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Comme il est
mentionné précédemment, ces chiffres comprennent les
mises à pied temporaires et permanentes. Comme il sera démontré
ci-après, les estimations annuelles du nombre total de mises à
pied temporaires et permanentes obtenues à partir de l'EPA sont,
au cours de la période de 1978 à 2007, relativement
similaires à celles obtenues à partir du FDLMO. Étant
donné que les estimations du nombre de mises à pied permanentes
à partir du FDLMO prennent fin en 2007, elles ne peuvent servir
à quantifier les taux de mise à pied permanente au cours de
la dernière récession.
En termes absolus,
la baisse de l'emploi du pic au creux s'est chiffrée à
environ 610 000 au début des années 1980,
comparativement à environ 440 000 au début des
années 1990 et à environ 430 000 au
cours de la dernière récession (tableau 282-0087 de CANSIM).
L'échantillon
de l'EPA est tiré d'une base aréolaire et est fondé
sur un plan d'échantillonnage stratifié à plusieurs
degrés qui utilise l'échantillonnage probabiliste. Outre
les rajustements pour tenir compte de la probabilité d'être
visé par l'enquête et de la non-réponse, il faut
aussi procéder à une stratification et à une mise en
grappes dans le plan d'échantillonnage, afin de produire une
erreur-type appropriée pour les estimations. Les auteurs remercient
Emmanuel Benhin et Scott Meyer, tous deux de Statistique Canada, pour les
renseignements utiles liés à ce rajustement. Plus de détails
figurent à l'appendice III.
En l'absence
d'identificateur individuel dans le fichier principal de l'Enquête
sur la population active, un identificateur individuel (pseudonyme) est créé
en combinant l'identificateur du ménage (HHLDID), l'identificateur
du numéro de renouvellement (ROTATION), un numéro séquentiel
attribué à chaque logement à l'intérieur
d'une grappe (LISTLINE), un code utilisé pour les structures
qui comportent plus d'un logement (MULT), un numéro séquentiel
qui permet d'identifier de façon particulière une personne
à l'intérieur d'un ménage (LINE),
et un identificateur de famille qui permet d'attribuer de façon
particulière une famille économique à un ménage
(FAMID). Compte tenu que chaque personne devrait être suivie
pendant au plus six mois consécutifs, quelques observations ont été
supprimées lorsque l'identificateur individuel particulier était
lié à plus de six enregistrements dans les données (0,01 %
dans les données de 1981 à 1984, 0,03 %
dans les données de 1990 à 1994 et aucune
observation dans les données de 2008 à 2011).
Parmi les identificateurs individuels qui ont été couplés
à six enregistrements ou moins dans les données, les caractéristiques
individuelles déclarées ont été vérifiées,
afin de veiller à ce qu'elles soient consignées de façon
uniforme pour les divers mois d'échantillonnage. On a procédé
ainsi pour s'assurer que les enregistrements couplés appartenaient
à la même personne. De façon plus particulière,
les personnes ayant signalé des changements dans le sexe déclaré,
les personnes affichant plus d'une année d'augmentation
de l'âge déclaré et les personnes affichant des
changements dans le niveau de scolarité le plus élevé,
c'est-à-dire un niveau moins élevé, au cours de
la période d'enquête de six mois, ont été
supprimées. Ces occurrences étaient toutefois rares, (0,30 %
dans les données de 1981 à 1984, 0,25 %
dans les données de 1990 à 1994, 0,78 %
dans les données de 2008 à 2011).
À partir du tableau 282-0089 de CANSIM, les chiffres de l'emploi total
désaisonnalisé sont les suivants : 11 375 600 en
juin 1981 et 11 386 700 en octobre 1984; 13 140 800 en
avril 1990 et 13 176 600 en septembre 1994;
et 17 175 100 en octobre 2008 et 17 214 500 en
janvier 2011.
Les chômeurs comprennent à la fois les personnes
en chômage et celles qui ont quitté la population active.
Dans le FDLMO, une mise à pied
temporaire (permanente) se produit lorsqu'un travailleur mis à
pied revient (ne revient pas) chez le même employeur la même année
ou l'année suivant la mise à pied.
Étant
donné que l'un des objectifs de l'étude est de comparer
les taux de mise à pied d'une récession à l'autre,
et comme les périodes d'emploi de sommet à sommet chevauchent
des années civiles, on a dû utiliser des moyennes des taux de
mise à pied propres à un mois (plutôt que des taux de
mise à pied propres à une année).
Un travailleur
est défini comme étant mis à pied s'il a été
mis à pied au moins une fois entre le deuxième mois et le cinquième
mois de l'enquête. Cela comprend les personnes ayant connu plusieurs
mises à pied. Les cas de mises à pied multiples sont relativement
rares : ils représentent environ 4 % de l'échantillon
des personnes qui ont été mises à pied entre le deuxième
et le cinquième mois.
