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15-001-XIF
Produit intérieur brut par industrie
Mars 2001

Faits saillants

Le produit intérieur brut (PIB) a enregistré une légère hausse de 0,1 % en mars, effaçant la baisse du même ordre observée le mois précédent.

Le secteur de la fabrication a été stimulé par l'augmentation de la fabrication de produits automobiles et pharmaceutiques ainsi que par l'arrêt de la contraction dans la production de matériel électronique. Le secteur minier a poursuivi son essor grâce à l'intensification des activités pétrolières. Cette progression totale a été atténuée par de légères baisses de production relevées dans les services publics et les entreprises de communication ainsi que par le fléchissement du secteur forestier. Le PIB du commerce de gros et du commerce de détail a peu bougé en mars.

L'augmentation de la production automobile stimule le secteur de la fabrication

La production manufacturière totale s'est accrue de 0,5 % en mars après avoir accusé quatre baisses mensuelles consécutives. La hausse de la fabrication de produits automobiles, la plus marquée depuis dix mois, de même que la croissance soutenue des activités des usines de produits pharmaceutiques sont les principaux facteurs à l'origine de cette hausse et expliquent, ensemble, la quasi-totalité de l'augmentation globale de la production. En dépit de la croissance relevée en mars, la production manufacturière s'est repliée de 2,3 % par rapport aux sommets les plus récents atteints en octobre 2000.

Il convient également de noter, en mars, la croissance légère affichée par les fabricants de produits électroniques, la première depuis la série de baisses marquées amorcée en novembre. Globalement, 12 des 22 grands groupes, à l'origine de près de 70 % de la production manufacturière totale, ont accru leur production en mars. Les industries des produits en bois, du papier et des produits connexes ainsi que de la machinerie ont constitué les points faibles du secteur de la fabrication.

La production automobile a augmenté de 1,9 % en mars, après que l'effondrement de la demande des consommateurs eut entraîné une série de compressions au second semestre de 2000. Bien que les exportations d'automobiles aient légèrement diminué, les exportations de camions ont enregistré une hausse appréciable de 6,0 %. La production et les exportations de pièces ont également progressé en mars, parallèlement à une croissance appréciable de la production d'automobiles aux États-Unis.

Les fabricants de produits pharmaceutiques ont principalement contribué à l'expansion de 2,5 % de la fabrication de produits chimiques en mars. Cette industrie a accru sa capacité de production pour satisfaire une demande intérieure et extérieure en hausse, ce qui s'est traduit par une croissance exceptionnellement forte au cours des derniers mois, croissance qui a permis de dépasser de 43 % les niveaux atteints en mars 2000.

Toujours en mars, la fabrication de produits électroniques a enregistré une légère augmentation de 0,8 %; il s'agit de la première hausse depuis octobre 2000, mois qui avait marqué la dégringolade de cette industrie, les principaux clients ayant réduit leurs plans de dépenses. La production de biens tels que les composants et les pièces de matériel de communication, les ordinateurs et les périphériques de même que les équipements à fibres optiques a augmenté ou est restée stable. La production de matériel de télécommunications a reculé pour la septième fois en autant de mois. Toutefois, ce dernier repli de 1,9 % est nettement moins marqué que les contractions supérieures à 10 % relevées au cours des deux mois précédents. En dépit de cette dernière hausse mensuelle, la production globale de matériel électrique et électronique reste de 15,8 % inférieure aux sommets les plus récents de cette industrie atteints en octobre 2000.

Le dernier mois de l'Accord canado-américain sur le bois d'œuvre résineux axé sur les contingents a été marqué par une réduction de 11,8 % des exportations de bois de construction en mars. La production des scieries a chuté de 10,6 %, soit la plus forte baisse mensuelle observée depuis près de 15 ans. Une combinaison de contingents atteints et d'incertitude quant à la fixation des prix a entravé la production.

Les activités pétrolières continuent d'aiguillonner le secteur minier

La production minière s'est accrue de 0,8 % en mars; il s'agit là d'une cinquième hausse en six mois. À l'instar des mois précédents, la croissance de ce secteur s'est appuyée sur l'expansion des activités d'extraction de pétrole et de gaz, la production ayant augmenté au cours des derniers mois en raison d'une forte demande et de prix élevés. L'intensification des activités de montage et d'exploration en mars a permis au secteur d'atteindre le plus haut point jusqu'à présent de ce cycle. Le repli du secteur des mines de fer, imputable en partie à un conflit de travail, a atténué cette progression, tout comme la contraction des activités d'extraction de diamants.

