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Quatrième trimestre de 2008

Flux financiers note aux lecteurs

Aperçu

Les emprunts sur les marchés financiers par les secteurs intérieurs non financiers ont augmenté au quatrième trimestre de 2008, pour s'établir à 416 milliards de dollars (données désaisonnalisées au taux annuel).

Les émissions d'effets à court terme et d'obligations de l'administration publique fédérale ont représenté plus de 50 % de l'activité totale. Ceci s'explique principalement par l'émission trimestrielle record de bons du Trésor, destinés en partie à financer le Programme d'achat de prêts hypothécaires assurés de l'administration fédérale.

Graphique E.1 La demande de financement s'accélère
Graphique E.1 La demande de financement s'accélère

Les bourses canadiennes ont été de nouveau en baisse au quatrième trimestre. L'indice composé Standard & Poor's /  Toronto Stock Exchange, dont la composante des ressources est importante, a diminué de 24 %, soit son recul en pourcentage le plus important observé en une décennie. La baisse continue des prix des produits de base et de la demande de produits énergétiques n'a rien fait pour soutenir le dollar canadien. Celui‑ci s'est déprécié de 14 % durant le trimestre comparativement au dollar américain.

Le taux officiel d'escompte de la Banque du Canada a été réduit de plus de 150 points de base, pour s'établir à 1,75 % à la fin du trimestre. Les réductions ont été plus prononcées aux États‑Unis au cours du trimestre, où le taux directeur de la Réserve fédérale a atteint 0,10 %, soit le niveau le plus faible jamais observé.

Secteur des administrations publiques

Dans l'ensemble, les emprunts des administrations publiques ont progressé de sept fois entre le troisième et le quatrième trimestre de 2008. Pour la première fois depuis le troisième trimestre de 2003, le secteur des administrations publiques est devenu un emprunteur net au reste de l'économie.

Au quatrième trimestre, l'administration fédérale a emprunté 227 milliards de dollars (données désaisonnalisées aux taux annuels). Sur une base trimestrielle, cela représente 57 milliards de dollars). Environ la moitié de cet emprunt était lié au Programme d'achat de prêts hypothécaires assurés, par la voie duquel des liquidités ont été fournies aux marchés financiers canadiens par l'entremise de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Les émissions de bons du Trésor ont répondu à la demande d'investissement liquide du marché et ont également fourni des fonds, qui ont été déposés à la Banque du Canada pour l'aider à soutenir les marchés financiers canadiens.

Les emprunts des autres ordres de l'administration publique ont également augmenté durant le trimestre, reflétant le retour à une situation déficitaire des administrations publiques provinciales et locales (sur une base de comptabilité nationale).

Les institutions financières rajustent leur situation financière

Durant le trimestre, la Banque du Canada a fourni d'importantes liquidités, en raison d'un  recours accru à des ententes d'achat et de revente conclues avec les institutions financières.

Les investisseurs institutionnels ont réduit leurs investissements à l'étranger et les ont remplacés par des effets à court terme et des obligations canadiennes. Les établissements de crédit ont également investi fortement dans les titres à revenu fixe intérieurs, tout en ralentissant les émissions nettes de nouveaux prêts. Le quatrième trimestre de 2008 a été marqué par l'émission la plus importante jamais enregistrée de titres hypothécaires garantis en vertu de la Loi nationale sur l'habitation, la SCHL en ayant acquis environ la moitié aux termes du Programme d'achat de prêts hypothécaires assurés.

Les bénéfices des sociétés ont reculé de 20 % au quatrième trimestre. L'épargne des sociétés non financières, soutenue antérieurement par les prix élevés des produits de base, a considérablement reculé. Par conséquent, le secteur des sociétés non financières s'est trouvé en situation de déficit, soit le plus important enregistré depuis le quatrième trimestre de 1999.

Les sociétés non financières ont de plus en plus fait appel au prêt bancaire comme source d'emprunts, l'activité sur les marchés obligataire et boursier ayant fortement diminué.

Graphique E.2 La demande de fonds du secteur des sociétés diminue de façon importante
Graphique E.2 La demande de fonds du secteur des sociétés diminue de façon importante

Secteur des ménages

Dans l'ensemble, l'emprunt des ménages a ralenti pour passer à 92 milliards de dollars durant le quatrième trimestre de 2008, principalement en raison de la croissance plus lente du crédit à la consommation et des prêts hypothécaires. La valeur nette des nouveaux emprunts hypothécaires a baissé de plus de 6 % au cours du trimestre, le fléchissement du marché du logement s'étant poursuivi, principalement en raison d'une diminution de l'activité sur le marché de la revente.

Graphique E.3 Les emprunts des ménages ralentissent
Graphique E.3Les emprunts des ménages ralentit

Les flux de crédit à la consommation ont été significativement plus faibles au quatrième trimestre de 2008, ayant connu la plus importante baisse trimestrielle en pourcentage depuis plus d'une décennie. Malgré ce ralentissement récent, la valeur de l'emprunt est resté élevée depuis la fin de 2007. Les dépenses personnelles se sont repliées durant le trimestre, particulièrement au chapitre des véhicules automobiles neufs et d'occasion.

Revue de fin d'année 2008

Pour l'ensemble de l'année, la valeur totale du financement obtenu en 2008 a augmenté de plus du tiers comparativement à 2007.

Le secteur des administrations publiques, en particulier l'administration fédérale, a beaucoup emprunté en 2008. Après deux années de réductions nettes de la dette sur le marché du crédit, l'administration fédérale a brusquement haussé son émission d'effets à court terme et d'obligations. Cette activité s'est accentuée au quatrième trimestre, en réaction à la détérioration rapide de la situation du crédit et des titres boursiers.

Graphique E.4 La demande globale de financement ralentit
Graphique E.4 La demande globale de financement ralentit

Plus l'année avançait, les sociétés non financières privées ont fait davantage appel aux emprunts comme méthode de financement, délaissant l'émission d'actions et d'obligations.

En 2008, l'acheminement de fonds vers le secteur des particuliers et des entreprises individuelles s'est toutefois amenuisé pour la première fois en 12 ans, en raison d'une succession de ralentissements trimestriels des hypothèques et du crédit à la consommation en 2008. Par ailleurs, l'investissement en bâtiments résidentiels diminuait et les dépenses personnelles en biens et services de consommation, notamment au chapitre des biens durables, ralentissaient.

Tableaux de données

Information sur les méthodes et la qualité des données disponible dans la Base de métadonnées intégrée: 1804.