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On entend par couples des partenaires
de sexe opposé seulement. Sont exclus de l'analyse les couples
de même sexe à cause de la taille restreinte de l'échantillon
(73 couples de même sexe).
On suppose que le père et la mère
ne mettent pas leurs revenus en commun.
On suppose qu'il y a inégalité
dans la gestion des finances du ménage.
Le coefficient de Gini est une mesure de l'inégalité
d'une distribution : une valeur de 0 indique l'égalité
totale et une valeur de 1, l'inégalité totale.
Il s'agit des rôles appropriés
qu'on attribue à l'homme et à la femme, tant à
la maison qu'au travail.
De même, en ce qui concerne le fonctionnement de ces stratégies,
Vogler, Brockmann et Wiggins (2006, p. 459) passent en revue les études
publiées et estiment que les couples qui mettent leurs revenus en commun
cherchent à atteindre l'égalité dans le contrôle
de l'argent du couple, même si leur apport financier au revenu
commun est très différent, alors que les couples qui séparent
leurs revenus sont beaucoup plus portés à définir l'égalité
en fonction d'apports égaux, les deux partenaires contribuant
dans des proportions égales aux dépenses collectives (moitié-moitié)
bien qu'ils aient souvent des niveaux de revenu très différents.
L'enquête a recueilli des
réponses par personne interposée dans 618 cas, soit 2,6 %
de l'échantillon.
Dans ce groupe, 63 répondants ont déclaré
utiliser des stratégies autres que les cinq réponses proposées
et 380 répondants ne savaient pas quel type de stratégie
ils utilisaient ou n'ont pas répondu à la question. La
fréquence de la non-réponse partielle à cette question
est comparable à celle des questions courantes, comme la question portant
sur le niveau de scolarité.
Toutefois, les répondants qui n'ont pas répondu aux questions
de l'ESG concernant le revenu ont été désignés
pour être compris dans l'analyse.
On a
exclu 218 cas dans lesquels les enfants adultes (âgés
de 25 ans et plus) touchaient un revenu et 2 261 cas
dans lesquels d'autres membres de la famille, comme des enfants âgés
de 15 à 24 ans ou des membres de la famille élargie,
touchaient un revenu. L'inclusion de ces cas n'aurait pas permis
la mesure de l'apport relatif au revenu des conjoints compris dans l'échantillon,
variable clé dans les études publiées.
Encore une fois, 63 répondants
seulement ont déclaré utiliser une autre stratégie et
ces répondants ont été exclus de l'analyse. La
catégorisation utilisée dans cette étude est plus détaillée
que la classification à deux catégories utilisée dans
un certain nombre d'études. Vogler et coll. (2008), Treas (1993)
ainsi que Heimdal et Houseknecht (2003) combinent l'allocation et la
mise en commun des revenus en une seule catégorie, en partie à
cause de la taille de l'échantillon, mais Vogler et coll. (2008)
soutiennent aussi que l'allocation et la mise en commun des
revenus constituent des stratégies dans lesquelles l'argent
est considéré comme propriété collective et les
conjoints fonctionnent plus ou moins comme une seule unité économique.
Cette stratégie diffère de celle de la séparation
des revenus, qui correspond à des unités individualisées
(p. 120).
Les données de l'ISSP
de 2002 montrent que l'allocation des revenus est pratiquée
par 3 % à 5 % des couples en Suède, en Finlande
et en Norvège, par environ 15 % à 25 % des
couples des pays anglo-saxons (États-Unis, Royaume-Uni, Irlande, Australie
et Nouvelle-Zélande), par environ 45 % à 55 %
des couples au Brésil, au Mexique et au Chili, et par 70 %
des couples aux Philippines et au Japon. Le Canada n'est pas compris
dans l'ISSP de 2002.
Ces variables
sont les suivantes : les deux partenaires sont nés au Canada
(groupe de référence); le mari est né au Canada et la
femme a immigré; le mari a immigré et la femme est née
au Canada; les deux partenaires ont immigré.
Comme,
dans l'ESG, le niveau de scolarité est une variable catégorique,
le niveau de scolarité de la femme par rapport à celui de son
mari ou de son partenaire est défini comme le niveau de scolarité
de la femme moins celui du mari ou du partenaire.
L'ESG
comprend une variable continue correspondant au revenu personnel des répondants,
une variable catégorique correspondant au revenu du ménage,
ainsi que le nombre de personnes qui touchent un revenu au sein du ménage.
Avec ces renseignements on a pu calculer le revenu de la femme et celui du
mari ou du partenaire. L'utilisation des limites inférieures
et des points intermédiaires des catégories de revenu des ménages
a donné des résultats de régression très semblables.
Le revenu de la femme par rapport à celui de son mari ou de son partenaire
est défini comme la différence entre le revenu de la femme et
celui du mari ou du partenaire.
Par exemple, on pourrait supposer que les femmes âgées qui touchent
des prestations de la Sécurité de la vieillesse à 65 ans
disposent d'une source de revenu indépendante et personnelle
sur laquelle elles préfèrent garder le contrôle et qui
les porte davantage à opter au moins pour la séparation partielle
des revenus. Une variable distinguant les femmes de moins de 65 ans
et celles de plus de 65 ans n'a pas permis de soutenir cette
hypothèse.
Chez les
couples de l'échantillon, la cohabitation, donc l'union
libre, peut faire suite à un mariage antérieur, d'où
la possibilité d'un chevauchement entre ces deux variables. Pour
évaluer cet aspect, le modèle a été exécuté
sans l'union libre, puis avec une variable combinant l'union libre
et le mariage antérieur. Ces spécifications ont donné
le même résultat; le mariage antérieur reste donc non
significatif.
À l'égard du revenu, on a utilisé
des catégories de référence distinctes pour les hommes
et pour les femmes.
Dans une première version de l'analyse, on a utilisé des
variables nominales correspondant à toutes les provinces canadiennes,
mais elles ont donné des résultats semblables à ceux
de la variable nominale « Québec–reste du Canada ».
On a conservé cette dernière dans le modèle pour réaliser
des économies et simplifier la présentation.
L'effet négatif de la composition de la famille reflète
le fait que la présence d'enfants réduit la probabilité
de séparer les revenus. Cette caractéristique est moins répandue
chez les couples en union libre que chez les couples mariés.
Ces résultats de la décomposition sont fondés
sur les coefficients de l'échantillon de répondants mariés.
Lorsqu'on utilise les coefficients de l'échantillon de
répondants vivant en union libre, les résultats sont semblables;
les caractéristiques de la composition comptent pour 16,7 points
de pourcentage, ou 50 %, de l'écart dans la fréquence
de la séparation des revenus (contre 14,0 points de pourcentage,
ou 41 %, lorsqu'on utilise les coefficients des répondants
mariés). Dans les deux cas, la durée de la relation compte pour
la plus forte proportion de la composante expliquée.
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