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Concepts, méthodologie et qualité des données

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Concepts et variables mesurées
Sources de données et méthodologie

Les renseignements ci-dessous visent à fournir des précisions sur les définitions et les concepts de base, les principales sources de données et les méthodes qui sous-tendent les Indicateurs nationaux du tourisme (INT) ainsi que sur des aspects clés de la qualité des données. Ces renseignements visent également à fournir des éclaircissements sur les points forts et les limites des INT et à montrer comment utiliser et analyser ces derniers de façon efficace.

Les Indicateurs nationaux du tourisme fournissent de l'information actuelle qui facilite l'analyse et l'observation courantes du tourisme et de ses activités connexes au Canada. Les INT portent sur l'offre intérieure de biens et services touristiques (tels le transport, l'hébergement, la restauration, les loisirs et divertissements), la demande pour ces biens et services provenant des résidents et des non-résidents étrangers, de même que l'emploi et le produit intérieur brut (PIB) générés par cette demande. D'autres statistiques reliées au tourisme viennent se greffer à cet ensemble : nombre de visiteurs internationaux entrant au Canada par pays d'origine, quelques taux de change, le taux d'inflation pour les divers biens et services touristiques. Les INT ont été développés afin de mettre à jour le Compte satellite du tourisme (CST) sur une base trimestrielle et annuelle.

Les INT sont disponibles environ 90 jours après le trimestre de référence. Les tableaux statistiques présentent les données sous forme actuelle ou exprimées en termes de taux de variation, et les données désaisonnalisées sont exprimées en prix courants et constants.

Les INT peuvent être utilisés de trois façons générales : (a) évaluer l'état actuel du tourisme au Canada; (b) étudier l'évolution du tourisme au pays en termes de tendances et de structures; (c) fournir une base de décisions en matières de politiques ou de stratégies. Les INT nous permettent ainsi de connaître l'importance économique du tourisme au pays, la part relative des grands marchés touristiques, la répartition des différentes composantes de la consommation touristique et de déterminer celles qui sont affectées le plus de sa croissance ou baisse. Les INT peuvent servir de fondement pour analyser les tendances, les cycles, les schémas trimestriels de divers aspects du tourisme ou de son ensemble. Des comparaisons de ces aspects sont ainsi possible avec d'autres industries ou avec l'économie nationale. Les INT permettent aussi d'établir des liens entre les différentes variables ainsi que l'offre et la demande de biens et services touristiques.

Les données sont utilisées par divers intervenants dans le domaine du tourisme, p.ex. les spécialistes des gouvernements fédéral et provinciaux, chercheurs ainsi que les professeurs et étudiants des collèges et universités. Les organisations internationales (Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Organisation mondiale du tourisme), les journalistes et les grandes entreprises font aussi appel aux INT.

Concepts et variables mesurées

Tourisme : La définition utilisée dans les INT est celle adoptée par l'Organisation mondiale du tourisme et la Commission statistique des Nations Unies, et se lit comme suit : “les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et de leurs séjours dans les lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs, pour affaires et autres motifs.”

Visiteurs : Les personnes entreprenant les activités du tourisme telles que définies plus haut, sont considérées comme des touristes, (ceux qui passent une nuit ou plus dans le lieu visité), ou des visiteurs d'un jour.

Les industries touristiques sont celles qui, en l'absence de tourisme, cesseraient d'exister ou continueraient d'exister mais à un niveau d'activité sensiblement réduit. Le transport aérien et le logement sont des exemples d'industries touristiques.

Les biens et services touristiques sont ceux pour lesquels une part significative de leur demande totale au Canada provient des visiteurs. Les services de voyages et le transport fevrroviaire en sont des exemples.

La demande touristique comprend les dépenses effectuées par les visiteurs canadiens et étrangers au titre des biens et services produits au Canada. Elle correspond à la somme de la demande touristique intérieure et des exportations touristiques.

La demande touristique intérieure représente les dépenses des résidents au Canada, en biens et services produits au pays.

Les exportations touristiques comprennent les dépenses des visiteurs non-résidents, en biens et services produits au Canada. Cela comprend des dépenses qui peuvent être effectuées à l'extérieur du Canada, comme l'achat d'un billet d'avion d'un transporteur international canadien, pour un voyage au Canada.

Le produit intérieur brut généré par le tourisme est la valeur de la production sans double compte, à l'intérieur des limites d'une région, des biens et services achetés par les touristes. Dans les INT, le PIB est calculé aux prix de base en dollars courants et en dollars constants. Seul le PIB direct est calculé dans les INT. Le PIB est également produit indirectement en amont dans la chaîne de production d'un bien ou service. Bien que ces effets indirects puissent être liés au tourisme, ils ne sont pas inclus dans le PIB généri par le tourisme .

