Les nouveautés en matière de comptes économiques canadiens
Un aperçu des mesures de l'emprunt des entreprises : une étude conjointe de la Banque du Canada et de Statistique Canada

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La Banque du Canada et Statistique Canada produisent tous deux des mesures globales d’emprunt et de crédit pour différents secteurs de l’économie canadienne. Celles de Statistique Canada s’inscrivent dans le cadre des comptes du bilan national (CBN). Ces comptes portent sur l’ensemble de l’économie et s’alignent avec les principes, internationalement reconnus, précisés dans le Système de comptabilité nationale des Nations Unies. Les CBN se déclinent selon les secteurs tels qu’actuellement définis dans le Système canadien des comptes macroéconomiques. Ils sont créés à l’aide de l’approche bilancielle, ce qui nécessite de présenter les actifs et les passifs pour l’ensemble des instruments et des secteurs de l’économie. En d’autres mots, pour chaque instrument, à tous les détenteurs d’actifs financiers doivent correspondre des contreparties détentrices du passif, et, par conséquent, leur somme est égale dans l’agrégat. Pour estimer, à partir des CBN, un montant de crédit aux entreprises de manière comparables à la série sur le crédit des entreprises de la Banque du Canada, il convient de commencer par examiner directement les passifs du secteur des sociétés privées non financières. Pour établir un comparable, un ajustement doit être fait pour inclure les passifs des entreprises non constituées en société, puisque la définition du crédit aux entreprises de la Banque du Canada englobe celles-ci, tandis que dans les CBN, leurs passifs sont rapportés dans le secteur des ménages.

Les données de la Banque du Canada se limitent aux émetteurs de crédit, c’est-à-dire les détenteurs des actifs financiers, et ne présentent pas les passifs. La plupart des agrégats de crédit aux entreprises de la Banque du Canada sont calculés à partir des bilans des banques à charte et d’autres établissements financiers non bancaires, en incluant les titres adossés à des actifs et les prêts accordés aux particuliers et aux autres organisations à des fins commerciales. Les acceptations bancaires, elles, sont tirées du passif des banques à charte alors que les papiers commerciaux, les obligations et les titres de capitaux proviennent de sources tierces. Cette approche permet l'équivalence entre les actifs, du côté des créanciers, et les passifs, du côté des débiteurs, pour les sociétés non financières et les entreprises non constituées en société. Cependant, les agrégats de la Banque du Canada offrent une couverture, en termes de secteurs prêteurs et d’instruments, plus limitée que ceux de Statistique Canada, c’est-à-dire la Banque du Canada n’inclue pas tous les actifs et tous les passifs pour tous les secteurs. Par exemple, les estimations de la Banque du Canada excluent les prêts aux entreprises offerts par les gouvernements et les organismes gouvernementaux. Cette approche fondée sur les actifs repose essentiellement sur la disponibilité des données.

Les deux mesures sont élaborées principalement à partir des rapports des institutions financières canadiennes et fournissent une couverture exhaustive des prêts consentis par ces institutions. Elles offrent un aperçu similaire sur l’endettement des entreprises non financières canadiennes à travers le temps. Toutefois, l’utilisation de méthodologies, de définitions et de systèmes de classification distincts produit, au niveau agrégé, certaines différences réconciliables. Afin d’en comprendre les causes, la Banque du Canada et Statistique Canada ont mené une étude conjointe. Celle-ci a permis de déterminer les principales différences en regard aux emprunts commerciaux non hypothécaires, aux hypothèques non résidentielles et aux papiers commerciaux des entreprises. La dette à long terme et les titres de capitaux ont été exclus de cet exercice, mais une étude de réconciliation sera rendue disponible ultérieurement. Un rapprochement entre les estimations du crédit des ménages a déjà été entrepris, et ses résultats sont accessibles à partir de l’étude intitulée « Un aperçu des mesures de l’emprunt des ménages : une étude conjointe de la Banque du Canada et de Statistique Canada ».

