Comptes des revenus et dépenses, série technique
Parités de pouvoir d’achat entre les États-Unis et le Canada : concepts et méthodes

par Nazrul Kazi et Conrad Barber-Dueck

Date de diffusion : le 26 avril 2019

Début du texte

Nous aimerions remercier Ian Donegan, Jack Wang et Brandon Landry pour le travail de compilation et d’analyse des données sur les PPA qu’ils ont effectué. Nous tenons à remercier également Julie Smith, Monique Deschambault, Denise Lafleur, Kim Longtin, Brice Dagrou et Rob Puchyr pour leur aide et leurs conseils techniques.

Introduction

Le présent article vise deux objectifs : d’abord, examiner les concepts et les méthodes d’évaluation de la parité de pouvoir d’achat (PPA) Canada–États-Unis; ensuite, présenter des estimations clés.

Les estimations intègrent les prix de référence pour 2017 qui sont fournis par le programme de PPA Eurostat-OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) ainsi que les données correspondantes sur le revenu national qui proviennent du Système de comptabilité nationale du Canada. Les données sur le revenu national des États-Unis ont été obtenues auprès du Bureau of Economic Analysis (BEA) et du U.S. Census Bureau.

Que sont les parités de pouvoir d’achat?

Dans son expression la plus simple, la PPA est le ratio des prix payés pour un bien ou un service dans deux pays, exprimés dans leurs devises respectivesNote 1. Par exemple, si le prix d’une chaise aux États-Unis est de 30 $US et qu’au Canada, la même chaise se vend 40 $CAN, la PPA est de 30 ÷ 40 ou 0,75 $US par dollar canadien.

Si le taux de change de 1 $CAN est de 0,75 $US, on s’attend à ce que les prix des chaises dans les deux pays suivent le même ratio de prix ou la même PPA. Toutefois, dans les faits, le taux de change et la PPA divergent souvent de manière importante puisque le taux de change est principalement influencé par les prix des produits échangés alors que la PPA est établie à l’aide des prix de tous les produits, qu’il s’agisse de produits échangés ou de produits non échangésNote 2.

Graphique 1 Parités de pouvoir d’achat : États-Unis par rapport au Canada

Tableau de données du graphique 1 
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1 Parités de pouvoir d’achat du revenu intérieur brut, Taux de change États-Unis/Canada, Parités de pouvoir d’achat du total des biens et Parités de pouvoir d’achat total des services, calculées selon $US/$CAN unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Parités de pouvoir d’achat du revenu intérieur brut Taux de change États-Unis/Canada Parités de pouvoir d’achat du total des biens Parités de pouvoir d’achat total des services
$US/$CAN
1990 0,84 0,86 0,78 0,88
1991 0,84 0,87 0,81 0,87
1992 0,83 0,83 0,77 0,87
1993 0,83 0,78 0,77 0,88
1994 0,84 0,73 0,79 0,88
1995 0,84 0,73 0,78 0,89
1996 0,83 0,73 0,75 0,89
1997 0,83 0,72 0,75 0,91
1998 0,82 0,67 0,74 0,91
1999 0,83 0,67 0,75 0,92
2000 0,83 0,67 0,74 0,92
2001 0,83 0,65 0,73 0,92
2002 0,82 0,64 0,71 0,93
2003 0,83 0,71 0,71 0,94
2004 0,84 0,77 0,72 0,96
2005 0,86 0,83 0,74 0,98
2006 0,86 0,88 0,75 0,97
2007 0,86 0,93 0,75 0,96
2008 0,86 0,94 0,76 0,95
2009 0,85 0,88 0,75 0,93
2010 0,85 0,97 0,75 0,93
2011 0,85 1,01 0,76 0,92
2012 0,85 1,00 0,77 0,92
2013 0,85 0,97 0,76 0,92
2014 0,82 0,91 0,74 0,90
2015 0,84 0,78 0,77 0,90
2016 0,84 0,75 0,78 0,90
2017 0,84 0,77 0,77 0,89
2018 0,83 0,77 0,77 0,89

Le taux de change, qui est établi selon l’offre et la demande d’une devise comparativement à une autre devise, tend à être volatile. En revanche, la PPA est relativement stable, car elle tient compte des prix relatifs de tous les produits compris dans le produit intérieur brut (PIB).

