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Appendices IIa
15-001-XIF
Produit intérieur brut par industrie
Septembre 2001


Appendices


Appendice IIa - PIB par industrie : Aperçu

1. Produit intérieur brut par industrie aux prix de base, en dollars constants


Définition

Le produit intérieur brut (PIB) aux prix de base mesure la production économique à l’intérieur des limites géographiques du Canada. Comme son nom l'indique, il a pour objectif de présenter la distribution de l’ensemble de la production par industrie. Le PIB d’une industrie s’appelle aussi production nette ou valeur ajoutée. Elle est égale à la valeur totale des ventes de l’industrie (production brute) moins la valeur des intrants achetés d’autres industries ou importés (consommation intermédiaire). Les facteurs primaires de production, comme le travail et le capital, génèrent une production en ajoutant de la valeur aux intrants intermédiaires. La valeur ajoutée peut donc être calculée à partir de la rémunération des facteurs de production en faisant la somme du revenu du travail, de l'amortissement et des profits. Le PIB aux prix de base pour l’ensemble de l’économie est égal à la somme des productions nettes ou des valeurs ajoutées de toutes les industries. En faisant la somme des productions nettes plutôt que des productions brutes, on évite de compter plus d’une fois la production d’une industrie qui sert de consommation intermédiaire à une autre.

Le mot "brut" dans produit intérieur brut signifie que les provisions pour consommation de capital, à savoir les coûts associés à l’usure des biens d'investissement (bâtiments, machines et matériel), ne sont pas déduites.

"Dollars constants" signifie que les estimations sont évaluées aux prix qui étaient en vigueur durant une certaine année de référence au lieu de l’année courante. Par conséquent, les estimations de la valeur ajoutée par industrie reflètent la production réelle, et ne reflètent pas les changements causés simplement par les fluctuations de prix. Avec cette publication, l’année de référence pour les prix constants est de 1997 (voir section 2.2).

"Par industrie" sous-entend un système de classification quelquonque. Le Système de classification industriel de l’Amérique du Nord (SCIAN) remplace la Classification type des industries (CTI) avec la parution des données de Septembre 2001 (voir section 3).

 

Top of Page 2. Changements importants et différences entre l’approche du PIB par industrie et celles des dépenses

2.1 Différences dans les objectifs

Le Système canadien de comptabilité nationale (SCCN) publie deux mesures infra-annuelles en prix constants du produit intérieur brut : (1) le PIB mensuel par industrie et (2) le PIB trimestriel en termes de dépenses. Les deux mesures servent à évaluer la production totale au Canada, mais elles ont des rôles analytiques différents. Le PIB par industrie fournit des renseignements sur les sources de la production, tandis que le PIB en termes de dépenses présente l’écoulement de la production parmi les différentes catégories de la demande finale. Les deux séries présentent des résultats similaires, mais en raison de différences conceptuelles, statistiques et méthodologiques, elles ne sont pas identiques.

2.2 Changement de l’année de référence et méthodologie de déflation : l'indice à pondération fixe Laspeyres par opposition à l'indice en chaîne Fisher

Afin d’analyser le comportement du PIB sans l’influence des variations de prix, on calcule le PIB pour chaque industrie en prix constants. Les mesures en prix constants fournissent des renseignements sur le volume de biens et de services produits, indépendamment des variations de prix. On calcule généralement de telles séries en choisissant une période dans le passé, appelée année de référence, et on évalue la production courante de biens et de services avec les prix de cette année.

Avec la diffusion des données de Septembre 2001, une nouvelle année de référence a été adoptée. L’année 1997 (précédemment 1992) est devenue la nouvelle année de référence pour les estimations en dollars constants.

