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Commission présidée par Joseph Stiglitz et établie en février 2008 par le Président de la République française, Nicolas Sarkozy.
Davis (2008) a observé que différents ensembles de données (fondés sur des enquêtes-ménages, des enquêtes-établissements et des dossiers administratifs) conduisaient à la même conclusion, soit une diminution à long terme du risque de perte d'emploi aux États-Unis.
Leung et Cao (2009) ont constaté que les taux de disparition d'emploi ont diminué au Canada entre 1992 et 2006, ce qui concorde avec les observations de Bernard et Galarneau (2010).
Bien que les commentaires portent principalement sur les comparaisons entre la fin des années 1970 et les années 2005 à 2007, toutes les analyses multivariées comportent un ensemble complet d'effets propres à la période, ce qui permet de prendre en compte, entre autres, les résultats observés à la fin des années 1980.
Le graphique 1 présente aussi le tracé du taux de chômage chez les femmes âgées de 25 à 54 ans. Il est concevable que la participation des femmes au marché du travail et l'intensité de la recherche d'emploi qu'elles ont manifesté aient changé au cours des trente dernières années (ce qui se sera répercuté sur la mesure dans laquelle les femmes se retrouvent au chômage et sur la durée de leurs périodes de chômage), de sorte que l'évolution de leur taux de chômage reflétera sans doute des changements dans les comportements associés à la fois à l'offre et à la demande de main-d'oeuvre. C'est pourquoi le taux de chômage chez les femmes âgées de 25 à 54 ans n'est pas utilisé à titre de mesure des conditions du marché du travail.
Les conditions du marché du travail de 2006 à 2008 étaient similaires à celles de la fin des années 1970; le taux de chômage chez les hommes âgés de 25 à 54 ans a été en moyenne de 5,4 % de 2006 à 2008. Étant donné que les données disponibles à l'heure actuelle permettent de calculer les taux de mise à pied permanente jusqu'en 2007, la période allant de 1978 à 1980 est comparée à celle qui va de 2005 à 2007 (plutôt que de 2006 à 2008).
Comme on le mentionne plus loin, l'EPA sert à calculer le nombre de travailleurs courant le risque d'une mise à pied permanente, tandis que le nombre d'emplois aboutissant à une mise à pied permanente est déterminé à partir du FDLMO.
Le fait de se concentrer sur les travailleurs âgés de 25 à 64 ans permet d'exclure la plupart des étudiants à temps plein; s'arrêter aux seuls travailleurs âgés de 25 à 54 ans permet en outre d'exclure les travailleurs ayant pris une retraite anticipée.
On ne peut utiliser une classification plus détaillée des industries pour la période allant de 1978 à 2007, étant donné que les codes d'industrie utilisés dans le FDLMO sont fondés sur la Classification type des industries de 1980 pour les années antérieures à 1991, et sur le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord de 2007 pour les années 1991 et suivantes. Parmi l'ensemble des travailleurs (âgés de 25 à 54 ans, de 15 à 64 ans ou de 25 à 64 ans) qui ont été mis à pied entre 1978 et 2007, il y en a une très petite fraction (0,8 %) pour lesquels les codes d'industrie sont manquants dans le FDLMO. Les travailleurs en question sont pris en compte dans les analyses multivariées au niveau agrégé, mais ils sont exclus des analyses au niveau des industries.
La raison pour laquelle l'emploi déterminé selon l'EPA est utilisé à titre de dénominateur est la suivante : étant donné que le roulement de la main-d'oeuvre influe sur le nombre d'emplois observés au cours d'une année donnée dans le FDLMO, toute hausse (baisse) des taux de démission découlant d'une transition d'un emploi à un autre (sans que s'intercale une période de non-emploi) et survenant alors que les niveaux d'emploi demeurent constants par ailleurs fera augmenter (diminuer) le nombre d'emplois observés au cours d'une année donnée dans le FDLMO, entraînant du coup une baisse (hausse) erronée des taux de mise à pied permanente. Le fait d'utiliser l'emploi selon l'EPA permet d'éviter ce problème.
La décision d'effectuer des régressions au niveau des groupes plutôt qu'au niveau des travailleurs tient à l'utilisation de l'emploi selon l'EPA à titre de dénominateur dans le calcul des taux de mises à pied permanentes. Il n'y a pas de variables de contrôle associées au du niveau de scolarité ou à la profession des travailleurs, étant donné que le FDLMO ne contient pas de renseignements relativement à ces variables. De même, il n'y a pas non plus de variables de contrôle associées à l'industrie à laquelle appartient l'emploi, puisque les classifications des industries ont changé après 1990, de sorte qu'il serait problématique d'effectuer des comparaisons détaillées au niveau des industries.
Les six catégories d'âge sont les suivantes : 25 à 29 ans; 30 à 34 ans; 35 à 39 ans; 40 à 44 ans; 45 à 49 ans; 50 à 54 ans. Les six régions sont les provinces de l'Atlantique; le Québec; l'Ontario; le Manitoba et la Saskatchewan; l'Alberta; la Colombie-Britannique.
La catégorie d'âge omise est celle allant de 35 à 39 ans, et la région omise est l'Ontario.
L'équation (1) est estimée au moyen de la méthode des moindres carrés pondérés, chacun des 36 groupes étant pondéré en fonction de la part de l'emploi rémunéré total qu'il représente au cours d'une année donnée.