En 1998, par exemple, dans la foulée de la crise financière en Asie de l’Est, le dollar canadien s’est fortement déprécié (0,67 $US), mais la PPA était essentiellement inchangé (0,82 $US). En 2011, le dollar canadien s’est apprécié pour se fixer à 1,01 $US, tandis que la PPA oscillait autour de 0,84 $US. De 1990 à 2018, les moyennes du taux de change et de la PPA étaient de 0,81 $US et de 0,84 $US, respectivement (graphique 1). En somme, le taux de change et la PPA Canada–États-Unis divergent de façon marquée à court terme, mais à plus long terme, les moyennes sont assez similaires.

La PPA des biens suit le taux de change plus étroitement que ne le fait la PPA des services majeur, comme les soins de santé et l’éducation. De 1990 à 2018, la PPA moyenne des biens était de 0,76 $US, ce qui indique que les biens étaient relativement plus chers au Canada. Plus particulièrement, la quantité de biens qu’il était possible d’acheter aux États-Unis avec 76 $US aurait coûté 100 $CAN au Canada, et non 94 $CAN, c’est-à-dire le prix converti selon le taux de change.

Au Canada, la PPA des services a été plus élevée que celle des biens. De 1990 à 2018, la PPA moyenne des services était de 0,91 $US, ce qui est bien au-dessus du taux de change moyen. Les soins de santé et l’enseignement supérieur étaient relativement moins chers au Canada qu’aux États-Unis (Temple, 2011).

À quoi les parités de pouvoir d’achat servent-elles?

Le taux de change du marché, et non la PPA, est utilisé pour comparer le commerce international, les mouvements de capitaux et la valeur de la dette extérieure. Toutefois, pour comparer les revenus, le PIB par habitant ajusté en fonction de la PPA est supérieur au PIB ajusté en fonction du taux de change, car le premier tient compte de toutes les composantes du PIB. Par conséquent, le revenu ajusté en fonction de la PPA est utilisé par les organismes internationaux, y compris les Nations Unies, la Banque mondiale et l’OCDE.

Le Programme des Nations Unies pour le développement fait appel au revenu par habitant ajusté en fonction de la PPA conjointement avec des indicateurs comme l’espérance de vie et le taux d’alphabétisation pour calculer l’indice de développement humain et classer les pays. Les Nations Unies utilisent également les PPA pour évaluer ses objectifs du Millénaire pour le développement.

La Banque mondialeNote 3 observe que [traduction] « les PPA conviennent avant tout et par-dessus tout à la comparaison des niveaux de bien-être, raison pour laquelle on les utilise pour mesurer la pauvreté dans le monde. » À l’aide des résultats des PPA, la Banque mondiale a créé un seuil international de pauvreté, largement connu sous l’appellation « dollar par jour ». Les mesures de pouvoir d’achat sont également utilisées à l’échelle nationale. Les données des PPA Canada–États-Unis sont utilisées pour étudier l’écart de productivité entre les deux pays et pour comparer le PIB par habitant du Canada avec celui des États-Unis (Baldwin et Macdonald, 2009).

Sources de données

Chaque année, l’OCDE produit des estimations des PPA multilatérales. Statistique Canada y participe en fournissant des données et obtient également un grand nombre de prix relevés américains du programme de PPA Eurostat-OCDENote 4.

L’OCDE a établi une liste de spécifications concernant des produits sur le prix desquels on demande aux pays de fournir des renseignements. Plusieurs de ces spécifications sont génériques, car la correspondance exacte des produits parmi tous les pays pourrait être impossible. Pour les biens et services gouvernementaux, qui ne sont pas vendus aux prix du marché, une approche basée sur le coût des intrants est utilisée pour établir les prix. Dans ce cas, on utilise les niveaux de rémunération pour 46 types de professions du secteur public.

Statistique Canada ventile les PIB canadien et américain en 179 rubriques de base qui sont établies par l’OCDENote 5. Pour chaque rubrique de base, des prix relevés sont obtenus du programme multilatéral de PPA de l’OCDENote 6. Environ 2 000 prix relevés de chaque pays sont compilés et classés sous les 179 rubriques de base (de 5 à 15 paires pour chaque rubrique) en vue de les faire correspondre aux estimations ou aux facteurs de pondération du PIB correspondant. Les données sur le PIB américain sont extraites du site Web du BEA. Le U.S. Census Bureau constitue la source des données sur la population qui sont nécessaires pour évaluer la consommation par habitant.