Les écarts entre les principaux agrégats d’emprunts des entreprises de la Banque du Canada et de Statistique Canada figurent au tableau 1. Dans les sections subséquentes, on examine les écarts au niveau des différentes sous-composantes des emprunts des entreprises soit, les hypothèques non résidentielles, les emprunts non hypothécaires et les papiers commerciaux. Il convient de souligner que les classifications utilisées dans le présent document sont celles employées par la Banque du Canada.


Tableau 1
Principaux agrégats de la Banque du Canada et des Comptes du bilan national sur les crédits aux entreprises
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Principaux agrégats de la Banque du Canada et des Comptes du bilan national sur les crédits aux entreprises Banque du Canada, Comptes du bilan national, Différences, Entreprises, Entreprises non financières privées, Prêts non hypothécaires, Prêts hypothécaires non résidentiels, Papier commercial et acceptations bancaires, Total du crédit aux entreprises, excluant les titres de créances, Prêts hypothécaires, Effet à court terme et Différence totale dans les crédits aux entreprises, calculées selon millions de dollars et % unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Banque du Canada Comptes du bilan national Différences
Entreprises Entreprises non financières privées
Prêts non hypothécairesTableau 1 Note 2 Prêts hypothécaires non résidentielsTableau 1 Note 3 Papier commercial et acceptations bancairesTableau 1 Note 4 Total du crédit aux entreprises, excluant les titres de créances Prêts non hypothécairesTableau 1 Note 5 Prêts hypothécairesTableau 1 Note 6 Effet à court termeTableau 1 Note 1 Tableau 1 Note 7 Total du crédit aux entreprises, excluant les titres de créances Différence totale dans les crédits aux entreprises Différence totale dans les crédits aux entreprises
millions de dollars %
Premier trimestre de 2012 299 795 116 703 66 382 482 880 236 592 231 523 64 380 532 495 -49 615 -10,27
Deuxième trimestre de 2012 305 896 118 847 67 767 492 510 237 692 235 739 63 334 536 765 -44 255 -8,99
Troisième trimestre de 2012 315 213 120 249 69 701 505 163 253 424 236 877 64 623 554 924 -49 761 -9,85
Quatrième trimestre de 2012 327 706 122 504 68 420 518 630 275 008 240 477 62 335 577 820 -59 190 -11,41
Premier trimestre de 2013 341 857 123 758 72 780 538 395 276 079 240 531 66 177 582 787 -44 392 -8,25
Deuxième trimestre de 2013 343 391 125 387 74 833 543 611 282 253 245 184 70 703 598 140 -54 529 -10,03
Troisième trimestre de 2013 350 387 127 789 74 457 552 633 294 739 250 102 69 610 614 451 -61 818 -11,19
Quatrième trimestre de 2013 355 612 130 234 71 514 557 360 304 035 255 596 68 156 627 787 -70 427 -12,64
Premier trimestre de 2014 362 054 130 037 79 434 571 525 313 859 256 056 75 226 645 141 -73 616 -12,88
Deuxième trimestre de 2014 370 022 131 305 81 969 583 296 307 955 258 359 75 689 642 003 -58 707 -10,06
Troisième trimestre de 2014 381 231 131 814 83 387 596 432 317 233 261 723 81 558 660 514 -64 082 -10,74
Quatrième trimestre de 2014 395 041 132 769 81 884 609 694 332 151 263 602 78 414 674 167 -64 473 -10,57
Premier trimestre de 2015 409 507 134 586 86 903 630 996 334 279 266 655 83 469 684 403 -53 407 -8,46
Deuxième trimestre de 2015 413 418 136 033 89 025 638 476 341 861 269 093 85 171 696 125 -57 649 -9,03
Troisième trimestre de 2015 433 255 137 957 84 407 655 619 356 450 274 066 80 676 711 192 -55 573 -8,48
Quatrième trimestre de 2015 439 920 140 057 86 895 666 872 392 447 277 610 82 724 752 781 -85 909 -12,88
Premier trimestre de 2016 452 312 141 416 87 989 681 717 403 346 279 750 79 000 762 096 -80 379 -11,79
Deuxième trimestre de 2016 459 157 142 266 89 261 690 684 409 740 282 714 84 249 776 703 -86 019 -12,45
Troisième trimestre de 2016 469 141 144 375 86 364 699 880 422 661 287 373 84 345 794 379 -94 499 -13,50
Quatrième trimestre de 2016 480 707 147 198 79 510 707 415 429 950 291 998 77 451 799 399 -91 984 -13,00
Premier trimestre de 2017 485 160 147 774 83 405 716 339 456 380 293 187 77 236 826 803 -110 464 -15,42
Deuxième trimestre de 2017 497 900 151 637 88 818 738 355 494 354 300 911 84 262 879 527 -141 172 -19,12
Troisième trimestre de 2017 501 800 154 765 95 549 752 114 488 767 305 369 92 472 886 608 -134 494 -17,88
Quatrième trimestre de 2017 518 173 158 387 90 505 767 065 482 690 312 846 92 220 887 756 -120 691 -15,73
Premier trimestre de 2018 531 922 160 844 94 247 787 013 481 275 316 164 98 101 895 540 -108 527 -13,92
Deuxième trimestre de 2018 553 310 165 366 97 504 816 180 510 817 320 635 97 364 928 816 -112 636 -13,90