L'offre intérieure de biens et services touristiques est égale à la production totale au Canada des biens et services touristiques produits principalement par les industries touristiques. Toutefois, les biens et services touristiques ne sont pas achetés uniquement par les visiteurs; par conséquent, l'offre est supérieure à la demande touristique dans les INT. Par exemple, une petite partie seulement des services de restauration est consommée par les visiteurs, la majeure partie étant pour consommation locale. De plus, les importations ne sont pas incluses. Par exemple, la vente d'un billet d'avion auprès d'un transporteur aérien étranger est exclue du calcul de l'offre.

L'emploi attribuable au tourisme est une mesure de l'emploi dans les industries touristiques et non touristiques. L'emploi touristique mesure le nombre d'emplois dans une industrie générés par les dépenses touristiques ou attribuables à ces dépenses, au titre des biens et (ou) des services produits par cette industrie. Il se définit en fonction d'une estimation du nombre d'emplois plutôt que du nombre d'heures de travail. Ainsi, une personne travaillant 10 heures par semaine durant toute l'année a la même importance qu'une autre travaillant 50 heures par semaine durant la même période.

Sources de données et méthodologie

Sources de données

Plusieurs principales sources de données sont utilisées pour les INT, toutes provenant de Statistique Canada. Le CST fournit des totaux repères, en dollars courants, pour plusieurs années.

Pour les autres années, on utilise les tableaux d'entrées-sorties (E-S) pour calculer les niveaux annuels de l'offre touristique et du PIB touristique. Pour l'emploi, les niveaux annuels sont calculés à l'aide des données de les comptes canadiens de productivité. La demande totale est établie d'après les données de l'Enquête sur les voyages des Canadiens (EVC) et de l'Enquête sur les voyages internationaux (EVI). Les données de l'EVI sont tirées des Comptes de la balance des paiements (BDP) du Canada. Pour les années pour lesquelles des données d'E-S ne sont pas disponibles, les INT sont fondés sur des estimations trimestrielles des SCN.

Les indicateurs trimestriels de l'offre touristique sont fondés sur certaines composantes des dépenses des consommateurs tirées des Comptes des revenus et des dépenses et sur le PIB de certaines industries selon les mesures des comptes mensuels du PIB par industrie. Les données trimestrielles sur les dépenses touristiques suivent les tendances trimestrielles selon l'EVC et l'EVI. Les données trimestrielles sur l'emploi généré par le tourisme sont fondées sur l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH). Le PIB du tourisme est calculé en fonction de la demande, de l'offre et de l'emploi.

Méthodologie générale

Les indicateurs de l'offre, de la demande et de l'emploi sont étalonnés aux niveaux du CST et font l'objet de projection pour les années qui précèdent et suivent les niveaux repères.

Les indicateurs de l'offre sont basés sur les résultats provenant des tableaux d'entrées-sorties de Statistique Canada, lesquelles se fondent sur les enquêtes annuelles et trimestrielles portant sur les industries et leurs revenus (production). Pour les périodes non couvertes par les plus récentes données des entrées-sorties, les indicateurs font l'objet de projections à partir de tendances estimées en utilisant (i) des résultats d'enquêtes auprès de composantes d'industries ou d'enquêtes sur l'emploi, (ii) des dépenses personnelles de consommation sur les éléments les plus étroitement reliés aux biens et services touristiques à estimer, (iii) des mesures de production PIB par industrie.

Une fois les estimations de l'offre calculées, on obtient la demande totale en utilisant le ratio de la demande à l'offre selon les données repères du CST. Les estimations des recettes pour établir le solde des voyages aux fins de la Balance canadienne des paiements permettent d'obtenir la mesure globale de la demande effectuée par les non-résidents (exportations touristiques). L'information est colligée sur une base trimestrielle par l'entremise des services douaniers dans le cas des dépenses des non-résidents et mensuelle pour les dénombrements des voyageurs internationaux entrant au Canada. La demande globale des non-résidents est par la suite répartie par type de dépenses au moyen de profils de voyages établis lors du calcul détaillé du CST. La méthodologie utilisée pour calculer les estimations de la demande intérieure comprend deux composantes distinctes. D'abord, une estimation est établie à partir de la demande totale moins la demande des non-résidents au niveau annuel. Les données de l'EVC viennent s'ajouter à cette approche « descendante ». Les profils trimestriels pour les biens et les services sont tirés de l'EVC et utilisés pour répartir les données annuelles.

Comme les indicateurs de l'offre et de la demande, les estimations de l'emploi selon les INT sont étalonnées en fonction des estimations du CST, lesquelles sont fondées à leur tour sur les mesures des comptes canadien de productivité. L'Enquête sur la population active est utilisée principalement pour produire des totaux de contrôle et l'EERH, principalement pour calculer la ventilation par industrie. On utilise cette dernière source pour projeter les estimations trimestrielles sur une base courante. Les données, qui permettent d'estimer l'emploi direct, sont ensuite désaisonnalisées.

De même, les estimations du PIB sont fondées sur les repères annuels du CST. On calcule les variations trimestrielles et les estimations pour les années autres que l'année de référence en utilisant comme indicateur les dépenses touristiques et PIB par industrie. Ces mesures directes du PIB sont ensuite désaisonnalisées.