À cette
fin, on sélectionne les travailleurs dont le premier mois d'interview
est observé au cours d'une période « de sommet
à sommet » et grâce aux ensembles suivants de panels : 40 panels
(de six mois) de juin 1981 à février 1985; 53 panels
d'avril 1990 à janvier 1995; et 23 panels
d'octobre 2008 à janvier 2011. Les données
de janvier 2011 étaient les dernières données
de l'EPA disponibles au moment de la rédaction du document. Les
données de l'EPA d'octobre 2008 à janvier 2011 nous
permettent de calculer le taux de mise à pied (de sommet à sommet)
pour la période de 2008 à 2011. Toutefois, afin
de suivre les travailleurs pendant l'ensemble du panel de six mois,
dans le cas de la cohorte de décembre 2010, on a besoin des données
de l'EPA jusqu'à mai 2011. Le présent document
peut par conséquent suivre les travailleurs dont le premier mois d'interview
a eu lieu entre octobre 2008 et août 2010, afin d'examiner
les conséquences à court terme de leur mise à pied dans
le cas de la dernière récession.
Par suite de l'avènement
d'un nouvel ensemble de questions de l'EPA pour mesurer le niveau
de scolarité en 1990, les chiffres détaillés sur
les niveaux de scolarité avant 1990 ne sont pas comparables
à ceux mesurés par la suite. Par conséquent, on ne peut
présenter que la désagrégation utilisée dans le
tableau 1.
Les industries
sont agrégées en six catégories, selon les codes du Système
de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN)
de 2002 : 1) « Industries primaires et construction »,
y compris agriculture, foresterie, pêche, extraction minière,
extraction de pétrole et de gaz, services publics et construction; 2)
« Fabrication »; 3) « Commerce de détail,
hébergement et services de restauration »; 4) « Services
hautement spécialisés », y compris finance, assurances,
services immobiliers et services de location et de location à bail,
ainsi que services professionnels, scientifiques et techniques, services aux
entreprises, services relatifs aux bâtiments et autres services de soutien; 5)
« Services publics », y compris services d'enseignement,
soins de santé et assistance sociale et administrations publiques; 6)
« Autres industries productrices de services », y compris
commerce de gros, transport et entreposage, arts d'interprétation,
établissements du patrimoine et divertissement.
Les professions sont agrégées en cinq catégories,
selon les codes de 2001 de la Classification nationale des professions
pour statistiques (CNP-S) : 1) Gestionnaires; 2) Professionnels; 3)
Semi-professionnels et techniciens; 4) Personnel de bureau, de vente
et de service; 5) Travailleurs manuels et personnel de métier.
Voir l'appendice IV pour plus de détails.
Dans l'EPA, les codes de profession types de la CNP-S
de 2001 sont disponibles de 1987 à aujourd'hui.
Par conséquent, on peut comparer les professions uniquement entre les
récessions de 1990 à 1994 et de 2008 à 2011.
Parmi les exceptions figurent le commerce
de détail, l'hébergement et les services de restauration,
qui ont enregistré une baisse de 2 points de pourcentage
de la proportion de travailleurs mis à pied, dont la majeure partie
se serait produite même en l'absence de changements dans la composition
de l'emploi selon l'industrie (tableau 2,
colonnes 3 et 4).
La différence entre le taux de mise à pied de 2008 à 2011 et
les taux de mises à pied des périodes précédentes
est statistiquement significative aux niveaux habituels.
Le tableau explicatif 1 de
l'appendice II montre que les estimations du nombre total de mises à
pied à partir de l'EPA sont assez similaires à celles
obtenues à partir du FDLMO. Au cours de la période de 1978 à 2007,
le nombre total de mises à pied (permanentes et temporaires) par année
s'est situé en moyenne à 2,5 millions selon
l'EPA, comparativement à 2,7 millions selon le FDLMO.
Même si le nombre estimé de mises à pied à partir
du FDLMO a peu varié entre 1996 et 1997, le nombre estimé
de mises à pied à partir de l'EPA a diminué d'environ 15 %
entre ces deux années. Cela laisse supposer que le remaniement de l'EPA
en 1997 a entraîné une réduction du nombre estimé
de mises à pied. La mise à l'échelle du taux de
mise à pied mensuel moyen de 2,0 %, au moyen d'un facteur
de 1,15, produit un taux de mise à pied révisé de 2,3 %,
qui demeure inférieur, de 2008 à 2011, aux taux
de mise à pied mensuels moyens observés au cours des deux récessions
précédentes.
Les totalisations pertinentes pour
les périodes d'expansion sont disponibles sur demande.