Conclusion

La PPA est influencée par des facteurs comme la distance géographique, les différences culturelles et structurelles, la législation du travail et la syndicalisation. À l’exception des soins de santé et de l’enseignement supérieur, les différences structurelles entre le Canada et les États-Unis sont relativement faibles. Par conséquent, les moyennes à long terme de la PPA (de 1990 à 2018) et du taux de change sont similaires : 0,81 $US et 0,84 $US, respectivement. Toutefois, à court terme, les deux indicateurs diffèrent de façon marquée.

À des fins de comparaison du revenu entre les pays, le PIB par habitant ajusté en fonction de la PPA est supérieur au PIB par habitant converti selon le taux de change. En 2018, le revenu national par habitant ajusté en fonction de la PPA au Canada était de 49 900 $US, ce qui est plus élevé de 8,1 % comparativement au taux de change converti selon le revenu national par habitant (46 200 $US). En 2018, le revenu national par habitant était de 62,600 $US aux États-Unis.

Le taux de change du marché est une mesure unique et est mis à jour instantanément. Par contre, les PPA sont des estimations ponctuelles, habituellement calculées une fois par année. La qualité des estimations des PPA dépend de la fiabilité des facteurs de pondération des dépenses et des données sur les prix. On peut désagréger les PPA pour comparer diverses composantes du revenu national (les dépenses des consommateurs ou les dépenses d’investissement entre les pays), ce qui semble indiquer que la PPA peut être adaptée à des besoins particuliers et qu’avec une plus grande disponibilité des données et d’autres analyses, on peut l’améliorer.

Annexe

Méthodologie

Les PPA sont des indices de prix spatiaux, semblables aux indices de prix temporels comme les indices compris dans l’Indice des prix à la consommation (IPC). Estimé selon une période de référence, l’IPC est largement utilisé pour comparer les prix entre des périodes. De même, la PPA est construite à partir d’un pays ou d’une région de référence et sert à comparer les revenus entre les pays.

Une grande variété de formules d’indices de prix ayant de solides bases économiques peuvent être appliquées pour le suivi des prix et des volumes de biens et services (Allen, 1975; Statistique Canada, 2016). Ces formules, qui donnent essentiellement des moyennes pondérées, diffèrent principalement en ce qui a trait aux facteurs de pondération assignés au calcul.

En utilisant le prix (P) et le RIB réel correspondant pour chaque produit au Canada et aux États-Unis, on peut calculer les PPA à l’aide des formules de Laspeyres (PL), de Paasche (PP) et de Fisher (PF)Note 7 :

Équation 1

P L =   i=1 n P u i Q c i i=1 n P c i Q c i = i=1 n [ P u i P c i ] P c i Q c i i=1 n P c i Q c i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGqbWdamaaBaaaleaapeGaamitaaWdaeqaaOWdbiabg2da9iaa cckacaGGGcWaaSaaa8aabaWdbmaavadabeWcpaqaa8qacaWGPbGaey ypa0JaaGymaaWdaeaapeGaamOBaaqdpaqaa8qacqGHris5aaGccaWG qbWdamaaDaaaleaapeGaamyDaaWdaeaapeGaamyAaaaakiaadgfapa Waa0baaSqaa8qacaWGJbaapaqaa8qacaWGPbaaaaGcpaqaa8qadaqf WaqabSWdaeaapeGaamyAaiabg2da9iaaigdaa8aabaWdbiaad6gaa0 WdaeaapeGaeyyeIuoaaOGaamiua8aadaqhaaWcbaWdbiaadogaa8aa baWdbiaadMgaaaGccaWGrbWdamaaDaaaleaapeGaam4yaaWdaeaape GaamyAaaaaaaGccqGH9aqpdaWcaaWdaeaapeWaaubmaeqal8aabaWd biaadMgacqGH9aqpcaaIXaaapaqaa8qacaWGUbaan8aabaWdbiabgg HiLdaakmaadmaapaqaa8qadaWcaaWdaeaapeGaamiua8aadaqhaaWc baWdbiaadwhaa8aabaWdbiaadMgaaaaak8aabaWdbiaadcfapaWaa0 baaSqaa8qacaWGJbaapaqaa8qacaWGPbaaaaaaaOGaay5waiaaw2fa aiaadcfapaWaa0baaSqaa8qacaWGJbaapaqaa8qacaWGPbaaaOGaam yua8aadaqhaaWcbaWdbiaadogaa8aabaWdbiaadMgaaaaak8aabaWd bmaavadabeWcpaqaa8qacaWGPbGaeyypa0JaaGymaaWdaeaapeGaam OBaaqdpaqaa8qacqGHris5aaGccaWGqbWdamaaDaaaleaapeGaam4y aaWdaeaapeGaamyAaaaakiaadgfapaWaa0baaSqaa8qacaWGJbaapa qaa8qacaWGPbaaaaaaaaa@7726@