À l’heure actuelle, l’estimation du PIB réel par industrie est calculée à l’aide d’une formule Laspeyres, enchaîné périodiquement. La formule Laspeyres est à pondération fixe et les poids sont établis selon certains points de référence dans le passé. Essentiellement, cette formule additionne les variations de volume du PIB en utilisant les niveaux de prix de l’année de base - présentement 1992 - comme coefficients de pondération. L’enchaînement se fait en changeant périodiquement l’année de base. Les années de base sont 1961, 1971, 1981, 1986, 1992 et 1997. Le PIB et ses composantes sont calculés pour chaque intervalle au prix de l’année de base de l’intervalle; les intervalles sont raccordés en calculant chaque année de base selon deux niveaux de prix (ancienne et nouvelle base), et en utilisant le rapport des deux mesures de chaque année de base pour effectuer le raccordement. Un des effets d'un tel raccordement est la perte d'additivité dans la période antérieure à l'année de base (c'est-à-dire, avant 1997, les agrégations diffèrent généralement de la somme de leurs composantes).

Le choix d’une année de base peut avoir des conséquences importantes, puisque le choix de différentes années de référence peut résulter en différents taux de croissance pour l’ensemble du PIB et des autres agrégats. Prenons une industrie dont les prix des produits ont diminué entre deux années comparativement aux prix d’autres industries. La contribution de cette industrie à l’ensemble de la production sera plus importante si la production est évaluée aux prix de la période précédente en raison de son prix relatif plus grand durant cette période, et les fluctuations de cette industrie auront plus d’impact sur les variations de la production totale. Si cette industrie a une croissance plus rapide que la moyenne, I’évaluation de la production aux prix de la période de référence se traduira par un accroissement plus rapide du PIB que si la production avait été évaluée aux prix de la période plus courante.

Idéalement, une année de référence est une année type, suivie d’un nombre d’années au cours desquelles les prix relatifs des produits demeurent stables. Toutefois, dans une économie dynamique, les prix relatifs varient constamment en raison de facteurs comme le développement technologique inégal dans différentes industries, les variations de productivité, les déplacements de la demande des consommateurs, les cycles de la croissance économique, etc. Plus on s’éloigne de l’année de référence, plus les prix relatifs de la période courante changent et moins les prix de l’année de référence seront pertinents durant la période en cours. L’utilité des estimations en prix constants diminue donc à mesure que l’on s’éloigne de l’année de référence. Le degré de désuétude dépend du degré de variation dans les prix relatifs.

Récemment, avec l’expansion rapide des technologies de l’information et des communications (TIC) au Canada, la mesure actuelle de type Laspeyres a produit des résultats biaisés de manière significative. Il y a eu surestimation de la croissance étant donné que les prix de l’équipement et des services liés à ce secteur de l’économie à croissance rapide ont chuté radicalement depuis l’année de base 1992 suite aux changements technologiques accélérés. L’indice Laspeyres mesure les variations du PIB en additionnant les quantités produites de ces biens puis en les pondérant à l’aide des niveaux de prix de 1992. Cela revient à attribuer à ces biens une pondération près de quatre fois supérieure à celle qu’on aurait obtenue en niveau de prix de 2000. Cette surpondération de l’indice Laspeyres, appelée «biais par substitution », explique pourquoi cette formule produit le taux de croissance du PIB, qui est la limite supérieure des mesures possibles. Elle ne compense pas par une substitution à des biens de prix inférieurs.

Un indice Paasche, où les prix courants serviraient toujours de base aux coefficients de pondération, ne représente pas une solution. Cette méthode produit un biais inverse à celui de type Laspeyres et a tendance à sous-estimer la croissance du PIB à cause d’une baisse monotone des prix des TIC. La croissance dans l’année de base serait mesurée en utilisant des prix courants, ce qui n’est pas mieux que l’inverse. Avec un indice de type Laspeyres produisant une limite supérieure de la mesure de la croissance économique et un indice de type Paasche produisant la limite inférieure, l’indice de type Fisher, qui représente la moyenne géométrique des deux, suit un chemin intermédiaire plus stable.

