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Troisième trimestre de 2008

Flux financiers note aux lecteurs

Vue d'ensemble

Les emprunts sur les marchés financiers et les émissions d’actions par les secteurs intérieurs non financiers (données désaisonnalisées au taux annuel) ont faibli au troisième trimestre de 2008 pour s’établir à 230 milliards de dollars.

La réduction des emprunts par le secteur des ménages a été partiellement compensée par une augmentation des emprunts par les sociétés non financières, qui a représenté tout juste plus du tiers de tout le financement obtenu.

Graphique E.1 Le financement total obtenu par les secteurs intérieurs non financiers ralentit
Graphique E.1 Le financement total obtenu par les secteurs intérieurs non financiers ralenti

Au troisième trimestre de 2008, le ralentissement de la progression des prix des produits de base et d’autres préoccupations concernant la stabilité des marchés financiers ont contribué à faire baisser les bourses canadiennes. L’indice composé S&P/TSX a chuté de plus de 18 % durant le trimestre, ce qui représente le recul trimestriel le plus important depuis le milieu de 1998 (-24 %). La chute des prix des produits énergétiques, survenue à la fin du trimestre, a exercé une pression à la baisse sur l’indice composé S&P/TSX, dont la composante des ressources est importante. Le dollar canadien a perdu 3,1 % de sa valeur par rapport à la devise américaine, mais sa valeur est demeurée bien au-dessus des 90 cents US pendant tout le trimestre.

Bien que le taux officiel d’escompte de la Banque du Canada soit demeuré inchangé durant le trimestre, le rendement des bons du Trésor a diminué. Le taux hypothécaire ordinaire pour un terme de cinq ans a diminué de 30 points de base pour atteindre 6,85 %, tandis que le rendement global des obligations chutait également.

Secteur des ménages

Graphique E.2 Les emprunts des ménages chutent
Graphique E.2 Les emprunts des ménages chutent

Le trimestre a été caractérisé par un recul des emprunts hypothécaires, qui ont contribué au ralentissement de la demande globale de crédit des ménages. Malgré les coûts d’emprunt plus faibles, le flux net des nouveaux prêts hypothécaires a baissé pour le troisième trimestre d’affilée. Une telle tendance sur trois trimestres avait été observée pour la dernière fois en 1998. Le recul du marché de la revente de maisons a coïncidé avec le ralentissement de l’activité hypothécaire observé au cours du trimestre.

Le crédit à la consommation a également diminué au troisième trimestre de 2008, mais les emprunts demeurent à des niveaux élevés depuis le quatrième trimestre de 2007. La croissance des dépenses personnelles s’est atténuée durant le trimestre, alors que diminuaient les dépenses en véhicules automobiles neufs et d’occasion.

La dette des ménages sous forme de prêts hypothécaires et de crédit à la consommation a continué néanmoins de croître plus rapidement que le revenu disponible, la hausse du revenu du travail ayant ralenti. En utilisant cette mesure, le ratio d’endettement des ménages a atteint 126,6 % au troisième trimestre de 2008.

Secteur des sociétés

Graphique E.3 Le prêt net du secteur des sociétés augmentent
Graphique E.3 Le prêt net du secteur des sociétés augmentent

Au troisième trimestre, le secteur des sociétés a continué de voir progresser fortement ses bénéfices, tout en demeurant un prêteur net au reste de l’économie.

Toutefois, l’emprunt des sociétés non financières s’est accru durant le trimestre et cette hausse, menée par une augmentation des prêts bancaires, représentait un peu plus du tiers du financement total obtenu. Les fonds empruntés ont servi principalement à financer des investissements en capital fixe et en stocks, ainsi qu’à acquérir des actifs financiers. La réduction des émissions d’actions et d’obligations par les sociétés non financières a, quant à elle, atténué la croissance globale de l’emprunt.

L’augmentation des emprunts des établissements financiers a ralenti de nouveau au cours du trimestre, leur émission nette de nouveaux effets à court terme étant demeurée négative pour un quatrième trimestre consécutif.

Secteur des administrations publiques

Graphique E.4 Les administrations publiques empruntent moins
Graphique E.4 Les administrations publiques empruntent moins

Contrairement au trimestre précédent, les emprunts de l’ensemble de l’administration publique ont diminué considérablement au troisième trimestre. Cette baisse de la demande de financement des administrations publiques comprenait le retrait d’obligations fédérales et un ralentissement de l’émission d’effets à court terme par l’administration fédérale. Cette tendance a été partiellement compensée par du nouveau financement demandé par d’autres paliers du gouvernement, surtout par l’émission nette d’effets à court terme. L’épargne publique a ralenti par rapport au trimestre précédent. Dans l’ensemble, le secteur public est demeuré un prêteur net au reste de l’économie.

Tableaux de données

Information sur les méthodes et la qualité des données disponible dans la Base de métadonnées intégrée: 1804.