Compte tenu des limitations quant à l’information disponible pour certaines composantes de la dette, Statistique Canada et la Banque du Canada doivent, tous deux, formuler certaines hypothèses.

Les données utilisées par la Banque du Canada sont déclarées, ou calculées, sur la base de leurs moyennes au cours d’une période donnée, soit la valeur moyenne du stock de l’actif au cours de cette période, alors que, les données de Statistique Canada sont basées sur la valeur de clôture soit, la valeur du stock d’un actif au dernier jour de la période. Ces pratiques entraînent des écarts de synchronisation entre les mesures, notamment lorsque de grandes fluctuations de valeur se produisent au cours d’une période ou en fin de période. Pour ce qui est des hypothèques non résidentielles et des emprunts non hypothécaires, cet ajustement ne peut être mesuré directement, mais on estime qu’il serait habituellement négligeable. Par conséquent, tout écart attribuable au calendrier est compris dans l’écart global résiduel pour ces instruments.

Engagements hypothécaires du secteur des entreprises

Dans le tableau 2, on rapproche les écarts présents entre les mesures des prêts hypothécaires non résidentiels; la terminologie utilisée reflète la définition de la Banque du Canada. On y présente d’abord la valeur de Statistique Canada pour l’ensemble du passif hypothécaire des sociétés privées non financières. On y calcule ensuite les écarts explicables entre les valeurs établies par la Banque du Canada et Statistique Canada, y compris ceux relevant de la classification et de la couverture, lesquels sont précisés juste après le tableau. Il en résulte la valeur approximative des prêts hypothécaires non résidentiels de Statistique Canada selon les définitions de la Banque du Canada.