Le PIB trimestriel axé sur les dépenses a adopté un indice en chaîne de Fisher à titre de mesure officielle de la croissance économique au moment de la révision annuelle de mai 2001. La nouvelle formule de Fisher, qui représente un mi-chemin entre le Laspeyres et le Paasche, enchaîné à chaque trimestre, minimisera le biais introduit par la dispersion.

Afin de produire des indices-chaînes de Fisher pour les mesures du PIB axées sur les industries, il faudra effectuer des travaux considérables de développement d’ici l’automne de l’an 2003. Entre-temps, on s’efforcera d’accroître la rapidité du changement de l’année de référence en vue de maintenir une comparabilité raisonnable entre les mesures axées sur les dépenses et celles axées sur les industries. Les mesures du PIB par industrie s’appliquant aux provinces (annuel) seront également appariées à la nouvelle année de référence 1997 lors de leur prochaine parution, soit à l’automne 2001. Elles seront transformées de façon à refléter un indice-chaîne annuel Fisher d’ici deux ans, de concert avec les estimations du PIB des provinces axées sur les dépenses.

 

2.3 Prix du marché et nouvelle évaluation aux prix de base

Puisque le PIB selon l’approche des dépenses reflète l’activité des acheteurs, l’analyse porte sur les catégories de la demande finale comme les dépenses des consommateurs, des gouvernements, l’investissement, et les exportations et les importations. La production est évaluée aux prix du marché, et reflète ce que l’acheteur paie vraiment pour les biens et les services. L’évaluation aux prix du marché comprend les impôts indirects comme les taxes de vente, les taxes d’accise, les licenses, les impôts fonciers, etc., et exclut les subventions.

Depuis le début, le produit intérieur brut (PIB) par industrie est mesuré au coût des facteurs. Cette mesure diffère de celle, plus courante, des prix du marché utilisée dans les comptes des revenus et des dépenses, du fait qu’elle exclut les taxes à la production (anciennement appelées impôts indirects) et inclut les subventions. Si la mesure axée sur les prix du marché représente la valeur du PIB en fonction de ce que paient les consommateurs finals, la mesure axée sur le coût des facteurs, plus pertinente dans le cas de la production industrielle, exprime le point de vue des producteurs.

Dans le cadre de cette révision, la valeur ajoutée sera désormais mesurée aux prix de base et non plus au coût des facteurs. Cette nouvelle mesure ajoute à celle du coût des facteurs certaines taxes à la production (par exemple, l’impôt foncier et les charges sociales, mais non les taxes de vente fédérale ou provinciales) et soustrait certaines subventions (par exemple, les subventions liées à la main-d’œuvre, mais non celles s’appliquant aux produits). Par conséquent, la nouvelle mesure du PIB aux prix de base se situe entre les limites inférieure et supérieure définies par les mesures du coût des facteurs et des prix du marché, respectivement (voir le tableau).

Le PIB au coût des facteurs exclut toutes les taxes à la production et inclut toutes les subventions, qu’elles s’appliquent aux facteurs intermédiaires ou à la main-d’œuvre et au capital. Dans la méthode axée sur les prix de base, seules les taxes et les subventions relatives aux facteurs intermédiaires sont traitées de la sorte. Les charges sociales sont des paiements versés aux administrations et associées au facteur travail, et l’impôt foncier est prélevé sur les services de nature capitale visant les bâtiments et autres biens-fonds. Les deux font partie de la production et sont inclus dans la mesure axée sur les prix de base. En revanche, les subventions relatives au travail et au capital sont déduites des revenus bruts de ces facteurs puisqu’il s’agit de paiements versés par les administrations publiques et non de gains.

En calculant le PIB par industrie aux prix de base, Statistique Canada rend ses estimations de l’activité économique plus comparables à celles d’une majorité de pays de l’OCDE.