Les calculs des probabilités d'être mis à
pied pour les deux groupes de travailleurs, conditionnels à des moyennes
temporellement invariantes d'autres variables explicatives, confirment
cela.
On peut le voir en comparant l'effet marginal (positif) pour les provinces
de l'Atlantique à l'effet marginal le plus négatif
observé dans les provinces/régions qui restent.
Des différences entre les
sexes ont aussi été observées, mais elles n'étaient
pas qualitativement stables au fil du temps : les femmes étaient
généralement un peu plus susceptibles que les hommes d'être
mises à pied au cours des deux premières récessions;
cela n'était pas le cas pour la dernière, toutefois.
La différence entre le taux de réemploi
de 2008 à 2011 et les taux de réemploi des
récessions précédentes est statistiquement significative
aux niveaux habituels. L'ajout de l'ensemble de variables explicatives
figurant dans le tableau 6 à un vecteur
des effets de la période dans une régression qui regroupe les
données des trois récessions montre qu'une proportion
d'environ 17 % de l'augmentation des taux d'emploi
entre le début des années 1980 et la dernière
récession peut être expliquée par les changements dans
la composition des travailleurs mis à pied selon l'âge,
la scolarité, l'ancienneté, la région et l'industrie.
L'ajout d'un indicateur binaire seulement correspondant au fait
d'être un diplômé universitaire (dans une régression
qui regroupe les données des trois récessions) laisse supposer
qu'une proportion d'environ 4 % de l'augmentation
des taux d'emploi entre le début des années 1980 et 2008 à 2011 peut
être expliquée par la proportion croissante de titulaires de
diplôme universitaire observée au cours des trois dernières
décennies.
La proportion d'employés
mis à pied qui sont devenus des travailleurs autonomes peu après
avoir été mis à pied se chiffrait à 1 %
au cours des deux premières récessions et à 2 %
au cours de la dernière.
Le tableau 6 présente
les résultats de la régression d'un modèle de probabilité
linéaire du réemploi. Des résultats similaires ont été
obtenus au moyen de modèles logit et de modèles probit.
Le recours
à des travailleurs contractuels dans le secteur public représente
un élément. Parmi tous les travailleurs mis à pied dans
les services publics au cours de la dernière récession, environ 30,1%
occupaient un emploi temporaire, pour une durée déterminée
ou à contrat. Il s'agit de trois fois le taux de 9,9% observé
pour les travailleurs mis à pied dans d'autres industries. Toutefois,
l'ajout d'un indicateur binaire permettant de déterminer
si la fin d'un emploi est liée à un emploi temporaire,
pour une durée déterminée ou à contrat ne réduit
que légèrement l'estimation de coefficient pour les services
publics de 2008 à 2011 (de 21,9 points
de pourcentage à 21,3 points de pourcentage). Étant
donné que cet indicateur n'est pas disponible pour les périodes
antérieures, cette spécification de rechange ne peut être
reprise pour le début des années 1980 et le début
des années 1990.
Les variations en
pourcentage sont obtenues au moyen de l'antilogarithme des chiffres
figurant dans le tableau 10 moins 1. Ainsi,
les pertes de rémunération horaire de 16 % sont égales
à e-0.18– 1.
Ensemble,
ces trois groupes représentent 25 % des travailleurs mis
à pied qui ont été réemployés de 2008 à 2011.
Ensemble, ces deux groupes représentent 16,5 % des travailleurs
mis à pied qui ont été réemployés de 2008 à 2011.
Les variations
du logarithme des heures hebdomadaires font aussi l'objet d'une
régression sur les variables mentionnées précédemment,
comme on peut le voir dans la cinquième colonne du tableau 11. En moyenne, les travailleurs qui ont été
mis à pied au cours de la dernière récession et qui ont
trouvé un emploi rémunéré peu après ont
vu leurs heures de travail moyennes hebdomadaires diminuer de 0,6 heure,
passant de 34,5 avant la mise à pied à 33,9 après
la mise à pied. Les baisses correspondantes sont de 0,7 heure
au début des années 1980 et de 1,2 heure
au début des années 1990, respectivement.
Cette
différence entre les sexes ne se maintient pas pour les variations
de la rémunération hebdomadaire dans l'analyse multidimensionnelle
de 2006 à 2008 (voir le tableau explicatif 5).
La baisse en pourcentage de la rémunération est
obtenue grâce à l'antilogarithme des chiffres figurant
dans les deux premières colonnes du tableau 12,
moins 1. Les pertes de rémunération importantes découlant
des transitions entre les industries et les professions rendent probablement
compte de la perte d'une combinaison de compétences : compétences
propres à l'entreprise, compétences propres à l'industrie
(Neal, 1995) et compétences propres à la profession (Poletaev
et Robinson, 2008).
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