Tableau 2
Réconciliation entre les estimations sur les prêts hypothécaires non résidentiels des entreprises entre la Banque du Canada et les Comptes du bilan national (CBN)
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Réconciliation entre les estimations sur les prêts hypothécaires non résidentiels des entreprises entre la Banque du Canada et les Comptes du bilan national (CBN) Prêts hypothécaires non financiers selon les CBN – publié, Classification (plus), Couverture (moins), Approximations des CBN par rapport aux définitions de la Banque du Canada, Crédit hypothécaire non résidentiel de la Banque du Canada – publié et Différence entre CBN approximatif et la Banque du Canada publié, calculées selon millions de dollars et % unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Prêts hypothécaires non financiers selon les CBN – publiéTableau 2 Note 1 Classification (plus) Couverture (moins) Approximations des CBN par rapport aux définitions de la Banque du Canada Crédit hypothécaire non résidentiel de la Banque du Canada – publiéTableau 2 Note 2 Différence entre CBN approximatif et la Banque du Canada publié Différence entre CBN approximatif et la Banque du Canada publié
millions de dollars %
Premier trimestre de 2012 231 523 -51 789 58 960 120 774 116 703 -4 071 -3,49
Deuxième trimestre de 2012 235 739 -53 661 59 962 122 116 118 847 -3 269 -2,75
Troisième trimestre de 2012 236 877 -55 297 59 009 122 571 120 249 -2 322 -1,93
Quatrième trimestre de 2012 240 477 -57 037 59 284 124 156 122 504 -1 652 -1,35
Premier trimestre de 2013 240 531 -57 775 54 866 127 889 123 758 -4 131 -3,34
Deuxième trimestre de 2013 245 184 -59 303 56 569 129 311 125 387 -3 924 -3,13
Troisième trimestre de 2013 250 102 -60 834 58 087 131 181 127 789 -3 392 -2,65
Quatrième trimestre de 2013 255 596 -61 854 59 030 134 712 130 234 -4 478 -3,44
Premier trimestre de 2014 256 056 -62 672 59 850 133 534 130 037 -3 497 -2,69
Deuxième trimestre de 2014 258 359 -64 558 59 754 134 047 131 305 -2 742 -2,09
Troisième trimestre de 2014 261 723 -66 381 60 877 134 465 131 814 -2 651 -2,01
Quatrième trimestre de 2014 263 602 -67 466 61 828 134 309 132 769 -1 540 -1,16
Premier trimestre de 2015 266 655 -67 973 62 779 135 903 134 586 -1 317 -0,98
Deuxième trimestre de 2015 269 093 -69 394 62 913 136 786 136 033 -753 -0,55
Troisième trimestre de 2015 274 066 -71 783 64 042 138 241 137 957 -284 -0,21
Quatrième trimestre de 2015 277 610 -73 356 64 377 139 877 140 057 180 0,13
Premier trimestre de 2016 279 750 -73 076 64 732 141 942 141 416 -526 -0,37
Deuxième trimestre de 2016 282 714 -75 051 65 474 142 189 142 266 77 0,05
Troisième trimestre de 2016 287 373 -76 789 66 008 144 576 144 375 -201 -0,14
Quatrième trimestre de 2016 291 998 -78 599 66 663 146 736 147 198 462 0,31
Premier trimestre de 2017 293 187 -79 394 66 749 147 044 147 774 730 0,49
Deuxième trimestre de 2017 300 911 -80 686 67 983 152 242 151 637 -605 -0,40
Troisième trimestre de 2017 305 369 -81 041 68 522 155 806 154 765 -1 041 -0,67
Quatrième trimestre de 2017 312 846 -81 850 69 509 161 487 158 387 -3 100 -1,96
Premier trimestre de 2018 316 164 -83 406 70 305 162 453 160 844 -1 609 -1,00
Deuxième trimestre de 2018 320 635 -82 339 71 009 167 287 165 366 -1 921 -1,16

Différences de classification

Dans les CBN, on répartit les passifs des hypothèques non résidentielles entre différents secteurs d’emprunt. Par exemple, une entreprise non constituée en société dans le secteur des ménages pourrait détenir une hypothèque non résidentielle sur une propriété commerciale. Il en est de même pour les prêts hypothécaires résidentiels puisqu’ils ne sont pas accordés exclusivement au secteur des ménages. Par exemple, des sociétés non financières peuvent être propriétaires d’appartements résidentiels ou d’établissements de soins prolongés et détenir des prêts hypothécaires pour celles-ci.

Les institutions financières font généralement une distinction entre leurs actifs hypothécaires selon l’utilisation prévue du bien hypothéqué (c’est-à-dire à des fins résidentielles ou non résidentielles). Par exemple, si un établissement de soins prolongés contracte une hypothèque, l’établissement financier prêteur enregistrera cette hypothèque comme une hypothèque résidentielle. À des fins de classification, les CBN mettent l’emphase sur le secteur de l’emprunteur. À ce titre, si l’emprunteur est une corporation, le passif sera comptabilisé comme une hypothèque résidentielle dans le secteur des corporations. Ceci contraste avec le système de classification de la Banque du Canada, basé sur l’usage attendu de la propriété, selon lequel toutes les hypothèques non résidentielles sont attribuées au secteur des entreprises et l’ensemble des hypothèques résidentielles est attribuées au secteur des ménages.

