Bulletin d'information pour les entreprises et les collectivités – Novembre 2016

Bulletin d'information pour les entreprises et les collectivités

Chaque jour, nous lisons dans les nouvelles des articles sur des sujets comme la violence familiale, les homicides, les cybercrimes et les infractions sexuelles commises à l'endroit de citoyens au Canada. Vous êtes-vous déjà demandé d'où venaient les chiffres rattachés à ces sujets d'actualité? Une source possible est Statistique Canada, qui offre un large éventail de programmes statistiques sur la nature et l'étendue de la criminalité et l'administration de la justice pénale et civile au Canada. Le numéro de novembre du Bulletin met en vedette des statistiques sur le crime et la justice.

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En vedette

Statistiques sur les crimes déclarés par la police, 2015

voiture de police Les crimes déclarés par la police au Canada, tels qu'ils sont mesurés par l'Indice de gravité de la criminalité (IGC) et le taux de criminalité, ont augmenté en 2015. Il s'agit de la première hausse du nombre de crimes déclarés par la police en 12 ans. L'IGC a progressé de 5 % de 2014 à 2015, mais il était inférieur de 31 % à l'IGC enregistré 10 ans plus tôt, soit en 2005.

L'Indice de gravité de la criminalité (IGC), qui mesure le volume et la gravité des crimes déclarés par la police, a progressé principalement en raison d'une augmentation du nombre d'affaires de fraude, d'introduction par effraction, de vol qualifié et d'homicide. La croissance de l'IGC à l'échelle nationale s'explique également par une forte hausse de la criminalité en Alberta et par des augmentations plus modestes en Colombie-Britannique, en Ontario et en Saskatchewan.

Le taux traditionnel de crimes déclarés par la police, qui mesure le volume de crimes déclarés par la police par rapport à la taille de la population, s'est également accru en 2015, en hausse de 3 % comparativement à l'année précédente. Bien que le taux de criminalité ait augmenté en 2015, il affiche une tendance générale à la baisse depuis le début des années 1990, la seule autre hausse étant survenue en 2003.

Pour une analyse plus approfondie et d'autres données, veuillez consulter le document « Statistiques sur les crimes déclarés par la police au Canada, 2015 ».

Statistiques sur les tribunaux de la jeunesse, 2014-2015

jeune en menottes En 2014-2015, les tribunaux de la jeunesse au Canada ont réglé près de 33 000 causes, ce qui représente une baisse d'environ 19 % par rapport à l'année précédente. Il s'agit du plus petit nombre de causes réglées par les tribunaux de la jeunesse depuis le début de la collecte de ces données, il y a plus de 20 ans. On observe également une tendance à la baisse du taux de jeunes inculpés par la police depuis 10 ans.

Le nombre de causes réglées par les tribunaux de la jeunesse a diminué dans toutes les provinces et tous les territoires, à l'exception de la Nouvelle-Écosse (+2 %). Les Territoires du Nord-Ouest (-40 %) ont enregistré la plus forte baisse d'une année à l'autre du nombre de causes réglées par les tribunaux de la jeunesse, suivis de Terre-Neuve-et-Labrador (-29 %) et de l'Alberta (-29 %).

En 2014-2015, les causes les plus souvent instruites par les tribunaux de la jeunesse étaient les causes de vol (11 %), de voies de fait simples (8 %), d'introduction par effraction (8 %), de défaut de se conformer à une ordonnance (7 %) et de méfait (6 %).

À l'aide des données de l'Enquête intégrée sur les tribunaux de juridiction criminelle (EITJC), l'article « Statistiques sur les tribunaux de la jeunesse au Canada, 2014-2015 » porte sur les causes réglées par les tribunaux de la jeunesse au Canada en 2014-2015. Il fait ressortir les indicateurs clés des tribunaux de la jeunesse comme le nombre d'accusations et de causes réglées, les décisions rendues, les peines imposées et les délais de traitement des causes. L'article présente également les tendances au fil du temps et certaines caractéristiques des jeunes qui comparaissent devant les tribunaux.

La victimisation chez les Autochtones au Canada, 2014

figure et poing En 2014, 28 % des Autochtones de 15 ans et plus (environ 275 000 personnes) ont indiqué que leur ménage ou eux-mêmes avaient été victimes, au cours des 12 mois précédents, d'au moins un des huit types de crimes mesurés par l'Enquête sociale générale (ESG) sur la victimisation. Cette proportion était plus élevée que celle observée chez les non-Autochtones (18 %). La présente analyse est fondée sur les données provinciales et territoriales de l'ESG de 2014 sur la victimisation.