Le commerce de gros et le commerce de détail bougent peu

Le commerce de gros a peu bougé en mars, la faible hausse de la distribution d'ordinateurs et de logiciels ainsi que de produits automobiles ayant été contrebalancée par la diminution des ventes en gros de matériaux de construction, de produits alimentaires et de papier journal.

Le commerce de détail a affiché une légère progression de 0,3 % en mars, grâce à la reprise des ventes d'automobiles, les consommateurs profitant de nouveau des promotions offertes par les concessionnaires. Toutefois, la hausse des ventes d'automobiles relevée en mars n'a pas entièrement effacé le fléchissement plus important observé en février. L'augmentation des ventes des magasins de meubles en mars est allée de pair avec la croissance soutenue de la demande résidentielle. Ces hausses ont été partiellement neutralisées par la diminution des ventes des épiceries et des magasins spécialisés dans la vente de pièces automobiles.

Autres branches d'activité

En mars, l'incertitude des marchés financiers a restreint les ventes des fonds communs de placement tant par rapport à ce qu'elles étaient un an plus tôt que par rapport aux ventes du mois de février stimulées par la saison des REER, de sorte que le secteur financier est resté à peu près stable. Après six hausses au cours des huit mois précédents, l'activité dans le secteur de la construction a légèrement diminué en mars. La construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels a peu bougé tandis que les travaux de réparation et de génie ont fléchi pour un troisième mois d'affilée.

La diminution des chargements de blé et de minerai de fer a entravé le transport ferroviaire. Après avoir connu quatre mois de croissance vigoureuse, le secteur des services téléphoniques s'est replié de 0,4 % en mars. La progression relevée dans les mois précédents avait été principalement attribuable à l'utilisation accrue des services de télécommunications cellulaires.

Premier trimestre de 2001

Une seconde baisse d'affilée de la production manufacturière a limité la croissance économique à 0,3 % au premier trimestre de 2001; il s'agit là de la hausse la plus faible depuis cinq ans.

La vigueur du secteur pétrolier et gazier, du secteur de la construction et de la plupart des services (y compris le commerce de détail, le commerce de gros, les services de communication, les services immobiliers et les services gouvernementaux) a favorisé la croissance économique au premier trimestre. La faiblesse du secteur de la fabrication s'est concentrée dans les industries des produits automobiles et électroniques. Si l'on exclut ces deux industries, qui ne représentent que 4,3 % de la production totale, le reste de l'économie aurait affiché une progression plus marquée de la production (0,7 %) au premier trimestre.

Nouveau repli du secteur de la fabrication au premier trimestre

Le recul de la production manufacturière s'est intensifié au premier trimestre, une baisse de 1,6 % survenant après celle de 0,5 % observée au quatrième trimestre. Outre la faiblesse des industries des produits automobiles et électroniques, le secteur a ressenti les effets du fléchissement de la fabrication des produits en papier et en plastique. Treize des 22 grands groupes, à l'origine de 57 % de la production manufacturière totale, ont réduit leur production au premier trimestre. Des hausses significatives de la production ont été observées dans les industries des produits chimiques et des produits métalliques.

Au premier trimestre, les effets de l'effondrement mondial de la demande de matériel de télécommunications ont été plus marqués que jamais et ont poussé les fabricants de produits électriques et électroniques à réduire la production de 11,8 %. Il s'agit de la plus forte baisse trimestrielle depuis 1961, soit l'année marquant le début de la collecte de statistiques pour cette industrie. Bien que la plus grande partie du repli soit attribuable à la diminution de la production de matériel de télécommunications, les fabricants d'autres pièces et composants électroniques, d'équipements à fibres optiques de même que d'ordinateurs et de périphériques ont été, eux aussi, entraînés dans le mouvement de baisse.

Au premier trimestre, la production automobile a reculé de 4,9 %, le ralentissement de la production par les fabricants pour un deuxième trimestre d'affilée s'inscrivant dans les efforts déployés pour réduire les stocks excessifs. La production de véhicules automobiles a fléchi de 6,2 % au premier trimestre (après une baisse de 6,8 % au trimestre précédent), tandis que la production de pièces et d'accessoires automobiles s'est contractée de 4,1 % (à la suite d'un recul de 6,0 %). Ces mouvements vont de pair avec la diminution des exportations d'automobiles et de camions aux États-Unis, destination de 9 sur 10 des véhicules fabriqués au Canada. L'effet cumulatif du repli de l'industrie de l'automobile est appréciable : globalement, la fabrication de produits automobiles au premier trimestre de 2001 est de 12,5 % inférieure aux niveaux de production enregistrés à la même période l'an dernier.

