VII. Chocs en revenu relatif par licenciement
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Les chiffres présentés aux tableaux 1 à 8 décrivent les pertes de gains et de revenu que subissent les familles et les personnes seules en valeur absolue à cause de licenciements. Il serait intéressant de savoir si, en revenu relatif, ces chocs varient en importance selon les unités familiales. Ainsi, les tableaux 1 et 2 indiquent que, quatre ans après le licenciement, les hommes seuls licenciés en 1992 gagnaient bien moins (38 800 $) que les maris (49 400 $). Comme les pertes de revenu du travail des deux groupes ne différaient pas autant en valeur absolue (tableaux 3 et 7), on a l'impression que, en revenu du travail relatif, le choc est plus grand pour les hommes seuls que pour les maris.
Le tableau 9 le confirme. Si on divise les pertes de revenu d'emploi aux tableaux 3 et 7 par une moyenne pondérée des gains de diverses cohortes sur une période de trois ans précédant les licenciements (années t -2, t -3 et t -4), on peut voir que, en revenu du travail relatif, les pertes des hommes seuls sont toujours supérieures à celles des maris 13 . Ainsi, la perte de revenu d'emploi cinq ans après le licenciement représente 39 % des gains avant licenciement des hommes seuls et 27 % de ceux des maris.
En valeur relative (rapports établis entre les deux groupes), les différences de choc subi en revenu relatif entre les deux groupes sont encore plus marquées (tableau 10). Des années t +1 à t +5 (première année et cinquième année après le licenciement), la perte en revenu relatif après impôt des familles où le mari a été licencié est en moyenne de 10 %. Pour les hommes seuls, le pourcentage correspondant est cependant de 23 %; c'est plus du double. La raison en est que le revenu après impôt s'établissait en moyenne à 68 200 $ dans les familles avant que le mari ne soit licencié. C'est là plus du double du revenu correspondant de 32 700 $ des hommes seuls. On est donc porté à croire que les licenciements que subissent les travailleurs masculins d'âge adulte accroissent l'instabilité du revenu bien plus chez les hommes seuls que dans les familles où le mari a été licencié.
13 . Le dénominateur est une moyenne (en pondération par la taille des diverses cohortes de maris et d'hommes seuls licenciés durant la période de 1987 à 2001) des gains moyens des années t- 2, t- 3 et t -4, l'année t étant celle du licenciement. Il est de 46 200 $ pour les maris et de 34 700 $ pour les hommes seuls.
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