3. Erreur quadratique moyenne
Isabel Molina, J.N.K. Rao et Gauri Sankar Datta
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Notons que le BLUP
de la moyenne de petit domaine
est une fonction linéaire de
Donc, son EQM peut être calculée facilement et
est donnée par la somme de deux termes :
où
est dû à l’estimation de l’effet
aléatoire de domaine
et
est dû à l’estimation du
paramètre de régression
avec
Cependant, l’EBLUP
donné en (2.7) n’est pas linéaire en
en raison de l’estimation de la variance des
effets aléatoires
En utilisant un estimateur des moments de
Prasad
et Rao (1990) ont obtenu une approximation d’ordre deux
correcte de l’EQM de l’EBLUP. Plus tard, Datta
et Lahiri (2000) et Das, Jiang et Rao
(2004) ont obtenu une approximation d’ordre deux correcte de l’EQM sous
estimation du MV et du MVRE de
En utilisant l’estimateur MVRE de
leur approximation de l’EQM, pour une grande
valeur de
est donnée par
où
Notons que, quand
et
de sorte que
est le terme principal dans l’EQM quand
est grand. Cependant, si
est petite, le terme
est approximativement nul et
pourrait alors devenir le terme principal
quand
est petit. Par exemple, en ne prenant qu’une
seule covariable
avec des valeurs constantes
et des variances d’échantillonnage constantes
et en posant que
nous obtenons
et
autrement dit,
est deux fois plus grand que
Datta et
Lahiri (2000) ont obtenu un estimateur de l’EQM de
l’EBLUP
donné par
L’estimateur de l’EQM (3.2) est sans
biais d’ordre deux en ce sens que
Dans le cas où
le BLUP
de
devient l’estimateur synthétique de type
régression
Mais étonnamment, l’approximation de l’EQM de
l’EBLUP donnée en (3.1) peut être très différente de l’EQM de l’estimateur
synthétique. Notons que cette dernière est donnée par
parce
que le terme
est
strictement positif, même pour
En fait,
dans l’exemple simple d’une seule covariable
avec
valeurs constantes
et
variances d’échantillonnage constantes
nous avons
tandis
que l’approximation de l’EQM de l’EBLUP donnée en (3.1) avec
donne
qui est
trois fois plus grande. Il se fait que (3.1) n’est pas une bonne approximation
de l’EQM de l’EBLUP quand
et, nous
devrions plutôt utiliser
En
outre, puisque pour
cette
quantité ne dépend d’aucun paramètre inconnu, nous pouvons aussi la prendre
comme estimateur de l’EQM, c’est-à-dire que
nous pouvons prendre
En pratique, la vraie valeur de
est inconnue, mais nous avons un estimateur
convergent
Quand
l’EBLUP devient l’estimateur synthétique de
type régression pour tous les domaines, c’est-à-dire
Dans ce cas,
pour tous les domaines et l’estimateur de
l’EQM donné en (3.2) se réduit à
Donc, l’estimateur de l’EQM donné en
(3.2) peut gravement surestimer l’EQM pour
Afin de réduire la
surestimation, nous considérons un estimateur modifié de l’EQM de
donné par
où
En fait, pour une valeur de
proche de zéro, il se peut que
soit plus proche de la vraie EQM que
l’estimateur de l’EQM complet
mais la question qui se pose est celle de
savoir quand
est suffisamment proche de zéro. Cette
question motive le recours à une procédure de test préliminaire de
pour définir des estimateurs de rechange de
l’EQM de l’EBLUP à la section 4.
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