Différences de couverture

Parce que les CBN couvrent l’ensemble des secteurs de l’économie, des actifs hypothécaires non résidentiels de certains secteurs sont comptabilisés dans les CBN mais sont exclus des statistiques de la Banque du Canada. Ces secteurs sont les fonds d’investissement, les entreprises publiques des gouvernements fédéraux et provinciaux, les ménages, les sociétés privées non financières (en regard à l’emprunt intrasectoriel), les gouvernements et les non-résidents. La Banque du Canada exclut les engagements hypothécaires des entreprises non financières envers ces secteurs parce qu’ils dépassent la portée de ses agrégats sur le crédit.


Tableau 3
Comparaison de la couverture des hypothèques non résidentielles entre les secteurs prêteurs
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Comparaison de la couverture des hypothèques non résidentielles entre les secteurs prêteurs Hypothèques non résidentielles (figurant comme en-tête de colonne).
Hypothèques non résidentielles
Banque du Canada Comptes du bilan national
Secteur prêteur
Banques à charte inclus inclus
Émetteurs de titres adossés à des actifs inclus inclus
Sociétés d’assurance-biens et de risques divers inclus inclus
Sociétés de financement et de prêt à la consommation inclus inclus
Autres institutions financières privées partiel inclus
Fonds d’investissement exclus inclus
Entreprises publiques fédérales et provinciales exclus inclus
Régimes de retraite en fiducie inclus inclus
Sociétés de fiducie et sociétés de prêts hypothécaires inclus inclus
Coopératives de crédit inclus inclus
Compagnies d’assurance-vie inclus inclus
Fonds distincts des sociétés d’assurance-vie inclus inclus
Ménages exclus exclus
Sociétés privées non financières exclus inclus
Administrations publiques exclus inclus
Non-résidents (entités à l’extérieur du Canada) exclus inclus

Emprunts non hypothécaires des entreprises

Dans le tableau 4, on rapproche les écarts entre les mesures d’emprunts non hypothécaires en présentant, d’abord, la valeur des emprunts non hypothécaires des sociétés privées non financières établie par Statistique Canada. On calcule, ensuite, les écarts explicables entre les valeurs établies par la Banque du Canada et celles établies par Statistique Canada, y compris les écarts résultant de la classification, de la couverture et de l’approche méthodologique, lesquels sont précisés à la suite du tableau. On fournit enfin une valeur approximative établie par Statistique Canada et déterminée selon les définitions de la Banque du Canada.


