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Premier trimestre de 2009

Note aux lecteurs

Données désaisonnalisées et corrigées en fonction des variations de prix1

Au premier trimestre de 2009, les dépenses touristiques au Canada ont baissé de 1,3 % en termes réels, les dépenses des Canadiens et des visiteurs étrangers ayant diminué.

Graphique 1 Les dépenses touristiques se replient encore
Graphique 1 Les dépenses touristiques se replient encore

Il s’agit de la première fois que les dépenses touristiques affichent des reculs pendant trois trimestres consécutifs depuis 2001, alors que le secteur du tourisme, en proie déjà à un ralentissement, était frappé par les événements du 11 septembre 2001 et leurs conséquences. Au cours de ce repli, le recul cumulatif des dépenses touristiques s’est élevé à 5,3 % en termes réels. Par la suite, en raison de la crise du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), la demande liée au tourisme a chuté de 5,8 % pendant le premier et le deuxième trimestre de 2003. Les pertes cumulatives au titre des dépenses touristiques s’élèvent à 2,4 % depuis le début du repli actuel.

Les dépenses des visiteurs étrangers s’affaissent

Les dépenses des visiteurs étrangers au Canada se sont affaissées de 5,7 % au premier trimestre de 2009. Il s’agit du 14e recul au cours des 17 derniers trimestres et de la baisse la plus marquée depuis la crise du SRAS au deuxième trimestre de 2003.

Graphique 2 Forte baisse des dépenses touristiques des non-résidents
Graphique 2 Forte baisse des dépenses touristiques des non-residents

Les visiteurs en provenance de l’étranger ont moins dépensé au chapitre des biens et services touristiques. Les dépenses liées au transport étaient particulièrement faibles, en baisse de 8,0 % par rapport au trimestre précédent. La consommation de carburant automobile a diminué de 10,3 % tandis que le nombre de voyages de même jour en automobile en provenance des États-Unis continuait sa descente. Les dépenses en restauration ont également été remarquablement plus faibles (-8,0 %).

Les dépenses des Canadiens au titre du tourisme reculent légèrement

Les dépenses des Canadiens au titre du tourisme au Canada ont régressé légèrement de 0,1 % en termes réels au cours du premier trimestre de 2009, après avoir affiché des reculs modestes au cours des deux trimestres précédents. Il s’agit de la première fois que les dépenses touristiques intérieures reculent pendant trois trimestres consécutifs depuis 2001.

Graphique 3 La demande touristique intérieure diminue encore
Graphique 3 La demande touristique intérieure diminue encore

Les dépenses au titre du transport ont diminué de 1,2 % pendant le trimestre. Les Canadiens ont voyagé en moins grand nombre à l’étranger, ce qui a contribué à la faiblesse dans les transports, les dépenses liées au transport aérien ayant reculé de 2,5 % en termes réels.

Les voyages avec nuitée au Canada sont plus nombreux cependant comme l’indique la hausse des dépenses pour l’hébergement. Des gains ont également été inscrits au chapitre des dépenses liées à la location de véhicules et à l’achat d’essence, à la restauration, et aux loisirs et divertissements.

Le produit intérieur brut généré par le tourisme se contracte de nouveau

Le produit intérieur brut (PIB) généré par le tourisme a reculé de 0,9 % au premier trimestre de 2009, s’ajoutant à deux trimestres de recul dans la deuxième moitié de 2008. Le PIB attribuable au tourisme était plus faible dans toutes les industries, sauf l’hébergement qui a inscrit une hausse minime.

L’emploi dans le tourisme a reculé de 0,4 % au premier trimestre de 2009, en raison des pertes d’emplois dans les services de voyages, les services de restauration, et dans l’industrie du transport aérien. Les emplois attribuables au tourisme ont augmenté dans les industries de l’hébergement et des loisirs et des divertissements.

Perspectives

Selon la dernière Enquête sur les perspectives du monde des affaires pour le secteur de l’hébergement des voyageurs, la perspective des hôteliers du Canada n’est guère optimiste pour le deuxième trimestre de 2009. Près des trois quarts de ceux-ci (78 %) s’attendent à ce que le nombre de réservations de chambres d’hôtel et les taux d’occupation soient plus faibles comparativement au deuxième trimestre de l’an dernier. De plus, 73 % attendaient une baisse du nombre de voyageurs d’affaires. Plus de la moitié des hôteliers (57 %) prévoient que les taux de location quotidiens des chambres seront moins élevés tandis que seulement 10 % s’attendent à des taux plus forts.

À l’échelle internationale, les indicateurs composites avancés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) d’avril 2009 annoncent un ralentissement de la détérioration dans la plupart des pays membres de l’OCDE. Comparativement au mois dernier, des signes positifs se manifestent dans tous les pays du G-7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis). Par contre, de grandes économies qui ne sont pas membres de l’OCDE font toujours face à une détérioration des conditions, sauf pour ce qui est de la Chine et de l’Inde, où des signes positifs sont également apparus.