Désaisonnalisation

Le tourisme est caractérisé par de grandes fluctuations saisonnières d'allure similaire année après année. Dans l'intérêt des utilisateurs, on élimine ces variations régulières saisonnières afin d'aider à isoler les tendances sous- jacentes à l'aide d'une technique statistique connue sous le nom de désaisonnalisation. Les INT trimestriels existent en deux versions : l'une non ajustée, et l'autre, ajustée pour tenir compte des variations saisonnières.

Toutes les séries trimestrielles désaisonnalisées des INT sont produites par la méthode X11ARMMI. L'ajustement est généralement effectué au plus faible niveau d'agrégation et les agrégats désaisonnalisés sont obtenus par sommation. Cette approche offre un double avantage. D'une part, en procédant à la désaisonnalisation au niveau le plus détaillé, il est plus facile d'expliquer les variations saisonnières dans les agrégats. D'autre part, le calcul des agrégats désaisonnalisés par sommation permet de conserver les identités comptables du système, ce qui est beaucoup plus pratique pour les utilisateurs.

Estimations en prix courants et constants

Les estimations exprimées en prix relatifs à la période de référence sont généralement appelées des estimations en prix courants. Cette méthode d'évaluation est la plus naturelle parce qu’elle est fondée sur les prix observés dans l'économie durant l'année pour laquelle ils sont mesurés. Les INT comprennent aussi des estimations aux prix d'une autre période, soit l'année 2002. Le but de tels calculs est de faciliter l'analyse des variations des INT d'une période à l'autre en éliminant l'effet des variations de prix (ou inflation).

Une augmentation ou une diminution d'une valeur d'une période à l'autre est le résultat conjugué d'un changement dans le volume de biens et services produits et d'un changement dans les prix auxquels ils sont vendus. La décomposition de la variation totale en ses éléments prix et quantité permet d'obtenir des estimations en prix constants. On y parvient en calculant à nouveau une série avec les prix d'une année de base donnée. Les variations d'une période à l'autre dans ces estimations en prix constants sont censées traduire la croissance économique “réelle”, c'est-à-dire la croissance “ajustée en tenant compte de l'inflation”. Les estimations en prix constants des INT sont exprimées en prix de l'année 2002. Ainsi, par exemple, l'estimation de la demande touristique aux prix de 2002 pour 2006 est moindre que celle en prix courants. L'écart traduit le fait que les prix du marché de la plupart des biens et services se sont accrus entre 2002 et 2006.

Indices de prix

La section précédente abordait la question de la mesure du tourisme en prix constants d'une période de référence donnée. Les estimations ainsi obtenues du “tourisme réel” permettent d'évaluer le volume de l'activité économique. La division des séries en prix courants du tourisme par les séries correspondantes en prix constants donne des indices implicites de prix (IIP). On doit toutefois toujours se rappeler que les IIP sont à pondération variable. L'évolution de ces indices traduit non seulement des variations de prix mais aussi des changements dans la pondération des divers biens et services. L'effet des déplacements de pondération sur la variation de l'indice implicite de prix du tourisme d'une période à l'autre s'avère parfois assez important.

Révisions

Les données des trimestres précédents de l'année sont révisées au moment de la publication des données du trimestre courant. Les années où un compte satellite du tourisme (CST) à jour n’est pas disponible, des révisions sont apportées aux données des quatre années précédentes au moment de la publication des données du premier trimestre. Les années où un CST à jour est disponible, des révisions sont apportées aux données des six ou sept années précédentes. Normalement, les données ne sont plus révisées après cela, sauf quand une révision historique est réalisée.

Période de référence

Les Indicateurs nationaux du tourisme sont disponibles environ 90 jours après le trimestre de référence.

Qualité des données (exactitude)

Aucune mesure directe de la marge d'erreur des estimations ne peut être calculée. La qualité des estimations peut être établie à partir de l'analyse des révisions et d'une évaluation subjective des sources de données et de la méthodologie ayant servi à la préparation des estimations.

Comparabilité des données et des sources connexes

Les INT sont fondés sur une vaste gamme de données reliées et comparables. Les estimations de l'offre généralement suivent les tendances des mesures de la production pour les industries dans le système des E-S et les comptes du PIB par industrie.

Les dépenses touristiques affichent des tendances similaires à celles des séries sur les dépenses des consommateurs connexes. Toutefois, comme le tourisme englobe à la fois les voyages pour motifs personnels et les voyages d'affaires, les tendances ne sont pas les mêmes.

Les dépenses des non-résidents, ou exportations touristiques, sont fondées sur les données de la balance des paiements qui, à leur tour, sont tirées de l'EVI. Les INT, toutefois, ne comprennent pas certains postes dans le compte des voyages de la BDP (déplacements des équipages d'avion ainsi que pour raisons médicales et pour études), de sorte que les données sont similaires mais non identiques.

L'emploi et le PIB dans les INT sont comparables aux données de l'EERH et aux données sur le PIB par industrie pour les industries touristiques. Les INT, toutefois, ne comprennent que l'emploi ou la production attribuable au tourisme.