La différence entre les trois mesures peut être illustrée à l’aide des données des tableaux d’entrées-sorties de 1997 exprimées en prix constants pour le PIB total.

1. Valeur des produits aux prix de base modifiés pour l’ensemble de l’économie (en milliards) :

1664

2. Plus la valeur des subventions visant les produits

8

3. Moins la valeur des biens intermédiaires aux prix d’achat (incluant les taxes)

855
égale
4. Produit intérieur brut aux prix de base
817
5. Moins les autres taxes à la production (c.-à-d. excluant les taxes sur les produits)
49
6. Plus les autres subventions à la production
1
égale
7. Produit intérieur brut au coût des facteurs
769
8. Plus les taxes nettes à la production (taxes moins subventions)
116
égale
9. Produit intérieur brut aux prix du marché
885

Les impôts indirects frappent plus lourdement certains produits que d’autres (comme les boissons alcooliques et le tabac) et par conséquent, la contribution d’industries spécifiques à l’ensemble du PIB est plus exacte si l’on ne tient pas compte de tels impôts. On mesure donc le PIB par industrie aux prix de base.

2.4 Différences statistiques

On prépare les estimations mensuelles du PIB par industrie et celles du PIB trimestriel selon l’approche des dépenses de façon indépendante. Les estimations sont préparées à partir de données provenant de sources différentes qui sont pondérées différemment. Des méthodes distinctes sont aussi utilisées pour produire les estimations. Par exemple, les estimations par industrie ne dépendent pas des données d’exportations, mais utilisent les données reliées aux livraisons des fabricants. Les estimations en termes de dépenses du PIB font usage des exportations mais non des livraisons. Puisque les exportations par les fabricants doivent avoir été expédiées, les deux vont refléter la même activité sous-jacente. Toutefois, puisque qu’elles proviennent de statistiques distinctes, il y aura des différences statistiques entre les deux systèmes.

 

Top of Page 3. Autres modifications majeures découlent de cette révision

3.1 Classification : adoption du Système de classification des industries de l'Amériquedu Nord (SCIAN)

Le communiqué de septembre 2001 marque le remplacement de la Classification type des industries de 1980 (CTI 1980) par le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN 1997). Le SCIAN est le système de classification des industries élaboré par les bureaux de la statistique du Canada, du Mexique et des États-Unis. Créé dans la foulée de l’Accord de libre-échange nord-américain, il vise à offrir des définitions communes de la structure industrielle ainsi qu’un cadre statistique commun pour faciliter l’analyse des trois économies. L’adoption d’un système commun permet d’assurer que les bureaux de la statistique des trois pays sont en mesure de produire de l’information sur les intrants et les extrants, le rendement industriel, la productivité, le coût unitaire de la main-d’œuvre, l’emploi et d’autres statistiques reflétant les changements structurels qui surviennent dans les trois économies.

Le SCIAN s’appuie sur un cadre conceptuel axé sur la production ou l’offre. Cela signifie que les établissements de production sont regroupés dans des classes selon la similitude des procédés de production (c.-à-d. la similitude des structures d’intrant, des compétences de la main-d’œuvre, etc.) utilisés pour produire des biens et services. Il s’agit là d’une divergence marquée par rapport aux systèmes antérieurs de classification, dans lesquels la définition des limites de classe reposait essentiellement sur le produit lui-même (c.-à-d. que les établissements étaient regroupés en fonction des biens produits ou encore en fonction de l’utilisation finale à laquelle ils étaient destinés). Par exemple, dans la CTI 1980, la fabrication de pièces en plastique pour les véhicules automobiles (CTI 3256) est rangée dans les industries de pièces pour véhicules automobiles (CTI 325), en raison de la similitude des produits ou de l’utilisation finale. En revanche, dans le SCIAN 1997, la fabrication de pièces en plastique pour véhicules automobiles (SCIAN 326193) est classée sous la rubrique de la fabrication de produits en plastique (SCIAN 3261), compte tenu de la similitude des procédés de production, caractérisés par l’utilisation courante des techniques de moulage par compression, extrusion et injection.

