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15-001-XIF |
| Faits saillants
L’économie est restée pratiquement inchangée en mars 2003, de sorte que le produit intérieur brut n’a pas accusé de baisse pour un 18e mois consécutif.
Après une poussée de l’activité en janvier, le rythme de la croissance économique a ralenti au cours des deux derniers mois du premier trimestre. Une diminution de la production a été observée dans le commerce de gros et de détail, les services publics, le secteur financier et le transport aérien. L’essor soutenu de la construction de maisons neuves, la reprise du secteur de la fabrication et le dynamisme des activités d’exploration pétrolière et gazière ont permis de maintenir le niveau d’activité économique enregistré en février. Fléchissement du commerce de détail et du commerce de grosEn mars, le commerce de détail a reculé de 0,8 %, les consommateurs ayant réduit leurs achats de véhicules automobiles après la forte hausse relevée en février. Les grands magasins, les magasins de chaussures, les magasins de marchandises diverses et les stations-service ont également enregistré une baisse des ventes. Toutefois, l’achalandage des magasins d’alimentation, des pharmacies, des magasins de vêtements pour femmes et des magasins de meubles s’est considérablement accru en mars. Les consommateurs ont aussi fortement augmenté leurs dépenses dans les casinos de même qu’au chapitre des événements sportifs et des événements d’arts d’interprétation. Le commerce de gros s’est replié de 0,5 % en raison de la réduction des ventes de matériel informatique, de produits automobiles et de pétrole.
La construction résidentielle a progressé de 0,6 % après avoir fait un bond de 5,6 % en février, lequel s’explique par une poussée remarquable de 33 % des mises en chantier résidentielles largement concentrée dans la région torontoise. Bien que les mises en chantier de maisons aient diminué en mars, l’effet d’entraînement des mois précédents a permis à ce secteur d’enregistrer une croissance dont ont profité les industries manufacturières en amont de la construction résidentielle. Les mises en chantier de maisons se sont contractées de nouveau en avril, ce qui laisse présager un fléchissement de la construction résidentielle par rapport à mars. La revente de maisons s’étant repliée, les courtiers et agents immobiliers ont accusé une baisse de leurs activités en mars. La construction non résidentielle est restée à peu près stable, alors que le marché de la revente de propriétés commerciales a fortement reculé. On observe, en mars, un ralentissement des activités du secteur financier causé par la diminution des services fournis par les courtiers en valeurs mobilières et en marchandises. L’incertitude persistante des marchés des actions a freiné l’activité des fonds d’investissement. En mars, le transport aérien tout comme les services d’hébergement ont reculé, la guerre en Iraq ayant continué de faire du tort aux secteurs qui souffrent toujours de la situation mondiale défavorable sur le plan politique et économique. Au Canada, le secteur du transport aérien a fléchi de 3,0 %, les projets de voyage ayant été suspendus. Les hôtels et motels ont réduit leurs activités de 2,2 % en raison de la diminution considérable du nombre de voyageurs en visite au Canada en mars. Les mesures accrues de sécurité aux frontières ont contribué à réduire le nombre de touristes et de voyageurs d’affaires américains. Les restaurants et les brasseries ont également subi une légère baisse des activités. La poussée du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) à Toronto à la fin mars pourrait avoir eu une certaine incidence sur ces secteurs. Cependant, la diffusion d’avril du PIB reflètera les conséquences économiques d’un premier mois complet de ce syndrome. L’indice de la production industrielle (qui couvre la fabrication, l’exploitation minière et les services publics) a augmenté de 0,2 % après avoir reculé de 0,4 % en février. Cette hausse est attribuable à la production accrue du secteur de la fabrication et à l’intensification des activités d’exploration pétrolière et gazière. La contraction des services publics n’a permis qu’une faible augmentation de l’indice. L’indice américain de la production industrielle a reculé de 0,5 % en mars, l’activité du secteur de la fabrication ayant baissé de 0,2 %. Le secteur de la fabrication rebondit après le recul de févrierLe secteur de la fabrication a rebondi de 0,4 % après le recul enregistré le mois précédent. Parmi les industries ayant enregistré les hausses les plus importantes figurent les industries en amont de la construction, notamment celle des produits métalliques. La croissance de l’industrie des produits en bois s’explique principalement par la production accrue des scieries. Les exportations de ces produits ont également augmenté en mars.
