3. Estimation robuste basée sur le biais conditionnel
Cyril Favre Martinoz, David Haziza et Jean-François Beaumont
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Afin de se prémunir contre l’influence indue de certaines unités, il
convient de construire des estimateurs robustes du total
c’est-à-dire des
estimateurs qui réduisent l’impact des unités les plus influentes. Nous
considérons une classe d’estimateurs de la forme
où
est une certaine variable
aléatoire. Comme nous le verrons à la section 4, les estimateurs winsorisés
considérés peuvent s’écrire sous la forme (3.1). Comme dans Beaumont et coll.
(2013), on désire déterminer la valeur de
qui minimise le plus grand biais
conditionnel estimé dans l’échantillon de l’estimateur
Formellement, on cherche la valeur
de
qui minimise
où
désigne le biais conditionnel
estimé de l’estimateur
associé à l’unité échantillonnée
Ce biais conditionnel est donné
par
que l’on
estimera par
où
est un estimateur
conditionnellement sans biais de
En notant que
est un estimateur
conditionnellement sans biais de
il découle que l’estimateur du
biais conditionnel (3.4) est conditionnellement sans biais pour
Autrement dit, on a
Beaumont et coll. (2013) ont montré que la valeur de
qui minimise (3.2)
est donnée par
où
et
L’estimateur (3.1) devient alors :
Sous
certaines conditions de régularité, Beaumont et coll. (2013) ont montré
que l’estimateur (3.5) est convergent par rapport au plan de sondage ; i.e.,
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