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Productivité du travail, rémunération horaire et coût unitaire de main-d'œuvrePremier trimestre de 2006La productivité du travail dans le secteur des entreprises canadiennes a progressé de 0,5 % entre janvier et mars, soit un rythme similaire à la moyenne trimestrielle enregistrée en 2005. Parallèlement, les coûts unitaires de main-d’oeuvre, une mesure clef des pressions inflationnistes dans les salaires, ont ralenti pour la première fois en plus d’un an. Les coûts unitaires de main-d’œuvre dans les entreprises ont augmenté de seulement 0,3 % au cours du premier trimestre de 2006, relativement à 1,1 % au trimestre précédent. Il s’agit d’un taux de croissance le plus faible depuis le troisième trimestre de 2004. La croissance de la productivité s'est poursuivie
au même rythme qu'en 2005 La hausse de 0,5 % de la productivité provient d’un rythme de croissance trois fois plus rapide de la production relativement aux heures travaillées. Le rythme de croissance de la productivité est équivalent à la hausse trimestrielle moyenne des quatre trimestres de 2005. La productivité du travail, telle que mesurée par le produit intérieur brut (PIB) réel par heure travaillée, est importante car elle affecte directement le niveau de vie de la population à long terme. Le coût unitaire de main-d’œuvre représente le coût des salaires et avantages sociaux des travailleurs par unité de production. À partir du troisième trimestre de 2004, la croissance du PIB a dépassé celle des heures travaillées consacrées à cette production, ce qui a entraîné des gains de productivité au cours des sept derniers trimestres. La productivité dans les entreprises canadiennes s’est accrue en moyenne de 0,7 % durant cette période. Par ailleurs, la productivité du travail des entreprises américaines a augmenté de 1,0 % entre janvier et mars, soit un rythme deux fois plus rapide qu’au Canada. Cet écart en faveur des États-Unis au cours du premier trimestre provenait surtout d'une croissance plus forte du PIB au sud de la frontière. La croissance de la productivité américaine
rebondit après une pause au quatrième trimestre Sur l’ensemble de 2005, la productivité du travail au Canada a augmenté de 2,3 %, sa meilleure performance depuis 2000. Il s’agit d’un rythme de croissance légèrement inférieur à celui de 2,6 % observée aux États-Unis durant la même année, soit la croissance la plus lente enregistrée en ce pays depuis 2001. La croissance de la productivité est principalement attribuable aux entreprises produisant des servicesLe maintien de la reprise de la croissance de la productivité au premier trimestre de 2005 est surtout attribuable aux entreprises produisant des services. Sur une base trimestrielle, la productivité dans ce secteur s’est accrue de 0,8 % et de 0,3 % dans les entreprises produisant des biens. La hausse de 0,8 % dans les entreprises produisant des services au premier trimestre est principalement imputable au commerce de détail dont la productivité a augmenté de 2,2 %, suivi du commerce de gros (+1,8 %) et des services d’hébergement et de restauration (+1,3 %). La performance de la productivité dans les entreprises produisant des services s’est produite dans le contexte d’une forte croissance de la production (+1,4 %) et des heures de travail (+0,5 %). Par ailleurs, les entreprises produisant des biens ont enregistré une croissance de 0,3 % de leur PIB et une légère baisse de 0,1 % des heures travaillées. La productivité dans les entreprises produisant des biens a été affectée à la baisse par les importantes diminutions observées dans l’industrie minière et dans les services d’utilité publique. Ces baisses ont plus que compensé les hausses de productivité observées dans l’industrie de la construction et dans le secteur manufacturier. L’industrie de la construction a connu une croissance de sa productivité de 1,7 %, augmentant ainsi pour un troisième trimestre consécutif. L’activité économique dans la construction progresse de façon continue depuis le deuxième trimestre de 2004. Au premier trimestre 2006, la hausse du PIB dans la construction a été surtout remarquable dans la construction résidentielle. Pour sa part, le secteur de la fabrication a affiché une croissance de 1,0 %, soit le même rythme qu’au quatrième trimestre de 2005. La croissance trimestrielle de la productivité dans la fabrication a été égale ou supérieure à 1,0 % au cours de sept des huit derniers trimestres. Depuis le quatrième trimestre de 2004, la forte croissance de la productivité dans le secteur de la fabrication s’est produite dans un contexte