Tableau 4
Rapprochement des estimations du crédit non hypothécaire réalisées par la Banque du Canada et par les Comptes du bilan national (CBN)
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Rapprochement des estimations du crédit non hypothécaire réalisées par la Banque du Canada et par les Comptes du bilan national (CBN) Dette non hypothécaire du secteur non financier privé selon les CBN – publié, Classification (plus), Couverture (moins), Méthodologique (moins), CBN approximatif par rapport aux définitions de la Banque du Canada, Crédit non hypothécaire de la Banque du Canada – publié et Différence entre CBN approximatif et la Banque du Canada publié , calculées selon millions de dollars et % unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Dette non hypothécaire du secteur non financier privé selon les CBN – publiéTableau 4 Note 1 Classification (plus) Couverture (moins) Méthodologique (moins) CBN approximatif par rapport aux définitions de la Banque du Canada Crédit non hypothécaire de la Banque du Canada – publiéTableau 4 Note 2 Différence entre CBN approximatif et la Banque du Canada publié Différence entre CBN approximatif et la Banque du Canada publié
millions de dollars %
Premier trimestre de 2012 236 592 90 695 39 416 -13 244 301 114 299 795 -1 319 -0,44
Deuxième trimestre de 2012 237 692 98 437 42 569 -13 243 306 803 305 896 -907 -0,30
Troisième trimestre de 2012 253 424 97 220 42 701 -10 298 318 241 315 213 -3 028 -0,96
Quatrième trimestre de 2012 275 008 89 857 43 517 -8 563 329 911 327 706 -2 205 -0,67
Premier trimestre de 2013 276 079 104 576 39 140 -6 117 347 632 341 857 -5 775 -1,69
Deuxième trimestre de 2013 282 253 104 798 42 336 -2 298 347 013 343 391 -3 622 -1,05
Troisième trimestre de 2013 294 739 99 094 42 932 -2 783 353 684 350 387 -3 297 -0,94
Quatrième trimestre de 2013 304 035 107 193 47 934 4 506 358 788 355 612 -3 176 -0,89
Premier trimestre de 2014 313 859 110 482 48 259 8 826 367 255 362 054 -5 201 -1,44
Deuxième trimestre de 2014 307 955 116 561 49 595 -431 375 352 370 022 -5 330 -1,44
Troisième trimestre de 2014 317 233 123 112 55 785 -2 113 386 673 381 231 -5 442 -1,43
Quatrième trimestre de 2014 332 151 117 934 57 914 -4 753 396 924 395 041 -1 883 -0,48
Premier trimestre de 2015 334 279 135 856 64 332 -8 128 413 931 409 507 -4 424 -1,08
Deuxième trimestre de 2015 341 861 129 736 60 921 -6 972 417 649 413 418 -4 231 -1,02
Troisième trimestre de 2015 356 450 131 132 65 506 -6 457 428 533 433 255 4 722 1,09
Quatrième trimestre de 2015 392 447 113 886 64 544 -1 133 442 922 439 920 -3 002 -0,68
Premier trimestre de 2016 403 346 120 087 70 704 3 001 449 728 452 312 2 584 0,57
Deuxième trimestre de 2016 409740 130 738 71 351 5 678 463 450 459 157 -4 293 -0,93
Troisième trimestre de 2016 422 661 122 287 73 221 10 435 461 292 469 141 7 849 1,67
Quatrième trimestre de 2016 429 950 124 437 70 921 9 482 473 983 480 707 6 724 1,40
Premier trimestre de 2017 456 380 112 892 70 348 18 598 480 325 485 160 4 835 1,00
Deuxième trimestre de 2017 494 354 105 235 74 601 34 228 490 760 497 900 7 140 1,43
Troisième trimestre de 2017 488 767 104 333 72 219 25 153 495 728 501 800 6 072 1,21
Quatrième trimestre de 2017 482 690 129 260 73 391 28 241 510 318 518 173 7 855 1,52
Premier trimestre de 2018 481 275 129 220 75 708 10 612 524 175 531 922 7 747 1,46
Deuxième trimestre de 2018 510 817 121 196 77 181 10 589 544 243 553 310 9 067 1,64

Différences de classification

Les estimations d’emprunts non hypothécaires des entreprises établies par la Banque du Canada comprennent à la fois les entités incorporées et les entités non incorporées, tandis que, dans les CBN, les entreprises non constituées en société sont comprises dans le secteur des ménages . Par conséquent, afin de s’aligner sur estimations de la Banque du Canada, il faut inclure, à partir des CBN, les emprunts non hypothécaires des sociétés privées non financières et la portion des emprunts non hypothécaires du secteur des ménages qui appartient aux entreprises non constituées en société. En plus de cela, parce que le secteur des sociétés sert de secteur résiduel dans le cadre des CBN, les emprunts non hypothécaires ne pouvant être attribués à un autre secteur s’y retrouvent alloués.

Différences de couverture

Les agrégats du crédit de la Banque du Canada ne couvrent pas les prêts de certains des secteurs inclus dans les CBN. On note, par exemple, certains prêts des coopératives de crédit, des entreprises publiques du gouvernement et d’autres institutions financières privées où la Banque du Canada offre une couverture partielle. En outre, la Banque du Canada exclut entièrement certains secteurs prêteurs, car ils sont hors portée de sa définition du crédit des entreprises. Finalement, la Banque du Canada englobe les créances diverses dans sa mesure d’emprunts non hypothécaires des entreprises, tandis que, dans les CBN les excluent. La Banque du Canada comprend également l’ensemble des crédits-baux dans le crédit des entreprises, alors que les CBN attribuent une portion des crédits-baux d’automobiles au passif des ménages.