Le système de numérotation adopté prend la forme d’un code à six chiffres, les cinq premiers chiffres servant à décrire les différents niveaux du SCIAN qui seront utilisés par les trois pays pour produire des données comparables. Les deux premiers chiffres désignent le secteur, le troisième représente le sous-secteur, le quatrième correspond au groupe et le cinquième désigne la classe. Le sixième chiffre sert à représenter les classes nationales. La version canadienne du SCIAN comprend 20 secteurs, 99 sous-secteurs, 321 groupes, 734 classes et 921 classes nationales. La liste des 20 secteurs est présentée ci-dessous.

Secteurs

11 Agriculture, foresterie, pêche et chasse
21Extraction minière et extraction de pétrole et de gaz
22Services publics
23Construction
31-33Fabrication
41Commerce de gros
44-45Commerce de détail
48-49Transport et entreposage
51Industrie de l’information et industriè culturelle
52Finance et assurances
53Services immobiliers et services de location et de location à bail
54Services professionnels, scientifiques et techniques
55Gestion de sociétés et d’entreprises
56Services administratifs, services de soutien, services de gestion des déchets et services d’assainissement
61Services d’enseignement
62Soins de santé et assistance sociale
71Arts, spectacles et loisirs
72Hébergement et services de restauration
81Autres services, sauf les administrations publiques
91Administrations publiques

Le système canadien de comptabilité nationale ne publie l’information que pour 19 de ces secteurs. Pour des raisons de continuité chronologique et de qualité des données, le vingtième, soit le secteur 55 (Gestion de sociétés et d’entreprises) a été regroupé avec les secteurs 52 et 53 dans une catégorie appelée Finances, assurances et affaires immobilières.

Les estimations mensuelles du PIB sont compilées à partir de 1981. Au niveau le plus bas de la structure courante des industries, il n’est pas toujours possible d’avoir des séries homogènes de 1981 jusqu’à aujourd’hui. Un manque de données, de même que des changements dans la classification industrielle de 1980 et 1997, en sont la cause.

Avec l’introduction du SCIAN de 1997, des établissements sont parfois reclassifiés d’une industrie à une autre. Ainsi une industrie du SCIAN de 1997 avec un nom semblable à celui de la CTI de 1980 peut avoir une composition quelque peu différente en termes d’établissements.

Dans certains cas, la différence est petite mais significative dans d’autres. En général, le bris dans la définition des industries est plus important aux niveaux d’agrégations plus bas qu'à des niveaux plus élevés. Pour certaines utilisations, il est utile d’avoir une définition homogène au niveau d’agrégation le plus bas possible. Pour cette raison, des regroupements spéciaux assez homogènes d’industries ont été créés à partir de 1981. Ces regroupements sont identifiés avec un astérisque (*) dans l’appendice I.

Dans le cadre du SCIAN, une attention particulière a été accordée à l’élaboration de classifications visant les branches d’activité nouvelles et en développement, les industries de services en général et les industries de la production de technologies de pointe. Dans la mesure du possible, la continuité des séries chronologiques a été préservée. Toutefois, cela n’a pas toujours été possible compte tenu des transformations fondamentales de l’économie, du fait que la classification est largement axée sur la production et des propositions soumises par les utilisateurs de données. On compte plusieurs agrégats. On y retrouve les industries productrices de biens, de services, la production industrielle et d’autres. Ils sont identifiés dans l’Appendice 1 avec un code qui commence par ‘’T’‘.