Les difficultés éprouvées par l'industrie automobile ont également eu une incidence sur les industries en amont, les fabricants de produits en verre, de produits en plastique et d'acier primaire ayant tous subi les contrecoups des compressions de la production automobile.

Cependant, la fabrication de produits chimiques a enregistré une hausse sensible de 6,1 % au cours de la période allant de janvier à mars. La plus grande partie de cette progression est attribuable à l'expansion accélérée de l'industrie des produits pharmaceutiques au Canada.

La croissance vigoureuse du secteur de la construction a continué de stimuler bon nombre d'industries manufacturières produisant du matériel et des matériaux de construction. Les fabricants de la plupart des types de produits en bois, de structures métalliques, de ciment et de béton ont tous accru ou maintenu les niveaux de production antérieurs. Cependant, l'incertitude entourant la fixation des prix du bois de construction causée par la fin de l'Accord canado-américain sur le bois d'œuvre résineux a eu pour effet de réduire la production des scieries (-3,9 %), les inquiétudes quant à l'imposition de tarifs de dissuasion au lendemain de l'accord ayant suspendu les plans de production de nombreux fabricants.

Les cours élevés du pétrole et du gaz stimulent le secteur des minéraux

La production minière s'est accrue de 2,2 % au premier trimestre. Stimulées par les prix élevés, les activités d'extraction et d'exploration pétrolières et gazières se sont intensifiées pour un deuxième trimestre consécutif. Ces augmentations ont été atténuées par la diminution de la production de potasse et de fer, diminution causée par une grève dans le cas des mines de fer.

Vigueur du commerce de gros

Au premier trimestre, le commerce de gros a affiché une hausse vigoureuse de 1,6 %, soit une augmentation représentant plus du double de celle relevée au trimestre précédent. Avec le maintien de la forte progression de la distribution d'ordinateurs et de logiciels, les taux de croissance plus élevés observés au cours du premier trimestre s'expliquent, dans une large mesure, par le raffermissement de la demande de boissons, de produits du tabac, de produits automobiles et de machines non agricoles.

Le commerce de détail animé par les concessionnaires d'automobiles et les grands magasins

Le commerce de détail a progressé de 1,3 % au premier trimestre, notamment grâce à une reprise partielle des ventes d'automobiles et de l'achalandage des grands magasins. Ces résultats tranchent favorablement avec le rendement enregistré au trimestre précédent, lorsque le commerce de détail avait globalement peu bougé à la suite d'une forte baisse des ventes d'automobiles L'ouverture de nouveaux établissements a stimulé les ventes des grands magasins. À la fin du trimestre, le rétablissement de stimulants par les concessionnaires a donné un certain élan aux ventes d'automobiles; l'élimination de ces stimulants au dernier trimestre de 2000 avait été partiellement responsable des ventes médiocres observées durant cette période.

L'accélération de la croissance des ventes de meubles au premier trimestre est allée de pair avec un marché résidentiel dynamique.

Le secteur de la construction maintient son dynamisme

Le secteur de la construction a progressé de 0,5 % au premier trimestre, pour une troisième hausse consécutive. L'activité du secteur de la construction a continué de s'appuyer sur la vigueur du marché résidentiel. Le nombre de mises en chantier résidentielles a atteint son niveau le plus élevé en presque neuf ans, les hausses les plus fortes ayant été observées en Colombie-Britannique et au Québec.

Autres branches d'activité

Les services de communication ont affiché une croissance de 2,4 % au premier trimestre, prolongeant ainsi la période de croissance soutenue des huit années précédentes. Les entreprises de services téléphoniques ont continué d'animer cette industrie, la croissance des services cellulaires étant le principal facteur à l'origine de la progression. Le fléchissement du marché boursier a entraîné une diminution de l'activité du secteur financier. Le dynamisme du marché résidentiel a tenu les agents immobiliers occupés au premier trimestre. Enfin, le secteur des administrations publiques a progressé de 0,9 % au premier trimestre, principalement en raison de la croissance des services du gouvernement fédéral.



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