Du fait que l'emploi a connu un recul marqué dans les industries manufacturières après 2004, on peut trouver surprenant que les taux de mise à pied permanente n'aient pas augmenté après cette date. La solution de l'énigme peut tenir au fait que les entreprises ont la possibilité de réduire leur demande de main-d'oeuvre, non seulement en procédant à des mises à pied, mais aussi en limitant les embauches et en recourant davantage à l'attrition. Les données du FDLMO permettent de confirmer que les taux d'embauche ont affiché une baisse marquée dans les industries manufacturières après 2004. Ainsi, dans le cas des travailleurs âgés de 25 à 54 ans, ces taux s'établissaient à 14 % environ de 2005 à 2007, comparativement à quelque 22 % de 1998 à 2000.
Étant donné que les résultats présentés au tableau 1 correspondent à des effets moyens, il demeure possible que, tout dépendant de la région ou de la ville, du groupe d'âge, du niveau de scolarité, de l'industrie ou de la profession, la probabilité de perte d'emploi ait augmenté dans le cas de certains travailleurs. Nous revenons sur ce point dans la conclusion.
La province omise est l'Ontario.
Il convient de noter les points suivants : a) l'âge moyen des travailleurs mis à pied à la fin des années 1970 était de 31 ans, comparativement à 37 ans lors de la période allant de 2005 à 2007; b) les chiffres présentés dans le graphique 9 sont des moyennes pour les années 1978 à 2007, de sorte qu'ils rendent compte des profils d'emploi selon l'âge à la fin des années 1970 ainsi que lors des années plus récentes.
L'examen approfondi des différentes tendances associées aux taux d'emploi observés pour les hommes et pour les femmes déborderait le cadre de la présente étude. Cela dit, l'augmentation des taux d'emploi à la suite d'une mise à pied chez les femmes peut s'expliquer en partie par des changements touchant la participation des femmes au marché du travail ainsi que l'intensité de la recherche d'emploi manifestée par les femmes à la suite de la perte d'un emploi. Ces deux facteurs ne peuvent être mesurés à partir des données utilisées ici.
La grande majorité (89,5 %) des travailleurs mis à pied au cours de l'année t avaient un revenu (traitements et salaires) positif l'année ayant précédé leur mise à pied (t -1).
Parmi l'ensemble des travailleurs qui, à quelque moment que ce soit au cours de la période allant de 1979 à 2007, ont perdu leur emploi lors de l'année t et avaient gagné un revenu positif lors de l'année t-1, 82,4 % ont gagné un revenu positif au cours de l'année t+1, c'est-à-dire l'année ayant suivi le déplacement.
L'examen porte sur les cohortes de travailleurs déplacés depuis 1979, parce que les données du FDLMO débutent en 1978 et que les données relatives à 1978 sont requises pour pouvoir calculer les pertes de revenu des travailleurs déplacés en 1979.
Ce sont maintenant les années 1979 et 1980 qui constituent la période omise, et non plus la période allant de 1978 à 1980.
L'ampleur de la baisse est égale à l'antilogarithme de -0,063 moins 1,0.
La conclusion est la même pour les travailleurs âgés de 25 à 64 ans, mais pas pour ceux âgés de 15 à 64 ans. Dans ce dernier cas, il n'y a pas d'accentuation de la perte de revenu subie par les travailleurs mis à pied dans le secteur manufacturier lorsque l'on applique des variables de contrôle relatives à l'âge et à la province (tableaux 9 et 10 de l'annexe).
Nous utilisons la variation médiane du revenu exprimée en pourcentage pour les raisons suivantes : a) les variations du logarithme du revenu ne peuvent être calculées, du fait de l'existence d'un revenu nul dans le cas des travailleurs n'ayant pas eu d'emploi au cours de l'année t+1; b) la variation moyenne du revenu exprimée en pourcentage est très sensible aux pertes de revenu importantes (100 %) subies par ces mêmes travailleurs; c) la variation médiane (de même que la variation moyenne) du revenu est sensible aux effets d'échelle, ce qui signifie qu'elle peut augmenter pour certains groupes (par exemple les femmes) simplement en raison d'une augmentation à long terme du revenu antérieurement au déplacement.
Dans le but d'aider le lecteur à saisir l'évolution des pertes de revenu dans les industries manufacturières au cours de la dernière décennie, le tableau 13 à la sous-section 7.4 de l'annexe présente la variation médiane, exprimée en pourcentage, du revenu des hommes et des femmes appartenant à ces industries qui ont été déplacés en 1999 et 2000 ainsi que de 2005 à 2007, soit deux périodes où les conditions générales sur le marché du travail étaient passablement similaires.
Aux termes de la Loi sur l'assurance-emploi, l'employeur qui omet de préparer un RE s'expose à des sanctions. De plus, l'employeur qui donne une raison fausse ou trompeuse concernant la cessation d'emploi peut faire l'objet de sanctions ou de poursuites.
L'année 1984 est choisie parce qu'elle est la première année postérieure à la période allant de 1978 à 1983.
Le taux global de mise à pied permanente correspond à la moyenne pondérée des taux de mise à pied permanente propres à chaque groupe, le poids utilisé relativement à un groupe donné étant égal à la proportion de l'emploi rémunéré total qui est imputable au groupe. Précisons que, lorsque l'analyse porte sur les travailleurs âgés de 25 à 64 ans (25 à 54 ans), le nombre de groupes et de ratios s'élève à 48 (36), soit le produit de la multiplication des huit (six) groupes d'âge et des six régions.
La procédure décrite ici est appliquée de façon distincte pour chaque combinaison industrie-sexe-échantillon, ce qui donne lieu à l'élaboration de 27 ensembles de ratios (trois groupes d'industries multipliés par trois combinaisons relatives au sexe multipliées par trois échantillons).
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