Le dollar canadien s’est affermi face aux devises des États-Unis, de la Chine, du Japon, de Hong Kong et de l’Union européenne dans les deux premiers mois du deuxième trimestre de 2009, comparativement au quatrième trimestre de 2008. Le huard a toutefois reculé devant les devises de l’Australie, de l’Angleterre et de la Nouvelle-Zélande. La force du dollar permet aux Canadiens de voyager à l’étranger à moindre coût, mais il est plus onéreux pour les non-résidents de visiter le Canada.

À la fin avril, l’épidémie de grippe H1N1 au Mexique a obligé des entreprises des services de voyages à annuler des vols et des circuits dans ce pays. Un avis temporaire aux voyageurs a été émis concernant tous les voyages non essentiels au Mexique entre le 28 avril et le 18 mai. Par ailleurs, de nouvelles règles en matière de voyages dans le cadre de l’Initiative relative aux voyages dans l’hémisphère occidental (IVHO) sont entrées en vigueur le 1er juin, selon lesquelles toutes les personnes entrant aux États-Unis doivent être en possession d’un passeport, d’un laissez-passer NEXUS ou d’un permis de conduire amélioré.

Données non désaisonnalisées et exprimées aux prix courants2

Les dépenses liées au tourisme au Canada ont atteint 13,6 milliards de dollars au premier trimestre de 2009, en baisse de 3,1 % par rapport au premier trimestre de 2008. C’est le premier recul des dépenses touristiques en valeur nominale au Canada depuis le quatrième trimestre de 2003.

Le recul des dépenses par les visiteurs étrangers se poursuit

Les visiteurs en provenance de l’étranger ont dépensé 2,3 milliards de dollars au Canada pendant le premier trimestre de 2009, en baisse de 9,0 % comparativement à il y a un an. Le nombre de voyages au Canada par des voyageurs d’autres pays a diminué d’une année à l’autre pour un 18e trimestre consécutif.

Les dépenses des visiteurs étrangers ont été plus faibles pour tous les biens et services touristiques. Les dépenses liées au transport, à l’hébergement et aux biens et services non touristiques (comme les aliments achetés au magasin et les souvenirs) ont toutes reculé de 10 % ou plus par rapport au premier trimestre de 2008.

Les dépenses relatives au carburant automobile ont perdu 24 %, ce qui rend compte du moins grand nombre de voyages du même jour en provenance des États-Unis ainsi que de la baisse du prix de l’essence à la pompe.

Premier recul des dépenses touristiques intérieures en cinq ans

Les Canadiens ont dépensé 11,3 milliards de dollars pour le tourisme au Canada dans le premier trimestre de 2009, une baisse de 1,8 % par rapport au premier trimestre de 2008. Ceci met fin à une suite de 20 trimestres consécutifs de gains d’une année à l’autre qui a commencé au premier trimestre 2004.

Les dépenses liées au transport ont reculé de façon significative (-7,1 %), principalement en raison de la baisse du prix de l’essence au détail. La demande de services d’hébergement était relativement forte tandis que le taux de location des chambres diminuait et que les dépenses à ce titre gagnaient 2,2 %. Les dépenses au titre des services de restauration étaient également en hausse au premier trimestre, mais cette augmentation n’est due qu’à une hausse des prix.

Emploi généré par le tourisme

Au premier trimestre de 2009, le tourisme comptait 623 200 emplois, ce qui constitue une baisse de 1,3 % par rapport au même trimestre en 2008 et suit une baisse de 0,3 % au trimestre précédent.

Ce repli découle de pertes d’emplois significatives dans l’industrie de l’hébergement tout comme au trimestre précédent. L’industrie du transport et celle des services de voyages ont toutes les deux perdu des emplois liés au tourisme. Par contre, les services de restauration et l’industrie des loisirs et des divertissements ont tous les deux gagné des emplois attribuables au tourisme.


Notes

  1. Les niveaux et les parts des dépenses touristiques sont exprimés en dollars courants et corrigés pour tenir compte des variations saisonnières. Les taux de croissance des dépenses touristiques et du PIB sont présentés en termes réels (c.-à-d. rajustés en fonction des variations de prix) et sont corrigés pour tenir compte des variations saisonnières, sauf indication contraire. Les données sur l'emploi sont également désaisonnalisées. Les variations en pourcentage connexes sont présentées aux taux trimestriels sauf indication contraire.
  2. Dans cette section, les dépenses touristiques sont exprimées en prix courants et ne sont pas désaisonnalisées. Les variations en pourcentage sont calculées par rapport à l'années précédente.