La proportion d'Autochtones qui ont déclaré avoir été victimes a diminué dans les provinces ainsi que dans les territoires de 2009 à 2014, passant de 38 % à 28 % dans les provinces et de 36 % à 28 % dans les territoires.

Le taux global de victimisation avec violence, qui comprend l'agression sexuelle, le vol qualifié et les voies de fait, s'est établi à 163 incidents pour 1 000 personnes chez les Autochtones au Canada en 2014, soit plus du double du taux pour les non-Autochtones (74 incidents pour 1 000 personnes).

Les taux de presque tous les types de victimisation avec violence étaient plus élevés pour les Autochtones que pour les non-Autochtones. Plus précisément, le taux d'agressions sexuelles chez les Autochtones (58 incidents pour 1 000 personnes) était près de trois fois celui observé chez les non-Autochtones (20 pour 1 000), tandis que le taux de voies de fait chez les Autochtones (90 pour 1 000) était près du double de celui noté chez les non-Autochtones (47 pour 1 000).

Dans l'article intitulé « La victimisation chez les Autochtones au Canada, 2014 », qui repose sur les données de l'Enquête sociale générale sur la victimisation, on présente des renseignements sur la victimisation chez les Autochtones, en mettant un accent particulier sur la victimisation avec violence. On y examine également les caractéristiques associées à ces incidents, y compris les facteurs de risque possibles, ainsi que les conséquences de la victimisation, les raisons de signaler ou non la victimisation à la police, et les perceptions à l'égard de sa sécurité personnelle et du système de justice pénale.

Les expériences des Canadiens liées aux situations d'urgence et aux catastrophes, 2014

maison de ferme en feu Le tiers des Canadiens vivant dans les provinces ont déjà vécu une situation d'urgence majeure ou une catastrophe dans leur collectivité qui a considérablement perturbé leur vie quotidienne.

D'après les résultats de l'Enquête sur la préparation aux situations d'urgence et sur la résilience (EPUR) au Canada de 2014, les situations d'urgence ou les catastrophes les plus souvent déclarées par les Canadiens étaient les blizzards, les tempêtes hivernales et les tempêtes de verglas. En effet, parmi plus de 9 millions de Canadiens qui ont déjà fait face à une situation d'urgence majeure ou à une catastrophe, 46 % ont vécu un tel évènement. Venaient ensuite les pannes de courant prolongées ayant duré 24 heures ou plus (36 %) et les inondations (12 %).

Selon l'EPUR, les perturbations de la vie quotidienne les plus fréquemment déclarées par les victimes d'une situation d'urgence majeure ou d'une catastrophe étaient l'incapacité d'utiliser les appareils électriques (63 %), le fait de manquer des jours de travail ou d'école (61 %) et le fait de manquer des rendez-vous ou des activités prévues (52 %).

Ces résultats sont tirés du rapport intitulé « Les expériences des Canadiens liées aux situations d'urgence et aux catastrophes, 2014 » dans lequel on examine les expériences des Canadiens de 15 ans et plus vivant dans les 10 provinces en ce qui a trait aux situations d'urgence et aux catastrophes, ainsi que les caractéristiques sociodémographiques de ceux touchés par ces événements.

En plus, il est également possible de consulter « La préparation aux situations d'urgence et la résilience : feuillets d'information communautaires, 2014 ». Chaque feuillet présente les éléments suivants : la sensibilisation aux risques et les sources prévues d'aide en cas d'urgence ou de catastrophe; l'expérience antérieure d'une situation d'urgence majeure ou d'une catastrophe; les comportements en matière de planification des mesures d'urgence, de précaution et de protection contre les incendies; les rapports sociaux et le sentiment d'appartenance. Ils sont divisés en cinq régions, soit les provinces de l'Atlantique, le Québec, l'Ontario, les provinces des Prairies et la Colombie-Britannique. On y trouve 63 feuillets d'information communautaires auxquels s'ajoute un feuillet par province comprenant les résultats des résidents des petites collectivités.

Plus de statistiques sur le crime et la justice @ Juristat

statue de justice Si la criminalité et la justice vous intéressent, vous adorerez Juristat – une publication de Statistique Canada qui fournit des analyses approfondies et des statistiques détaillées sur toute une gamme de sujets et d'enjeux liés à la justice, comme les services aux victimes, les refuges pour femmes violentées, l'aide juridique, les ressources policières, les crimes avec violence et commis avec armes à feu.

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Gros plan sur les chiffres

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Gros plan sur les chiffres - 1,9 Million
Gros plan sur les chiffres - 1,9 Million

Les services de police ont déclaré près de 1,9 million d'infractions au Code criminel (sauf les délits de la route) en 2015, soit environ 70 000 affaires de plus qu'en 2014.

