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Comptes du bilan national

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Troisième trimestre de 2008

Comptes du bilan national note aux lecteurs

La valeur nette des ménages diminue à la suite de fortes pertes sur le marché boursier

Le cours des actions canadiennes a considérablement baissé au troisième trimestre de 2008, ce qui s’est traduit par un recul de 3,2 % de la valeur nette des ménages, soit un repli de 191 milliards de dollars. Il s’agit de la plus importante baisse en pourcentage depuis le troisième trimestre de 1998, alors que le prix des actions canadiennes a diminué en réponse à la crise financière asiatique.

Par comparaison, la valeur nette des ménages aux États-Unis a baissé de 4,7 % au troisième trimestre; il s’agit de la quatrième baisse trimestrielle consécutive.

Les marchés boursiers canadiens ont perdu plus de 18 % de leur valeur au cours du troisième trimestre, selon la mesure de l’indice composite Standard & Poor’s TSX qui a terminé le mois de septembre à 11 753, les valeurs énergétiques ayant affiché des baisses marquées. La perte correspondante de valeur des titres à participation directe, ainsi que le recul subséquent de la valeur de l’actif de retraite et d’assurance‑vie des ménages, ont été les principaux facteurs ayant contribué à la chute de la valeur nette. La faible expansion de la valeur de l’immobilier résidentiel et la croissance soutenue des emprunts des ménages ont aussi contribué à ce repli. Le total des actifs des ménages a baissé de 2,2 % au troisième trimestre de 2008.

Graphique H.1 Les actifs du secteur des ménages reculent
Graphique H.1 Les actifs du secteur des ménages reculent

La croissance de la dette des ménages a ralenti au troisième trimestre, dans une large mesure en raison d’un recul des nouveaux emprunts hypothécaires. La dette des ménages (le crédit à la consommation et les prêts hypothécaires), en proportion de la valeur nette des ménages, a légèrement augmenté durant le trimestre. Pour chaque dollar de valeur nette, les ménages avaient une dette de 20,9 cents et, pour chaque dollar de revenu disponible, ils avaient une dette de 1,27 $.

Toutefois, l’augmentation de la dette des ménages en proportion de leur valeur nette a été plus grande aux États-Unis pendant le troisième trimestre. Bien que ce ratio suivait une tendance semblable au Canada et aux États-Unis de 1990 à 2008, il est actuellement moins élevé au Canada, l’écart s’étant creusé de façon significative entre 1999 et 2003. Pendant cette période, cet écart relève en grande partie de l’effet différentiel du repli du marché boursier sur l’actif sous forme d’actions, compte tenu que le secteur des ménages aux États-Unis est davantage exposé aux échanges boursiers que celui du Canada. Les emprunts hypothécaires ont aussi été un facteur ayant contribué à cet écart. Entre la fin de 1999 et 2003, la dette hypothécaire des ménages a augmenté de 52 % aux États-Unis, comparativement à 23 % au Canada.

Graphiqe H.2 Dette des ménages en proportion de la valeur nette : Canada, États-Unis
Graphiqe H.2 Dette des ménages en proportion de la valeur nette : Canada, États-Unis

Les actifs négociables des institutions financières diminuent

La chute des marchés boursiers a également eu un effet sur les institutions financières canadiennes, à savoir, les investisseurs institutionnels tels que les régimes de retraite en fiducie et les fonds communs de placement, entraînant une baisse appréciable de la valeur des titres négociables au troisième trimestre.

Les actions canadiennes et les parts de fonds communs de placement des institutions financières ont perdu plus de 16 % de leur valeur au troisième trimestre. Le repli des marchés des actions étrangères a eu un effet similaire sur leurs portefeuilles étrangers, la valeur des investissements à l’étranger ayant reculé de plus de 6 % au troisième trimestre de 2008.

Le ratio d’endettement des sociétés augmente légèrement

La hausse de l’emprunt du secteur des sociétés au Canada s’est traduite par une légère augmentation du ratio d’endettement des entreprises non financières du secteur privé, qui poursuivait une tendance à la baisse pendant une grande partie des deux dernières décennies. Au troisième trimestre de 2008, pour chaque dollar d’avoir, les sociétés avaient une dette sur le marché du crédit de 53,6 cents (à la valeur comptable), le taux de croissance de l’emprunt sur le marché du crédit étant supérieur à celui des émissions d’actions plus l’épargne.

Graphique H.3 Le ratio d’endettement des sociétés augmente légèrement
Graphique H.3 Le ratio d’endettement des sociétés augmente légèrement

L’activité de financement a augmenté durant le trimestre, les sociétés non financières ayant augmenté leur investissement en usines, en matériel et en stocks. Les emprunts sous forme de prêts bancaires et d’émissions d’obligations affichaient des augmentations marquées. Les sociétés ont continué d’enregistrer une forte croissance des bénéfices durant le trimestre, et le secteur des sociétés non financières est demeuré un prêteur net au reste de l’économie.

Le ratio de la dette nette des administrations publiques au produit intérieur brut baisse encore

L’endettement de l’administration fédérale sur le marché du crédit a diminué au troisième trimestre de 2008. La demande de fonds de l’administration fédérale a diminué partiellement en raison des revenus tirés de la vente de licences du spectre des radiofréquences au cours du trimestre.

La baisse de la dette fédérale a été compensée en partie par de plus importants emprunts d’autres ordres de gouvernement. Dans l’ensemble, au troisième trimestre, la dette nette totale des administrations publiques (à la valeur comptable), exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), a baissé légèrement pour représenter à peine plus de 35 %, comparativement au sommet de 92 % atteint au milieu de 1996.

La dette étrangère recule en raison de l’investissement direct des Canadiens à l’étranger

La dette étrangère nette du Canada (les titres négociables étant exprimés à leur valeur marchande) a reculé pour se fixer à 14,6 milliards de dollars au troisième trimestre. La vigueur de l’investissement direct à l’étranger était le principal facteur de réduction de la dette étrangère nette du Canada. L’investissement direct à l’étranger par les entreprises canadiennes s’est accru de 30,6 milliards de dollars pour s’établir à 593,7 milliards de dollars, soit la plus importante sortie de capitaux des entreprises canadiennes en quatre ans. Le recul des marchés boursiers mondiaux a aussi contribué à réduire la dette étrangère nette, les non-résidents ayant accusé des pertes plus grandes sur leurs actions canadiennes que les investisseurs canadiens sur les titres étrangers.

La diminution de la dette extérieure nette contribue à la croissance de la valeur nette nationale

Malgré le recul important de la valeur nette du secteur des ménages, la croissance de la valeur nette nationale (le total de l’actif moins le passif dans tous les secteurs) est demeurée vigoureuse, la valeur nette nationale ayant progressé de 3,3 % au troisième trimestre de 2008. La croissance de la valeur nette nationale a été attribuable à une diminution de la dette nette envers les non‑résidents et à une augmentation de l’actif non financier dans tous les secteurs de l’économie (patrimoine national). La valeur nette nationale par habitant est donc passée à 180 000 $, en hausse par rapport à 174 800 $ au deuxième trimestre de 2008.

Le patrimoine national s’est établi à un peu plus de 6 billions de dollars, la croissance s’étant accélérée pour se fixer à 2,8 %, en hausse par rapport au deuxième trimestre, alimentée par des augmentations dans le secteur immobilier non résidentiel et résidentiel.

Graphique H.4 L’augmentation de la valeur nette nationale est touchée par le recul de la dette étrangère nette
Graphique H.4 L’augmentation de la valeur nette nationale est touchée par le recul de la dette étrangère nette

Tableaux statistiques

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