3.2 Capitalisation des logiciels

Toutes les dépenses des entreprises et administrations publiques au chapitre du développement et de l’achat des logiciels seront dorénavant traitées comme des dépenses en capital. Auparavant, seulement une faible partie (moins de 20 %) de l’ensemble de ces dépenses était traitée de cette façon. Le résultat sera un relèvement net tant des niveaux que des taux de croissance du PIB pour les années où les dépenses en logiciels ont crû plus vite que les autres dépenses finales. La plupart des pays, dont les États-Unis, capitalisent les dépenses en logiciels depuis quelques années.

3.3 Traitement des loyers par les agriculteurs

Un autre changement conceptuel touche au traitement des loyers dans l’industrie de la culture agricole. Jusqu’ici, les loyers payés par les agriculteurs était considéré comme un intrant intermédiaire; maintenant ces loyers ont le statut d’intrant primaire (c’est-à-dire, qu’ils font parti du PIB). Ce traitement rend les estimations du PIB de cette industry conforme aux normes internationales tels que décrit dans Le système de comptabilité national 1993. L’effet de ce changement est d’accroître le PIB dans l’industrie de la culture agricole. Par contre, ce changement est compensé par une diminution du PIB de l’industrie des bailleurs de biens immobiliers, où les loyers étaient précedemment classifiés. Cette redistribution de la production, qui n’a aucun effet net au niveau de l’économie totale, rend les revenus découlants des terres agricoles conforme avec le traitement des redevances sur les ressources naturelles.

Top of Page 4. Aperçu méthodologique : PIB par industrie

4.1 Jalons annuels

À l’exception des deux années les plus récentes, les estimations annuelles du PIB par industrie sont dérivées à l’intérieur du cadre des comptes des entrées-sorties, en soustrayant la consommation intermédiaire de la production brute des industries. Les données de sources proviennent en général d’enquêtes ou de recensements annuels. Pour les deux années les plus récentes et une partie de l’année en cours, on prépare les estimations du PIB à partir de la méthodologie mensuelle décrite ci-après.

4.2 Estimations mensuelles

Sur une base mensuelle, l’information sur l’activité des industries, notamment la consommation d’intrants n’est pas aussi complète que sur une base annuelle. Par conséquent, les valeurs mensuelles du PIB par industrie sont des projections, estimées à partir d’indicateurs connexes comme la production brute ou l’emploi qui proviennent généralement d’enquêtes mensuelles voir (appendice IIb). L’hypothèse principale sous-jacente du système de projecteurs mensuels est que la relation entre les intrants et la production évolue suffisamment lentement qu’elle puissant être considérée constante au cours d’une courte période de temps. Cette hypothèse est correcte lorsque la technologie et le mélange de biens produits varient lentement. Elle est donc plus utile pour projeter le PIB sur une courte plutôt qu’une longue période de temps, et à un niveau d’agrégation plus bas, où la production est relativement homogène et stable. Les prix des intrants et de la production n’évoluent pas nécessairement au même rythme au cours d’une période donnée. Par conséquent, la relation entre les intrants et la production peu être faussée en prix courants. Pour cette raison, l’hypothèse plus haut ne s’applique qu’au calcul du PIB en prix constants.

4.3 Étalonnage

C'est le processus par lequel les estimations mensuelles sont ajustées aux nouvelles données repères. Puisque les estimations mensuelles sont des projections, elles sont ajustées aux données repères annuelles lorsqu’elles deviennent disponibles. Cet ajustement est fondé sur une technique de minimisation quadratique, qui préserve autant que possible les variations mensuelles de la série d’origine, sujet à la contrainte que la somme des estimations mensuelles soit égale aux jalons annuels.

4.4 La désaisonnalisation

Afin de faciliter l’interprétation des développements économiques, les estimations du PIB par industrie sont désaisonnalisées et publiées à la fois sous forme désaisonnalisée et non désaisonnalisée. L’ajustement saisonnier supprime les variations causées par des événements répétitifs, soit climatiques ou institutionnels, permettant ainsi de dégager plus facilement l’activité sous-jacente.