Équation 2

P P =   i=1 n P u i Q u i i=1 n P c i Q u i = i=1 n P u i Q u i i=1 n [ P c i P u i ] P u i Q u i   MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGqbWdamaaBaaaleaapeGaamiuaaWdaeqaaOWdbiabg2da9iaa cckacaGGGcWaaSaaa8aabaWdbmaavadabeWcpaqaa8qacaWGPbGaey ypa0JaaGymaaWdaeaapeGaamOBaaqdpaqaa8qacqGHris5aaGccaWG qbWdamaaDaaaleaapeGaamyDaaWdaeaapeGaamyAaaaakiaadgfapa Waa0baaSqaa8qacaWG1baapaqaa8qacaWGPbaaaaGcpaqaa8qadaqf WaqabSWdaeaapeGaamyAaiabg2da9iaaigdaa8aabaWdbiaad6gaa0 WdaeaapeGaeyyeIuoaaOGaamiua8aadaqhaaWcbaWdbiaadogaa8aa baWdbiaadMgaaaGccaWGrbWdamaaDaaaleaapeGaamyDaaWdaeaape GaamyAaaaaaaGccqGH9aqpdaWcaaWdaeaapeWaaubmaeqal8aabaWd biaadMgacqGH9aqpcaaIXaaapaqaa8qacaWGUbaan8aabaWdbiabgg HiLdaakiaadcfapaWaa0baaSqaa8qacaWG1baapaqaa8qacaWGPbaa aOGaamyua8aadaqhaaWcbaWdbiaadwhaa8aabaWdbiaadMgaaaaak8 aabaWdbmaavadabeWcpaqaa8qacaWGPbGaeyypa0JaaGymaaWdaeaa peGaamOBaaqdpaqaa8qacqGHris5aaGcdaWadaWdaeaapeWaaSaaa8 aabaWdbiaadcfapaWaa0baaSqaa8qacaWGJbaapaqaa8qacaWGPbaa aaGcpaqaa8qacaWGqbWdamaaDaaaleaapeGaamyDaaWdaeaapeGaam yAaaaaaaaakiaawUfacaGLDbaacaWGqbWdamaaDaaaleaapeGaamyD aaWdaeaapeGaamyAaaaakiaadgfapaWaa0baaSqaa8qacaWG1baapa qaa8qacaWGPbaaaaaakiaacckaaaa@78C4@

Équation 3

P F = P L P P   MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGqbWdamaaBaaaleaapeGaamOraaWdaeqaaOWdbiabg2da9maa kaaapaqaa8qacaWGqbWdamaaBaaaleaapeGaamitaaWdaeqaaOWdbi aadcfapaWaaSbaaSqaa8qacaWGqbaapaqabaaapeqabaGccaGGGcaa aa@3EBC@

où,

P u i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGqbWdamaaDaaaleaapeGaamyDaaWdaeaapeGaamyAaaaaaaa@393F@ = prix du produit « i » aux États-Unis, le pays partenaire,
P c i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGqbWdamaaDaaaleaapeGaam4yaaWdaeaapeGaamyAaaaaaaa@392D@ = prix du produit « i » au Canada, le pays de référence,
Q c i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGrbWdamaaDaaaleaapeGaam4yaaWdaeaapeGaamyAaaaaaaa@392E@ = quantité de produits « i » au Canada,
Q u i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGrbWdamaaDaaaleaapeGaamyDaaWdaeaapeGaamyAaaaaaaa@3940@ = quantité de produits « i » aux États-Unis.

Le RIB réelNote 8, comme le PIB, est une valeur non dupliquée des biens et services produits par un pays ou une région au cours d’une période donnée. Dans le cas du PIB réel, les exportations et les importations sont corrigées de l’inflation par leurs propres indices de prix, alors que le calcul du RIB réel nécessite une déflation des composantes commerciales par le prix des dépenses intérieures finales (Baldwin and Macdonald, 2009)Note 9.

