Demande

Le calcul de la demande touristique dans le cadre du CSPTT commence avec les données de l’EVRC et de l’EVI. La première étape consiste à répartir les détails relatifs aux biens et services compris dans les enquêtes entre les détails utilisés pour les tableaux des ressources et des emplois, afin de permettre un rapprochement approprié de la demande et de l’offre. Pour certains biens et services, les données d’enquête existantes comportent suffisamment de détails. Par exemple, les données d’enquête pour les biens et services liés au transport suffisent pour répartir ces biens et services entre leurs contreparties des ES. Dans le cas de l’hébergement, les données relatives au nombre de nuits passées dans différents types d’établissements d’hébergement sont disponibles à partir des enquêtes et sont utilisées pour répartir les biens et services entre les classifications des ES. Les données sur les dépenses des particuliers provenant des comptes des revenus et des dépenses servent à répartir les biens et services restants à l’intérieur de la structure des ES.

Une fois que la demande touristique est calculée à partir des mêmes biens et services que l’offre, les proportions de l’offre sont utilisées pour répartir la demande entre les industries auxiliaires. Comme il est mentionné ci-dessus, si 50 % des repas ont été fournis par une industrie auxiliaire, cette industrie auxiliaire se voit attribuer 50 % de la demande. Une fois que les données sur la demande sont réparties entre les industries, on calcule les ratios de la demande et de l’offre pour chaque industrie. Ces ratios correspondent simplement à la demande touristique totale d’une industrie divisée par l’offre touristique totale de cette industrie. Ils indiquent quelle portion de la production d’une industrie peut être attribuée à l’activité touristique. Ainsi, si le ratio de la demande et de l’offre d’une industrie est égal à 40 %, cela correspond à la proportion de la production totale de l’industrie qui est attribuable au tourisme. Ces ratios de la demande et de l’offre sont utilisés par la suite pour calculer le PIB du tourisme et l’emploi lié au tourisme.

Afin d’accroître les possibilités d’analyse des données, la demande est répartie entre la demande intérieure et la demande des non-résidents (demande internationale et interprovinciale, ou exportations) à partir des données de l’EVRC et de l’EVI. Des données sont aussi calculées pour les importations internationales et interprovinciales. La disponibilité de données sur les exportations et les importations permet le calcul de la balance commerciale du tourisme pour le Canada.

Plusieurs éléments ont été ajoutés aux données d’enquête afin de permettre une estimation plus complète de la demande touristique. Le premier ajout consiste à inclure les tarifs de transports payés lors de voyages internationaux sur un transporteur canadien (billets achetés auprès d’un transporteur canadien pour des voyages internationaux). Les tarifs payés par les voyageurs canadiens font partie de la demande intérieure ou de la demande interprovinciale, selon la province ou le territoire de résidence, le port de sortie et le port d’entrée. Les tarifs payés par les voyageurs internationaux au Canada font partie de la demande internationale.

Un ajout supplémentaire est requis pour inclure les dépenses touristiques intérieures et interprovinciales des résidents des trois territoires canadiens qui sont exclus de l’EVRC. Des données sur l’offre (revenus) sont disponibles pour tous les biens et services touristiques, à partir des tableaux des ressources et des emplois des territoires. La demande internationale est calculée à partir de l’EVI, et la demande interprovinciale (c.-à-d. les dépenses des résidents des 10 provinces qui visitent les territoires) est calculée à partir de l’EVRC. La demande intérieure et interprovinciale des territoires est calculée à partir des dépenses des ménages et des données de des tableaux des ressources et des emplois.

Le calcul de la demande touristique intérieure dans les territoires diffère du calcul de cette même demande dans les provinces. Puisque l’EVRC n’est pas mené auprès des résidents des territoires, il est nécessaire d’utiliser une source de donnée différente afin de mesurer la demande touristique intérieure dans les trois territoires. La méthodologie utilisée s’appuie sur les données des Tableaux des ressources et des emplois (TRE).