La technique de désaisonnalisation se fonde surtout sur le calcul de moyennes mobiles, qui deviennent moins fiables vers la fin des séries. Afin de minimiser le problème, les séries sont projetées vers l’avant pour un an de sorte que la dernière donnée réelle est à 12 mois de la fin de la série projetée. Un modèle ARMMI (modèle autorégressif à moyenne mobile intégrée) est utilisé pour cette fin.

4.5 Ajustements pour les jours ouvrables

Pour plusieurs séries chronologiques économiques mensuelles, une portion significative du taux de croissance mensuel provient des différences dans la composition des mois du calendrier. Par exemple, le volume de la production fluctue avec les différents jours de la semaine et, puisque des mois consécutifs contiennent une combinaison différente de ces jours, il suit qu’une portion importante de la variation mensuelle peut résulter uniquement du calendrier. Dans le but de donner une idée plus précise des développements économiques, on égalise chaque mois du calendrier. On procède en appliquant une technique de lissage, connue sous le nom d’ajustement pour les jours ouvrables. L’ajustement pour les jours ouvrables modifie la distribution de la production mensuelle de façon à refléter les changements de production qui seraient survenus si tous les mois contenaient le même nombre et le même type de jours.

 

Top of Page 5. Outils de diffusion

5.1 Le Quotidien/CANSIM

Comme beaucoup de séries de Statistique Canada, les estimations mensuelles du PIB font l’objet d’une diffusion officielle au public simultanément dans le Quotidien de Statistique Canada et CANSIM II (la base ordinolingue de Statistique Canada). La banque de données CANSIM II est disponible sur Internet à l’adresse suivante: www.statcan.ca. Les estimations sont publiées environ 60 jours après la fin du mois de référence. Les données peuvent également être obtenues de la division sur disquette, imprimé d’ordinateur ou autres.

Mois de référence Dates de diffusion
Août 2001 31 octobre, 2001
Septembre 2001 30 novembre, 2001*
Octobre 2001 24 décembre, 2001
Novembre 2001 31 janvier, 2002
Décembre 2001 28 février, 2002*
Janvier 2002 28 mars, 2002
Février 2002 30 avril, 2002
Mars 2002 31 mai, 2002*
Avril 2002 28 juin, 2002
Mai 2002 31 juillet, 2002
Juin 2002 30 août, 2002*
Juillet 2002 30 septembre, 2002
Août 2002 31 octobre, 2002
Septembre 2002 29 novembre, 2002*
Octobre 2002 24 décembre, 2002
Novembre 2002 31 janvier, 2003
Décembre 2002 28 février, 2003*

* Le PIB trimestriel selon l’approche des revenus et des dépenses au prix du marché est aussi publié à ces dates. Les dates de diffusion, ainsi que celles des autres indicateurs économiques importants, sont publiées en décembre.

Les données sur CANSIM II sont présentées à un niveau plus détaillé que dans le Quotidien, à la fois sous forme désaisonnalisée et non désaisonnalisée. Elles sont disponibles historiquement à partir de janvier 1981 et peuvent être extraites des tableaux suivants (voir appendice III) :

Fréquence et ajustement des données Tableaux principaux Agrégations spéciales
Annuelles 3790017 3790020
Trimestrielles, (désaisonnalisées et non désaisonnalisées)   3790018 3790021
Mensuelles, (désaisonnalisées et non désaisonnalisées) 3790019 3790022

Des renseignements peuvent être obtenus en communiquant avec n’importe quel bureau régional de Statistique Canada ou la Division des mesures et de l’analyse des industries (1-800-877-IMAD).

5.2 Publication

Les estimations mensuelles, trimestrielles et annuelles du PIB par industrie sont publiées dans Produit intérieur brut par industrie, Statistique Canada, no 15-001-XIF au catalogue, qui est disponible environ cinq jours ouvrables après la diffusion des données. Cette publication contient des données désaisonnalisées reculant jusqu'à 1997, l'année de base courante.

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