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Bien que la croissance de la valeur nette soit légèrement plus faible qu’au dernier trimestre, elle demeure robuste, principalement grâce aux accroissements réguliers de la valeur des actifs non financiers. Au premier trimestre de 2008, la valeur nette nationale, c’est-à-dire le total de l’actif moins le passif, a augmenté de 1,2 %, soit de 68 milliards de dollars. Il s’agit d’une progression de 171 000 $ par habitant, en hausse comparativement à celle de 169 300 $ enregistrée à la fin de 2007.
Graphique H.1
La valeur nette nationale continue d'augmenter rapidement

À la fin du premier trimestre de 2008, le patrimoine national, défini comme étant la somme des actifs non financiers de l’ensemble de l’économie, s’établissait à 5,7 billions de dollars. Il s’agit d’une croissance modeste de 1,2 % par rapport à celle de 2,3 % enregistrée au même trimestre l’an dernier. Bien que les investissements résidentiels aient diminué durant le trimestre, le secteur de l’immobilier résidentiel est demeuré un moteur important de cette croissance, sa contribution représentant plus du tiers de la hausse.
L’épargne soutenue du secteur des entreprises et du secteur public est restée l’un des facteurs de la croissance de la valeur nette nationale. La dette extérieure nette du Canada (les titres négociables étant exprimés à la valeur du marché) a suivi une tendance à la baisse ces dernières années, mais a augmenté légèrement au premier trimestre, principalement en raison d’une correction des marchés boursiers sur les investissements canadiens à l’étranger. Cette modeste hausse a été cependant contrebalancée par l’élargissement du bilan net de l’investissement étranger direct ainsi que par la dépréciation du dollar canadien, laquelle a fait augmenter la valeur des titres étrangers détenus au Canada. Par conséquent, la hausse de la valeur nette nationale n’a été que légèrement retenue par la croissance de la dette extérieure nette du pays.
Graphique H.2
La réévaluation de l'avoir alimente la hausse de la valeur nette nationale

La valeur nette des ménages a augmenté de 0,4 % au premier trimestre, la hausse de la valeur des actifs financiers et non financiers ayant dépassé la croissance du passif. La croissance des actifs d’assurance-vie et de retraite a aidé à compenser le déclin des actions en raison d’un repli sur les marchés boursiers.
Malgré le recul de la construction résidentielle neuve et du marché de la revente au premier trimestre, l’immobilier résidentiel a continué de prendre de l’expansion, quoique à un rythme plus lent. La valeur de l’immobilier résidentiel a contribué au soutien de la croissance des actifs non financiers.
Au cours du premier trimestre de 2008, la dette des ménages (crédit à la consommation et prêts hypothécaires) a continué de croître plus rapidement que leur valeur nette. Pour chaque dollar de valeur nette, les ménages avaient une dette de 19,6 cents et leur dette représentait 123,8 % du revenu personnel disponible.
Graphique H.3
Le ratio d'endettement (valeur nette) des ménages continue d'augmenter

Graphique H.4
Le ratio d'endettement des ménages (revenu personnel disponible) augmente légèrement

Le recours croissant à l’emprunt observé au premier trimestre a été reflété par un léger mouvement à la hausse du ratio d’endettement. Pour chaque dollar de capitaux propres, les entreprises avaient une dette d’environ 54 cents. Toutefois, le ratio d’endettement des entreprises tend vers la baisse depuis le début des années 1990, en partie en raison de la tendance à l’accroissement des bénéfices non répartis des sociétés.
La valeur des fonds provenant des opérations internes (bénéfices non répartis des sociétés) a continué de croître, si bien que le secteur des entreprises est demeuré un prêteur net au reste de l’économie. L’excédent des sociétés non financières a augmenté, l’épargne brute ayant surpassé l’acquisition de capital non financier.
Graphique H.5
L'endettement des sociétés affiche une modeste hausse

Au premier trimestre, surtout en raison des accroissements de la valeur des créances des sociétés et des portefeuilles de prêts hypothécaires, les institutions financières ont, dans l’ensemble, augmenté considérablement la valeur de leurs actifs financiers. La réévaluation à la hausse des investissements libellés en devises étrangères causée par la dépréciation du dollar a également contribué à l’accroissement de la valeur des actifs financiers.
La valeur de la dette nette des administrations publiques exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) a continué de baisser, pour ne représenter qu’environ 40 % du PIB, comparativement au ratio de 90 % atteint en 1996.