Source : Programme de déclaration uniforme de la criminalité

Gros plan sur les chiffres - 1 sur 3
Gros plan sur les chiffres - 1 sur 3

Le tiers des Canadiens vivant dans les provinces ont déjà vécu une situation d'urgence majeure ou une catastrophe dans leur collectivité qui a considérablement perturbé leur vie quotidienne.

Source : Enquête sur la préparation aux situations d'urgence et sur la résilience

À lire également

Le Recensement de 2016 : pourquoi ces questions?

recensement 2016 Maintenant que les Canadiens ont rempli leur questionnaire du Recensement de 2016, il ne faut pas croire pour autant que le recensement est terminé. De la planification à la diffusion des données, le recensement est un projet qui s'échelonne sur plusieurs années. En ce moment même, on est en train de compiler et d'analyser les données, et le premier ensemble de données, qui portera sur les chiffres de population et des logements, sera diffusé le 8 février 2017.

D'ici là, nous avons cru bon d'examiner un peu la planification associée au Programme du recensement. Dans le cadre du Recensement de 2016, par exemple, bien que la plupart des ménages aient reçu le questionnaire abrégé comportant seulement 10 questions sur des sujets tels que la composition du ménage, l'âge, le sexe, l'état matrimonial et la langue, un ménage sur quatre a également été appelé à répondre à des questions supplémentaires sur la scolarité, l'appartenance ethnique, la mobilité, les activités sur le marché du travail, l'emploi, etc. Alors, comment Statistique Canada détermine-t-il quelles questions inclure dans un questionnaire de recensement?

Avant chaque recensement, Statistique Canada entreprend un programme de consultation des utilisateurs et de mise à l'essai, en tenant compte des nouveaux enjeux sociaux et économiques pour :

  • confirmer les besoins d'information et cerner les lacunes statistiques
  • établir les priorités en matière de données
  • comprendre comment les données du recensement sont utilisées.

Les utilisateurs à qui nous parlons comprennent les ministères fédéraux, les administrations provinciales, territoriales et municipales, les organismes représentant et servant les peuples autochtones, les Canadiens handicapés, les communautés d'immigrants, les universitaires, les organismes à but non lucratif et le grand public. Ils sont priés de donner leur opinion sur le type d'information qui, selon eux, devrait être obtenu grâce au recensement.

Bien des facteurs doivent être pris en compte avant qu'une question soit incluse dans le recensement. La première étape consiste à examiner les besoins d'information, c.-à-d. les exigences des utilisateurs à l'égard de la pertinence et de la qualité. Il s'agit entre autres de la taille de la population d'intérêt, de l'adéquation des sources de rechange, et de la comparabilité à l'échelle du Canada et de la continuité au fil du temps. La deuxième étape consiste à tenir compte du temps nécessaire pour répondre au questionnaire du recensement (fardeau du répondant) et des préoccupations relatives à la protection de la vie privée. La troisième étape consiste à examiner les considérations de Statistique Canada, comme les coûts, les facteurs opérationnels et les mesures de protection contre la perte de qualité des données et d'efficacité dans le cadre du recensement ainsi que des autres programmes de Statistique Canada.

Les questions sont ensuite mises à l'essai pour évaluer la qualité et la quantité. Autrement dit, les questions sont-elles bien comprises, et la quantité de réponses est-elle suffisante pour fournir des données fiables et pertinentes? La procédure consiste entre autres à effectuer une mise à l'essai dans un environnement de collecte réel, environ deux ans avant le recensement en tant que tel.

Les questions finales sont présentées au Conseil des ministres pour approbation, puis elles sont publiées dans la Gazette du Canada.

Le prochain recensement aura lieu au printemps 2021. Statistique Canada est déjà à l'œuvre pour le planifier. En 2017, des consultations sur le contenu du recensement de 2021 auront lieu. L'organisme cherchera à perfectionner les processus de collecte de données dans le but d'améliorer le caractère inclusif, la qualité des données et l'efficacité du Recensement de 2021.

Plus de détails suivront au sujet du programme de consultation, afin que vous puissiez avoir votre mot à dire. Pour obtenir plus d'information au sujet de la consultation en vue du prochain recensement, visitez le site Web de Statistique Canada et sélectionnez Programme du recensement.

Temps d'arrêt

Le bulletin ne sera pas publié en décembre. Nous vous souhaitons, ainsi qu'à vos proches, un temps des Fêtes joyeux et sécuritaire. Nous vous retrouverons en 2017!

Date de modification :