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Le FDLMO intègre des données provenant de quatre sources. Il contient notamment des données sur les caractéristiques démographiques et certaines données sur les caractéristiques financières des personnes, qui proviennent des formules d’impôt sur le revenu des particuliers T1; ces données comprennent notamment le sexe, l’âge, l’état matrimonial et le revenu annuel net d’un travail autonome. D’autres données sur les emplois détenus par les travailleurs sont tirées des enregistrements T4, notamment les gains et les cotisations syndicales associées à chaque emploi. D’autres données encore proviennent du fichier des relevés d’emploi que les employeurs envoient à Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC) lorsqu’un employé occupant un emploi assurable subit une interruption de gains. Ces données comprennent les dates de début et de fin de l’emploi ainsi que le motif de la cessation d’emploi. Enfin, d’autres données proviennent du Programme d’analyse longitudinale de l’emploi de Statistique Canada. Ces données comprennent de l’information sur les entreprises dans lesquelles les emplois se trouvent, dont la taille estimative de l’entreprise et l’industrie à laquelle elle se rattache.
Les personnes de 33 à 38 ans en 1983 qui sont décédées durant la période de référence sont exclues.
Il importe de souligner que les taux de participation au marché du travail des Canadiens plus âgés ont atteint un creux au cours de la période allant du milieu à la fin des années 1990, reculant à 85,7 % chez les hommes de 50 à 54 ans en 1998, à 70,7 % chez les hommes de 55 à 59 ans en 1998, et à 43,4 % chez les hommes de 60 à 64 ans en 1995. Les hommes et les femmes de l’échantillon étaient âgés de 46 à 54 ans durant cette période, et étaient donc moins susceptibles que leurs homologues plus âgés de quitter le marché du travail à cette époque.
Les périodes de travail autonome dans une entreprise non constituée en société (c.-à-d. les périodes pour lesquelles un revenu annuel net provenant d’un travail autonome est déclaré sur la formule d’impôt T1) sont identifiées et incluses dans l’analyse, mais il importe de souligner certains problèmes de mesure. Les personnes que l’on observe comme exerçant en permanence un travail autonome dans une entreprise non constituée en société peuvent avoir fermé une entreprise pour en fonder une autre et donc, de ce point de vue, avoir changé d’emploi. De tels changements ne peuvent pas être décelés et peuvent entraîner une sous-estimation du nombre de périodes d’emploi. Dans le même ordre d’idée, on ne peut pas faire la distinction entre les personnes exerçant un travail autonome dans une entreprise non constituée en société qui constituent par la suite leur entreprise en société et se versent un salaire (c.-à-d. des gains déclarés sur un feuillet T4) et les personnes exerçant un travail autonome dans une entreprise non constituée en société qui ferment leur entreprise et obtiennent un emploi rémunéré dans une autre entreprise. Dans les deux cas, on calcule deux périodes d’emploi.
Un dépôt tardif peut aussi expliquer certaines des interruptions constatées.
Moins de 5 % des périodes de travail auprès d’un même employeur sont caractérisées par une interruption de deux ans ou plus lorsque l’on tient compte seulement des emplois rémunérés. Les gains d’un travail autonome sont plus souvent caractérisés par une interruption de revenu provenant de cette source de deux ans ou plus. Il est impossible de dire si ces caractéristiques reflètent de véritables changements dans l’emploi ou des fluctuations normales du travail autonome.
Le pic observé pour les emplois qui durent 28 ans correspond aux travailleurs qui ont été au service du même employeur pendant 28 ans ou plus; ces périodes d’emploi sont vraisemblablement censurées à droite et à gauche dans le panel des 28 ans du FDLMO.
Il faut se rappeler que les femmes étaient presque deux fois plus susceptibles que les hommes d’être exclues de l’échantillon parce qu’elles n’ont réalisé aucun gain lors des quatre années de 1983 à 1986.
Un seuil de 10 ans est aussi appliqué dans les tableaux présentés dans les Moyennes annuelles de la population active.
Le tableau 6 présente la répartition correspondante lorsque l’échantillon est constitué sans tenir compte du critère concernant l’exclusion des travailleurs absents du FDLMO de 1983 à 1986.
Ces chiffres ne tiennent pas compte des restrictions supplémentaires que Cahill et coll. (2006) ont appliqué sur leur échantillon. Si on définit l’emploi à long terme comme une période d’au moins 10 ans de gains provenant du même employeur, 74 % des travailleurs de notre échantillon occupent un tel emploi, soit 76 % des hommes et 71 % des femmes.
Les mises à pied ont été prises en compte pour la période de 1983 à 2008 car, pour les années ultérieures, il n’était pas possible de distinguer avec certitude les mises à pied permanentes des mises à pied temporaires.
À l’heure actuelle, le FDLMO ne contient pas de données sur les sources de revenus comme les pourboires et les commissions.
Ces estimations visent la période de 2000 à 2008; les résultats de l’étude montrent en outre qu’il n’y a pas de tendances à long terme des taux d’embauche ou de réaffectation.
Même si une interruption d’un an n’est plus admise à l’intérieur d’une même période d’emploi, une telle interruption peut malgré tout correspondre à un congé prolongé légitime ou résulter d’un dépôt tardif de la part de l’employeur (les données des feuillets T4 soumis en retard ne figurent pas dans le Fichier de données longitudinales sur la maind’oeuvre (FDLMO)). Les périodes observées pour la première fois dans la base de données en 1984 n’ont peut-être pas commencé cette année-là, mais plutôt avant 1983, la première année du FDLMO. C’est pourquoi seuls les emplois observés pour la première fois en 1985 ou plus tard sont compris dans l’analyse. Par ailleurs, il est possible que dans le cadre de l’étude, certaines périodes aient été incorrectement considérées comme étant terminées alors qu’elles ne l’étaient pas.
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