La production des usines de pâte a grimpé de 2,8 % en mars après trois mois de repli. Les prix se sont quelque peu raffermis à la suite d’une longue période de marasme qui a miné cette industrie au cours des six derniers mois. Les usines de papier (exception faite des usines de papier journal) ont aussi intensifié leurs activités en raison du gonflement de la demande intérieure d’impression et des exportations. La fabrication de produits chimiques a progressé de 0,8 % grâce à une reprise de l’industrie pharmaceutique qui survient après trois mois de fléchissement. La fabrication de fertilisants et de pesticides a atteint son plus haut niveau depuis août 2002 pour soutenir la croissance anticipée des cultures agricoles. La production des usines de résine et de caoutchouc synthétique a également augmenté. La production d’automobiles, de fourgonnettes et de camions légers a grimpé de 1,3 %, après avoir subi un recul de 1,0 % en février. La fabrication de camions lourds a chuté de 2,5 % en mars à la suite des fortes baisses des deux mois précédents. La fabrication de pièces d’automobiles a légèrement diminué. L’accumulation des stocks dans le secteur automobile a amené les fabricants à annoncer une réduction de la production plus tard en 2003. L’industrie aérospatiale canadienne a fléchi de 2,3 % en mars; il s’agit d’une neuvième baisse mensuelle consécutive. La fabrication de matériel de télécommunications n’a pas encore touché le creux de la vague, la production ayant chuté de 3,7 % en mars pour atteindre des niveaux comparable à ceux observés au milieu des années 1990. En mars, les services publics se sont repliés de 1,6 % en raison de la diminution de la production d’électricité et de la distribution de gaz naturel. Le retour à des températures normales après les froids rigoureux de janvier, le ralentissement général de la croissance économique et la réduction des exportations sont à l’origine de ce fléchissement. La production du secteur minier, pétrolier et gazier s’est accrue grâce à un cinquième mois consécutif de forte expansion des activités d’exploration pétrolière et gazière. Cette effervescence est attribuable aux cours élevés des produits et aux craintes de pénurie. L’extraction du charbon a enregistré une baisse significative dans l’Ouest canadien, la demande d’exportation en provenance du Japon s’étant contractée. La production des mines de fer a diminué pour un cinquième mois d’affilée après la baisse soudaine accusée en février. Ce repli s’explique principalement par la faible demande d’exportation pour le fer et l’acier primaires. Premier trimestre de 2003La majeure partie de la croissance économique du premier trimestre de 2003 s’est concentrée en janvier, le taux d’expansion du produit intérieur brut s’étant estompé au cours des deux mois suivants. Une poussée de la création d’emplois en 2002, la persistance de taux d’intérêt peu élevés et l’augmentation des cours du pétrole au premier trimestre de 2003 ont maintenu l’essor de la construction résidentielle, insufflé un dynamisme nouveau au secteur automobile et aiguillonné les activités d’exploration pétrolière et gazière. La construction résidentielle a progressé de 2,9 %, principalement en février au moment où les mises en chantier de maisons ont grimpé de 33 %. L’essentiel de cette activité est survenu dans la construction de condominiums dans la région torontoise. Le ralentissement des mises en chantier de maisons au cours des deux mois suivants fait planer des doutes quant à la possibilité que la construction de maisons neuves se maintienne aux niveaux enregistrés au premier trimestre ou les surpasse. L’activité intense de construction résidentielle a continué de stimuler bon nombre d’industries en amont dans le secteur de la fabrication. La revente de maisons a considérablement augmenté au premier trimestre, mais les activités des agents et courtiers immobiliers ont été quelque peu entravées par la forte baisse des reventes de propriétés commerciales. Les ventes de meubles en gros et au détail se sont toutefois contractées. Le commerce de détail s’est accru de 1,1 %, les consommateurs ayant continué de profiter de l’augmentation des revenus de travail et des faibles coûts d’emprunt. Au premier trimestre, les résultats obtenus ne sont pas principalement attribuables aux ventes d’articles coûteux, comme les automobiles et les meubles. Les grands magasins de même que les magasins de vêtements et de chaussures ont affiché des ventes robustes. Les concessionnaires d’automobiles ont connu un achalandage légèrement plus élevé au premier trimestre, les ventes ayant généralement suivi une tendance à la baisse depuis le printemps 2002. Le commerce de gros a progressé de 3,0 % grâce à la poussée des ventes d’ordinateurs et de produits automobiles, bien que tous les secteurs du commerce de gros aient enregistré des hausses sensibles. L’indice de la production industrielle (couvrant la fabrication, l’exploitation minière et les services publics) a augmenté de 0,3 % comparativement à 0.1 % aux États-Unis. Cette hausse de l’indice est surtout attribuable à la montée en flèche des activités d’exploration pétrolière et gazière au cours du trimestre. La production manufacturière, qui représente plus de 70 % de l’indice, a enregistré une légère hausse de 0,1 %. Les services publics ont progressé en raison des froids rigoureux de janvier. Le manque de vigueur du secteur de la fabrication s’est manifesté dans bon nombre d’industries. La demande léthargique a continué de faire du tort aux fabricants de matériel informatique et de télécommunications. La production de l’industrie aérospatiale a chuté de 5,3 %, cette branche d’activité subissant les effets des problèmes mondiaux associés à la demande de services de transport aérien. La fabrication de camions lourds a dégringolé de 25,9 %, notamment en raison d’une grève et de l’affaiblissement de la demande américaine d’exportation depuis le troisième trimestre de 2002. Les droits d’importation élevés et le ralentissement de la construction de maisons neuves aux États-Unis ont entravé l’activité des scieries. Les producteurs de pâte et de papier journal ont continué de subir les effets de la faiblesse des prix. La fabrication de produits pharmaceutiques a reculé de 3,5 % après deux années de croissance exceptionnelle qui se sont traduites par une expansion de l’industrie supérieure à 50 %. La production de fer et d’acier primaires ainsi que la fabrication de vêtements se sont fortement repliées. En revanche, l’industrie automobile a amorcé une reprise après un quatrième trimestre désastreux. La production d’automobiles, de fourgonnettes et de camions légers a progressé de 2,8 % et la fabrication de pièces d’automobiles s’est accrue de 1,8 % au premier trimestre de 2003. On observe une hausse de la production de fertilisants et de pesticides de même que de produits chimiques de base, y compris les produits pétrochimiques dont la production a augmenté en prévision d’une interruption planifiée des opérations pour fins d’entretien. Le secteur du transport aérien a connu un autre mauvais trimestre, ses activités ayant diminué de 2,3 % pour se situer juste au-dessus des niveaux atteints en septembre 2001. La hausse enregistrée par le secteur financier a été atténuée par la réduction des activités sur les marchés des valeurs mobilières, notamment ceux des fonds communs de placement. |
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