de faible croissance de sa production, combinée à une baisse continue des heures travaillées. Les heures travaillées sont en baisse dans la fabrication depuis le troisième trimestre de 2004. La croissance du coût unitaire de main-d’œuvre diminue considérablement par rapport au quatrième trimestre de 2005Le coût unitaire de main-d’œuvre est obtenu en calculant le ratio de la rémunération horaire sur la productivité du travail. Au premier trimestre de 2006, les coûts de main-d’œuvre par unité du PIB ont ralenti dans les entreprises produisant des biens, tandis qu’ils ont reculé légèrement dans les entreprises produisant des services. Il s’agit de la première fois depuis le premier trimestre de 2002 que le coût unitaire de main-d’œuvre diminue dans ce secteur. La baisse légère de cet indicateur d’inflation dans les salaires provient des baisses de 2,4 % dans le commerce de détail et de 1,1 % dans le commerce de gros. En revanche, les principales hausses du coût unitaire de main-d’œuvre dans les services ont été enregistrées dans l’hébergement et la restauration (+2,1 %) et dans les services administratifs, de soutien, de gestion de déchets et d’assainissement (+1,3 %). Du côté des entreprises produisant des biens, seule l’industrie de la construction a vu son coût unitaire de main-d’œuvre reculé et ce, pour un deuxième trimestre consécutif. Après avoir diminué de 0,5 % au quatrième trimestre de 2005, cet indicateur a reculé de 2,5 % au premier trimestre de 2006. Dans la fabrication, le coût unitaire de main-d’œuvre a progressé de 0,7 % au cours des trois premiers mois de 2006, comparativement à 0,2 % au cours des trois derniers mois de 2005. Le coût unitaire de main-d’œuvre dans la fabrication a évolué à l’intérieur d’une fourchette de 0,2 % à 0,8 % au cours des six derniers trimestres. Malgré la forte croissance de la productivité du travail dans la fabrication amorcée depuis le deuxième trimestre de 2004, le coût unitaire de main-d’œuvre affiche tout de même une tendance à la hausse. Au premier trimestre de 2006, la rémunération horaire s’est accrue de 1,7 %, après avoir augmenté de 1,2 % au dernier trimestre de 2005. À l’exception du deuxième trimestre de 2005 où la rémunération horaire s’est accrue de 0,7 %, cet indicateur a cru à un rythme trimestriel supérieur à 1,0 % depuis le troisième trimestre de 2004. Une partie de cette hausse est attribuable à la restructuration de ce secteur qui doit faire face à l’appréciation du dollar, à la hausse des coûts énergétiques et à la concurrence de plus en plus forte des économies émergentes. La croissance du PIB canadien et américain s’est accélérée, mais le rythme est moins prononcé iciLa croissance économique s’est accélérée au Canada et aux États-Unis, mais son rythme est plus lent au Canada. Bien que la tendance à la hausse des heures travaillées au Canada et aux États-Unis se soit maintenue au premier trimestre, le redressement net du PIB au sud de la frontière a permis aux entreprises américaines d'afficher de meilleurs gains de productivité. Une productivité comparable dans les deux
pays au cours des six derniers trimestres La productivité dans les entreprises américaines a rebondi au premier trimestre, après avoir stagné au quatrième trimestre de 2005. La progression de1.0 % enregistrée au premier trimestre est le double de celle du Canada (+0,5 %). Au cours du dernier trimestre de 2005, la croissance de la productivité au Canada avait été supérieure à celle des États-Unis. Au Canada, la croissance du PIB réel a atteint 0,9 % au premier trimestre de 2006, après avoir augmenté de 0,6 % au trimestre précédent. Il s’agit d’une augmentation semblable à la croissance moyenne de 0,8 % enregistrée au cours des quatre trimestres de 2005. La vigueur de l’activité économique au Canada a reposé essentiellement sur les dépenses de consommation des ménages. En effet, les Canadiens ont beaucoup dépensé pour les biens durables tels que les appareils ménagers et pour les biens semi-durables, tels que les vêtements et les chaussures. La forte reprise de l’investissement en construction résidentielle a également contribué à la croissance économique. La croissance du PIB accélère dans
