par industrie
4.1 Jalons annuels
À l’exception des deux années les plus
récentes, les estimations annuelles du PIB par industrie sont dérivées
à l’intérieur du cadre des comptes des entrées-sorties,
en soustrayant la consommation intermédiaire de la production brute
des industries. Les données de sources proviennent en général
d’enquêtes ou de recensements annuels. Pour les deux années
les plus récentes et une partie de l’année en cours, on
prépare les estimations du PIB à partir de la méthodologie
mensuelle décrite ci-après.
4.2 Estimations mensuelles
Sur une base mensuelle, l’information sur l’activité
des industries, notamment la consommation d’intrants n’est pas aussi complète
que sur une base annuelle. Par conséquent, les valeurs mensuelles
du PIB par industrie sont des projections, estimées à partir
d’indicateurs connexes comme la production brute ou l’emploi qui proviennent
généralement d’enquêtes mensuelles voir (appendice IIb). L’hypothèse principale sous-jacente du système de
projecteurs mensuels est que la relation entre les intrants et la production
évolue suffisamment lentement qu’elle puissant être considérée
constante au cours d’une courte période de temps. Cette hypothèse
est correcte lorsque la technologie et le mélange de biens produits
varient lentement. Elle est donc plus utile pour projeter le PIB sur une
courte plutôt qu’une longue période de temps, et à
un niveau d’agrégation plus bas, où la production est relativement
homogène et stable. Les prix des intrants et de la production n’évoluent
pas nécessairement au même rythme au cours d’une période
donnée. Par conséquent, la relation entre les intrants et
la production peu être faussée en prix courants. Pour cette
raison, l’hypothèse plus haut ne s’applique qu’au calcul du PIB
en prix constants.
4.3 Étalonnage
C'est le processus par lequel les estimations mensuelles
sont ajustées aux nouvelles données repères. Puisque
les estimations mensuelles sont des projections, elles sont ajustées
aux données repères annuelles lorsqu’elles deviennent disponibles.
Cet ajustement est fondé sur une technique de minimisation quadratique,
qui préserve autant que possible les variations mensuelles de la
série d’origine, sujet à la contrainte que la somme des
estimations mensuelles soit égale aux jalons annuels.
4.4 La désaisonnalisation
Afin de faciliter l’interprétation des développements
économiques, les estimations du PIB par industrie sont désaisonnalisées
et publiées à la fois sous forme désaisonnalisée
et non désaisonnalisée. L’ajustement saisonnier supprime
les variations causées par des événements répétitifs,
soit climatiques ou institutionnels, permettant ainsi de dégager
plus facilement l’activité sous-jacente.
La technique de désaisonnalisation se fonde surtout
sur le calcul de moyennes mobiles, qui deviennent moins fiables vers la
fin des séries. Afin de minimiser le problème, les séries
sont projetées vers l’avant pour un an de sorte que la dernière
donnée réelle est à 12 mois de la fin de la série
projetée. Un modèle ARMMI (modèle autorégressif
à moyenne mobile intégrée) est utilisé pour
cette fin.
4.5 Ajustements pour les jours ouvrables
Pour plusieurs séries chronologiques économiques
mensuelles, une portion significative du taux de croissance mensuel provient
des différences dans la composition des mois du calendrier. Par
exemple, le volume de la production fluctue avec les différents
jours de la semaine et, puisque des mois consécutifs contiennent
une combinaison différente de ces jours, il suit qu’une portion
importante de la variation mensuelle peut résulter uniquement du
calendrier. Dans le but de donner une idée plus précise
des développements économiques, on égalise chaque
mois du calendrier. On procède en appliquant une technique de lissage,
connue sous le nom d’ajustement pour les jours ouvrables. L’ajustement
pour les jours ouvrables modifie la distribution de la production mensuelle
de façon à refléter les changements de production
qui seraient survenus si tous les mois contenaient le même nombre
et le même type de jours.
5. Outils de diffusion
5.1 Le Quotidien/CANSIM
Comme beaucoup de séries de Statistique Canada,
les estimations mensuelles du PIB font l’objet d’une diffusion officielle
au public simultanément dans le Quotidien de Statistique
Canada et CANSIM II (la base ordinolingue de Statistique Canada). La banque
de données CANSIM II est disponible sur Internet à l’adresse
suivante: www.statcan.ca. Les estimations sont publiées
environ 60 jours après la fin du mois de référence.
Les données peuvent également être obtenues de la
division sur disquette, imprimé d’ordinateur ou autres.
| Mois de référence |
Dates de diffusion |
| Août |
2001 |
31 octobre, 2001 |
| Septembre |
2001 |
30 novembre, 2001* |
| Octobre |
2001 |
24 décembre, 2001 |
| Novembre |
2001 |
31 janvier, 2002 |
| Décembre |
2001 |
28 février, 2002* |
| Janvier |
2002 |
28 mars, 2002 |
| Février |
2002 |
30 avril, 2002 |
| Mars |
2002 |
31 mai, 2002* |
| Avril |
2002 |
28 juin, 2002 |
| Mai |
2002 |
31 juillet, 2002 |
| Juin |
2002 |
30 août, 2002* |
| Juillet |
2002 |
30 septembre, 2002 |
| Août
| 2002 |
31 octobre, 2002 |
| Septembre |
2002 |
29 novembre, 2002* |
| Octobre |
2002 |
24 décembre, 2002 |
| Novembre |
2002 |
31 janvier, 2003 |
| Décembre |
2002 |
28 février, 2003* |
* Le PIB trimestriel selon l’approche des revenus et des dépenses
au prix du marché est aussi publié à ces dates. Les dates
de diffusion, ainsi que celles des autres indicateurs économiques importants,
sont publiées en décembre.
Les données sur CANSIM II sont présentées
à un niveau plus détaillé que dans le Quotidien,
à la fois sous forme désaisonnalisée et non désaisonnalisée.
Elles sont disponibles historiquement à partir de janvier 1981
et peuvent être extraites des tableaux suivants (voir appendice III) :
| Fréquence et ajustement des données |
Tableaux principaux |
Agrégations spéciales |
| Annuelles |
3790017 |
3790020 |
| Trimestrielles, (désaisonnalisées et
non désaisonnalisées) |
3790018 |
3790021 |
| Mensuelles, (désaisonnalisées et non
désaisonnalisées) |
3790019 |
3790022 |
Des renseignements peuvent être obtenus en communiquant
avec n’importe quel bureau régional de Statistique Canada ou la
Division des mesures et de l’analyse des industries (1-800-877-IMAD).
5.2 Publication
Les estimations mensuelles, trimestrielles et annuelles
du PIB par industrie sont publiées dans Produit intérieur
brut par industrie, Statistique Canada, no 15-001-XIF
au catalogue, qui est disponible environ cinq jours ouvrables après
la diffusion des données. Cette publication contient des données
désaisonnalisées reculant jusqu'à 1997, l'année
de base courante.
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