Les équations 1 à 3 montrent que, pour l’indice de Laspeyres, le facteur de pondération provient du RIB du pays de référence, alors que l’indice de Paasche applique le RIB du pays partenaire comme facteur de pondération. L’indice de Fisher est une moyenne géométrique des deux indices précédents.

Si l’on suppose que la valeur (pouvoir d’achat) de la devise du pays de référence est 1, ou 100, la PPA de la devise du pays partenaire est déterminée. L’encadré 1 montre les étapes du calcul de la PPA pour une économie simple ayant deux produits : le pain et les services médicaux.

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Exemple du calcul de la parité de pouvoir d’achat, en utilisant des données hypothétiques et économie supposée de seulement deux produits


Tableau 1
Exemple du calcul de la PPA, en utilisant des données hypothétiques et économie supposée de seulement deux produits
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Exemple l’exemple du calcul de la PPA effectué en utilisant des données hypothétiques et fondé sur une économie supposée de seulement deux produits. Les données sont présentées selon C1 (figurant comme en-tête de titres de rangée) et C2, C3, C4, C5 et C6 (figurant comme en-tête de colonne).
C1 C2 C3 C4 C5 C6
Rubriques de base Pu/Pc RIB du Canada RIB des États-Unis Pu/Pc × RIBCA Pc/Pu × RIBÉ.-U.
Pain 0,74 100 500 74 676
Services médicaux 0,87 700 8 000 609 9 195
Valeur totale : somme du pain et des services médicaux 800 8 500 683 9 871

La valeur totale en C5 représente le numérateur et celle en C3 représente le dénominateur de l’indice de Laspeyres (équation 1); ce qui donne, selon la formule de Laspeyres, une PPA de 1 $CAN = 683 ÷ 800 = 0,854 $US.

Pour l’indice de Paasche, le numérateur et le dénominateur sont montrés par la valeur totale en C4 et en C6, respectivement (équation 2). Ainsi, selon la formule de Paasche, une PPA de 1 $CAN = 8 500 ÷ 9 871 = 0,861 $US. Selon la formule de Fisher, une PPA de 1 $CAN = (0,85 × 0,86)1/2 = 0,857 $US.

† Le ratio de prix de chaque rubrique de base, par exemple le pain, représente la moyenne géométrique des ratios de prix de tous les types de pain pour lesquels des données sont disponibles dans les deux pays. Chaque type doit être homogène sur le plan de la quantité et de la qualité.

End of text box

Les ratios de prix et les facteurs de pondération sont ventilés en 179 rubriques de base (la classification est fournie par l’OCDE). Des données détaillées sur les prix sont compilées tous les trois ans (1990, 1993, ..., 2014, 2017, etc.), soit l’année de référence. Des séries temporelles sont produites en liant les années de référence. Les prix et les structures de prix peuvent changer d’une année de référence à l’autre. Pour les années situées entre les années de référence (p. ex. 2015), les prix sont estimés à l’aide du taux de croissance des prix implicites du PIB et ils sont assortis de prix trouvés dans Internet.

La PPA peut être estimée pour des sous-groupes comme la nourriture, la santé, l’éducation et la formation brute de capital fixe. Une agrégation pondérée des indices est produite et les estimations sont classées sous diverses rubriques dans les tableaux 36-10-0365-01 et 36-10-0367-01.

Bibliographie

Allen, R. G. D. 1975. Index Numbers in Theory and Practice. Aldine Publishing Company. Chicago.

Baldwin, J. R., et R. Macdonald. 2009. PPA ou PPP : parité de pouvoir d’achat ou parité de pouvoir de production?. Produit no 11F0027M au catalogue de Statistique Canada, no 058.

Banque mondiale. 2014. Purchasing Power Parities: Statistics to Describe the World. Washington (D.C.). Banque mondiale. Document du Programme de comparaison internationale.

« Big Mac Currencies ». The Economist. Numéro de septembre 1986.

Eurostat-OCDE. 2012. Methodological Manual on Purchasing Power Parities. Office des publications de l’Union européenne. Luxembourg.

Statistique Canada. 2016. Guide de l’utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques, chapitre 7 Mesures des prix et des volumes. Produit no 13-606-G au catalogue de Statistique Canada.

Temple, J. 2011. Parités de pouvoir d’achat et dépenses réelles, États-Unis et Canada, 2002 à 2009. Produit no 13-604-M au catalogue de Statistique Canada, no 064.

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