Tableau 5
Comparaison de la couverture des prêts non hypothécaires par les secteurs prêteurs
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Comparaison de la couverture des prêts non hypothécaires par les secteurs prêteurs Prêts non hypothécaires(figurant comme en-tête de colonne).
Prêts non hypothécaires
Banque du Canada Comptes du bilan national
Secteur prêteur
Banques à charte inclus inclus
Émetteurs de titres adossés à des actifs inclus inclus
Sociétés d’assurance-biens et de risques divers exclus zéro
Sociétés de financement et de prêt à la consommation inclus inclus
Autres institutions financières privées partiel inclus
Fonds d’investissement zéro zéro
Entreprises publiques fédérales et provinciales partiel inclus
Régimes de retraite en fiducie exclus inclus
Sociétés de fiducie et sociétés de prêts hypothécaires inclus inclus
Coopératives de crédit partiel inclus
Compagnies d’assurance-vie exclus inclus
Fonds distincts des sociétés d’assurance-vie exclus zéro
Ménages exclus exclus
Sociétés privées non financières exclus inclus
Administrations publiques exclus inclus
Non-résidents (entités à l’extérieur du Canada) exclus partiel

Différences méthodologiques

La Banque du Canada utilise des données déclarées à l’échelle mondiale en devise canadienne, ainsi que, les opérations avec les résidents canadiens en valeurs étrangères comme approximation de l’activité canadienne, tandis que Statistique Canada utilise des données enregistrées au Canada en devises canadiennes et étrangères afin de saisir l’activité au Canada. Cet ajustement reflète le fait que la devise canadienne comptabilisée à l’extérieur du Canada est incluse dans les valeurs de la Banque du Canada.

Papiers commerciaux

Dans le tableau 6, on rapproche les écarts entre les mesures des papiers commerciaux; cependant, la terminologie utilisée reflète la définition présentée dans les CBN, laquelle comprend les acceptations bancaires et les papiers commerciaux, deux séries que la Banque du Canada publie séparément dans 1) les prêts aux entreprises et 2) les titres de créance, respectivement. Dans ce tableau, on présente d’abord la valeur de Statistique Canada pour l’ensemble des passifs des papiers commerciaux des sociétés privées non financières du Canada. On calcule, ensuite, les écarts explicables entre les valeurs établies par la Banque du Canada et par Statistique Canada, y compris les écarts résultant de la classification et du calendrier, lesquels sont précisés à la suite du tableau. On fournit enfin une valeur approximative établie par Statistique Canada et déterminée selon les définitions de la Banque du Canada. Dans ce cas, compte tenu du fait que les deux organismes utilisent les mêmes sources de données, les estimations peuvent toutes deux être entièrement harmonisées et l’écart est effectivement nul.


