Comptes du bilan national

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133. Étant donné que l'épargne augmente au niveau national, la richesse nationale augmente aussi en fonction du montant de l'investissement/l'épargne net lié à la R-D, plus la réévaluation du stock de capital de R-D. Néanmoins, les répercussions de la R-D sur la richesse sectorielle et la richesse nationale sont relativement faibles au total, bien que significatives pour certaines industries.

Tableau 9
Comptes du bilan—Système de la comptabilité nationale – Économie totale, répercussions additionnelles, 2004

134. Les actifs de R-D totalisaient 156 milliards de dollars à la fin de 2004, les actifs des entreprises représentant un peu plus de 60 % du total (voir le tableau 10). Le stock d'actifs de R-D représentait 0,1 % de la richesse totale de l'économie canadienne. Toutefois, le capital produit, mis à part les structures, augmente de plus de 30 % avec l'ajout des actifs de R-D dans les comptes32.

Tableau 10
Valeurs des stocks de recherche et du développement

135. Les valeurs des stocks totaux de R-D augmentent de 11,5 milliards de dollars en 2004 avec l'inclusion de la R-D dans les actifs. L'investissement net (l'investissement total moins la consommation de capital fixe) représente 59 % de cette hausse (voir le tableau 12). La réévaluation, qui découle généralement des variations de prix, a contribué à 41 % du total. L'investissement net a représenté un peu plus de 68 % de la variation totale des valeurs des stocks en 2001, au moment où l'investissement en R-D connaissait un essor considérable.

Tableau 11
Variation de la valeur des stocks

Produit intérieur brut nominal – Dépenses finales

136. Les dépenses courantes des administrations publiques diminuent par suite de la modification du traitement de la R-D, parce que ces dépenses sont transférées à l'investissement en capital, une dépense finale. Les dépenses du secteur sans but lucratif, qui se retrouvent dans les dépenses des particuliers dans le SCNC, diminuent pour la même raison. Ces dépenses sont maintenant capitalisées.

Tableau 12
Dépenses finales, 2004

Données sur le commerce

137. Les données de la présente étude permettent l'analyse du commerce de R-D entre le Canada et d'autres pays. Tout au long de la période à l'étude (1997 à 2004), le Canada a constamment été un exportateur net de R-D. Les exportations de R-D ont culminé en 2000, à 4,3 milliards de dollars. Les importations (1,8 milliard de dollars), ainsi que la balance commerciale (2,5 milliards de dollars), ont aussi atteint leur niveau le plus élevé cette année-là. Les exportations de R-D représentent 0,6 % du total des exportations en 2000, ce qui est de beaucoup inférieur à leur contribution au PIB . La grande majorité (88 %) de la R-D industrielle est de la R-D intra-muros, c'est-à-dire qu'elle est effectuée à l'intérieur d'une organisation.

Graphique 4
Le Canada, un exportateur net de recherche et du développement

Analyse des industries

138. L'analyse des industries qui suit est fondée sur les activités totales de R-D dans l'économie. En 2004, l'industrie qui a eu les activités les plus grandes, selon la formation de capital fixe, est le matériel de communication, à 1,6 milliard de dollars. Les industries de la fabrication de produits pharmaceutiques et l'industrie de l'information ainsi que l'industrie culturelle suivaient. L'industrie du matériel de communication est celle qui a contribué le plus à l'investissement pendant toutes les années, mais elle a connu une baisse marquée depuis 2001 (voir le tableau 13). Les données sur les industries sont disponibles à la fois pour les répercussions totales et les répercussions additionnelles sur les scénarios d'investissement (voir les annexes 8 et 9).

Tableau 13
Part des industries dans l'investissement total en recherche et développement

139. Les répercussions totales sur une industrie ont tendance à être plus importantes que les répercussions additionnelles. Les répercussions totales comprennent la R-D dans le domaine des logiciels. La part de la formation de capital de R-D varie selon que l'on utilise les répercussions totales ou les répercussions additionnelles (voir le graphique 5). Par exemple, la part représentée par le matériel de communication dans les répercussions totales est plus faible que dans les répercussions additionnelles, ce qui laisse supposer que cette industrie utilise moins de logiciels que d'autres.

Graphique 5
Part des industries dans la formation de capital de recherche et développement, 2004

Activité économique agrégée

140. Le tableau 14 présente des statistiques sommaires, y compris des données selon les deux types de répercussions. Dans tous les cas, on procède uniquement à des mesures directes du PIB, les mesures indirectes n'étant pas incluses dans l'effet du PIB . Les chiffres sont le résultat du scénario du cas de référence qui ne prévoit pas de rendement pour la R-D pour compte propre.

Tableau 14
Sommaire de la recherche et développement, 1997 à 2004

141. En 2004, le PIB nominal aurait augmenté de 20,4 milliards de dollars, ou 1,6 %, si les dépenses en R-D avaient été capitalisées dans les comptes nationaux. L'effet est généralement en hausse au fil du temps. Le PIB aurait augmenté de 1,4 % en 1997 et de 0,9 % en 197633, par suite du changement de traitement. Les répercussions les plus importantes se seraient produites en 2001. Cela correspond au sommet de l'essor technologique qu'a connu le Canada, particulièrement dans le secteur des télécommunications. De 1997 à 2004 le

33. Une projection rétrospective a été calculée pour le capital de R-D, au niveau total, à partir des données sur les dépenses totales en R-D fondées sur le MF.

PIB de la R-D additionnelle a augmenté de 61 % en valeur nominale, ce qui est supérieur à la hausse de 46 % enregistrée dans l'ensemble de l'économie. Étant donné que le PIB de la R-D progresse plus rapidement que le reste du PIB, les taux de croissance du PIB à l'échelle de l'économie devraient augmenter au fil du temps, même si les répercussions au niveau du PIB total pour une année donnée sont inférieures à 0,1 %.

Graphique 6
Répercussions de la recherche et développement sur le product intérieur brut

142. Lorsqu'on les examine sur la base des activités totales, les répercussions de la R-D sur les tendances économiques varient. Les activités totales en 2004 s'établissaient à 34,6 milliards de dollars, soit 2,9 % de l'économie totale. Cette valeur est supérieure au total pour les données selon le MF (voir les estimations des DIRD dans le tableau 14), du fait pour une large part de l'inclusion de la CCF des administrations publiques et du secteur sans but lucratif, et des rajustements apportés aux données sur le commerce international.

143. Même si la présente étude met l'accent principalement sur les années 1997 à 2004, des estimations historiques ont été calculées rétrospectivement à 1976. La présente étude montre que la R-D a pris de plus en plus d'importance dans l'économie canadienne. En 1976, le total de la R-D représentait 1,5 % du PIB, ce qui est de beaucoup inférieur à la proportion de 2,9 % enregistrée en 2004. Cela correspond à l'idée que les actifs incorporels sont devenus un élément encore plus important d'une économie développée et nécessitent par conséquent d'être mesurés et inclus dans les comptes de base.

144. Une estimation a aussi été faite pour l'effet de la capitalisation de la R-D sur le PIB rajusté pour tenir compte de l'inflation. Comme c'est le cas pour la valeur nominale, le PIB aurait augmenté de 1,6 % en 2004.

 

32. La R-D est incluse dans les machines et le matériel aux fins de la présentation dans le SCNC. Cela donne lieu à un mélange d'actifs incorporels de R-D et d'actifs corporels de machines et de matériel.