les deux pays Du côté des entreprises américaines, le PIB réel a progressé de 1,5 % au premier trimestre de 2006, ce qui représentait une nette accélération par rapport au trimestre précédent (+0,5 %). Il s’agit de la plus forte hausse trimestrielle depuis le troisième trimestre de 2003 (+2,3 %). Pratiquement toutes les composantes du PIB américain qui avait ralenti au quatrième trimestre de 2005 ont rebondi au premier trimestre. Les dépenses de consommation des ménages qui ont massivement acheté des biens durables, se sont accrues de 1,3 % au premier trimestre, après avoir augmenté de seulement 0,2 % au quatrième trimestre 2005. Les heures travaillées dans les deux pays continuent d’augmenter légèrement, quoique un peu plus lentement au Canada. Au Canada, la croissance de l'activité économique a été accompagnée d'un marché du travail assez stable. Les heures travaillées consacrées à la production dans les entreprises canadiennes ont augmenté de0,3 % au premier trimestre, comparativement à 0,2 % au dernier trimestre de 2005. La progression du travail à temps partiel (+0,8 %) a nettement dépassé celle des emplois à temps plein (+0,3 %). Les heures travaillées augmentent plus aux États-Unis Après avoir augmenté de 0,4 % au quatrième trimestre de 2005, les heures travaillées aux États-Unis ont augmenté de 0,6 % au premier trimestre, soit un rythme deux fois plus élevé que celui du Canada. Les coûts unitaires de main-d’oeuvre canadiens en dollars américains s’affaiblissentSans tenir compte du taux de change, les coûts unitaires de main-d'oeuvre au Canada et aux États-Unis ont augmenté au même rythme durant le premier trimestre, soit de 0,3 %. (Le coût unitaire de main-d'oeuvre représente le coût salarial et des avantages sociaux des travailleurs par unité de production économique.) Au Canada, il s’agit d’un net ralentissement du coût de main-d'oeuvre par unité du PIB des entreprises canadiennes par rapport à la hausse de 1,1 % enregistrée au quatrième trimestre de 2005. En revanche, pour les États-Unis, cela représentait une légère accélération par rapport au trimestre précédent lorsque le coût unitaire de main-d’œuvre avait reculé de 0,2 %. Après avoir affiché de fortes hausses au cours des deux derniers trimestres de 2005, la croissance de la rémunération horaire au Canada a diminué de moitié au cours du premier trimestre (+0,8 %). Celle-ci avait atteint un taux de 1,6 % au cours du dernier trimestre de 2005. En comparaison, le rythme de croissance de la rémunération horaire versée aux travailleurs du secteur des entreprises américaines est passé d’une baisse de 0,2 % au dernier trimestre de 2005 à une hausse de 1,3 % au premier trimestre. Les coûts unitaires de main-d'oeuvre canadiens
en $US continuent de ralentir Lorsque le taux de change est pris en compte, la position devient davantage favorable aux entreprises américaines. Après avoir plafonné au cours de la première moitié de 2005, le dollar canadien s’est apprécié au cours des trois derniers trimestres. L’appréciation de 1,5 % du dollar canadien face à la devise américaine au premier trimestre de 2006 a impliqué une hausse de 1,9 % du coût unitaire de main-d'oeuvre canadien exprimé en dollars américains au premier trimestre, comparativement à une augmentation moyenne de 4,0 % au cours des deux trimestres précédents. Les révisions récentes des chiffres de productivité au Canada n'ont eu aucun impact sur l'écart Canada/États-UnisLes données diffusées aujourd'hui comprennent les révisions annuelles du PIB au Canada pour la période de 2002 à 2005. Les révisions des données américaines devraient paraître en septembre prochain. Dans l'ensemble, les révisions de 2002-2005 ont eu pour effet de diminuer le taux de croissance de la productivité du travail au Canada pour 2003 et de l’augmenter pour 2004 et 2005.
Cependant, ces révisions ont eu tendance à s’annuler l’une par rapport à l’autre. L’ampleur de ces révisions n’a donc eu aucun effet sur l’écart de productivité entre le Canada et les États-Unis durant la période post-2000. En 2005, la productivité dans les entreprises canadiennes a été révisée légèrement à la hausse, soit 2,3 % au lieu de 2,2 %. En ajoutant cette révision, l’écart de croissance de productivité entre le Canada et les États-Unis n’est plus que de 0,3 point de pourcentage pour 2005, soit l’écart le plus faible des cinq dernières années. Entre 2000 et 2005, le taux de croissance annuel moyen de la productivité américaine a été de 3,3 %, soit un rythme un peu plus de trois fois plus rapide que le 1,0 % enregistré au Canada. Au cours de la période 2000-2005, la croissance du PIB au Canada a atteint en moyenne 2,5 % combinée à une augmentation de 1,4 % des heures travaillées. En comparaison, le PIB aux États-Unis a progressé en moyenne de 2,8 %, pendant que les heures travaillées ont décliné de 0,5 % durant la même période. Tableaux statistiques
Information sur les méthodes et la qualité des données disponible dans la Base de métadonnées intégrée: 5042. |
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