La première étape consiste à identifier les produits associés à la demande touristique. La deuxième étape consiste à calculer la valeur des dépenses de consommation finale pour ces produits pour chacune des catégories de dépenses du CSPTT. De ces totaux, toutes dépenses associées aux catégories suivantes ont été exclues afin de refléter seulement les dépenses intérieures des résidents des territoires.
· Dépenses des Canadiens à l'étranger (PEC15110)
· Dépenses des Canadiens dans d'autres provinces ou territoires (PEC15120)
· Dépenses des non-résidents au Canada (PEC15210)
· Dépenses des Canadiens demeurant dans d'autres provinces ou territoires (PEC15220)

Parallèlement, le calcul de la demande touristique interprovinciale des résidents des territoires diffère du calcul de cette même demande pour les résidents des provinces. Puisque l’EVRC n’est pas mené auprès des résidents des territoires, il était nécessaire de développer une méthodologie différente afin de mesurer la demande touristique interprovinciale des résidents des territoires.

Le calcul de la demande touristique interprovinciale des résidents des territoires dans le cadre du CSPTT commence avec les données des Tableaux des ressources et des emplois (TRE). La première étape consiste à identifier les produits associés à la demande touristique. La deuxième étape consiste à calculer la valeur des dépenses des résidents de territoires dans les autres provinces ou territoires pour chacune des catégories de dépenses du CSPTT. Pour ce faire, les produits associés au tourisme consommés dans la catégorie Dépenses des Canadiens dans d'autres provinces ou territoires (PEC15120) sont utilisé.

La troisième étape consistait à déterminer la province ou le territoire visité. Pour ce faire, les données sur les échanges commerciaux interprovinciaux dans le TRE ont été utilisées. Pour chaque catégorie de dépenses, la distribution provinciale des échanges commerciaux a été dérivée. Cette distribution est basée seulement sur les services inclus dans chacune des catégories. Cette contrainte était nécessaire puisque les données sur les échanges commerciaux interprovinciaux dans les TRE inclus les réexportations de produits. Puisque les services sont généralement consommés sur place, ils étaient un meilleur indicateur de la province ou du territoire visité.

Les dépenses effectuées par un voyageur avant un voyage, aux seules fins de ce voyage, constituent un autre ajout important. Ces dépenses comprennent les autocaravanes, les bateaux de plaisance, les caravanes classiques et les tentes-caravanes, les valises et ensembles de voyage, les tentes et l’équipement de camping ainsi que les sacs de couchage. On calcule ces dépenses au moyen de la méthode de l'offre et de l'utilisation.

On procède à un calcul spécial pour les services de voyages dans le CSPTT, ces chiffres ne figurant pas spécifiquement dans les enquêtes sur les voyages. Cela implique de soustraire une portion des diverses dépenses en biens et services touristiques (p. ex., billets d’avion et hôtel) et de les réaffecter aux services d’agences de voyages. Essentiellement, la demande de services de voyages est égale à l’offre, ces services étant utilisés presque exclusivement par des touristes. L’offre correspond uniquement aux commissions pour les services de préparation de voyages et les forfaits qui, dans le cadre des ES, servent de mesures de la production de l’industrie des services de préparation de voyages.

Le rapprochement de la demande et de l’offre donne lieu à un rajustement final des données. Étant donné que les biens et services sont rapprochés du point de vue de la demande et de l’offre, on examine le ratio de biens et services touristiques pour un bien ou un service donné. Il arrive que ce ratio soit considéré comme trop élevé ou trop faible. Cela est particulièrement vrai dans le cas des biens et services pour lesquels les dépenses sont faibles. Ces questions sont traitées sur une base individuelle. Par exemple, supposons qu’après avoir ajouté toute l’information pertinente pour le transport aérien de passagers (renseignements issus des deux enquêtes sur les voyages et des estimations des territoires), la demande totale au titre du transport aérien de passagers correspond à 70 % de l’offre totale. Les exclusions non touristiques de la demande au titre du transport aérien ne peuvent être à l’origine de cet écart de 30 %. Par conséquent, le total de 70 % est corrigé à la hausse afin de traduire un ratio des biens et services touristiques plus réaliste au titre du transport aérien de passagers. Dans certains cas, la demande touristique peut dépasser l’offre pour un bien ou un service donné. Les estimations de l’offre et de la demande sont examinées à nouveau, afin de déterminer lesquelles représentent la plus grande qualité statistique, et des rajustements sont effectués sur cette base.

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