Tableau 6
Réconciliation des estimations des effets de court terme de la Banque du Canada et des Comptes du bilan national (CBN)
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Réconciliation des estimations des effets de court terme de la Banque du Canada et des Comptes du bilan national (CBN) Entreprises non financieres privées selon les CBN, effets de court terme canadiens - publié, Dont : acceptations bancaires, Dont : papier commercial, Classification (plus), Calendrier (minus), CBN approximatif aux défintions de la Banque du Canada , Acceptations bancaires et papier commercial de la Banque du Canada - agrégat, Acceptations bancaires - publié, Papier commercial - publié et Différence entre CBN approximatif et Banque du Canada publié , calculées selon millions de dollars et % unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Entreprises non financieres privées selon les CBN, effets de court terme canadiens - publiéTableau 6 Note 1 Dont : acceptations bancaires Dont : papier commercial Classification (plus) Calendrier (minus) CBN approximatif aux défintions de la Banque du Canada Acceptations bancaires et papier commercial de la Banque du Canada - agrégatTableau 6 Note 2 Acceptations bancaires - publiéTableau 6 Note 3 Papier commercial - publiéTableau 6 Note 4 Différence entre CBN approximatif et Banque du Canada publié Différence entre CBN approximatif et Banque du Canada publié
millions de dollars %
Premier trimestre de 2012 64 380 53 612 10 768 3 126 1 124 66 382 66 382 54 683 11 699 0 0,00
Deuxième trimestre de 2012 63 334 54 826 8 508 2 587 -1 847 67 767 67 767 57 489 10 278 0 0,00
Troisième trimestre de 2012 64 623 57 692 6 931 3 990 -1 089 69 701 69 701 61 329 8 372 0 0,00
Quatrième trimestre de 2012 62 335 55 404 6 931 4 928 -1 158 68 420 68 420 58 711 9 709 0 0,00
Premier trimestre de 2013 66 177 56 093 10 084 4 006 -2 597 72 780 72 780 61 211 11 569 0 0,00
Deuxième trimestre de 2013 70 703 59 079 11 624 3 626 -504,5 74 833 74 833 63 382 11 451 0 0,00
Troisième trimestre de 2013 69 610 58 573 11 037 2 173 -2 674 74 457 74 457 62 240 12 217 0 0,00
Quatrième trimestre de 2013 68 156 58 321 9 835 3 358 -0,5 71 514 71 514 60 610 10 904 0 0,00
Premier trimestre de 2014 75 226 63 470 11 756 1 150 -3 058 79 434 79 434 66 392 13 042 0 0,00
Deuxième trimestre de 2014 75 689 65 846 9 843 3 859 -2 421 81 969 81 969 70 184 11 785 0 0,00
Troisième trimestre de 2014 81 558 69 308 12 250 2 382 552,5 83 387 83 387 70 321 13 066 0 0,00
Quatrième trimestre de 2014 78 414 65 832 12 582 1 548 -1 922 81 884 81 884 68 913 12 971 0 0,00
Premier trimestre de 2015 83 469 72 914 10 555 3 269 -165,5 86 903 86 903 73 988 12 915 0 0,00
Deuxième trimestre de 2015 85 171 75 775 9 396 2 827 -1 028 89 025 89 025 78 589 10 436 0 0,00
Troisième trimestre de 2015 80 676 70 985 9 691 2 567 -1 164 84 407 84 407 73 578 10 829 0 0,00
Quatrième trimestre de 2015 82 724 73 634 9 090 4 110 -61 86 895 86 895 75 478 11 417 0 0,00
Premier trimestre de 2016 79 000 67 875 11 125 5 521 -3 469 87 989 87 989 75 503 12 486 0 0,00
Deuxième trimestre de 2016 84 249 74 758 9 491 2 766 -2 247 89 261 89 261 78 580 10 681 0 0,00
Troisième trimestre de 2016 84 345 77 153 7 192 1 215 -804 86 364 86 364 77 868 8 496 0 0,00
Quatrième trimestre de 2016 77 451 67 768 9 683 -1 018 -3 077 79 510 79 510 71 322 8 188 0 0,00
Premier trimestre de 2017 77 236 69 363 7 873 5 752 -417 83 405 83 405 75 305 8 100 0 0,00
Deuxième trimestre de 2017 84 262 73 924 10 338 2 544 -2 013 88 818 88 818 79 571 9 247 0 0,00
Troisième trimestre de 2017 92 472 82 249 10 223 1 769 -1 309 95 549 95 549 85 156 10 393 0 0,00
Quatrième trimestre de 2017 92 220 77 004 15 216 -3 999 -2 284 90 505 90 505 80 896 9 609 0 0,00
Premier trimestre de 2018 98 101 81 091 17 010 -4 342 -488 94 247 94 247 83 978 10 269 0 0,00
Deuxième trimestre de 2018 97 364 86 452 10 912 -290 -430 97 504 97 504 87 904 9 600 0 0,00

Différences de classification

Statistique Canada utilise les renseignements de son registre des entreprises pour classifier les entités émettrices de titres de créance au secteur institutionnel approprié, tandis que la Banque du Canada classifie les entités différemment dans certains cas. Ces différences de classification entraînent des écarts entre les estimations de chacun des organismes.

Différences de synchronisation

La Banque du Canada utilise des données déclarées, ou calculées, en rapport à leur moyenne sur une période donnée (la valeur moyenne du stock d’un actif au cours d’une période donnée), alors que Statistique Canada utilise des données déclarées en fin de période (la valeur du stock d’un actif au dernier jour de la période). Ces pratiques entraînent des écarts entre les estimations dérivées, notamment lorsque de grandes fluctuations de valeur se produisent au cours, ou en fin de période. Même si cette situation est qualifiée d’écart de synchronisation, tout problème lié aux données est nécessairement inclus dans ce calcul lorsque la réconciliation se fait entre les valeurs de clôture et leur moyenne de la période.


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